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gassp

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Nouveau, Posté(e)
gassp Nouveau 1 message
Baby Forumeur‚
Posté(e)

Bonjour, connaissez-vous un poète juif francophone qui a écrit un poème sur la Shoah ? Si oui, quel poème. Merci

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Membre, 37ans Posté(e)
Reine de coeur Membre 25 messages
Baby Forumeur‚ 37ans‚
Posté(e)

Non désolée!

Mais bienvenu à toi, je suis nouvelle également!

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Membre, Posté(e)
gigi1 Membre 168 messages
Baby Forumeur‚
Posté(e)

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Membre, 66ans Posté(e)
pila Membre 18 571 messages
Baby Forumeur‚ 66ans‚
Posté(e)

Désolé. Je comprends l'expression "poète francophone"; mais juif ? Je ne vois pas.

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Membre, forumeuse acharnée, Posté(e)
querida13 Membre 49 153 messages
forumeuse acharnée,
Posté(e)

c'était un juif discret quant à sa confession mais je crois que jean Ferrat a écrit une chanson qui s'appelle ils étaient des milliers......... ,ils étaient vingt et cent ,maigres nus et tremblants dans des wagons plombés ...Cette chanson s-intitule nuit et brouillard .

Il y a aussi Jean Jacques Goldman qui a écrit "comme toi" et qui relate l'histoire d'une petite juive polonaise déportée par les nazis .Sinon il y a la prose d'Anne Franck dans son journal de petite fille juive cachée ...On peut toujours en lire un texte .

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Membre+, E-mage, 77ans Posté(e)
usagi Membre+ 363 016 messages
77ans‚ E-mage,
Posté(e)

:o° salut Gassp , bienvenue et bon forum :D

Jean Ferrat , s'appelait Jean Tenenbaum pour l'état civil !

929132pancartebienvenueabord.jpg

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Membre, forumeuse acharnée, Posté(e)
querida13 Membre 49 153 messages
forumeuse acharnée,
Posté(e)

O Tanenbaum ,o tanenbaum (sur l'air de mon beau sapin...)Ok ,je sors ! :smile2:

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Membre, Posté(e)
LouiseAragon Membre 14 351 messages
Baby Forumeur‚
Posté(e)

Je pense à ce poème là

mais son auteur n'est pas juif.

Quand ils sont venus chercher les communistes,

Je n'ai rien dit,

Je n'étais pas communiste.

Quand ils sont venus chercher les syndicalistes,

Je n'ai rien dit,

Je n'étais pas syndicaliste.

Quand ils sont venus chercher les juifs,

Je n'ai pas protesté,

Je n'étais pas juif.

Quand ils sont venus chercher les catholiques,

Je n'ai pas protesté,

Je n'étais pas catholique.

Puis ils sont venus me chercher,

Et il ne restait personne pour protester

Martin Niemöller, déporté .

Oui, nuit et brouillard de Jean Ferrat !

http://www.parolesmania.com/paroles_jean_ferrat_15393/paroles_nuit_et_brouillard_487291.html

Tu peux lire aussi Robert Desnos, déporté juif

http://www.robertdesnos.asso.fr/index.php

http://www.reseau-canope.fr/poetes-en-resistance/poetes/robert-desnos/

« Ce cœur qui haïssait la guerre… »

Ce cœur qui haïssait la guerre voilà qu’il bat pour le combat et la bataille !

Ce cœur qui ne battait qu’au rythme des marées, à celui des saisons, à celui des heures du jour et de la nuit,

Voilà qu’il se gonfle et qu’il envoie dans les veines un sang brûlant de salpêtre et de haine.

Et qu’il mène un tel bruit dans la cervelle que les oreilles en sifflent,

Et qu’il n’est pas possible que ce bruit ne se répande pas dans la ville et la campagne,

Comme le son d’une cloche appelant à l’émeute et au combat.

Écoutez, je l’entends qui me revient renvoyé par les échos.

Mais non, c’est le bruit d’autres cœurs, de millions d’autres cœurs battant comme le mien à travers la France.

Ils battent au même rythme pour la même besogne tous ces cœurs,

Leur bruit est celui de la mer à l’assaut des falaises

Et tout ce sang porte dans des millions de cervelles un même mot d’ordre :

Révolte contre Hitler et mort à ses partisans !

