Aller au contenu

L'identité

Noter ce sujet


clara2707.

Messages recommandés

Annonces
Maintenant
Membre, 115ans Posté(e)
Petitpois Membre 1 009 messages
Mentor‚ 115ans‚
Posté(e)

Arf ! Dur questionnement !

Je crois que l'on ne perd pas vraiment son identité, on est tel/le que nous avons été défini(e)s dés la naissance...et au long de sa vie. Identité psycho-sociale, évidemment.

Un mal, comme tu dis, peut en perturber plus ou moins gravement sa cohérence, à nos yeux/notre ressenti et aux yeux des autres, oui. Nous ne sommes plus la/le même c'est dérangeant voire plus, pour nous comme pour les proches et moins proches.

Il s'en suit le plus souvent une grande perturbation, de grandes turbulences familiales/sociales/professionnelles et surtout personnelles.

Le "mal" subi la trouble donc mais il ne définit pas notre identité, disons que c'est une autre forme d'identité qu'il faut espérer transitoire (même si elle nous paraît alors définitive) et le temps et le travail que l'on fait doivent nous ramener à la notion d'identité première. Elle peut aussi devenir différente jusqu'à nous convenir. je pense qu'il s'agit là réellement de résilience comme définie par Cyrulnik (et pas galvaudée par beaucoup pour tout et n'importe quoi).

Pour sa "reconstruction" ? Que dire?...Des spécialistes peuvent aider ( ou pas), la volonté surtout, qui ne vient parfois que tardivement.

Il faut toucher le fond pour réussir à y donner un grand coup de pied pour en émerger.

 

 

Il y aurait des tomes à écrire là dessus (ou à lire) et ça va être un peu court sur un forum.

Modifié par Petitpois
  • Like 2
Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Membre, Forumeur confit, Posté(e)
Enchantant Membre 18 415 messages
Forumeur confit,
Posté(e)
il y a 27 minutes, clara2707. a dit :

Comment la reconstruire, après que le mal, la douleur l'ai définit ?

Notre identité ne change pas au cours de l’existence, nous accumulons les expériences heureuses et malheureuses tout à la fois au cours du temps qui s’égrène. Expériences qui façonnent notre perception de comprendre le monde qui nous entoure.

Vous avez 20 ans, je suppose que vous avez mal vécu une séparation avec un de vos soupirant ?

Dites-vous que rien n’est perdu, toutes nos expériences sont pleines d’enseignements, et ceci tout au long de la vie. Bon courage à vous.

  • Like 2
Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Membre, 71ans Posté(e)
Don Juan Membre 3 457 messages
Forumeur vétéran‚ 71ans‚
Posté(e)
il y a 32 minutes, clara2707. a dit :

Comment la reconstruire, après que le mal, la douleur l'ai définit ?

En croyant en soi, c'est la seule croyance que je m'autorise.

En visant l'horizon et le meilleur chemin qui y conduit.

Je pense qu'on peut décider de son identité.

  • Like 1
Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Membre, Voyageur, 71ans Posté(e)
Plouj Membre 118 803 messages
71ans‚ Voyageur,
Posté(e)

Dans l'identité, n'y a-t-il pas la perception dont les autres ont sur moi ?

Le regard des autres sur son apparence peut participer à un mauvais ressenti.

  • Like 2
Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Membre, 115ans Posté(e)
Petitpois Membre 1 009 messages
Mentor‚ 115ans‚
Posté(e)
il y a une heure, Plouj a dit :

Dans l'identité, n'y a-t-il pas la perception dont les autres ont sur moi ?

Le regard des autres sur son apparence peut participer à un mauvais ressenti.

