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Faut-il mourir pour vivre ?

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Membre 151ans Posté(e)
Crabe_fantome Membre 36 024 messages
Forumeur alchimiste‚ 151ans
Posté(e)

Si c'est pour un devoir, merci de jouer franc jeu. On a plus de facilité à aider quelqu'un qui vient avec un besoin plutôt que quelqu'un qui nous prendrait pour des cons à bosser pour eux gratos... 

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MembreR 20ans Posté(e)
arrial MembreR 1 016 messages
Forumeur alchimiste‚ 20ans
Posté(e)
il y a 24 minutes, Cam&Léon a dit :

Et si oui, pouvez-vous expliquer en quel sens ?

Non.

Et il faut d'abord vivre pour pouvoir mourir.

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Membre 150ans Posté(e)
Black Dog Membre 3 408 messages
Forumeur alchimiste‚ 150ans
Posté(e)

hum.gif.81b4fc4b6b150a1f58779d9d53e53d9c.gif

Vous n'avez qu'à expérimenter. Mourez et revenez nous dire après si votre vie s'en porte mieux.

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Membre 47ans Posté(e)
Yemaia Membre 265 messages
Forumeur activiste‚ 47ans
Posté(e)
il y a 31 minutes, Cam&Léon a dit :

Et si oui, pouvez-vous expliquer en quel sens ?

Bonsoir

J ai un ami qui a souffert d'un cancer. On lui a annoncé que les chances de survie n'étaient pas en sa faveur. Pourtant il a survécu. Il est sous surveillance pour plusieurs années. Il m'a dit récemment qu il voyait sa vie autrement maintenant, car il a cru qu il allait mourir et que peut être il mourra dans les prochaines années. Finalement sa possible mort a modifié sa vie et ses priorités.

 

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Membre 55ans Posté(e)
brooder Membre 4 339 messages
Doctor feel good‚ 55ans
Posté(e)

Pour mourir il faut avoir vécu,

et pour trouver son "paradis" il faut avoir traversé "l'enfer"...

 

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Membre Posté(e)
Enchantant Membre 11 133 messages
Forumeur confit‚
Posté(e)
il y a une heure, Cam&Léon a dit :

Et si oui, pouvez-vous expliquer en quel sens ?

Si on considère la vie comme un ensemble collectif, la mort est nécessaire pour permettre la vie.

Toute vie collective exige de la ressource alimentaire disponible et indispensable pour les vivants, supposons un seul instant que nous puissions interrompre le cycle de la mort.

Nous aurions très rapidement un manque de ressource alimentaire, ce qui nous ramènerait finalement à la situation de départ, indépendamment de notre souhait ou de nos désirs.

Finalement, la question n’a pas beaucoup de sens, surtout quand cette dernière n’a aucune réponse crédible.

Vous mourrez moins bête, mais vous mourrez quand même. J’aime beaucoup cette conclusion de François Morel sur Arte, elle me fait toujours rire !

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Membre 24ans Posté(e)
Sans nom sans visage Membre 149 messages
Forumeur inspiré‚ 24ans
Posté(e)

Un grand sage eut dit un jour, " je n'ai pas peur de mourir, j'ai peur de ne pas vivre"

C'est un peu ce que je pense,
Je vois la mort théorique comme le vide.
Et la vie comme le bien et le mal.

En ce sens, ceux qui n'ont jamais eu de raison de pleurer, riront comme des hypocrites.
Ceux qui n'ont jamais vu la valeur de la vie, ne sauront l'apprecier.

Et moi qui tient ce discours depuis une décennie, je viens tout juste de me rendre compte que je ne suis pas immortel.
Et je pense que beaucoup dans la jeune generation, n'ont ni conscience de leur mortalité, ni conscience de la valeur de leurs vies.
Aussi la gaspillent-ils, au nom de rien, mais ce n'est que mon avis.

Je regardais un pissenlit hier.
Je me demandais s'il a conscience de sa vie, de sa valeur, et de la raison pour laquelle il fait des efforts.
Bon, j'me suis rendu compte que le pissenlit était un grand communiste, en fait, il se bat pour LA vie plus que pour la sienne.
Cependant, il a une valeur. individuelle.
Et au delà de l'utile est-il beau.
Mais voilà, il vit de la mort, et il engendrera la vie par sa mort.

