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Ne rien contrôler


Dystopik

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Nouveau, 28ans Posté(e)
Dystopik Nouveau 1 message
Baby Forumeur‚ 28ans‚
Posté(e)

Bonjour à tous, ceci est mon premier poste. 

Je vais remettre un contexte. Je suis une étudiante de 22 ans, pour qui la vie va à peu près normalement, des hauts et des bas.  

Bref jusqu'à récemment j'avais l'impression que tout le monde choisissait plus ou moins sa vie. 

Attention je sais qu'on ne choisit pas dans quelle famille on naît, avec quels moyens, dans quel pays... 

Mais pour les plus petites choses, par exemple choisir de continuer ses études par motivation, choisir de faire du sport pour garder la forme, choisir comment on réagi à telle ou telle situation, pour moi on avait le choix. 

Mais de plus en plus je réalise que ce n'est pas vraiment le cas. J'ai l'impression que chacun naît avec une force d'action, une énergie de vie qui n'est pas la même pour tous. C'est un reportage sur la grossophobie qui a commencer à me donner cette idée. On ne choisit pas d'être gros, parfois on ne peut juste pas maigrir, le faire demande un effort qu'on arrive pas à fournir. Il en va de même pour les anorexiques, mais aussi pour tout ces traits de la personnalité (énervement, fatigue...).... C'est pas des choses que l'on veut mais on est incapable de les changer. Ceux qui ont la meilleure capacité de contrôle, la plus grande force mentale, sont ceux qui réussissent, les autres réussissent un peu moins. 

 

Je ne sais pas si c'est très clair...

Quel est votre positionnement par rapport à ce que je pense ? 

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Invité Jane Doe.
Invités, Posté(e)
Invité Jane Doe.
Invité Jane Doe. Invités 0 message
Posté(e)

Effectivement nous n'avons aucun contrôle sur la vie, sur les événements qui se produisent. Mais nous avons un possible contrôle sur ce que nous faisons de ces événements. Cela dépend de nos capacités cognitives, de nos fonctionnements cognitifs, de notre état de santé général, de nos acquis, de nos traumatismes, de notre capacité de résilience, de notre entourage, de nos moyens financiers, du pays dans lequel on vit...... de tellement de facteurs en fait.

 

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Membre, 83ans Posté(e)
dede 2b Membre 27 616 messages
Maitre des forums‚ 83ans‚
Posté(e)
il y a 6 minutes, Dystopik a dit :

Mais pour les plus petites choses, par exemple choisir de continuer ses études par motivation, choisir de faire du sport pour garder la forme, choisir comment on réagi à telle ou telle situation, pour moi on avait le choix. 

Mais de plus en plus je réalise que ce n'est pas vraiment le cas.

Le problème c'est que nous sommes sous des contraintes dont nous ne sommes pas maitre.

Poursuivre des études, d'accord, mais encore faut il en avoir les moyens financiers!

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Membre, 42ans Posté(e)
unjour Membre 3 373 messages
Forumeur inspiré‚ 42ans‚
Posté(e)

Celui qui attend que le ciel lui vienne en aide sans rien faire, évidemment, n'obtiendra pas grand chose.

Celui qui fait des efforts quotidiens, évidemment, aura plus de chances de réussir.

Actuellement, dans notre société de nantis (en comparaison à de nombreux pays pauvres), il est de bon ton d'en faire peu et d'obtenir beaucoup tout en rejetant la faute sur l'autre de ses petits ennuis.

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Membre, Obsédé textuel, 73ans Posté(e)
Gouderien Membre 38 615 messages
73ans‚ Obsédé textuel,
Posté(e)
Il y a 1 heure, Dystopik a dit :

Bonjour à tous, ceci est mon premier poste. 

Je vais remettre un contexte. Je suis une étudiante de 22 ans, pour qui la vie va à peu près normalement, des hauts et des bas.  

Bref jusqu'à récemment j'avais l'impression que tout le monde choisissait plus ou moins sa vie. 

Attention je sais qu'on ne choisit pas dans quelle famille on naît, avec quels moyens, dans quel pays... 

