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Ces 25-35 ans qui défie le système capitaliste


Bluehawk

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Invité Alf-a-blondi
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Invité Alf-a-blondi
Invité Alf-a-blondi Invités 0 message
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Il y a 23 heures, Crabe_fantome a dit :

J'y suis autant préparé qu'une invasion extraterrestre... Parce-que j'ai autre chose à faire de ma vie que d'élaborer des révoltes sanguinaires dans ma tête. 

Autre chose à faire de votre vie ? 

Vous n'en dites pas assez ^^

Faites nous rêver

 

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Crabe_fantome Membre 47 126 messages
Maitre des forums‚ 52ans‚
Posté(e)
Il y a 5 heures, Alf-a-blondi a dit :

Autre chose à faire de votre vie ? 

Vous n'en dites pas assez ^^

Faites nous rêver

 

C'est simple: je vis ma vie sans toucher un centime d'aide de la collectivité. Je ne dépends pas de ton pognon quand je me prépare un pic nique dans les volcans d'Auvergne. Mais si tu veux me filer ton pognon pour que je parte plus loin en vacances je peux lancer une cagnotte leetchi.

 

Aidez Crabe à se payer son séjour aux Maldives pour faire de la plongée sous marine  et passer son PADI 2 grâce au salaire que vous toucher en vous levant le cul le matin. En échange, Crabe s'engage à vous dire merci et à vous envoyer une carte postale.  

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Le 07/04/2019 à 09:33, le merle a dit :

bonjour

je pense que le problème est beaucoup plus grave que cela et que c'est un véritable changement de civilisation qui va et doit s'opérer .

les machines vont , avec l'intelligence artificielle , contrôler et fabriquer presque tout . l'humain ne sera plus nécessaire dans la plupart des cas ( je parle de la grosse masse de mains d'oeuvre ) et ensuite , une partie des techniciens .

la population mondiale augmente trop vite et les gens ne trouveront plus de travail .

en plus , un gros risque pointe le nez à l'horizon : l'informatique deviendra plus rapide et plus intelligente que l'homme en ayant plus de connaissances , personne ne pourra plus la comprendre ?

vision de science fiction ? je ne crois pas , mais plutôt la réalité de demain ?

bonne journée

Bonjour le merle,

Ce changement de civilisation ne viendra jamais. C'est cette prise de conscience qui marque spécifiquement la génération dont traite l'article, qui explique leur comportement et leurs discours.

Sur l'informatisation et les machines, etc., je pense que ce sont des chimères. Qui fera les machines ? Comment seront-elles produites ? Avec quelles ressources et pour quoi ? Soit l'informatisation progresse encore sur le même mode, c'est alors toute cette société qui est impliquée, avec ses rapports de production, le gain de productivité, la financiarisation (indispensable pour ce développement et solidaire de lui), etc. Ou bien il y a une baisse de la productivité (mais.. impossible dans les faits) et alors l'informatisation ne progresse pas, en tout cas pas dans le sens qui est prévu lorsqu'on parle d'un avenir où des robots feraient l'essentiel des tâches pour lesquelles on distribue aujourd'hui des salaires. Je crois..

 

 

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Membre, Posté(e)
le merle Membre 21 605 messages
Maitre des forums‚
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il y a 17 minutes, ArLeKiN a dit :

Bonjour le merle,

Ce changement de civilisation ne viendra jamais. C'est cette prise de conscience qui marque spécifiquement la génération dont traite l'article, qui explique leur comportement et leurs discours.

Sur l'informatisation et les machines, etc., je pense que ce sont des chimères. Qui fera les machines ? Comment seront-elles produites ? Avec quelles ressources et pour quoi ? Soit l'informatisation progresse encore sur le même mode, c'est alors toute cette société qui est impliquée, avec ses rapports de production, le gain de productivité, la financiarisation (indispensable pour ce développement et solidaire de lui), etc. Ou bien il y a une baisse de la productivité (mais.. impossible dans les faits) et alors l'informatisation ne progresse pas, en tout cas pas dans le sens qui est prévu lorsqu'on parle d'un avenir où des robots feraient l'essentiel des tâches pour lesquelles on distribue aujourd'hui des salaires. Je crois..

