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Le " Parler pour ne rien dire " a t-il une utilité

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MadameRosa

Messages recommandés

Membre, 39ans Posté(e)
Totologik Membre 548 messages
Forumeur alchimiste ‚ 39ans‚
Posté(e)

Bonjour,

Il y a 7 heures, Loufiat a dit :

Est il vraiment besoin de vous pointer linsanité de votre réponse, que vous vous en rendiez compte. 

Si vous estimez que 95% des conversations sont en moyenne "du bruit" au lieu d'information, revoyez votre thermomètre et appliquez un peu d'humilité. . [...]

Tes lumières sont les bienvenues si cela peut enrichir la discussion.

Et, je ne comprends pas en quoi mon propos manque d'humilité, surtout que j'écris que ce "95% de bruit" est nécessaire dans nos communications verbales.

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Membre, Posté(e)
Passiflore Membre 23 636 messages
Maitre des forums‚
Posté(e)
Il y a 2 heures, Totologik a dit :

(...) ce "95% de bruit" est nécessaire dans nos communications verbales.

 

Pas forcément nécessaire, non et mieux vaut aller le plus rapidement possible à l'essentiel (à ce que l'on veut exprimer) sans tourner des plombes autour du pot si l'on souhaite être entendu car le "95% de bruit" dont tu parles pourrait rendre inaudible l'idée que l'on veut exprimer, l'intérêt de son interlocuteur s'étant envolé depuis un bon bout de temps.

À force d"engluer son propos dans tout un fatras de paroles inutiles, on "perd" son interlocuteur. 

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Membre, 38ans Posté(e)
sirielle Membre 9 823 messages
Maitre des forums‚ 38ans‚
Posté(e)

On peut trouver une utilité, ne serait-ce qu'infime, à tout acte. Aucun acte n'est totalement dénué d'intérêt. Mais ça n'en fait pas forcément pour autant un acte approprié ni nécessaire. On dit par exemple "A quelque chose malheur est bon.", ne serait-ce aussi que par la leçon qu'on peut en tirer, etc... Les conséquences des actes dépendant aussi de ce que l'on en fait par la suite, voire de ce qui n'est pas voulu et qui en découle, etc... et ne se restreignent évidemment pas à l'acte pur. En tout cas les paroles aussi peuvent parfois avoir des conséquences importantes, parfois mauvaises, ce n'est pas dans tous les cas un acte anodin. "Parler pour ne rien dire" est généralement une expression connotée péjorativement, mais dans l'absolu les utilités peuvent en être parfois par exemple de créer une diversion ou la confusion sur un sujet, un peu comme "la langue de bois", voire de remplir un silence pesant...

Modifié par sirielle
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Membre, Forumeur confit, Posté(e)
Enchantant Membre 18 112 messages
Forumeur confit,
Posté(e)
Le 15/11/2025 à 10:37, MadameRosa a dit :

Quelle valeur pouvons nous lui accorder ?

Elle permet à ceux et celles qui n’ont rien à dire de s’exprimer quand même en toute liberté, ce n’est pas rien !

Ma réponse écrite en est une preuve ! :D

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Membre, 70ans Posté(e)
Don Juan Membre 3 295 messages
Forumeur vétéran‚ 70ans‚
Posté(e)

Entre dire et taire se tient une vérité

Et l’intervalle est intense

Qui ne veut se montrer

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  • 1 mois après...
Membre, If you don't want, you Kant..., Posté(e)
deja-utilise Membre 6 046 messages
If you don't want, you Kant...,
Posté(e)

Bonjour @MadameRosa ( " Pour moi, la première utilité est de créer un lien entre celui qui émet et celui qui reçoit. " c.f.: la généralisation du langage phatique ) et

Le 15/11/2025 à 12:07, Totologik a dit :

Mon expérience est que nos conversations contiennent (disons ...) 95% de bruit et 5% d'information importante ou paroles qui auront un vrai impact. Mais accéder à ces 5% nécessite ces 95% en préliminaire. On n'aborde jamais un sujet difficile de but en blanc. En situation de négociation on ne parle pas tout de suite du sujet principal. On n'aide pas un proche en lui sortant une bullet-list avec ses 4 vérités suivie d'une liste de recommandations etc...