Aussi, je t'invite à regarder les pissenlits plutôt que de lire mes conneries.

s'il avait eu la flemme de faire des graines, sa vie aurait put être mais après lui aurait elle aboutie.
Aussi sa vie n'aurait eut aucune influence, et j'aurais refusé de l'appeller vivant, du moment qu'il n'aurait jamais été créateur. Et demi créature.

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Nouveau 34ans Posté(e)
Cam&Léon Nouveau 4 messages
Baby Forumeur‚ 34ans
Posté(e)
il y a 14 minutes, arrial a dit :

Non.

Et il faut d'abord vivre pour pouvoir mourir.

Certainement.

Pourtant, imaginez être hors de toute limite : que serait la vie alors ?

il y a 24 minutes, Yemaia a dit :

Bonsoir

J ai un ami qui a souffert d'un cancer. On lui a annoncé que les chances de survie n'étaient pas en sa faveur. Pourtant il a survécu. Il est sous surveillance pour plusieurs années. Il m'a dit récemment qu il voyait sa vie autrement maintenant, car il a cru qu il allait mourir et que peut être il mourra dans les prochaines années. Finalement sa possible mort a modifié sa vie et ses priorités.

N'est-ce pas étonnant, ce pouvoir de la mort, de l'échéance ? Tel qui vivotait, comme dans un rêve on pourrait dire, le voilà soudain rivé à l'existence, pour le meilleur et pour le pire.

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Membre 75ans Posté(e)
Talon 1 Membre 16 127 messages
Talon 1‚ 75ans
Posté(e)
il y a une heure, Phylou a dit :

Non, c'est le contraire. 

Mais non. La mort n'est pas le but mais la fin de la vie.

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Membre 65ans Posté(e)
Phylou Membre 562 messages
Forumeur forcené‚ 65ans
Posté(e)
Il y a 4 heures, Talon 1 a dit :

Mais non. La mort n'est pas le but mais la fin de la vie.

C'est la seule issue. 

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Membre 31ans Posté(e)
Ambre Agorn Membre 1 606 messages
Forumeur alchimiste‚ 31ans
Posté(e)
Il y a 21 heures, Cam&Léon a dit :

Et si oui, pouvez-vous expliquer en quel sens ?

Bonjour

Bien sûr!

Votre question est un peu piégeuse: vous ne semblez pas parler de mourir physiquement, mais de mourir à quelque chose, mourir "en quelque sorte", c'est ça? Et qu'appelleriez-vous vivre alors?

Si je pense bien, mourir c'est stopper quelque chose, arrêter une vie, et non la vie. Nous avons l'habitude de nous considérer comme détenteur d'une seule vie, un seul flot que la mort tarira. Pour autant physiquement, je peux considérer qu'il y a multitude de morts dans l'organisme que je représente, l'organisme unifié par la représentation que j'en ai et que les autres en ont. Si je m'arrête là, vivre c'est mourir et renaître continuellement; vous savez, c'est comme ôter les couches de pelures sur un oignon.

Après, peut-être que vous pensiez à autre chose, un autre stade de réflexion, alors il vous faudra être plus clair, parce que je pourrai sans doute continuer.

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Nouveau 34ans Posté(e)
Cam&Léon Nouveau 4 messages
Baby Forumeur‚ 34ans
Posté(e)
Le 10/06/2021 à 20:58, brooder a dit :

et pour trouver son "paradis" il faut avoir traversé "l'enfer"...

Voilà une remarque curieuse. Avez-vous traversé l'enfer ?

Il y a 18 heures, Ambre Agorn a dit :

Bonjour

Bien sûr!

Votre question est un peu piégeuse: vous ne semblez pas parler de mourir physiquement, mais de mourir à quelque chose, mourir "en quelque sorte", c'est ça? Et qu'appelleriez-vous vivre alors?

Si je pense bien, mourir c'est stopper quelque chose, arrêter une vie, et non la vie. Nous avons l'habitude de nous considérer comme détenteur d'une seule vie, un seul flot que la mort tarira. Pour autant physiquement, je peux considérer qu'il y a multitude de morts dans l'organisme que je représente, l'organisme unifié par la représentation que j'en ai et que les autres en ont. Si je m'arrête là, vivre c'est mourir et renaître continuellement; vous savez, c'est comme ôter les couches de pelures sur un oignon.