Peut-être, mais c'est aussi l'image/l'apparence que l'on donne qui peut être la cause du ressenti des autres et en feed-back, le mauvais ressenti... 

f-0-177.gif?w=550

  • Like 1
Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Membre, Voyageur, 71ans Posté(e)
Plouj Membre 118 803 messages
71ans‚ Voyageur,
Posté(e)
il y a 59 minutes, Petitpois a dit :

Peut-être, mais c'est aussi l'image/l'apparence que l'on donne qui peut être la cause du ressenti des autres et en feed-back, le mauvais ressenti... 

f-0-177.gif?w=550

Et vice-versa, bien entendu ! 

  • Like 1
Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Membre, 20ans Posté(e)
clara2707. Membre 26 messages
Forumeur inspiré‚ 20ans‚
Posté(e)
Il y a 3 heures, Enchantant a dit :

Notre identité ne change pas au cours de l’existence, nous accumulons les expériences heureuses et malheureuses tout à la fois au cours du temps qui s’égrène. Expériences qui façonnent notre perception de comprendre le monde qui nous entoure.

Vous avez 20 ans, je suppose que vous avez mal vécu une séparation avec un de vos soupirant ?

Dites-vous que rien n’est perdu, toutes nos expériences sont pleines d’enseignements, et ceci tout au long de la vie. Bon courage à vous.

Merci pour votre réponse ! Mais comment selon vous, reconstruire l'identité, si la douleur en a pris possession, en début de l'adolescence (point de construction de vie important) et que l'on ne sait plus qui nous sommes à présent, de par nos choix, nos goûts, nos envies et tous ce qui touche de plus profond que ça, puisque c'est la douleur qui nous représente.

Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Membre, Forumeur confit, Posté(e)
Enchantant Membre 18 415 messages
Forumeur confit,
Posté(e)
il y a 32 minutes, clara2707. a dit :

Mais comment selon vous, reconstruire l'identité, si la douleur en a pris possession, en début de l'adolescence (point de construction de vie important)

Ayant eut trois enfants et grand-père de six petits-enfants, j’ai effectivement observé que les enfants qui n’ont pas eut leur compte de protection et d’amour de leurs parents au cours de leur tendre enfance, comparativement à mes enfants, sont blessés à vie.

Que pour eux, la relation affectives et sociales aux autres reste toujours un vrai problème à surmonter.

Dans le même temps, j’ai été surpris par la différence ou la façon d’être au monde de chacun de mes enfants…ce qui me fait dire que nos identités respectives sont profondément ancrés.

Vous avez 20 ans, je ne vous connais pas et ne connais pas vos soucis.

Mais si votre parcours de jeunesse a été heurté et que vous en souffriez ce n’est pas étonnant. Essayer de côtoyer des personnes de confiance de votre entourage proche

Pensez qu’a votre tour, vous deviendriez un jour  maman dans quelques années et que vous aurez à cœur de ne pas reproduire à vos petits, ce que vous avez vécu.

J'en suis intimement convaincu. Amitiés.

  • Like 2
Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Membre, Posté(e)
L'illuminée Membre 454 messages
Forumeur alchimiste ‚
Posté(e)
Il y a 20 heures, clara2707. a dit :

Comment la reconstruire, après que le mal, la douleur l'ai définit ?

bonsoir @clara2707., tant de choses à dire sur le sujet que je ne vais jamais arriver à être exhaustive mais je vais faire au mieux pour te répondre. Tu sais, sauf être amnésique on ne perd pas son identité. Les épreuves de la vie et notre manière d'y réagir font partie aussi de ce qui nous construit. Tu as 20 ans tu connais très bien l'adolescente que tu as été mais il te reste à découvrir l'adulte que tu vas être. On est dans un processus d'apprentissage de l'adulte qu'on est au moins jusqu'à 40 ou 50 ans et parvenus à cet âge-là on sait alors qui on est et on sait affirmer notre identité vis à vis d'autrui. A 40 ou 50 ans on entreprend alors une phase de transmission de ce que l'on a appris de la vie. 