Bref, on passe l'essentiel du temps à enrober le message, à créer une certaine "atmosphère". Avant de livrer ce qu'on a à livrer. Donc oui, parler pour ne rien dire est utile et même nécessaire dans toute relation humaine.

Tout dépend, principalement, en réalité du contexte ou de la situation, par exemples soit dans la vie de tous les jours en dehors du travail et/ou de l'école, soit au contraire lors d'une épreuve orale de Math ou de Physique !

Dans une situation banale ou non formalisée, il a été montré, par exemple à côté d'une machine à café, que 80% du contenu des conversations était à vocation/finalité sociale. Il a aussi été montré que l'essentiel du message - retenu - ou de la communication pouvait être non-verbal et/ou non-sémantique, et c'est d'autant plus vrai que la personne avec qui on va converser on ne la connait pas, elle sera jugé au faciès quasiment instantanément et inconsciemment, le reste risque alors fortement de suivre cette première impression inintentionnelle, d'autant plus que l'on n'aura pas l'occasion d'approfondir davantage le propos ou la discussion, quelle qu'en soit la raison ou la cause. À l'inverse, quand deux ingénieurs discutent d'un projet précis, les idées et les concepts, les process en jeu seront prépondérants, il y aura alors peu de place au superflu ou à l'inessentiel, y compris des règles ou finalités sociales, et ce d'autant plus qu'il y aura empressement/urgence à trouver une solution le cas échéant et qu'ils se connaissent bien de surcroit.

Bien sûr il y a toujours un minimum à respecter quand 2 personnes communiquent, et ces minima sont plus élevés en même temps que les protagonistes sont étrangers l'un à l'autre, des amis peuvent plus facilement se dire leurs quatre vérités que deux parfaits inconnus, sans en même temps déclencher une animosité peu ou prou pérenne et récalcitrante à toute mise au point future ( peut-être pas n'importe quand ni n'importe comment ceci-dit). Il existe donc tacitement ou implicitement, des priorités ou des valeurs " sacrées " à ne pas bafouer, en effet, la plupart des gens préfèreront préserver cahin-caha le lien social quitte à jouer la comédie, les hypocrites ou à mentir, sauf si il existe en amont déjà des conflits d'intérêts ou identitaires ( eux vs nous, i.e. le " dualisme psychologique " ) en l'occurrence, c'est pourquoi les autistes ont autant de mal à s'intégrer avec les " neurotypiques " et vice-versa, cette surcouche sociale leur étant très peu-naturelle voire incompréhensible, creusant un gouffre axiologique incompatible avec le-plus-grand-nombre, en particulier et conjointement un parrèsiaste a toutes les chances d'être mal perçu, mal vu et rejeté, voire discrédité/dévalué d'une manière ou d'une autre, parce qu'il est à rebours ou à rebrousse-poil de cet a priori social de bienséance/convenance culturellement sélectionnée - quelque peu arbitrairement... C'est-à-dire que la Vérité est placée en-dessous de considérations affinitaires/affectives/identitaires, dit autrement de la Sympathie ( c.f.: J.Stuart Mill, " Les sentiments moraux " ), quelle bizarrerie !

 

:bienvenue:

 

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Membre, 41ans Posté(e)
Fhink Membre 680 messages
Forumeur expérimenté‚ 41ans‚
Posté(e)
Le 15/11/2025 à 10:37, MadameRosa a dit :

Quelle valeur pouvons nous lui accorder ?

Le parler bien pour ne rien dire de mal. Cela a pour utilité de réduire l'impact du mal ;

On parle souvent du « parler pour ne rien dire » comme d’un défaut.

