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La fin du mythe de la méritocratie

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Marcuse

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Membre, 26ans Posté(e)
Marcuse Membre 1 248 messages
Mentor‚ 26ans‚
Posté(e)

La méritocratie continue d’être brandie comme la preuve que tout serait possible pour qui « se donne les moyens ». Mais ce discours, qui ignore le poids écrasant des origines sociales, n’est rien d’autre qu’un instrument de culpabilisation. En prétendant récompenser le mérite, la société punit surtout ceux qui n’avaient aucune chance. Voici pourquoi le mythe s’écroule et pourquoi il faut enfin le dire.

Il est temps de regarder en face ce que beaucoup pressentent, ce que certains savent déjà, et que d’autres persistent à nier par confort idéologique : la méritocratie est un mythe, peut-être même le dernier grand conte politique occidental. Un récit rassurant, séduisant, presque enfantin, qui promet à chacun qu’il suffit de vouloir pour pouvoir, que le destin individuel serait un terrain vierge où la volonté personnelle trace son chemin. Pourtant, ce récit s’effrite, non pas par cynisme, mais par l’accumulation de faits, de données, d’expériences. Et parce que nous commençons enfin à comprendre une évidence que les sciences sociales répètent depuis des décennies : le « je » n’existe pas seul. Le « je » est un « nous ».

On ne choisit pas son lieu de naissance. On ne choisit pas l’odeur du quartier où l’on grandit, ni la couleur politique de la table familiale. On ne choisit pas les livres qu’on ne nous lit pas, les horizons qu’on ne nous montre pas, les attentes qu’on ne projette pas sur nous. On ne choisit pas la langue qui berce ou la langue qui enferme. On ne choisit pas d’être né à Gaza sous les bombes, à Limoges dans une famille salariée, ou à New York dans les étages supérieurs d’une tour de verre. Ces données ne sont pas des anecdotes : elles constituent le cadre, les murs porteurs de toute existence.

https://www.politis.fr/articles/2025/12/parti-pris-la-fin-du-mythe-de-la-meritocratie/

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Membre, 47ans Posté(e)
Emergence Membre 169 messages
Forumeur survitaminé‚ 47ans‚
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Il y a 1 heure, Marcuse a dit :

  On ne choisit pas l’odeur du quartier où l’on grandit, ni la couleur politique de la table familiale. On ne choisit pas les livres qu’on ne nous lit pas, les horizons qu’on ne nous montre pas, les attentes qu’on ne projette pas sur nous 

On nous a tous appris à lire dans une école obligatoire et gratuite, apprendre à aller à une bibliothèque publique gratuite, pour lire et se documenter. Beaucoup n'utilisent pas cette chance que le contribuable paye fortement, pour s'en victimiser ensuite alors que l'information et le développement à l'accès à l'information est présent. 

Par contre, on choisi de s'abrutir devant une tv ou un smartphone, une console de jeux, passer son temps dans les soirées, se saouler, fumer des joints, au bistrot ou je ne sais quelle activité déviant de l'amélioration de son potentiel...

S'il n'y a pas la carotte qui fait avancer l'âne, et le maintient de la notion de mérite, même si bien sur il y a des situations où les dés sont pipés ou des contextes empêchant l'expression d'un potentiel, cela serait à mon sens un désastre sociétal. 

Modifié par Emergence
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Membre, 57ans Posté(e)
SpookyTheFirst Membre 4 059 messages
Maitre des forums‚ 57ans‚
Posté(e)
Il y a 2 heures, Marcuse a dit :

La méritocratie continue d’être brandie comme la preuve que tout serait possible pour qui « se donne les moyens ». Mais ce discours, qui ignore le poids écrasant des origines sociales, n’est rien d’autre qu’un instrument de culpabilisation. En prétendant récompenser le mérite, la société punit surtout ceux qui n’avaient aucune chance. Voici pourquoi le mythe s’écroule et pourquoi il faut enfin le dire.

Il est temps de regarder en face ce que beaucoup pressentent, ce que certains savent déjà, et que d’autres persistent à nier par confort idéologique : la méritocratie est un mythe, peut-être même le dernier grand conte politique occidental. Un récit rassurant, séduisant, presque enfantin, qui promet à chacun qu’il suffit de vouloir pour pouvoir, que le destin individuel serait un terrain vierge où la volonté personnelle trace son chemin. Pourtant, ce récit s’effrite, non pas par cynisme, mais par l’accumulation de faits, de données, d’expériences. Et parce que nous commençons enfin à comprendre une évidence que les sciences sociales répètent depuis des décennies : le « je » n’existe pas seul. Le « je » est un « nous ».

