Aller au contenu

Écrire: les personnages de sexe opposé


Messages recommandés

Criterium Membre 2 376 messages
Nyctalope‚ 33ans
Posté(e)

Bonsoir, bonsoir :)

Tout d'abord, je voudrais clairement dire que ce topic ne s'adresse pas qu'aux amateurs d'écriture, mais que toutes les opinions et avis seront certainement intéressants à entendre. — Voilà: une question me revient ces temps-ci, d'autant plus que j'ai récemment eu l'occasion de relire beaucoup de vieux écrits, brouillons, lettres et nouvelles; le recul a, en quelque sorte, matérialisé cette question de façon plus claire.

Ressentez-vous une grande différence entre l'écriture de vos personnages du même sexe que vous, et ceux du sexe opposé?

Qu'est-ce que j'entends par là? : Ceux d'entre vous qui se sont essayés à l'écriture ont sans doute ressenti que, peu importe si l'on improvise ou si l'on a un style planifié et très organisé, au fur et à mesure de l'écriture les personnages prennent de plus en plus corps et commencent à nous influencer en retour (ou plutôt je devrais dire: à s'influencer eux-mêmes démesurément pour la suite de l'histoire). Au fur et à mesure que l'image, la vision deviennent plus nettes.

— Je suis un homme. Lorsque j'écris un personnage féminin, j'ai l'impression que très rapidement celle-là cesse d'être crédible car soudain s'y mélangent des "cases" inconscientes. Une sur-impression. Parfois je m'aperçois que ce personnage n'est pas féminin du tout mais que ce n'est que par caprice de l'auteur qu'elle a un nom de femme; parfois je m'aperçois qu'elle n'est qu'un fantasme, soit d'une femme à laquelle l'on voudrait plaire, soit laquelle l'on voudrait haïr, soit laquelle l'on s'imaginerait être si l'on était à sa place — mais l'on ne l'est pas! — bref: elle se floute, et se mélange avec des archétypes, des influences. Anima, projections, connaissances.

Là où c'est le plus visible, je crois, c'est dans les interactions avec d'autres personnages: les rapports homme-femme contiennent très souvent — même parfois sous une forme cachée, ou sublimée — un rapport de séduction (in)conscient. Rapidement, l'existence, ou l'inexistence, de ce rapport vient s'immiscer dans la narration et soudain tout sonne faux, lorsque par exemple un personnage féminin ne l'a jamais vraiment été.

Je comprends l'idée selon laquelle nos influences passées puissent influencer tout personnage et peu importe son genre, et qu'en théorie l'on devrait éviter les "cases" aussi bien pour un genre que pour l'autre. Toutefois! Personnellement je ressens cela comme une gêne surtout lorsque le personnage est de sexe opposé. Et en lisant de nombreux textes d'auteurs bons et mauvais, j'ai remarqué que dans une certaine mesure on retrouve tout à fait cette gaucherie non seulement chez beaucoup d'auteurs-hommes avec leurs personnages féminins, mais aussi chez les personnages masculins d'auteures. Pas tout le monde, pas toujours, pas de la même manière, mais raisonnablement souvent (et extrêmement communément chez des écrivains mauvais mais prolixes). Ainsi je pense que la question est légitime.

Qu'en pensez-vous?

Parlons-en.

:noel:

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites
Annonces
Maintenant
Gouderien Membre 11 554 messages
Obsédé textuel‚ 66ans
Posté(e)

Si on est un bon écrivain, on est capable de décrire avec talent des situations totalement imaginaires, des lieux qu'on n'a pas connus, des époques lointaines ou futuristes, de se mettre à la place d'un homme, d'une femme, voire d'un animal ou même d'un objet; c'est pas un problème. Il y a l'imagination, l'inspiration, l'expérience... et la documentation. Si on est un mauvais écrivain, même en parlant de soi on ne sera pas crédible.

Après, certainement qu'il existe une manière féminine et une manière masculine d'écrire; mais bon, dire ça c'est un peu enfoncer une porte ouverte, non?

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites
The_Dalek Membre 18 435 messages
Greuh‚ 37ans
Posté(e)

La méthode est simple, se mettre mentalement dans la peau du ou des personnages

Simple ........