Mais il peut aussi s’agir de parler sans nuire : maintenir une interaction, une paix sociale, sans introduire de propos blessants ou violents.

Dans ce sens, parler bien pour ne rien dire de mal peut avoir une utilité réelle : réduire l’impact du mal par la parole.

C'est la logique du pivot que j'applique ici. Parler ce n'est pas rien dire alors parler pour ne rien dire est contradictoire. Et le pivot annule cette contradiction car parler bien ce n'est pas rien dire de bien alors parler bien pour ne rien dire de mal est cohérent. Et si parler pour ne rien dire est corrompu par le mal alors ça devient parler mal pour ne rien dire de bien.

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Membre, If you don't want, you Kant..., Posté(e)
deja-utilise Membre 6 046 messages
If you don't want, you Kant...,
Posté(e)

Bonjour,

Il y a 21 heures, Fhink a dit :

Le parler bien pour ne rien dire de mal. Cela a pour utilité de réduire l'impact du mal ;

je suis navré, même si bien évidemment cette expression " parler pour ne rien dire " n'est pas à prendre en un sens littéral et donc sous une dimension de logique formelle dans un usage quotidien, c'est que le fait est que " mal " ou " bien " ce n'est déjà pas rien, que ce soit en tant qu'adjectif ou nom: de mal parler ou parler du mal par exemples.

De plus, en introduisant ces notions morales, on oriente ou réduit la portée de l'expression, à cette seule dimension, ce faisant, il se produit un glissement axiologique qui n'existait pas forcément auparavant, qui explique ensuite le recours à la " logique du pivot ", dont j'ai du mal à suivre " la logique " dans le lien fourni - surtout en B 3) et 4) [ Il suffit de remplacer x par 2 et y par 3 pour y voir une incohérence flagrante ], néanmoins, ce que je peux en dire pour le moment repose sur le fait que la Logique dite classique est bipartite ( vrai-faux ), alors qu'avec une Logique tripartite avec un élément Neutre ( vrai-neutre-faux ), cela change la donne et bien évidemment, cette dernière englobe la première, elle est plus générale, qui plus est, plus proche du monde réel moins dichotomique.

 

Il y a 21 heures, Fhink a dit :

On parle souvent du « parler pour ne rien dire » comme d’un défaut.

Comme pour toute chose, tels que d'être curieux ou intelligent, cela peut fort bien devenir une critique sévère quand dans d'autres circonstances c'est loué, encouragé et/ou recherché.

On peut même introduire une autre façon d'aborder la question de la forumeuse, que celle que j'ai adoptée auparavant, on peut par exemple se demander si le " rien " est partagé/perçu par les deux protagonistes en jeu, par un seul des deux, ou par un ou des observateurs extérieurs à l'échange. Par exemples, un collégien qui parlerait d'une leçon ou d'un exercice de math devant un professeur de Math-sup ou Math-spé, ce dernier pourrait juger qu'il parle pour ne rien dire, vu que ce qu'il dit est évident, trivial, archi-connu, ou bien un observateur expert d'un domaine d'écouter deux profanes s'épanchant sur le sujet, là aussi, il jugerait qu'ils parlent pour ne rien dire - de notable, pertinent ou de nouveau, ou dans la même veine un zététicien scrutant la conversation de deux superstitieux ou adeptes de la cartomancie, etc... D'où peut-être l'adage " le silence est d'or " !?

 

Il y a 21 heures, Fhink a dit :

Mais il peut aussi s’agir de parler sans nuire : maintenir une interaction, une paix sociale, sans introduire de propos blessants ou violents.

Il est donc évident que l'on parle ici pour quelque chose: ne pas nuire, maintenir du lien, la paix, etc..., cela n'est donc encore une fois pas " rien ", étant donné l'objectif sous-jacent.