Après, peut-être que vous pensiez à autre chose, un autre stade de réflexion, alors il vous faudra être plus clair, parce que je pourrai sans doute continuer.

Bonjour,

Ma question est piégeuse c'est vrai, mais ce n'est pas intentionnel. C'est que j'essaie de multiplier les angles d'attaque de la vie et de la mort. Car faire bouger l'une, c'est faire bouger l'autre. Et je sens qu'il y a, à titre personnel au moins, des choses à découvrir et des repositionnements possibles à réaliser. Je ne saurais dire encore pourquoi. 

Vos réflexions rejoignent assez celles de @Sans nom sans visage que je dois également remercier de s'être fendu d'un développement.

L'idée que vous présentez tous les deux peut se résumer comme : la mort est consubstantielle à la vie. Il n'y a pas de rupture entre les deux, c'est un mélange. Par exemple : il faut sans cesse manger, donc détruire de la vie pour renouveler la matière, les cellules qui compose nos corps. Ces cellules elles-mêmes naissent, vivent et meurent continuellement.

Ce raisonnement a une limite qui n'est pas inintéressante à envisager. Car ce n'est pas ce qu'il y a de mort dans les aliments, qui me sustente ; dans une salade de pissenlits, c'est bien "la vie" des pissenlits qui vient, dans les bonnes conditions, alimenter "la vie" dans vos corps. Tout comme le feu qu'on nourrit toute la soirée, ne change pas de nature parce qu'il consume telle buche puis telle autre.

Et de la même façon que l'on peut distinguer différents types de feux, selon leurs couleurs, températures, matériaux, ampleur, lieu... parce qu'il s'agit toujours de "feu" ; de même, la variété des phénomènes du vivants nous renvoie toujours aussi au principe da

 

... la variété des phénomènes du vivant nous renvoie à la vie dans son principe singulier et unique.

 

Je ne peux pas éditer ce message posté par accident. Mais mes réponses se fusionnent.

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Membre 39ans Posté(e)
La Misanthrope Membre 12 messages
Forumeur balbutiant‚ 39ans
Posté(e)
Le 12/06/2021 à 13:33, Cam&Léon a dit :

 L'idée que vous présentez tous les deux peut se résumer comme : la mort est consubstantielle à la vie. Il n'y a pas de rupture entre les deux, c'est un mélange. Par exemple : il faut sans cesse manger, donc détruire de la vie pour renouveler la matière, les cellules qui compose nos corps. Ces cellules elles-mêmes naissent, vivent et meurent continuellement.

Bonjour, 

Le monde entier est ainsi, fait de paradoxes

Peut être parce que ce n'est pas séparable : pas de lumiere sans ombre, pas de vie sans mort, pas de vide sans le Tout, pas de logique sans illogisme, pas de matériel sans immatériel etc etc. L'un n'existe pas sans l'autre. Même pour extraire un raisonnement nous devons mettre deux pensées opposées en lien

Et en même temps c'est séparable puisque paradoxal (deux idées contradictoires). Et là on est vraiment en plein milieu du paradoxe encore: Association de deux faits contradictoires

Si on le prend intérieurement, sans la mort intérieure, on ne vit pas, car rien n'est permanent, surtout pas l'humain. 

Le 12/06/2021 à 13:33, Cam&Léon a dit :

... la variété des phénomènes du vivant nous renvoie à la vie dans son principe singulier et unique.

...la variété des phénomènes du vivant nous renvoie à la mort dans son principe singulier et unique également

On ne peut déterminer la Vie ou ce qui est vivant sans mort et inversement. Du moment que l'on retire un de deux, l'autre n'est plus. Si on ne meurt pas, on ne vit pas; si on ne vit pas on ne meurt pas. Au final peut être que l'un n'est que la continuité de l'autre

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Membre 31ans Posté(e)
Ambre Agorn Membre 1 606 messages
Forumeur alchimiste‚ 31ans
Posté(e)
Le 12/06/2021 à 13:33, Cam&Léon a dit :

Voilà une remarque curieuse. Avez-vous traversé l'enfer ?