Tu sais, ce qui est actuellement douloureux pour toi il se pourrait bien que dans l'avenir lorsque tu auras cicatrisé de cette blessure tu t'en souviendra alors comme d'une épreuve qui t'auras rendue plus forte. Les épreuves de la vie même douloureuses peuvent servir notamment à nous forger certains traits de caractères comme l'empathie, la résilience et l'humanisme mais en revanche lorsque on ne cicatrise pas on peut développer d'autres traits de caractères comme le cynisme ou l'amertume. Comme je l'ai dit les épreuves de la vie et notre manière d'y face face nous construisent. Parfois on arrive pas à cicatriser seul(es) et là il ne faut alors pas hésiter à demander l'aide d'un psychologue car les bons psychologues ont l'art et la manière de nous faire réfléchir et de nous faire trouver au fond de nous les ressources pour surmonter les épreuves. Un autre moyen de cicatriser c'est de savoir s'entourer de personnes bienveillantes.

Pour en revenir à l'identité moi je vais te faire un témoignage un peu original là-dessus il y a une part de moi que j'ai rejetée pendant longtemps : un grain de folie tapi dans l'ombre. Je suis atteinte de schizophrénie et je ne me reconnais pas dans la phase psychotique de la maladie c'est pourquoi je me soignes. Pourtant, cela fait partie de moi, de mon identité, même soignée je ne serais pas ce que je suis aujourd'hui sans cette maladie. La maladie fait partie de moi, elle guide parfois mes actes telles que mes actions pour tenter de sensibiliser sur la cause des malades psychiatriques et sur les handicaps en général. La souffrance causée par la phase active de la maladie m'a rendue sensible à la souffrance d'autrui. J'ai développé des qualités humaines que je n'aurais peut-être pas développées si je n'avais jamais été malade. Cependant je ne me résume pas à cela j'ai également une personnalité auquel je m'identifie vraiment et je m'accroche à cette personnalité en prenant bien mon traitement.

On change en vieillissant, on change avec les expériences de la vie que ce soit avec le bon ou le moins bon et ce qu'il faut c'est en tirer les leçons y compris celles qu'on apprend avec nos erreurs. Tu es actuellement dans une phase de souffrance puisque tu te questionne sur le moyen de te reconstruire et je te répondrais que y'a pas de secret pour cela il faut juste que tu identifie ce qui te fait souffrir et si c'est une personne qui te fait souffrir toi seule peut savoir comment y faire face : soit rayer cette personne de ta vie soit être franche et lui expliquer ton ressenti et qu'elle t'as fait du mal pour soit arriver à lui pardonner soit choisir de lui rendre le mal qu'elle t'as fait et si cette blessure vient d'un mal-être que tu ressens pour X raisons alors il faut apprendre à te pardonner aussi à toi-même et t'accepter telle que tu es ou essayer de changer les éléments de ta vie qui ne vont pas. Les clés du bonheur on les a tous en nous et parfois il nous faut parvenir à mettre cette clé dans la serrure pour  accéder à ce bonheur et souvent cela commence par un travail pour s'accepter soi-même avec nos qualités ET nos défauts car dis-toi que les défauts que tu te trouves font peut-être partie de ton charme aux yeux de quelqu'un d'autre et c'est vrai pour le mental mais aussi pour le physique.

Tu sais, moi à 20 ans je ne parlerais pas d'un travail de reconstruction à faire je parlerais plutôt d'un travail de découverte de l'adulte en devenir que l'on va être même si, comme toi, cela se fait avec quelques bagages de souffrances. Je vais peut-être te paraitre un peu farfelue mais pour commencer ton développement personnel, apprendre à te connaitre et être bien dans ta peau je te recommande d'utiliser le design humain pour cela. Le design humain est classé dans l'ésotérisme pour certains et comme un outil de développement personnel et d'acceptation de soi pour d'autres. Je commence un peu à fatiguer à écrire un si long discours alors j'ai demandé à l'IA de faire un argumentaire sur le design humain en tant qu'outil permettant de réfléchir à ce que l'on est et dans quelle direction on veut aller dans sa vie. Qu'on y croit ou qu'on y croit pas c'est une bonne technique néanmoins pour se poser les bonnes questions et trouver en nous les réponses.