On ne choisit pas son lieu de naissance. On ne choisit pas l’odeur du quartier où l’on grandit, ni la couleur politique de la table familiale. On ne choisit pas les livres qu’on ne nous lit pas, les horizons qu’on ne nous montre pas, les attentes qu’on ne projette pas sur nous. On ne choisit pas la langue qui berce ou la langue qui enferme. On ne choisit pas d’être né à Gaza sous les bombes, à Limoges dans une famille salariée, ou à New York dans les étages supérieurs d’une tour de verre. Ces données ne sont pas des anecdotes : elles constituent le cadre, les murs porteurs de toute existence.

https://www.politis.fr/articles/2025/12/parti-pris-la-fin-du-mythe-de-la-meritocratie/

Je pense que le système francais a particulièrement tendance à détruire la méritocratie, mais c’est une particularité locale.

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Membre, 47ans Posté(e)
Emergence Membre 169 messages
Forumeur survitaminé‚ 47ans‚
Posté(e)
il y a une heure, SpookyTheFirst a dit :

Je pense que le système francais a particulièrement tendance à détruire la méritocratie, mais c’est une particularité locale.

Cela mène aussi de fait à la formation certain électorat. On préfère la paresse au labeur, si certains promettent de cajoler la paresse...

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Membre, 45ans Posté(e)
Kaliste Membre 2 927 messages
Maitre des forums‚ 45ans‚
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Petite anecdote, qui n'a rien à voir avec les origines sociales mais qui est assez en lien avec la considération de l'effort :

A l'école, mon garçon de 9 ans a des poèmes à recopier, illustrer puis apprendre pour récitation, normal quoi. Comment est-ce évalué ? Eh ben c'est considéré comme "non validé", donc loupé quoi, si tout n'est pas parfait. 

Lors de son dernier passage, il n'a pas validé son travail (long, pour un enfant de cet âge de recopier correctement, faire un dessin en rapport puis apprendre le texte) parce qu'il "n'a pas parlé assez fort". (Devant une remplaçante, donc inconnue des élèves, soit dit en passant) Alors ok, dura lex sed lex lol SAUF QUE là où je veux en venir c'est qu'il se retrouve au même point que des camarades qui ne savaient pas leur poème, voire même qui n'avaient pas fini de le recopier !

Bein je n'ai pu résister à faire ma parent d'élève reloue, j'ai fait remonter que ce n'était pas des plus juste et encourageant. Le travail ok, mais si en face on ne te reconnait aucun mérite, ça coince à un moment donné... Et c'est valable pour après l'école.

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Membre, 50ans Posté(e)
Elisa* Membre 15 889 messages
Maitre des forums‚ 50ans‚
Posté(e)
il y a 17 minutes, Kaliste a dit :

Petite anecdote, qui n'a rien à voir avec les origines sociales mais qui est assez en lien avec la considération de l'effort :

A l'école, mon garçon de 9 ans a des poèmes à recopier, illustrer puis apprendre pour récitation, normal quoi. Comment est-ce évalué ? Eh ben c'est considéré comme "non validé", donc loupé quoi, si tout n'est pas parfait. 

Lors de son dernier passage, il n'a pas validé son travail (long, pour un enfant de cet âge de recopier correctement, faire un dessin en rapport puis apprendre le texte) parce qu'il "n'a pas parlé assez fort". (Devant une remplaçante, donc inconnue des élèves, soit dit en passant) Alors ok, dura lex sed lex lol SAUF QUE là où je veux en venir c'est qu'il se retrouve au même point que des camarades qui ne savaient pas leur poème, voire même qui n'avaient pas fini de le recopier !

Bein je n'ai pu résister à faire ma parent d'élève reloue, j'ai fait remonter que ce n'était pas des plus juste et encourageant. Le travail ok, mais si en face on ne te reconnait aucun mérite, ça coince à un moment donné... Et c'est valable pour après l'école.

De la nuance… cela manque cruellement de nuances ! Et oui, on ne récompense aucunement l’effort, le travail effectué. 