Bonjour,

Ma question est piégeuse c'est vrai, mais ce n'est pas intentionnel. C'est que j'essaie de multiplier les angles d'attaque de la vie et de la mort. Car faire bouger l'une, c'est faire bouger l'autre. Et je sens qu'il y a, à titre personnel au moins, des choses à découvrir et des repositionnements possibles à réaliser. Je ne saurais dire encore pourquoi. 

Vos réflexions rejoignent assez celles de @Sans nom sans visage que je dois également remercier de s'être fendu d'un développement.

L'idée que vous présentez tous les deux peut se résumer comme : la mort est consubstantielle à la vie. Il n'y a pas de rupture entre les deux, c'est un mélange. Par exemple : il faut sans cesse manger, donc détruire de la vie pour renouveler la matière, les cellules qui compose nos corps. Ces cellules elles-mêmes naissent, vivent et meurent continuellement.

Ce raisonnement a une limite qui n'est pas inintéressante à envisager. Car ce n'est pas ce qu'il y a de mort dans les aliments, qui me sustente ; dans une salade de pissenlits, c'est bien "la vie" des pissenlits qui vient, dans les bonnes conditions, alimenter "la vie" dans vos corps. Tout comme le feu qu'on nourrit toute la soirée, ne change pas de nature parce qu'il consume telle bûche puis telle autre.

Et de la même façon que l'on peut distinguer différents types de feux, selon leurs couleurs, températures, matériaux, ampleur, lieu... parce qu'il s'agit toujours de "feu" ; de même, la variété des phénomènes du vivants nous renvoie toujours aussi au principe da

 

... la variété des phénomènes du vivant nous renvoie à la vie dans son principe singulier et unique.

 

Je ne peux pas éditer ce message posté par accident. Mais mes réponses se fusionnent.

Bonjour

Ce que j'ai écrit était d'une banalité effrayante: j'ai appréhendé ce qui pouvait être pensé si j'écrivais ce que je voulais vraiment dire.

Vivre et mourir sont des concepts humains.  L'humain dualise tout, oppose, divise et compare. La conception de la mort opposée à la vie ne m'intéresse nullement. Oui, la vie et la mort sont imbriquée sans doute, mais plus que cela c'est la même chose et cela pour tout. Alors "faut-il mourir pour vivre" est une question qui met en relief les opposés et les extrêmes. La réponse devrait être "non", car pour mourir il faut tout d'abord vivre. Pourtant qui vint en premier: l'œuf ou la poule, la mort ou la vie? Il y a des questions qui n'ont pas de réponse dans le mode binaire. C'est pour cela que j'ai répondu "oui, il faut mourir pour vivre". Par là j'entendais la mort comme la vie qui est comme un éveil ou un endormissement: il y a plusieurs paliers, plusieurs intensités avec des pics et des creux.

J'ai des doutes sur la capacité humaine à se représenter véritablement la mort, à part en mesurant la peur ressentie. Une personne qui se sait mourante aura peur et pour autant ne se représentera pas forcément ce qui se passe réellement, car se superposeront toutes les croyances, tous les espoirs et les désirs, besoins qui auront accompagnés tous ses pas et ceux de ses ancêtres.

On m'a appris à exister et non pas à être la personne que je dois être. C'est pour cela que je sais devoir mourir, faire mourir cette existence pleine de désirs pour enfin vivre comme je dois être.

Ce que je dis à l'air tout  fait perché et uniquement spirituel ou intellectuel. Alors que pas du tout. Ce suis ce que je me représente être, je me suis créée une existence qui correspond à mes propres croyances, mes blessures et celles de tout mon entourage qu'il soit présent ou passé et cela depuis bien des générations. Fouiller le passé n'a d’intérêt que pour en briser l'influence néfaste, briser des codes qui font de moi l'esclave d'une génétique lourde de conséquences et mortelle.

Pour reprendre les exemples utilisés, le pissenlit que j'ingère nourrit mon corps, sa vie passe en moi pour abreuver celle que je porte. Alors que ça va bien au-delà de ce simple fait. On peut facilement se représenter un humain malade, il en est de même pour les plantes et les animaux, n'est-ce pas? Consommer un animal ou une plante malade, et peut-être qu'il serait facile d'imaginer que ce qui est consommé nous rendra malade. Pourtant j'observe la quasi impossibilité de transposer ces prouesses intellectuelles à l'application concrète et quotidienne. Pourquoi? Parce que l'ignorance nous rend innocents et inconscients. Croire que manger n'a de conséquence que de nous faire vivre et c'est river la vie à une simple question de consommation. La vie ou la mort ce n'est pas ça.