 

 

bonsoir 

les machines se fabriqueront elles même .que feront les nouvelles générations ? ce sont-elles qui devrons résoudre ce problème .

les personnes d'un certains âge se rende compte des progrès énormes accomplis depuis leurs âge tendre . et l'accélération du progrès et du nombre d'habitants sur la planète .

le système actuel coure à la catastrophe , c'est une question de temps et certaines choses sont déja devenues irréversible .

bonne soirée

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Invité
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Invité
Invité Invités 0 message
Posté(e)
il y a 11 minutes, le merle a dit :

bonsoir 

les machines se fabriqueront elles même .que feront les nouvelles générations ? ce sont-elles qui devrons résoudre ce problème .

les personnes d'un certains âge se rende compte des progrès énormes accomplis depuis leurs âge tendre . et l'accélération du progrès et du nombre d'habitants sur la planète .

le système actuel coure à la catastrophe , c'est une question de temps et certaines choses sont déja devenues irréversible .

bonne soirée 

Les machines qui se produisent elles-mêmes, c'est une vieille lubie toujours détrompée - ou, à la limite, c'est déjà le cas, si on veut, dans la mesure où nous travaillons pour elles. Pas pour elles directement, pour nous-mêmes et les nôtres, mais elles sont le médiateur indispensable et autonome - qu'on le veuille ou non. Or c'est justement ce travail qui est en cause. 

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Membre, Posté(e)
le merle Membre 21 605 messages
Maitre des forums‚
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il y a une heure, ArLeKiN a dit :

Les machines qui se produisent elles-mêmes, c'est une vieille lubie toujours détrompée - ou, à la limite, c'est déjà le cas, si on veut, dans la mesure où nous travaillons pour elles. Pas pour elles directement, pour nous-mêmes et les nôtres, mais elles sont le médiateur indispensable et autonome - qu'on le veuille ou non. Or c'est justement ce travail qui est en cause. 

bientôt , s'il n'y à pas de difficultés imprévues , l'intelligence artificielle contrôlera une grosse partie du système actuel et décidera , suivant des algorithmes et autres , la marche à suivre d'un nouveau système ou l'homme ne sera peut-être pas le vrai décideur?

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Invité
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Posté(e)
il y a 5 minutes, le merle a dit :

bientôt , s'il n'y à pas de difficultés imprévues , l'intelligence artificielle contrôlera une grosse partie du système actuel et décidera , suivant des algorithmes et autres , la marche à suivre d'un nouveau système ou l'homme ne sera peut-être pas le vrai décideur? 

Science fiction en surface, catéchisme au fond. Quitte à être sauvés, autant que ce soit par Christ : nous le sommes déjà tous. Et advienne que pourra.

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Membre, Posté(e)
anna23 Membre 1 287 messages
Baby Forumeur‚
Posté(e)
Il y a 6 heures, ArLeKiN a dit :

Bonjour le merle,

Ce changement de civilisation ne viendra jamais. C'est cette prise de conscience qui marque spécifiquement la génération dont traite l'article, qui explique leur comportement et leurs discours.

Sur l'informatisation et les machines, etc., je pense que ce sont des chimères. Qui fera les machines ? Comment seront-elles produites ? Avec quelles ressources et pour quoi ? Soit l'informatisation progresse encore sur le même mode, c'est alors toute cette société qui est impliquée, avec ses rapports de production, le gain de productivité, la financiarisation (indispensable pour ce développement et solidaire de lui), etc. Ou bien il y a une baisse de la productivité (mais.. impossible dans les faits) et alors l'informatisation ne progresse pas, en tout cas pas dans le sens qui est prévu lorsqu'on parle d'un avenir où des robots feraient l'essentiel des tâches pour lesquelles on distribue aujourd'hui des salaires. Je crois..

 

 

Oui , on aura besoin d'humains pour maintenir et faire les machines mais de très peu d'humains, et si tu veux  faire partie de ces derniers il te faut surpasser des millions de gens comme toi pour se distinguer afin d'obtenir ce job et le garder attention.pour cela il te faut tellement de temps , d'efforts et de chances . toute une vie pour ce boulot!

on est trop nombreux voilà pourquoi

 

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Membre, 80ans Posté(e)
bibifricotin Membre 12 828 messages
Mentor‚ 80ans‚
Posté(e)
Le 07/04/2019 à 09:16, chanou 34 a dit :

Ils s'excluent du système? Vraiment? Combien d'entre eux ont un smartphone et un profil facebook ou twitter? Combien  utilisent les réseaux sociaux?