Mais pour les plus petites choses, par exemple choisir de continuer ses études par motivation, choisir de faire du sport pour garder la forme, choisir comment on réagi à telle ou telle situation, pour moi on avait le choix. 

Mais de plus en plus je réalise que ce n'est pas vraiment le cas. J'ai l'impression que chacun naît avec une force d'action, une énergie de vie qui n'est pas la même pour tous. C'est un reportage sur la grossophobie qui a commencer à me donner cette idée. On ne choisit pas d'être gros, parfois on ne peut juste pas maigrir, le faire demande un effort qu'on arrive pas à fournir. Il en va de même pour les anorexiques, mais aussi pour tout ces traits de la personnalité (énervement, fatigue...).... C'est pas des choses que l'on veut mais on est incapable de les changer. Ceux qui ont la meilleure capacité de contrôle, la plus grande force mentale, sont ceux qui réussissent, les autres réussissent un peu moins. 

 

Je ne sais pas si c'est très clair...

Quel est votre positionnement par rapport à ce que je pense ? 

Ce n'est pas une question de force mentale (d'ailleurs c'est quoi la force mentale?), c'est une question de discipline, et ça commence par des petites choses : se lever de bonne heure le matin, et pas à midi, par exemple. Si on veut changer on peut... dans une certaine mesure. Mais il est certain qu'il vaut mieux commencer jeune, après c'est trop tard, les mauvaises habitudes sont prises. Pour illustrer la façon dont il contrôlait sa vie, Karl Lagerfeld disait : "Je suis auto-fasciste". C'est vers ça qu'il faut tendre... même si on n'ambitionne pas de devenir un couturier célèbre.:p

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Membre, 52ans Posté(e)
Crabe_fantome Membre 47 126 messages
Maitre des forums‚ 52ans‚
Posté(e)

Les stoïciens avaient remarqué qu'il y avait dans la vie, les choses que l'ont contrôle et celles ce que l'ont ne contrôle pas. Le piège serait de tomber dans la binarité: oui on contrôle tous notre vie VS non personne ne contrôle sa vie. Parce que ce n'est pas le cas. 

Mon épouse veut me quitter parce qu'elle a rencontré quelqu'un, j'ai un contrôle sur la situation: on peut en discuter, on peut se laisser une chance, s'offrir un break, je peux lui permettre d'avoir un amant et prendre sur moi etc. Mais si mon épouse se fait écraser par un piano livré par drone en faisant son jogging, je ne peux rien faire. 

Si j'ai un trouble mental qui m'oblige à perpétuellement mettre de la nourriture dans ma bouche en revanche, là ma liberté est réduite, et là nous sommes inégaux. Déjà par la force du trouble, et ensuite par la force de ma volonté à lutter contre, ou à l'accepter. Je suis fumeur, la clope m'appelle à 3h du matin; qu'est ce qui fait que je vais me lever pour fumer? Le fait que l'addiction soit trop forte et je ne contrôle pas mon addiction. C'est ainsi que la société se protège des gens qui ne contrôle pas leur vie, et c'est pour cette raison que les malades mentaux ne sont pas jugés mais enfermé dans des centres psychiatriques. Parce qu'ils sont dangereux pour eux même et pour les autres. 

Mais attention! Nous ne pouvons pas tirer une règle général d'une situation exceptionnelle. Ce n'est pas parce qu'une infime partie de la population a des attirances sexuelles incontrôlées pour des enfants qu'on doit conclure que tout les pédophiles sont des victimes innocentes puisqu'ils ne sont pas dans le contrôle. Je prends cet exemple exprès pour qu'il soit parlant: Avoir l'impression qu'on a pas le contrôle n'est pas suffisant pour abandonner le contrôle. 

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Membre, Talon 1, 80ans Posté(e)
Talon 1 Membre 24 532 messages
80ans‚ Talon 1,
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On ne choisit rien. Le libre-arbitre est une illusion qui provient du fait que nous ignorons les causes. Ceux qui réussissent sont préparés, consciemment ou non, à la vie en société. Si Mozart est devenu ce grand compositeur, c'est parce que son père était Kapelmeister (maître de chapelle) et qu'il lui a inculqué le goût de la musique.