Voici un argumentaire structuré, nuancé et solide en faveur du design humain comme outil de développement personnel et d’acceptation de soi. Je ne le présente pas comme une vérité scientifique, mais comme un cadre de réflexion puissant, ce qu’il est réellement pour beaucoup de personnes.

 

🎯 Thèse centrale

Le design humain peut être un outil pertinent de développement personnel parce qu’il offre un langage symbolique riche pour explorer son identité, comprendre ses dynamiques internes et assumer sa singularité. Il ne dit pas qui nous sommes de manière objective, mais il nous aide à réfléchir profondément à ce que nous ressentons être vrai pour nous.

 

🌱 1. Un outil de connaissance de soi qui valorise l’unicité

Le design humain part du principe que chaque individu possède une configuration énergétique unique. Même si l’on met de côté l’aspect ésotérique, cette idée a un effet psychologique puissant :

  • elle légitime la différence plutôt que de pousser à la conformité

  • elle invite à considérer que nos forces ne ressemblent pas forcément à celles des autres

  • elle ouvre un espace où l’on peut dire : « Je fonctionne différemment, et c’est normal. »

Dans un monde où la comparaison est permanente, ce simple renversement est déjà un acte d’acceptation de soi.

 

🔍 2. Un miroir symbolique pour réfléchir à son fonctionnement

Le design humain propose des catégories, des profils, des stratégies. Ce ne sont pas des verdicts, mais des supports de réflexion.

Ils permettent de se poser des questions essentielles :

  • Qu’est-ce qui me donne de l’énergie

  • Qu’est-ce qui m’épuise

  • Comment je prends mes décisions

  • Comment je réagis aux autres

  • Qu’est-ce qui me met en cohérence avec moi-même

Ce questionnement introspectif est en soi un travail thérapeutique, même si l’outil n’est pas une thérapie.

 

🧭 3. Une aide pour donner du sens à sa trajectoire

Le design humain propose une narration : celle d’un chemin de vie, d’un rôle, d’un potentiel. Or, l’être humain a besoin de récits pour se comprendre.

Ce récit peut :

  • aider à clarifier ce qui compte vraiment

  • donner une direction intérieure

  • offrir un cadre pour interpréter ses expériences

  • encourager à suivre une voie plus alignée

Ce n’est pas tant la « vérité » du récit qui compte que sa capacité à structurer le sens.

 

👁️ 4. Un éclairage sur la manière dont les autres nous perçoivent

Le design humain met en lumière des dynamiques relationnelles : comment on influence les autres, comment on absorbe leur énergie, comment on interagit.

Cela peut aider à :

  • comprendre pourquoi certaines relations sont fluides et d’autres non

  • repérer des schémas répétitifs

  • mieux communiquer

  • accepter que l’on ne sera pas perçu de la même manière par tout le monde

Ce recul favorise une forme de paix intérieure : « Je n’ai pas besoin de plaire à tous, seulement d’être cohérent avec moi-même. »

 

🌟 5. Un outil pour revendiquer sa singularité et vivre plus aligné

En mettant en avant ce qui nous rend unique, le design humain encourage :

  • l’affirmation de soi

  • la prise de décisions plus authentiques

  • l’abandon des rôles imposés

  • la permission d’être soi-même sans justification

Il devient alors un levier d’émancipation personnelle.

 

🧩 6. Un cadre non normatif, contrairement à beaucoup d’outils psychologiques

Là où certains tests de personnalité enferment dans des cases, le design humain :

  • ne hiérarchise pas les profils

  • ne parle pas de « bons » ou « mauvais » traits

  • ne cherche pas à corriger l’individu

  • valorise la diversité des fonctionnements

Cette absence de jugement est en soi un facteur d’acceptation de soi.