Mais certainement pas facile

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites
Gouderien Membre 11 554 messages
Obsédé textuel‚ 66ans
Posté(e)

Pour créer des personnages de roman, hommes ou femmes (le procédé est le même), en gros il y a trois méthodes :

- S'inspirer de gens que l'on connaît ou que l'on a connus : par exemple sa famille ou ses collègues de travail (gare aux retombées si le livre est publié et que les gens se reconnaissent!);

- Pareil, sauf que l'on mélange les traits de plusieurs personnes pour créer un personnage original;

- Enfin, imaginer un personnage de A à Z.

Je crois que tout romancier combine les trois méthodes, suivant les cas. N'oublions pas enfin qu'un roman, c'est d'abord une histoire à raconter; si l'histoire est bonne, la création de personnages se fait tout naturellement, qu'ils soient homme ou femmes.

Modifié par Gouderien

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites
Criterium Membre 2 376 messages
Nyctalope‚ 33ans
Posté(e)

On ne peut qu'être d'accord avec toi lorsque tu dis que plus un écrivain est bon, plus il est capable de bien écrire.

:noel:

Mais pour ce qui est de l'imagination, je ne sais pas si c'est complètement corrélé; il y a de bons écrivains très peu imaginatifs, qui s'appuient sur méthodologie carrée, documentation, histoire... et il y en a d'autres, qui planent. C'est très visible en littérature fantastique.

Les trois méthodes que tu cites, je les vois plutôt comme un dégradé de couleurs entre seulement deux pôles: la part du réel et la part de l'imagination. — Comme sous Powerpoint tu peux glisser le curseur par ici et par là, le changer en cours de route. Cependant cela est vrai pour chaque personnage; or, ce dont je me rendais compte, c'est que le curseur semble devenir difficile à contrôler lorsqu'il s'agit d'un personnage du sexe opposé. Indépendamment de l'écriture masculine ou féminine! Il s'agit bien du genre du personnage dans son rapport avec celui de l'auteur, plutôt que celui de l'auteur. - Je m'excuse si je n'arrive pas à être plus clair...

En tout cas merci de ton avis.

Par contre je ne suis pas d'accord lorsque tu dis qu'un roman, c'est surtout une histoire à raconter. Mais c'est un autre sujet complètement différent, parlons-en dans un autre temps.

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites
PASCOU Membre 23 462 messages
Forumeur alchimiste‚
Posté(e)

Bonsoir, bonsoir :)

Tout d'abord, je voudrais clairement dire que ce topic ne s'adresse pas qu'aux amateurs d'écriture, mais que toutes les opinions et avis seront certainement intéressants à entendre. — Voilà: une question me revient ces temps-ci, d'autant plus que j'ai récemment eu l'occasion de relire beaucoup de vieux écrits, brouillons, lettres et nouvelles; le recul a, en quelque sorte, matérialisé cette question de façon plus claire.

Ressentez-vous une grande différence entre l'écriture de vos personnages du même sexe que vous, et ceux du sexe opposé?

Qu'est-ce que j'entends par là? : Ceux d'entre vous qui se sont essayés à l'écriture ont sans doute ressenti que, peu importe si l'on improvise ou si l'on a un style planifié et très organisé, au fur et à mesure de l'écriture les personnages prennent de plus en plus corps et commencent à nous influencer en retour (ou plutôt je devrais dire: à s'influencer eux-mêmes démesurément pour la suite de l'histoire). Au fur et à mesure que l'image, la vision deviennent plus nettes.

— Je suis un homme. Lorsque j'écris un personnage féminin, j'ai l'impression que très rapidement celle-là cesse d'être crédible car soudain s'y mélangent des "cases" inconscientes. Une sur-impression. Parfois je m'aperçois que ce personnage n'est pas féminin du tout mais que ce n'est que par caprice de l'auteur qu'elle a un nom de femme; parfois je m'aperçois qu'elle n'est qu'un fantasme, soit d'une femme à laquelle l'on voudrait plaire, soit laquelle l'on voudrait haïr, soit laquelle l'on s'imaginerait être si l'on était à sa place — mais l'on ne l'est pas! — bref: elle se floute, et se mélange avec des archétypes, des influences. Anima, projections, connaissances.

Là où c'est le plus visible, je crois, c'est dans les interactions avec d'autres personnages: les rapports homme-femme contiennent très souvent — même parfois sous une forme cachée, ou sublimée — un rapport de séduction (in)conscient. Rapidement, l'existence, ou l'inexistence, de ce rapport vient s'immiscer dans la narration et soudain tout sonne faux, lorsque par exemple un personnage féminin ne l'a jamais vraiment été.