Ce n'est pas vous qui avez inventé le smartphone! A quel titre pensez vous être plus légitime de l'avoir ? Ils sont comme tous, les héritiers des progrès technologiques passés, ils ne pensent pas retourner à l'age de pierre.

Aller jusqu'au bout de leur action est à mon avis le moyen le plus sûr de défoncer le système actuel et je les encourage.

 

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Membre, 126ans Posté(e)
chanou 34 Membre 26 419 messages
Maitre des forums‚ 126ans‚
Posté(e)
Il y a 1 heure, bibifricotin a dit :

Ce n'est pas vous qui avez inventé le smartphone! A quel titre pensez vous être plus légitime de l'avoir ?

 

Je n'en ai pas. Et n'en veux surtout pas.

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Membre, Directeur, Administrateur, 43ans Posté(e)
Fuck Them All Membre 12 686 messages
43ans‚ Directeur, Administrateur,
Posté(e)
Il y a 1 heure, bibifricotin a dit :

 

Aller jusqu'au bout de leur action est à mon avis le moyen le plus sûr de défoncer le système actuel et je les encourage.

 

Et en quoi ceci va défoncer le système ?

Perso je plains ceux qui bossent pas, leur vie doit être ennuyante à force. Pour faire des choses intéressantes il faut de l'argent, pour sortir il faut de l'argent, je préfère aller bosser chaque jour et profiter de mes weekends que de ne rien faire et juste profiter de quelques sorties gratuites, les ballades en forêts, et en ville, le sport, les lectures en bibliothèque etc.. ça va bien un moment, mais j'ai besoin de plus pour me sentir bien dans ma vie, j'ai besoin de me payer des choses, des restos, des sorties payantes etc... Je ne supporterais de rester toute la journée à la maison...

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Membre, 80ans Posté(e)
bibifricotin Membre 12 828 messages
Mentor‚ 80ans‚
Posté(e)
il y a 2 minutes, Fuck Them All a dit :

Et en quoi ceci va défoncer le système ?

Un mouvement anti-système fait forcément du tort au système. Il ne pourrait pas survivre si le mouvement s'étendait à toute une génération.

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Membre, Directeur, Administrateur, 43ans Posté(e)
Fuck Them All Membre 12 686 messages
43ans‚ Directeur, Administrateur,
Posté(e)
à l’instant, bibifricotin a dit :

Un mouvement anti-système fait forcément du tort au système. Il ne pourrait pas survivre si le mouvement s'étendait à toute une génération.

Faut pas rêver, nous vivons surtout dans un monde de sur-consommation, donc la non-consommation ce n'est pas pour demain. Je pense que ceux qui refusent de bosser, ont été déçus un jour ou l'autre de leur emploi et ont décidé de vivre ainsi car le travaille ne leur procure aucune satisfaction. Les gens qui trouvent une satisfaction dans leur travail avec un revenu satisfaisant ne voudront jamais revenir en arrière, et ils sont nombreux dans cette situation. 

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Membre, 107ans Posté(e)
Atipique Membre 10 475 messages
Maitre des forums‚ 107ans‚
Posté(e)
il y a une heure, bibifricotin a dit :

Un mouvement anti-système fait forcément du tort au système. Il ne pourrait pas survivre si le mouvement s'étendait à toute une génération.

Tant que ce n'est pas l'état qui paye pour leur mode de vie, je ne vois pas où est le problème.

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Membre, 75ans Posté(e)
Morfou Membre 64 420 messages
Maitre des forums‚ 75ans‚
Posté(e)
Il y a 19 heures, le merle a dit :

bientôt , s'il n'y à pas de difficultés imprévues , l'intelligence artificielle contrôlera une grosse partie du système actuel et décidera , suivant des algorithmes et autres , la marche à suivre d'un nouveau système ou l'homme ne sera peut-être pas le vrai décideur?

IRobot....

Il y a 14 heures, anna23 a dit :

Oui , on aura besoin d'humains pour maintenir et faire les machines mais de très peu d'humains, et si tu veux  faire partie de ces derniers il te faut surpasser des millions de gens comme toi pour se distinguer afin d'obtenir ce job et le garder attention.pour cela il te faut tellement de temps , d'efforts et de chances . toute une vie pour ce boulot!

on est trop nombreux voilà pourquoi

 

Encore faudrait-il que le monde entier vive au même niveau...