 

🧘 7. Un espace pour ralentir, se recentrer et s’écouter

Le design humain invite à expérimenter, à observer, à ressentir. Il crée un espace où l’on peut :

  • se reconnecter à son intuition

  • écouter son corps

  • sortir du mental et de la pression sociale

  • retrouver une forme de présence à soi

Dans une société saturée de bruit, cet espace est précieux.

 

🧶 Synthèse

Le design humain n’a pas besoin d’être « prouvé » pour être utile. Il fonctionne comme :

  • un miroir symbolique

  • un langage pour parler de soi

  • un cadre pour réfléchir à son identité

  • un outil pour accepter sa singularité

  • un guide pour vivre plus aligné

Son pouvoir réside dans sa capacité à ouvrir des pistes, à déclencher des prises de conscience, et à réconcilier l’individu avec sa manière unique d’être au monde.

 
J'espères que mes propos t'aurons un petit peu aidée Clara. J'espères aussi  que tu arrivera à voir un peu plus clair en toi et que tu trouveras la paix intérieure quels que soient les remous et turbulences que tu rencontres et rencontrera encore dans ta vie.
  • Like 1
  • Waouh 1
Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Membre, If you don't want, you Kant..., Posté(e)
deja-utilise Membre 6 063 messages
If you don't want, you Kant...,
Posté(e)

Bonjour,

Le 07/05/2026 à 10:16, clara2707. a dit :

Comment la reconstruire, après que le mal, la douleur l'ai définit ?

tout d'abord, je dirais que nous n'avons pas véritablement d'identité bien définie, mais plutôt une certaine personnalité qui s'appuie sur un certain caractère, que l'on hérite grosso-modo à la naissance, bien que tout cela peut être fortement modulé en fonction de notre environnement évolutif, les parents, la famille, la culture, l'éducation, etc, ainsi que les expériences heureuses comme malheureuses en cours de route, ces dernières seront d'autant plus irréversibles qu'elles se seront produites tôt dans l'existence, intensément et même à répétition. [ Ce qui se rapproche le plus de " l'identité " et qui a une certaine validité non nulle scientifique, est ce que l'on appelle le " Big Five " de la personnalité, c'est-à-dire 5 typologies de personnalités, où chacun peut être évalué assez grossièrement sur ces 5 dimensions bipolaires, sous le format d'un graphe pentagonal par exemple, mais cela reste une généralité et ce très approximative, qui est rarement valable tout le temps, et/ou en toute circonstance ou toute situation. A contrario, les chercheurs en Psychologie dénoncent les théories de développement personnelle, toutes plus fallacieuses/infondées/invalides les unes que les autres ! ]

Bien que nous ne naissions pas vierge de forme " spirituelle " ou cognitivo-affective, ce que nous devenons dépend malgré tout grandement de notre parcours de vie singulier, avec ses contingences, ses heurs et malheurs. Certains traumatismes seront très difficiles, voire impossibles à surmonter, que ce soit un viol, de revenir d'un combat ou d'avoir été emprisonné ( Shoah ou Goulag ) ou torturé, ou plus " simplement " maltraité dans l'enfance, ou plus récemment avoir été parmi les victimes d'un attentat terroriste, ou bien encore un deuil de sa moitié ou pire que tout de son enfant.