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Membre, scientifique, Posté(e)
Répy Membre 24 828 messages
scientifique,
Posté(e)
Il y a 3 heures, Dystopik a dit :

Bonjour à tous, ceci est mon premier poste. 

Je vais remettre un contexte. Je suis une étudiante de 22 ans, pour qui la vie va à peu près normalement, des hauts et des bas.  

Bref jusqu'à récemment j'avais l'impression que tout le monde choisissait plus ou moins sa vie. 

Attention je sais qu'on ne choisit pas dans quelle famille on naît, avec quels moyens, dans quel pays... 

Mais pour les plus petites choses, par exemple choisir de continuer ses études par motivation, choisir de faire du sport pour garder la forme, choisir comment on réagi à telle ou telle situation, pour moi on avait le choix. 

Mais de plus en plus je réalise que ce n'est pas vraiment le cas. J'ai l'impression que chacun naît avec une force d'action, une énergie de vie qui n'est pas la même pour tous. C'est un reportage sur la grossophobie qui a commencer à me donner cette idée. On ne choisit pas d'être gros, parfois on ne peut juste pas maigrir, le faire demande un effort qu'on arrive pas à fournir. Il en va de même pour les anorexiques, mais aussi pour tout ces traits de la personnalité (énervement, fatigue...).... C'est pas des choses que l'on veut mais on est incapable de les changer. Ceux qui ont la meilleure capacité de contrôle, la plus grande force mentale, sont ceux qui réussissent, les autres réussissent un peu moins. 

 

Je ne sais pas si c'est très clair...

Quel est votre positionnement par rapport à ce que je pense ? 

les humains ne sont pas égaux car ils ne sont pas des clones.

A la loterie de l'hérédité la distribution des gènes est aléatoire et c'est très bien ainsi. Mais comme on disait en parlant des pays communistes, :"il y en a qui sont "plus égaux que d'autres"" !

La reproduction sexuéefait qu'à chaque génération le patrimoine génétque des parents est "brassé".

Maintenant l'humain a la particularité de faire face et de compenser (en partie) certains de ses handicaps.

Concernant l'embonpoint ou la maigreur, la nutrition intervien quand m^me, tout l'est pas génétique. La recrudescence des gros et de l'embonpoint est essentiellement lié à la malbouffe, à la nourriture industrielle, au manque d'exercice et aux boissons sucrées.

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Invité riad**
Invités, Posté(e)
Invité riad**
Invité riad** Invités 0 message
Posté(e)
Il y a 2 heures, Talon 1 a dit :

On ne choisit rien. Le libre-arbitre est une illusion qui provient du fait que nous ignorons les causes. Ceux qui réussissent sont préparés, consciemment ou non, à la vie en société. Si Mozart est devenu ce grand compositeur, c'est parce que son père était Kapelmeister (maître de chapelle) et qu'il lui a inculqué le goût de la musique.

J'allais dire presque la même chose mais j'ai remarqué que le sujet n'est pas dans la rubrique philosophie.

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Membre, 52ans Posté(e)
Crabe_fantome Membre 47 126 messages
Maitre des forums‚ 52ans‚
Posté(e)
Il y a 3 heures, Talon 1 a dit :

On ne choisit rien. Le libre-arbitre est une illusion qui provient du fait que nous ignorons les causes. Ceux qui réussissent sont préparés, consciemment ou non, à la vie en société. Si Mozart est devenu ce grand compositeur, c'est parce que son père était Kapelmeister (maître de chapelle) et qu'il lui a inculqué le goût de la musique.

Ce n'est pas aussi simple pour la musique. Les enfants de Mozart n'ont jamais hérité du génie de leur père par exemple. C'est une alchimie: avoir accès à la musique via un parent permet de s'immerger dans ce milieu au plus tôt, mais aimer la musique ce n'est pas savoir la jouer. Avoir un parent musicien ne signifie pas qu'il sait enseigner la musique non plus. Enfin savoir jouer de la musique c'est comme savoir parler, et tout le monde sait parler, mais peu sont des poètes qui ont le génie des beaux mots et des belles formules. Mozart avait tout: un père musicien, un père qui sait enseigner la musique, et un vrai génie de la musique. Les fils de Mozart avait un père musicien, mais un père absent, et sans être mauvais pour autant ils n'avaient pas le génie de leur père. 