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Membre, 75ans Posté(e)
Morfou Membre 64 420 messages
Maitre des forums‚ 75ans‚
Posté(e)
Il y a 3 heures, bibifricotin a dit :

Ce n'est pas vous qui avez inventé le smartphone! A quel titre pensez vous être plus légitime de l'avoir ? Ils sont comme tous, les héritiers des progrès technologiques passés, ils ne pensent pas retourner à l'age de pierre.

Aller jusqu'au bout de leur action est à mon avis le moyen le plus sûr de défoncer le système actuel et je les encourage.

 

Ou de se retrouver sdf ou de se faire assassiner en fréquentant certains pays...:miam:

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Membre, 75ans Posté(e)
Morfou Membre 64 420 messages
Maitre des forums‚ 75ans‚
Posté(e)
Il y a 3 heures, bibifricotin a dit :

Ce n'est pas vous qui avez inventé le smartphone! A quel titre pensez vous être plus légitime de l'avoir ? Ils sont comme tous, les héritiers des progrès technologiques passés, ils ne pensent pas retourner à l'age de pierre.

Aller jusqu'au bout de leur action est à mon avis le moyen le plus sûr de défoncer le système actuel et je les encourage.

 

https://magazine.laruchequiditoui.fr/histoire-retour-a-terre/

A votre âge, vous devriez savoir...

Il y a 1 heure, bibifricotin a dit :

Un mouvement anti-système fait forcément du tort au système. Il ne pourrait pas survivre si le mouvement s'étendait à toute une génération.

Les mouvements anti système retrouve vite la place du système...

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Membre, 80ans Posté(e)
bibifricotin Membre 12 828 messages
Mentor‚ 80ans‚
Posté(e)
Il y a 6 heures, Fuck Them All a dit :

Faut pas rêver, nous vivons surtout dans un monde de sur-consommation, donc la non-consommation ce n'est pas pour demain. Je pense que ceux qui refusent de bosser, ont été déçus un jour ou l'autre de leur emploi et ont décidé de vivre ainsi car le travaille ne leur procure aucune satisfaction. Les gens qui trouvent une satisfaction dans leur travail avec un revenu satisfaisant ne voudront jamais revenir en arrière, et ils sont nombreux dans cette situation. 

Le monde de la sur-consommation s’arrêtera de lui même faute de ressources. Pour le reste, je suis daccord avec vous, mais je constate que de plus en plus de personnes cherchent un sens à leur travail et ne sont pas satisfaits. C'est ceux là qui feront changer le système.

Il y a 4 heures, Morfou a dit :

 

Les mouvements anti système retrouve vite la place du système...

Moi, au contraire je trouve que le mécontentement prend de l’ampleur. On verra la suite.

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Membre, Troll Rural, 34ans Posté(e)
doug1991 Membre 7 718 messages
34ans‚ Troll Rural,
Posté(e)

Pas besoin de tout renier pour s'opposer au système , s'opposer au système c'est ne pas aller dans le sens qu'il impose.

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Membre, 115ans Posté(e)
stvi Membre 20 709 messages
Mentor‚ 115ans‚
Posté(e)
Le 07/04/2019 à 01:32, Bluehawk a dit :

Vie active ou vie rêvée ? Pour certains jeunes diplômés sur le point de se lancer dans le monde du travail, le choix est clair. Pour vivre heureux, ils ont décidé de ne pas travailler, ou juste assez pour économiser et satisfaire d’autres envies. Une décision mûrement réfléchie. Et une remise en cause d’un modèle qu’ils jugent obsolète.

«Choisis un travail, une carrière, une famille, une énorme télévision.» Ces épisodes balisés d’une vie bien tracée, magistralement épinglés par Irvine Welsh dans son célèbre roman Trainspotting (Éditions du Seuil, 1996), ne font plus l’unanimité. De plus en plus de jeunes diplômés, issus de tous les milieux sociaux, refusent de s’y conformer. L’idée même d’une voie unique leur donne le tournis, quand eux rêvent de vertige. D’imprévu, d’espace, d’une liberté nouvelle, où l’identité et l’accomplissement de soi se jouent ailleurs que dans le choix de sa profession.