Tout le monde ne fait pas face identiquement à ce genre d'épreuves, certaines personnes seront plus résilientes que d'autres, mais parfois les apparences peuvent aussi être trompeuses, la personne traumatisée pouvant ( se ) montrer comportementalement à peu près normale, alors que dans son for intérieur, elle est brisée, mal ou en souffrance. Un entourage adapté, peut sembler une bonne chose, à la condition que la bienveillance ou les bonnes intentions ne laissent place à une aggravation de la problématique avec des conseils mal avisés, ce qui est très souvent le cas, comme en témoigne des veuves par exemple lors d'enquêtes structurées par des chercheurs en Psychologie, où elles se plaignent que leurs proches les intiment/invitent à aller mieux, alors qu'en réalité, elles préfèreraient parler ouvertement de ce qu'elles ont sur le cœur, de ce qu'elles ressentent ou endurent, autrement dit de vider leur sac émotionnel, et non qu'on les incite par on-ne-sait-quel truchement à aller de l'avant !   

 

Le mal que l'on aura connu ou enduré, fera inexorablement parti de soi dorénavant, certains parleront de reconstruction, si tant est que l'on puisse revenir à ce que l'on était avant, en effet, même sans traumatisme, nous ne serons jamais deux fois la même personne, notre " identité " change en même temps que nous évoluons, celle de nos 40 ou 50 ans n'a pas plus de mérite ou de valeur, que celle de nos 7 ou 8 ans, ou de nos 20 ou 30 ans, au mieux, on sait un peu mieux ce que l'on veut ou ne veut plus, parce qu'on a " la chance " de l'avoir déjà expérimenté, et encore sous d'innombrables conditions, de toute façon l'écrasante majorité d'entre nous, ne savons pas qui nous sommes réellement, toutes les expériences scientifiques montrent que les tentatives d'introspections individuelles ne sont absolument pas fiables ( corrélation proche de zéro ), il est plus plausible toutefois, que les gens cherchent à être ceci ou cela par envie ou désir, c'est à dire, non pas tant à se construire une identité, parce qu'elle restera ainsi fragile, mais bien plutôt et plus rigoureusement à jouer un rôle, comme les comédiens le font dans les fictions, nous le faisons tous dans la vie réelle. Par exemple, en moralité, via entre autres l'hypocrisie morale, ce que les personnes pensent et disent d'elles-mêmes et ce qu'elles font concrètement, sans forcément faire le lien causal entre les deux, est inconsistant, les individus se perçoivent ou se croient plus moraux que ce qu'ils vont effectivement faire ou produire en actes moraux, et même, y contrevenir tout en gardant l'illusion de l'avoir été en s'auto-justifiant d'y avoir contrevenu, l'esprit humain est tel, qu'il est tout-à-fait capable de s'auto-convaincre de choses sur lui-même qui ne sont que fabulations ou contorsions de la réalité.

 

Par contre, la souffrance en elle-même est un vrai fléau tant individuel que sociétal, il faut donc pragmatiquement en trouver des remèdes ou des solutions, pour au moins espérer améliorer les conditions de vie des personnes affectées, même si là aussi il y a un bémol, la plupart des personnes qui ont connu elles-mêmes des souffrances, elles ne comprennent et agissent qu'envers ce même type de douleurs ( que ce soit un veuvage, une lutte contre un cancer, ou de se " remettre " d'une addiction par exemples ), cela ne se généralise pas à toutes les douleurs indifféremment, la compréhension est donc assez limitée in fine, un exemple trivial selon moi, est qu'aucun homme sur Terre ne sera jamais en mesure de comprendre réellement ce que les femmes endurent quand elles ont des règles douloureuses ou pirement quand elles accouchent, tant que l'on n'a pas connu soi-même cette même souffrance - de la même cause, on n'en a souvent qu'une compréhension cognitive, mais pas incarnée, et d'autant plus que la distance d'intimité entre nous et la personne concernée s'accroit, en effet, on est plus à même de ressentir la même détresse émotionnelle que son enfant très malade, qu'un inconnu se tordant de douleurs sur son lit d'hôpital ! Des expériences sous IRM du cerveau entre des participants et un intime, un objet ou un inconnu sont venues confirmées ces affirmations, via l'activation plus ou moins atténuées des zones de la douleur, et réciproquement pour l'accompagnant, l'activation des zones de la douleur semblables à la sienne si la proximité est grande.   