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Membre, 49ans Posté(e)
Fraction Membre 7 177 messages
Maitre des forums‚ 49ans‚
Posté(e)
Il y a 6 heures, Dystopik a dit :

Bonjour à tous, ceci est mon premier poste. 

Je vais remettre un contexte. Je suis une étudiante de 22 ans, pour qui la vie va à peu près normalement, des hauts et des bas.  

Bref jusqu'à récemment j'avais l'impression que tout le monde choisissait plus ou moins sa vie. 

Attention je sais qu'on ne choisit pas dans quelle famille on naît, avec quels moyens, dans quel pays... 

Mais pour les plus petites choses, par exemple choisir de continuer ses études par motivation, choisir de faire du sport pour garder la forme, choisir comment on réagi à telle ou telle situation, pour moi on avait le choix. 

Mais de plus en plus je réalise que ce n'est pas vraiment le cas. J'ai l'impression que chacun naît avec une force d'action, une énergie de vie qui n'est pas la même pour tous. C'est un reportage sur la grossophobie qui a commencer à me donner cette idée. On ne choisit pas d'être gros, parfois on ne peut juste pas maigrir, le faire demande un effort qu'on arrive pas à fournir. Il en va de même pour les anorexiques, mais aussi pour tout ces traits de la personnalité (énervement, fatigue...).... C'est pas des choses que l'on veut mais on est incapable de les changer. Ceux qui ont la meilleure capacité de contrôle, la plus grande force mentale, sont ceux qui réussissent, les autres réussissent un peu moins. 

 

Je ne sais pas si c'est très clair...

Quel est votre positionnement par rapport à ce que je pense ? 

Bonjour,

Permettez-moi de vous laisser envisager la volonté sous un angle rationnel et technique.

 

Premièrement, la volonté est récursive (et différentielle), je m’explique :

On « veut vouloir » systématiquement, et l’on ne peut pas « vouloir ne pas vouloir ».

C’est une récursivité dimensionnelle dont les exceptions confirment la règle.

Cette récursivité signifie que la volonté serait exponentielle, ou addictive, si son inflation n’avait pas de coût.

Un peu comme le Soleil exploserait sans gravitation, ou que la planche à billet tournerait à plein régime sans dévaluation.

 

Formalisons donc ce coût, cette gravitation, cette dévaluation, qui rend l’inflation cyclique plutôt qu'exponentielle.

La volonté passe son épreuve de vérité par l’hypothèse, le fantasme, d’une causalité :

Appétit + espoir -> rêve

Ici, c’est l’espoir qui se formalise par une causalité hypothétique, endogène.

Lorsque la causalité endogène, l'espoir, ne représente pas fidèlement la causalité exogène, le rêve est naïf.

 

On peut extrapoler ou appliquer cette équation de différentes façons :

Volonté + déterminisme -> projet

Décision + moyens -> initiative

On voit ici que la volonté est tributaire de moyens, notamment des moyens moteurs intimes.

 

Je pourrais vous rejoindre sur l’iniquité fondamentale de la distribution initiale des moyens, si le temps était linéaire.

Mais ma conception du temps est probablement plus plastique et rétroactive que la vôtre.

Pardonnez ma violence : on a la gueule de ce qu’on est, et on mérite ses élus.

C’est à percevoir comme une rétroaction :

_ Appétit + espoir-> rêve, par mécanisme

_ rêve -> appétit + espoir, par finalisme

Ainsi, par la rétroaction darwiniste, la poule a l’intelligence dont elle a besoin pour faire ce qu’elle doit faire.

Une poule avec un cerveau de mammifère serait bien malheureuse compte tenu de sa précarité préhensile.

Cordialement, Fraction

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