Appelez-les paresseux, rebelles ou marginaux, ils sont pourtant nombreux à s’être impliqués dans de longues et prenantes études pour, une fois sur le marché du travail, être emportés par l’envie d’autre chose. Issus d’une génération à laquelle l’allongement des études a promis un emploi passionnant, confrontés au manque de sens d’un job fatigant, ultraconnecté et chronophage, biberonnés aux discours sur le revenu universel, ces jeunes jouent avec les codes du travail pour mieux le fuir.

L’historien américain James Livingston défend leur position dans son ouvrage au titre évocateur, Fuck Work ! Pour une vie sans travail(Éditions Flammarion, 2018) : «Les jeunes ne me semblent pas cyniques ou désillusionnés, mais idéalistes.» «Et si nous n’étions pas faits pour travailler ainsi», disent-ils ? Immaturité ? Rêve bourgeois ? Utopie pour une jeunesse privilégiée ? Le choix de ne pas travailler ou d’emprunter des chemins sinueux est souvent mûrement réfléchi. De quelle vie rêvent ces jeunes qui bouleversent des codes suivis (ou subis) par leurs parents ? Comment s’en sortent-ils financièrement ? Sont-ils des cas isolés ou est-ce l’amorce d’un mouvement plus large, qui annoncerait une révolution ?

 

«Tu fais quoi dans la vie ?» En France, c’est l’une des premières questions que l’on pose. C’est le règne du je-bosse-donc-je-suis. La preuve que le travail reste un puissant marqueur social. Selon l’Insee, 80 % des Français le considèrent comme l’une des composantes essentielles de l’identité. Mais à 26 ans et après des études littéraires (hypokhâgne, khâgne, une licence en lettres modernes à Paris-IV), Quentin a décidé de s’extraire du monde professionnel : «J’ai regardé ceux qui triment et je me suis dit : "Refuse de faire d’un métier le manifeste de ton existence." Le travail moderne tue la partie onirique, florale, le fantasme. Je pense à mon amie Laura, qui fait du marketing-commerce-communication. Là, on s’aliène, on se fait lobotomiser. Je me rends bien compte que je suis un pur produit de l’individualisme, celui qui n’estime pas devoir redistribuer quoi que ce soit à la société. Et, en même temps, je n’ai pas envie de me donner pour des entreprises qui ne veulent faire que du profit.»

Ce dandy espiègle a trouvé sa forme d’épanouissement : l’oisiveté. Le travail commun l’irrite, les livres l’apaisent. «Il y a toujours quelque chose à lire, à créer, à voir.» Seul dans son petit appartement au centre de Paris, il a pour compagnons Victor Hugo, Antonin Artaud et George Romero. «Mais quand je suis en soirée chez des amis et que tout le monde parle boulot, je suis sur la défensive. Je ressens une honte sociale. Pourtant, j’écris une critique de chaque œuvre que je lis. Je ne fais pas rien !» Si Quentin peut s’appuyer sur ses parents (une mère en politique et un père ingénieur informaticien), ce n’est pas le cas de tout le monde.

 

 

Il faut bien gagner sa vie. C’est ce à quoi s’attellent toutes les jeunes recrues, vissées derrière leur bureau, montrant une motivation à toute épreuve… et qui rêvent d’évasion. Embauchée dans un hebdomadaire national, après des études à puis dans une grande école de journalisme, Marine, 24 ans, constate que sa vie de journaliste est loin de ses attentes. Dans son lycée, l’un des meilleurs de Paris, «la réussite scolaire était valorisée, comme une fin en soi. En classe de seconde, on nous a dit : "Vous êtes l’élite de la nation, tâchez d’être à la hauteur." Puis, je suis entrée dans une formation professionnalisante. En commençant à travailler, j’ai eu des moments de désespérance. Les exigences n’étaient plus seulement intellectuelles mais avant tout de rendement. À une heure du matin, je me demande parfois si je n’ai pas mal placé un guillemet dans un texte.»

Marine travaille sur des outils numériques. «Ils sont devenus indispensables pour répondre aux sollicitations du marché dans un univers hyperconcurrentiel, où l’immédiateté des réponses et l’optimisation des tâches sont primordiales», décrypte le sociologue Thierry Venin, auteur d’Un monde meilleur ? (Éditions Desclée de Brouwer, 2015). Plutôt que d’adapter les technologies au travail, c’est lui qui a dû se plier aux temps technologiques. «Les facteurs de (stress, difficulté à déconnecter…) sont plus marqués chez les jeunes que chez les séniors», poursuit-il. Ce que confirme Marine : «Après une journée sur l’ordinateur, je n’ai pas la force de faire autre chose. Le week-end, je suis épuisée. Je regrette ce sentiment de vide.»