 

Il y a 21 heures, Fhink a dit :

Dans ce sens, parler bien pour ne rien dire de mal peut avoir une utilité réelle : réduire l’impact du mal par la parole.

C'est la suite même, inévitable, de la restriction de départ: " le parler bien pour ne rien dire de mal " ! Le contraire eut été plus qu'étonnant ! C'en est même tautologique...

 

Il y a 21 heures, Fhink a dit :

C'est la logique du pivot que j'applique ici. Parler ce n'est pas rien dire alors parler pour ne rien dire est contradictoire.

Plutôt que de développer une réponse formelle, rébarbative déjà pour moi, je vais me contenter de donner " un " exemple, qui illustre la Logique tripartite à élément Neutre, évoquée au-dessus, si je dis par exemple " je ne suis pas pauvre " ou " je ne suis pas malheureux ", il ne s'en suit pas nécessairement ( logique binaire ) que " je sois riche " ou que " je sois heureux ", tout bonnement parce qu'il existe un état intermédiaire plus ou moins large, disons d'une certaine épaisseur ou encore d'un ensemble non vide, où je peux être ni-riche-ni-pauvre, ni-heureux-ni-malheureux, puisque neutre ou indifférent ! Par extension il en va ainsi dans bien des domaines sociométriques ou biologiques, un intervalle dans lequel les gens sont considérés comme dans la normalité, si c'est une courbe gaussienne: + ou - 2 écart-types, il en va ainsi de l'Intelligence telle que mesurée par le QI, un QI entre 70 et 130 est considéré comme normal, en-deça comme une insuffisance/déficience au-delà comme une surefficience, d'où l'on voit que l'élément neutre/indifférent peut même recouvrir une majorité d'individus, dans le cas précédent 95% de la population tout de même. Dit autrement, la négation d'un terme négatif, ne donne pas forcément le terme opposé positif et réciproquement !

 

Il y a 21 heures, Fhink a dit :

[...] car parler bien ce n'est pas rien dire de bien alors parler bien pour ne rien dire de mal est cohérent. Et si parler pour ne rien dire est corrompu par le mal alors ça devient parler mal pour ne rien dire de bien.

C.f.: supra ! ( avant-dernier paragraphe )

 

:bienvenue:

Modifié par deja-utilise
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Membre, 41ans Posté(e)
Fhink Membre 680 messages
Forumeur expérimenté‚ 41ans‚
Posté(e)

@deja-utilise

Merci pour ton commentaire, il complète bien la discussion. 🙂

En fait, la logique du pivot que j’applique peut englober ce que tu appelles une logique tripartite (vrai‑neutre‑faux), mais d’une manière un peu différente.

Dans ma logique, la seule vraie contradiction est le Bien ↔ la souffrance. Tous les autres éléments qui semblent contradictoires “pivottent” autour de cet axe pour devenir l’un l’autre. Par exemple :

Le moins de bien n’est pas simplement un état neutre : il correspond au plus de souffrance, et inversement, le moins de souffrance correspond au plus de bien.

On peut être plus ou moins bien, ce qui implique plus ou moins mal, mais ces états ne sont pas absolus : ce sont les éléments qui se contredisent (plus ↔ moins, savoir ↔ ignorance, etc.) qui pivotent autour de l’axe Bien ↔ souffrance.

Autrement dit, les notions de “plus” et “moins” donc les états intermédiaires comme ni‑bien‑ni‑mal sont relatifs à l’axe du pivot. Ces états deviennent des moments où les contradictions apparentes sont réorganisées et neutralisées, tout en conservant la cohérence globale.

Donc, la logique du pivot englobe la logique tripartite : elle permet de traiter les états intermédiaires (plus ou moins, ni‑bien‑ni‑mal) en les reliant formellement à la contradiction centrale Bien ↔ souffrance, ce qui assure une structure cohérente et non contradictoire.

Modifié par Fhink
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