Je comprends l'idée selon laquelle nos influences passées puissent influencer tout personnage et peu importe son genre, et qu'en théorie l'on devrait éviter les "cases" aussi bien pour un genre que pour l'autre. Toutefois! Personnellement je ressens cela comme une gêne surtout lorsque le personnage est de sexe opposé. Et en lisant de nombreux textes d'auteurs bons et mauvais, j'ai remarqué que dans une certaine mesure on retrouve tout à fait cette gaucherie non seulement chez beaucoup d'auteurs-hommes avec leurs personnages féminins, mais aussi chez les personnages masculins d'auteures. Pas tout le monde, pas toujours, pas de la même manière, mais raisonnablement souvent (et extrêmement communément chez des écrivains mauvais mais prolixes). Ainsi je pense que la question est légitime.

Qu'en pensez-vous?

Parlons-en.

:noel:

C'est amusant d'imaginer une histoire, changer de sexe est très difficile car on ne peut pas ressentir ce que ressent une personne du sexe opposé, un personnage, même imaginaire, est toujours une part de soi même, surtout dans l'émotionnel.

Enfin je ne suis pas Richard Castle non plus!:hehe:

Bonsoir, bonsoir :)

Tout d'abord, je voudrais clairement dire que ce topic ne s'adresse pas qu'aux amateurs d'écriture, mais que toutes les opinions et avis seront certainement intéressants à entendre. — Voilà: une question me revient ces temps-ci, d'autant plus que j'ai récemment eu l'occasion de relire beaucoup de vieux écrits, brouillons, lettres et nouvelles; le recul a, en quelque sorte, matérialisé cette question de façon plus claire.

Ressentez-vous une grande différence entre l'écriture de vos personnages du même sexe que vous, et ceux du sexe opposé?

Qu'est-ce que j'entends par là? : Ceux d'entre vous qui se sont essayés à l'écriture ont sans doute ressenti que, peu importe si l'on improvise ou si l'on a un style planifié et très organisé, au fur et à mesure de l'écriture les personnages prennent de plus en plus corps et commencent à nous influencer en retour (ou plutôt je devrais dire: à s'influencer eux-mêmes démesurément pour la suite de l'histoire). Au fur et à mesure que l'image, la vision deviennent plus nettes.

— Je suis un homme. Lorsque j'écris un personnage féminin, j'ai l'impression que très rapidement celle-là cesse d'être crédible car soudain s'y mélangent des "cases" inconscientes. Une sur-impression. Parfois je m'aperçois que ce personnage n'est pas féminin du tout mais que ce n'est que par caprice de l'auteur qu'elle a un nom de femme; parfois je m'aperçois qu'elle n'est qu'un fantasme, soit d'une femme à laquelle l'on voudrait plaire, soit laquelle l'on voudrait haïr, soit laquelle l'on s'imaginerait être si l'on était à sa place — mais l'on ne l'est pas! — bref: elle se floute, et se mélange avec des archétypes, des influences. Anima, projections, connaissances.

Là où c'est le plus visible, je crois, c'est dans les interactions avec d'autres personnages: les rapports homme-femme contiennent très souvent — même parfois sous une forme cachée, ou sublimée — un rapport de séduction (in)conscient. Rapidement, l'existence, ou l'inexistence, de ce rapport vient s'immiscer dans la narration et soudain tout sonne faux, lorsque par exemple un personnage féminin ne l'a jamais vraiment été.

Je comprends l'idée selon laquelle nos influences passées puissent influencer tout personnage et peu importe son genre, et qu'en théorie l'on devrait éviter les "cases" aussi bien pour un genre que pour l'autre. Toutefois! Personnellement je ressens cela comme une gêne surtout lorsque le personnage est de sexe opposé. Et en lisant de nombreux textes d'auteurs bons et mauvais, j'ai remarqué que dans une certaine mesure on retrouve tout à fait cette gaucherie non seulement chez beaucoup d'auteurs-hommes avec leurs personnages féminins, mais aussi chez les personnages masculins d'auteures. Pas tout le monde, pas toujours, pas de la même manière, mais raisonnablement souvent (et extrêmement communément chez des écrivains mauvais mais prolixes). Ainsi je pense que la question est légitime.

Qu'en pensez-vous?

Parlons-en.