J’imagine la déception de ton p’tit bout… 

Modifié par Elisa*
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Membre, `, Posté(e)
Tequila Moor Membre 16 657 messages
`,
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il y a 44 minutes, Kaliste a dit :

Petite anecdote, qui n'a rien à voir avec les origines sociales mais qui est assez en lien avec la considération de l'effort :

A l'école, mon garçon de 9 ans a des poèmes à recopier, illustrer puis apprendre pour récitation, normal quoi. Comment est-ce évalué ? Eh ben c'est considéré comme "non validé", donc loupé quoi, si tout n'est pas parfait. 

Lors de son dernier passage, il n'a pas validé son travail (long, pour un enfant de cet âge de recopier correctement, faire un dessin en rapport puis apprendre le texte) parce qu'il "n'a pas parlé assez fort". (Devant une remplaçante, donc inconnue des élèves, soit dit en passant) Alors ok, dura lex sed lex lol SAUF QUE là où je veux en venir c'est qu'il se retrouve au même point que des camarades qui ne savaient pas leur poème, voire même qui n'avaient pas fini de le recopier !

Bein je n'ai pu résister à faire ma parent d'élève reloue, j'ai fait remonter que ce n'était pas des plus juste et encourageant. Le travail ok, mais si en face on ne te reconnait aucun mérite, ça coince à un moment donné... Et c'est valable pour après l'école.

D'une certaine façon, je pense que cette remplaçante a donné une importante leçon à ton enfant, même si ce n'est probablement pas à cet âge qu'il faut la donner.

A savoir que, dans le monde d'aujourd'hui, la quantité d'efforts produite sur un sujet donné ne sert souvent à rien, seul le résultat final aura tendance à compter, et surtout l'appréciation finale qu'auront ceux qui valide tes efforts. Cela peut être quelqu'un de la sphère pédagogique comme dans ton exemple, cela peut être un supérieur hiérarchique dans une entreprise, des clients dans un business donné, un public quand on est artiste, etc.

De plus, dans un monde qui s'automatise au maximum, où l'accès à des outils ayant détourné une importante part du savoir et du savoir-faire humain se démocratise, il vaut mieux être conscient que cette tendance sera exacerbée.

Il ne peut plus y avoir de méritocratie dans un monde où des petits malins font travailler des IA à leur place, pour produire ultra-rapidement un bon résultat, que n'importe qui de vraiment talentueux mettra plus longtemps à réaliser en n'utilisant que son savoir et son savoir-faire.

Et aujourd'hui ce sont les IA, demain ce seront les robots : donc bon, le mérite, heu... Pour moi c'est caduc. 

Modifié par Tequila Moor
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Membre, 61ans Posté(e)
eriu Membre 11 607 messages
Maitre des forums‚ 61ans‚
Posté(e)
il y a 5 minutes, Tequila Moor a dit :

D'une certaine façon, je pense que cette remplaçante a donné une importante leçon à ton enfant, même si ce n'est probablement pas à cet âge qu'il faut la donner.

A savoir que, dans le monde d'aujourd'hui, la quantité d'efforts produite sur un sujet donné ne sert souvent à rien, seul le résultat final aura tendance à compter, et surtout l'appréciation finale qu'auront ceux qui valide tes efforts. Cela peut être quelqu'un de la sphère pédagogique comme dans ton exemple, cela peut être un supérieur hiérarchique dans une entreprise, des clients dans un business donné, un public quand on est artiste, etc.

De plus, dans un monde qui s'automatise au maximum, où l'accès à des outils ayant détourné une importante part du savoir et du savoir-faire humain se démocratise, il vaut mieux être conscient que cette tendance sera exacerbée.

Il ne peut plus y avoir de méritocratie dans un monde où des petits malins font travailler des IA à leur place, pour produire ultra-rapidement un bon résultat, que n'importe qui de vraiment talentueux mettra plus longtemps à réaliser en n'utilisant que son savoir et son savoir-faire.

" Il ne peut plus y avoir de méritocratie dans un monde où des petits malins font travailler des IA à leur place, pour produire ultra-rapidement un bon résultat, que n'importe qui de vraiment talentueux mettra plus longtemps à réaliser en n'utilisant que son savoir et son savoir-faire." 

Oh oui , c'est important . De plus celui qui n'utilisera pas l'IA sera plus sûr d'avoir intégré les savoirs et savoir-faire afin de le refaire et de transposer ces savoirs . 

De surcroît comme le souligne @Elisa* , les nuances semblent de plus en plus faire défaut , à tous les niveaux ( communication , évaluation ( exemple de @Kaliste) ou infos ), mais aussi contextualiser .