Pourtant ce cœur haïssait la guerre et battait au rythme des saisons,

Mais un seul mot : Liberté a suffi à réveiller les vieilles colères

Et des millions de Français se préparent dans l’ombre à la besogne que l’aube proche leur imposera.

Car ces cœurs qui haïssaient la guerre battaient pour la liberté au rythme même des saisons et des marées,

du jour et de la nuit.

Robert Desnos, 1943 (paru dans L’Honneur des poètes)

:fleur:

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Membre, Posté(e)
LouiseAragon Membre 14 351 messages
Baby Forumeur‚
Posté(e)

http://www.reseau-canope.fr/poetes-en-resistance/poetes/louis-aragon/jecris-dans-un-pays-devaste-par-la-peste/

« J’écris dans un pays dévasté par la peste »

Louis Aragon 1943

(...)

"J’écris dans ce pays où l’on parque les hommes

Dans l’ordure et la soif le silence et la faim

Où la mère se voit arracher son fils comme

Si Hérode régnait quand Laval est dauphin

J’écris dans ce pays que le sang défigure

Qui n’est plus qu’un monceau de douleurs et de plaies

Une halle à tous vents que la grêle inaugure

Une ruine où la mort s’exerce aux osselets

(...)

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  • 3 semaines après...
Membre, 76ans Posté(e)
MARCO57 Membre 978 messages
Baby Forumeur‚ 76ans‚
Posté(e)

bienvenu et bon forum

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Membre, Posté(e)
LouiseAragon Membre 14 351 messages
Baby Forumeur‚
Posté(e)

« Gabriel Péri »

Un homme est mort qui n’avait pour défense

Que ses bras ouverts à la vie

Un homme est mort qui n’avait d’autre route

Que celle où l’on hait les fusils

Un homme est mort qui continue la lutte

Contre la mort contre l’oubli

Car tout ce qu’il voulait

Nous le voulions aussi

Nous le voulons aujourd’hui

Que le bonheur soit la lumière

Au fond des yeux au fond du cœur

Et la justice sur la terre

Il y a des mots qui font vivre

Et ce sont des mots innocents

Le mot chaleur le mot confiance

Amour justice et le mot liberté

Le mot enfant et le mot gentillesse

Et certains noms de fleurs et certains noms de fruits

Le mot courage et le mot découvrir

Et le mot frère et le mot camarade

Et certains noms de pays de villages

Et certains noms de femmes et d’amies

Ajoutons-y Péri

Péri est mort pour ce qui nous fait vivre

Tutoyons-le sa poitrine est trouée

Mais grâce à lui nous nous connaissons mieux

Tutoyons-nous son espoir est vivant.

Paul Éluard

Au rendez-vous allemand, Paris, Éditions de Minuit, 1945

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  • 1 an après...
Membre, 29ans Posté(e)
BlackSwan Membre 42 messages
Baby Forumeur‚ 29ans‚
Posté(e)

Le premier qui me vient en tête est le poème limiaire de "Si c'est un homme" de Primo Lévi, qui porte le même nom que le livre. Par contre, je n'ai pas souvenir que Primo Lévi soit francophone.

Vous qui vivez en toute quiétude

Bien au chaud dans vos maisons,

Vous qui trouvez le soir en rentrant

La table mise et des visages amis,

Considérez si c'est un homme

Que celui qui peine dans la boue,

Qui ne connaît pas de repos,

Qui se bat pour un quignon de pain,

Qui meurt pour un oui pour un non.

Considérez si c'est une femme

Que celle qui a perdu son nom et ses cheveux

Et jusqu'à la force de se souvenir,

Les yeux vides et le sein froid

Comme une grenouille en hiver.

N'oubliez pas que cela fut,

Non, ne l'oubliez pas :

Gravez ces mots dans votre cœur.

Pensez-y chez vous, dans la rue,

En vous couchant, en vous levant ;

Répétez-les à vos enfants.

Ou que votre maison s'écroule,

Que la maladie vous accable,

Que vos enfants se détournent de vous.

"Si c'est un homme", Primo Lévi, 1947

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