Dans ce contexte, les résultats du Baromètre de l’humeur des jeunes diplômés, publié par le cabinet Deloitte, n’ont rien d’étonnant : ils sont 4 sur 10 à considérer que les compétences qu’ils ont acquises «correspondent rarement» aux attentes des entreprises. Un désenchantement que l’économiste Pierre-Yves Gomez attribue à la financiarisation de l’économie : «Les entreprises visent avant tout le résultat. Le travail est devenu une marchandise comme une autre. En résumé, quand on aime le travail, on n’aime plus travailler.»

Marine croit au revenu universel, versé à tous les citoyens et calculé de manière à couvrir les besoins de base. Elle se projette : «S’il était mis en place, je prendrais six mois par-ci, six mois par-là, pour me retrouver et trouver ma voie.» Aura-t-on vraiment le choix ? Le rapportJobs Lost, Jobs Gained (2017) du McKinsey Global Institute estime que «50 % des emplois ont le potentiel d’être automatisés avec les technologies actuelles.» « Nos scénarios dans 46 pays suggèrent qu’entre zéro et un tiers des activités pourraient être remplacées en 2030. D’ici là, 75 à 375 millions de travailleurs devront changer de domaine», précisent les experts. Une troisième voie s’impose, et ces jeunes sentent l’urgence de la trouver.

Hélène, 28 ans, pousse ce désir de simplicité, d’aventure et de nature à un autre niveau. Originaire d’Apt, un BEP en charpenterie en poche, elle est embauchée en CDI, un emploi qu’elle quitte au bout de quatre années. «Mon employeur était un génie. On travaillait le châtaignier, le bois sec. On posait des toitures en roseaux de Camargue. On construisait des cabanes dans les arbres, des structures d’ombrages…» Pourquoi s’en aller, alors ? Les charges, le loyer, l’essence, les assurances, un salaire de 1 350 euros… la poussent à démissionner. Elle achète un camion qu’elle aménage. «Et là commencent tous mes rêves. Je n’ai plus de loyer, et j’ai réduit mes charges grâce aux panneaux solaires que j’ai installés.» Elle vit de chantiers occasionnels et, le reste du temps, dort au bord d’un lac ou se promène dans la forêt. Elle habite dans une yourte à Montjay, à 1 000 mètres d’altitude. Bilan mensuel : de 500 à 800 euros de dépenses.

Il s’en dégage une «conception polycentrique de l’existence», pour Dominique Méda, philosophe et coauteure avec Patricia Vendramin de l’enquête Les générations entretiennent-elles un rapport différent au travail ? (revue Sociologies, 2010) : «La famille, les relations sociales et amoureuses, les loisirs, l’engagement militant et les amis sont aussi prioritaires que le travail. Les jeunes recherchent une cohérence entre les différents aspects de leur vie, ce qui les amène parfois à préférer l’insécurité. Cette contestation de la place hégémonique du travail peut s’expliquer par différents éléments, dont un niveau d’instruction plus élevé, le refus de reproduire un modèle parental centré sur le travail ou les désillusions liées aux phénomènes de déclassement.»

Dans cet état d’esprit, la vie est un peu plus dure. Hélène vit au gré des saisons. En hiver, ses affaires sont humides, et elle ne sait pas de quoi sera fait demain. «Mais ce n’est rien à côté de la sensation de liberté que je ressens. Lorsque j’ai assez d’argent de côté, je pars au Brésil pour plusieurs mois. Je rentre pour renflouer les caisses et je repars.» Jusqu’à quand ? Jusqu’au premier enfant ? Jusqu’à la quarantaine ? Ces perspectives sont-elles durables, ou une parenthèse enchantée qui offre le luxe d’avoir tout vu, tout parcouru, tout goûté, avant de tomber dans une routine perçue comme assommante ? L’avenir le dira. Ces choix, eux, nous interrogent. Notre modèle est-il à bout de souffle ?

Article ici http://madame.lefigaro.fr/societe/jeunes-et-travail-un-autre-monde-est-possible-260319-164443

 

 

 

 

et on les retrouve le samedi dans les manifs des gilets jaunes .... 

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