Vivre, c'est tenter de voir ce qui se passe entre nous et ce pissenlit, car il se passe toujours quelque chose, seule l'attention, une ouverture volontaire de cette attention au-delà de la simple apparence de la croyance ordinaire, seule cette attention permettra de voir que le pissenlit est, et qu'il s'adresse à celui que je suis, comme il s'adresse à ce qui est autour de lui. Il est un allié pour nous: le consommer peut nous procurer de l'énergie, mais pour autant est-ce l'unique moyen d'avoir accès à cette énergie, ou est-ce une croyance tellement encrée qu'elle nous ferait mourir de faim? Oui, manger est un besoin (bien souvent accompagné de désirs brûlants), mais pourquoi est-ce un besoin? Est-ce la vérité ou est-ce que nous n'arrivons pas et ne voulons pas qu'il en soit autrement?

Quelqu'un m'a dit un jour: "J'ai accepté le fait que pour vivre il fallait que je tue". Pendant quelques temps, j'ai accepté ceci comme étant une sage parole tout à fait vraie. Mais maintenant je la renie: "non, pour vivre je peux ne rien tuer". Si je tue, j'engendre la mort, la destruction et je ne ferai vivre qu'un corps qui semble endormi, malade ou juste en sursis: je vais mourir tôt ou tard. Un corps déconnecté et seul, un corps que je trimballerai par monts et par vaux sans trouver de repos que dans la mort. Vivre, ce n'est pas ça. La vie est un souffle: on n'arrête pas un souffle, au mieux on le contient quelques temps, mais toujours il passe et c'est toujours le même. A son niveau, il n'y a pas de mort, il y a juste des endroits où il passe et prend une forme et une texture différente.

Consommer un pissenlit, ce n'est pas juste le manger, le digérer et se servir de ses molécules pour fournir le carburant nécessaire à notre machine, c'est sentir ce souffle qui passe de lui à moi et de moi à lui continuellement, c'est se soumettre à la vie et à la force qui nous a soulevé de la poussière autant lui que moi, c'est s'engager à s'allier pour être.

 

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Membre 152ans Posté(e)
hell-spawn Membre 11 478 messages
Forumeur alchimiste‚ 152ans
Posté(e)

Il me semble plus judicieux de transformer le sujet comme ceci:

" Faut-il avoir conscience de la mort pour vivre ?".

Sous entendu: pour bien vivre.

Montaigne: " philosopher c'est apprendre a mourir", autrement dit, il n'y a pas de vrai philosophe  ( amour de sagesse) qui n'ait pas pensé a la mort ou a la fin de toute chose.

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Nouveau 30ans Posté(e)
Babatsi Nouveau 1 message
Baby Forumeur‚ 30ans
Posté(e)
Le 13/06/2021 à 19:45, La Misanthrope a dit :

la variété des phénomènes du vivant nous renvoie à la mort dans son principe singulier et unique également

Pas tout à fait, si la mort est seconde et dérivée, si c’est un nom pour la privation d’une autre chose : la vie, qui est première. 

La vie est toujours-précédente et consiste seulement en elle-même. Tout au plus, on peut dire qu’elle se distingue du non-être, sans toutefois provenir de lui. 

L’individu connaît la mort, les corps fleurissent et passent mais le monde poursuit sa danse et la vie demeure dans sa source et dans sa plénitude toujours renouvelée.

Faut-il mourir pour vivre, peut correspondre à la nécessité de l’évolution, comme aux étapes d’une initiation. Quitter un état pour parvenir à un autre, « mourir » en ce sens nous y sommes tenus sans cesse. 

Mais mourir pour vivre, possède un sens plus fort, cela signifie pour moi, quitter volontairement l’illusion de la vie, autrement dit ne plus s’identifier aux formes passagères, telle identité, telles pensées, tel corps, tel état... que nous voudrions soustraire au flot vivant et mortel du monde - pour se remettre et reposer en tous points dans le principe singulier la vie. 

 

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