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Membre, 45ans Posté(e)
Kaliste Membre 2 927 messages
Maitre des forums‚ 45ans‚
Posté(e)
il y a 10 minutes, Tequila Moor a dit :

D'une certaine façon, je pense que cette remplaçante a donné une importante leçon à ton enfant, même si ce n'est probablement pas à cet âge qu'il faut la donner.

A savoir que, dans le monde d'aujourd'hui, la quantité d'efforts produite sur un sujet donné ne sert souvent à rien, seul le résultat final aura tendance à compter, et surtout l'appréciation finale qu'auront ceux qui valide tes efforts. Cela peut être quelqu'un de la sphère pédagogique comme dans ton exemple, cela peut être un supérieur hiérarchique dans une entreprise, des clients dans un business donné, un public quand on est artiste, etc.

De plus, dans un monde qui s'automatise au maximum, où l'accès à des outils ayant détourné une importante part du savoir et du savoir-faire humain se démocratise, il vaut mieux être conscient que cette tendance sera exacerbée.

Il ne peut plus y avoir de méritocratie dans un monde où des petits malins font travailler des IA à leur place, pour produire ultra-rapidement un bon résultat, que n'importe qui de vraiment talentueux mettra plus longtemps à réaliser en n'utilisant que son savoir et son savoir-faire.

Et aujourd'hui ce sont les IA, demain ce seront les robots : donc bon, le mérite, heu... Pour moi c'est caduc. 

C'est possible mais bon, à son âge on essaye surtout de lui apprendre que faire des efforts est récompensé quoi... Tout le monde ou presque a une tendance naturelle à la paresse et peu importe ce que réserve l'avenir j'ai pas envie d'en faire un partisan du moindre effort.

Ce qui est surtout dérangeant ce n'est pas tant que seule la perfection soit admise, c'est surtout de voir son travail mis au même niveau que le gamin qui s'est pointé les doigts de pied en éventail !

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Membre, forumeuse acharnée, Posté(e)
querida13 Membre 49 101 messages
forumeuse acharnée,
Posté(e)
Il y a 5 heures, Kaliste a dit :

Petite anecdote, qui n'a rien à voir avec les origines sociales mais qui est assez en lien avec la considération de l'effort :

A l'école, mon garçon de 9 ans a des poèmes à recopier, illustrer puis apprendre pour récitation, normal quoi. Comment est-ce évalué ? Eh ben c'est considéré comme "non validé", donc loupé quoi, si tout n'est pas parfait. 

Lors de son dernier passage, il n'a pas validé son travail (long, pour un enfant de cet âge de recopier correctement, faire un dessin en rapport puis apprendre le texte) parce qu'il "n'a pas parlé assez fort". (Devant une remplaçante, donc inconnue des élèves, soit dit en passant) Alors ok, dura lex sed lex lol SAUF QUE là où je veux en venir c'est qu'il se retrouve au même point que des camarades qui ne savaient pas leur poème, voire même qui n'avaient pas fini de le recopier !

Bein je n'ai pu résister à faire ma parent d'élève reloue, j'ai fait remonter que ce n'était pas des plus juste et encourageant. Le travail ok, mais si en face on ne te reconnait aucun mérite, ça coince à un moment donné... Et c'est valable pour après l'école.

Quand j'étais enseignante je notais et corrigeais le travail de copie et d'illustration et notais  AUSSI la déclamation des poésies. Les instits mal formés courent les rues, hélas et encore heureux si l'on en trouve car 9% des horaires du  programme ne sont pas assurés en ce moment, faute de profs. Comme la  note de récitation comptait pour la moyenne dans le bulletin du bimestre, tous les enfants l'avaient copiée, sinon ils ne pouvaient pas l'apprendre . Mais en revanche chacun pouvait compléter les dessins de son cahier quand j'évaluais.

Modifié par querida13
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Membre, 153ans Posté(e)
Yabon Super Membre 619 messages
Forumeur alchimiste ‚ 153ans‚
Posté(e)

Le "tout le monde a des capacités égales, il y en a juste qui n'ont pas eu de bol" est souvent cité par des abrutis qui préfèrent se soûler, regarder la télé réalité, etc. plutôt qu'étudier et se donner les moyens de réussir... comme par hasard.

La plupart des membres de ce forum vivent là où l'école fondamentale est gratuite ou presque, et où les études supérieures sont largement accessibles (contrairement par exemple aux USA où certains doivent faire un prêt conséquent pour payer leurs études). Alors sèche tes larmes, pose ta bière, éteins ta télé réalité, et va bosser.

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