:noel:

C'est amusant d'imaginer une histoire, changer de sexe, est très difficile car on ne peut pas ressentir ce que ressent une personne du sexe opposé, un personnage, même imaginaire, est toujours une part de soi même, surtout dans l'émotionnel.

Enfin je ne suis pas Richard Castle non plus!:hehe:

Modifié par PASCOU

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites
Meloulousimplicite Membre 8 messages
Baby Forumeur‚ 24ans
Posté(e)

Bonjour,

Je suis une jeune femme qui aime la lecture. Depuis peu, j'essaie, tant bien que mal, d'écrire une histoire mais je ne sais pas sur quoi écrire.

Je voulais parler d'une jeune fille âgée de 17 ans qui parle de sa vie, c'est à dire, ces premières histoires d'amours, sa famille, sa future vie après le lycée, d'elle-même (son complexe par rapport à son apparence) et plein d'autres choses.

Que pensez vous de cette histoire? Donnez vos avis.

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites
Gouderien Membre 11 554 messages
Obsédé textuel‚ 66ans
Posté(e)

Par contre je ne suis pas d'accord lorsque tu dis qu'un roman, c'est surtout une histoire à raconter. Mais c'est un autre sujet complètement différent, parlons-en dans un autre temps.

Je replonge dans ce topic... Si un roman n'est pas une histoire à raconter, c'est quoi?

Bonjour,

Je suis une jeune femme qui aime la lecture. Depuis peu, j'essaie, tant bien que mal, d'écrire une histoire mais je ne sais pas sur quoi écrire.

Je voulais parler d'une jeune fille âgée de 17 ans qui parle de sa vie, c'est à dire, ces premières histoires d'amours, sa famille, sa future vie après le lycée, d'elle-même (son complexe par rapport à son apparence) et plein d'autres choses.

Que pensez vous de cette histoire? Donnez vos avis.

Quand on commence à écrire, on parle bien sûr du sujet qu'on connaît le mieux : soi-même, et son environnement familial. Il faut pas mal de temps pour prendre un peu de distance.

Modifié par Gouderien

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites
Invité
Invité Invités 0 message
Posté(e)

Ce qui est fascinant avec les trés grands écrivains c'est qu'ils arrivent a créer des personnages qui sans nul doute existent, ont existé, ou existeront.

Un trés grand écrivain homme pourra meme inventer un personnage femme dans lesquelles les femmes se reconnaitront et les hommes reconnaitront des femmes qu'il ont aimé.

Un seul exemple : Madame Bovary de Flaubert, on a meme par la suite inventé un adjectif qualificatif tiré de ce roman : le Bovarysme.

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites
Criterium Membre 2 376 messages
Nyctalope‚ 33ans
Posté(e)
Je replonge dans ce topic... Si un roman n'est pas une histoire à raconter, c'est quoi?

La majorité le sont ou semblent l'être, mais beaucoup ont une autre structure:

— une image d'Épinal, c'est-à-dire une histoire statique et que l'on pourrait à la limite lire dans le désordre. Exemple: À Rebours de Huysmans.

— une exploration subconsciente ou écriture plus ou moins automatique d'un flot de conscience. Exemples: James Joyce parfois, André Breton souvent.

— les histoires potentielles dont chaque partie peut être mise en doute et l'on ne sait même plus s'il s'agit d'une histoire. Exemple: Les Gommes de Robbe-Grillet.

— une mise en mot de quelques sensations pour lesquelles la maîtrise du non-dit est essentielle. Exemple: Tropismes de Sarraute.

— une quantité innombrables d'œuvres dans lesquelles l'histoire est un maigre prétexte à introduire une pensée politique, philosophique, sociale ou même ésotérique.

L'emballage d'un Mars, donc.

Voilà donc quelques contre-exemples. Toutefois ce n'était pas vraiment le sujet original — pour lequel mes interrogations subsistent. Je crois avoir trouvé des ébauches de solutions, en particulier améliorer sa créativité ne peut qu'améliorer ses possibilités, d'une part, et d'autre part savoir osciller plus aisément entre objectivité avec son sujet (créer de la distance) et les moments où au contraire l'on devrait plonger dans ce flux de conscience.

Merci à tous.

:noel:

Meloulousimplicite: tout dépend de la façon dont tu écris/écriras cette histoire. Avec ce que tu en dis, l'on ne sait pas beaucoup; ce pourrait être une œuvre d'art excellemment écrite et qui provoque des émotions fortes chez le lecteur, comme ce pourrait être quelques taches d'encre.