Il faut donc apprendre, d'une manière ou d'une autre, à vivre avec ce que l'on a vécu, que ce soit en bien comme en mal, on se doute que celle ou celui qui aura grandi dans un environnement aimant et surprotecteur, tout comme anticipant tous les besoins de l'enfant en devenir, qu'il y a risque d'engendrer un individu mal-adapté et même inadapté à la société également, comme on en entend parler avec les enfants-rois ou tyranniques ! " Trop " de soins ou d'amour ne semble donc pas non plus la panacée...  

 

Que le mal qui nous afflige soit d'origine physique, psychologique ou même infectieux, dans tous les cas, c'est l'organisme qui doit surmonter l'épreuve, au mieux l'extérieur peut apporter une facilitation à une éventuelle guérison, bon restons optimistes, pour les souffrances psychologiques/physiques ( accidents avec handicap ou séquelles de maladie par exemples ) dans environ 70% des cas au bout de 5 ans, les gens ont réussi à suffisamment surmonter l'épreuve qu'ils ont vécu, i.e. de ne pas rester coincé là-dessus ad vitam eternam ( = ruminations et autres flash-back le cas échéant ), reste environ 20% qui peuvent demeurés ( ou être " réfractaires " ) même après 7 ans en souffrance et avec tous les accompagnements/traitements que l'on voudra, même si il y a continuellement des progrès médicaux pour telle ou telle pathologie particulière ou groupes de difficultés ( les addictions ou les agressions par exemples ), dont les fameuses TTC ( Thérapies Cognitivo-Comportemantales, scientifiquement validées, c'est-à-dire meilleur que l'effet placebo ! Autrement dit avec groupe contrôle, ce que ne font, ô grand jamais, les pourvoyeurs/défenseurs du " développement personnel " ) 

 

:bienvenue:

 

Modifié par deja-utilise
  • Like 1
Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Membre, 20ans Posté(e)
clara2707. Membre 26 messages
Forumeur inspiré‚ 20ans‚
Posté(e)
Le 07/05/2026 à 15:07, Enchantant a dit :

Ayant eut trois enfants et grand-père de six petits-enfants, j’ai effectivement observé que les enfants qui n’ont pas eut leur compte de protection et d’amour de leurs parents au cours de leur tendre enfance, comparativement à mes enfants, sont blessés à vie.

Que pour eux, la relation affectives et sociales aux autres reste toujours un vrai problème à surmonter.

Dans le même temps, j’ai été surpris par la différence ou la façon d’être au monde de chacun de mes enfants…ce qui me fait dire que nos identités respectives sont profondément ancrés.

Vous avez 20 ans, je ne vous connais pas et ne connais pas vos soucis.

Mais si votre parcours de jeunesse a été heurté et que vous en souffriez ce n’est pas étonnant. Essayer de côtoyer des personnes de confiance de votre entourage proche

Pensez qu’a votre tour, vous deviendriez un jour  maman dans quelques années et que vous aurez à cœur de ne pas reproduire à vos petits, ce que vous avez vécu.

J'en suis intimement convaincu. Amitiés.

Merci de votre écoute et de vos conseils ! 

Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Annonces
Maintenant

Rejoindre la conversation

Vous pouvez publier maintenant et vous inscrire plus tard. Si vous avez un compte, connectez-vous maintenant pour publier avec votre compte.

Invité
Répondre à ce sujet…

×   Collé en tant que texte enrichi.   Coller en tant que texte brut à la place

  Seulement 75 émoticônes maximum sont autorisées.

×   Votre lien a été automatiquement intégré.   Afficher plutôt comme un lien

×   Votre contenu précédent a été rétabli.   Vider l’éditeur

×   Vous ne pouvez pas directement coller des images. Envoyez-les depuis votre ordinateur ou insérez-les depuis une URL.

Chargement
×