Modifié par Criterium

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites
Gouderien Membre 11 554 messages
Obsédé textuel‚ 66ans
Posté(e)

Tu sembles être assez influencé par la période dite du "Nouveau roman". Beaucoup de blabla pour pas grand-chose, même si certains des écrivains de ce courant avaient pas mal de talent. A l'époque, on estimait, avec autant d'arrogance que d'ignorance, que le roman était mort. Lourde erreur!

Non, je pense que le roman c'est d'abord une bonne histoire à raconter. La forme est secondaire : si tu as l'histoire, la forme suit. Si tu es obsédé par la forme sans histoire à raconter, tu cours à l'échec. Enfin c'est mon avis - mais j'ai des idées assez "réactionnaires" sur la question!

Modifié par Gouderien

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites
Criterium Membre 2 376 messages
Nyctalope‚ 33ans
Posté(e)

Ah mais je parlais là en général, pas de mon cas étant donné que je préfère de loin tout ce qui a été écrit avant 1940 environ. Cependant il reste beaucoup de contre-exemples, comme énormément de romans n'ont pas eu vocation à présenter une histoire mais à emballer vite-fait par cette histoire ce que l'écrivain souhaitait réellement transmettre, que ce soit réflexion sociale ou mystique. Cela peut être plus ou moins bien fait évidemment.

Je vais te répondre en caricaturant à mon tour: si seule l'histoire compte, alors autant appliquer une formule pré-existante avec le protagoniste, son ami, son antagoniste, une quête simple avec un deuxième sens, des péripéties, etc, et une fin à surprise ou à tiroirs. C'est d'ailleurs ce que font beaucoup lorsqu'ils écrivent de nos jours un énième roman détective, un thriller, de science-fiction ou de fantasy; c'est également la recette vendue par de nombreux ateliers de creative writing. — En même temps, je préférerais en théorie même cela à l'écriture pédante et auto-centrée de certains egos obnubilés par eux-mêmes, il y avait une raison intelligente dans Fahrenheit 451 pour brûler les livres.

:noel:

Edit: en d'autres termes, plutôt lire mille fois le Club Dumas de Perez-Reverte que de relire l'Élégance du Hérisson, qui est une nullité plate, égocentrée, fade et fate.

Modifié par Criterium

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites
Gouderien Membre 11 554 messages
Obsédé textuel‚ 66ans
Posté(e)

L'histoire compte, mais trouver une bonne histoire n'est pas si facile... Après, il y a le talent de l'auteur, bien entendu. Je pense que les ateliers de "creative writing" sont à fuir, surtout dans un pays comme la France, où des millions de gens écrivent. Soit on est doué pour l'écriture, soit il vaut mieux se trouver un autre hobby - le bricolage, par exemple.

Modifié par Gouderien

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites
Théia VIP 11 748 messages
Θεία‚ 124ans
Posté(e)

en d'autres termes, plutôt lire mille fois le Club Dumas de Perez-Reverte que de relire l'Élégance du Hérisson, qui est une nullité plate, égocentrée, fade et fate.

Mince, j'ai beaucoup aimé "L'Elégance du Hérisson" :blush:

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites
Musheart Membre 93 messages
Forumeur en herbe‚ 22ans
Posté(e)

Je reviens sur la question initiale du sujet...

Pour ma part, même si je suis une fille, je trouve ça plus facile d'écrire du point de vue d'un homme. Je pense que c'est parce que je lis plus souvent des récits avec des hommes pour héros, que je côtoie plus de garçons que de filles... Ça me semble plus facile. Après, je suis capable des deux (enfin j'espère). C'est aussi le boulot d'un écrivain d'être crédible, peu importe ce qu'il écrit.

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites
Annonces
Maintenant

Créer un compte ou se connecter pour commenter

Vous devez être membre afin de pouvoir déposer un commentaire

Créer un compte

Créez un compte sur notre communauté. C’est facile !

Créer un nouveau compte

Se connecter

Vous avez déjà un compte ? Connectez-vous ici.

Connectez-vous maintenant

×

Information importante

Ce site internet utilise des cookies pour améliorer l'expérience utilisateur. En naviguant sur ce site vous acceptez que des cookies soient placés sur votre navigateur. Conditions d’utilisation