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Tout ce qui a été posté par Leverkuhn
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"Je ne crois pas au bien, je crois à la bonté"
Leverkuhn a répondu à un(e) sujet de yagmort dans Philosophie
Les khmers rouges n'étaient pas vraiment animés par un désir de bien envers l'humanité. C'était surtout des ultra-nationalistes soutenus par l'Occident et la Chine contre le Vietnam et l'URSS. Un régime et un génocide qui a pris fin par l'intervention du Vietnam. -
Il m'est arrivé quand j'étais enfant, de penser très intensément que ma vie était comme déterminée par une sorte de destin. Mais je n'avais pas vraiment d'idées de ce qui relevait du destin ou non. Je pense que pour moi, le destin a toujours été davantage une sorte de projection de la voie à laquelle j'aspirai qu'une sorte de prison, de cage d'où on ne peut s'échapper.
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Le complotisme n’est pas une dérive isolée. C'est une grille de lecture politique omniprésente. Il repose sur la peur que des groupes organisés prennent le contrôle des institutions, souvent en infiltrant l’État de manière invisible. C'est une rhétorique structurelle à l’État-nation. Il prend une forme particulièrement généralisée dans les périodes fascistes, dans lesquelles la société s'organise contre une population particulière. L’industrie culturelle et le mimétisme des masses jouent un rôle clé dans la diffusion du complotisme, en créant des récits simplifiés et répétitifs qui finissent par structurer profondément la perception du réel. Le complotisme devient ainsi une grille de lecture dominante, façonnant la psyché collective et influençant les décisions politiques et sociales. Cette mécanique s’appuie sur des concepts volontairement flous et contradictoires, qui permettent de justifier une menace omniprésente et d’alimenter un climat de suspicion généralisé. Des notions comme le séparatisme, l’entrisme musulman sont souvent mobilisées ensemble, bien qu'incohérents. Cette incohérence n’est pas un obstacle, mais un levier rhétorique qui permet d’entretenir l’image d’une menace protéiforme et insaisissable. L’amplification de cette peur diffuse légitime alors un discours sécuritaire, où la nécessité d’un contrôle renforcé devient une évidence. Ce climat de tension favorise une concentration du pouvoir et une restriction des libertés individuelles sous prétexte de prévenir une infiltration diffuse systématique. En renforçant cette posture défensive, l’État se positionne comme le dernier rempart face à une conspiration rampante, réactivant ainsi des schémas déjà observés dans les périodes fascistes du passé.
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Un virage à l’extrême droite religieuse de LFI ? Quand la gauche renie la laïcité qu’elle a construite 🇫🇷☪️📉
Leverkuhn a répondu à un(e) sujet de Kyoshiro02 dans Politique
Est-ce qu'il y a un truc un tant soi peu vérifiable là dedans ? Quand le propos est factuel (les drag queen), c'est de la pure invention, voire de la diffamation, mais c'est bien structuré, ça oui c'est sûr. -
Georgia Meloni fait chuter l'immigration irrégulière de 60% en 2024
Leverkuhn a répondu à un(e) sujet de Garlaban dans Politique
L'Italie entretient ses relations diplomatiques avec les pays d'émigration, et l'UE paie les pays du maghreb pour expulser les migrants. En attendant entre 2024 et 2025, 452 000 titres de séjour sont sensés avoir été octroyés en Italie. On est loin du projet de remigration de français vanté par les tarés qui profitent de n'importe quelle occasion pour mettre les problèmes sur le dos d'immigrés ou de français considérés comme étrangers. https://www.lemonde.fr/afrique/article/2024/05/21/comment-l-argent-de-l-union-europeenne-permet-aux-pays-du-maghreb-de-refouler-des-migrants-dans-le-desert_6234489_3212.html https://www.franceinfo.fr/monde/italie/italie-le-gouvernement-de-giorgia-meloni-va-faire-entrer-452-000-travailleurs-etrangers-d-ici-2025_6244803.html -
Voilà une réponse décevante. Alors je vais me permettre cette critique non radicale, même si je salue votre détermination et votre constance d'écriture sur le sujet, bien que complètement hermétique il faut le dire. Vous connaissez la « société primordiale ». Et vous la connaissez comment ? Vous avez lu et les autres non. Vous êtes le grand exégète, le Grand Sage venu délivrer le message de la société primordiale... Les éléments que j’ai soulevés sur le don, sur la hiérarchisation implicite, sur les mécanismes de pouvoir symbolique, sont déjà présents chez Mauss lorsqu'il parle du potlatch (1). Rien de nouveau ici, simplement une lecture sans mystification. Le texte que vous avez cité sur le hau est également présent dans l'essai sur le don. Mauss, indique assez clairement la nature de ce texte: Depuis quand saisit-on la réalité des rapports sociaux à partir d'un discours juridique et théologique ? Ce que vous appelez « critique radicale » n’est qu’un recyclage d’ontologie sociale, moins rigoureuse que celle de Lukács (très critiquable par ailleurs), et beaucoup plus douteuse dans ses fondements. Vous êtes en quête d'archaïsme. Là où Lukács pense la totalité comme le produit d’un procès historique, une génétique continue de formes sociales médiées, vous partez d’un mythe de la totalité perdue pour penser la contradiction et l'aliénation comme chute. Ce n’est pas de la dialectique, c’est une théodicée Quant à l’unité de l’Être, elle n’est ni plus ni moins dialectique dans ces sociétés que dans d’autres. Ce que vous nommez « indivision » est une projection, pas une réalité. Le paléolithique n’a pas échappé à la conflictualité, ni aux formes différenciées du lien social. L' « aletheia » que vous invoquez n’est pas autre chose qu’un fantasme anthropologique. ______________________________________________ (1) Même la destruction pure des richesses ne correspond pas à ce détachement complet qu'on croirait y trouver. Même ces actes de grandeur ne sont pas exempts d'égotisme. La forme purement somptuaire, presque toujours exagérée, souvent purement destructrice, de la consommation, où des biens considérables et longtemps amassés sont donnés tout d'un coup ou même détruits, surtout en cas de potlatch, donne à ces institutions un air de pure dépense dispendieuse, de prodigalité enfantine. En effet, et en fait, non seulement on y fait disparaître des choses utiles, de riches aliments consommés avec excès, mais même on y détruit pour le plaisir de détruire, par exemple, ces cuivres, ces monnaies, que les chefs tsimshian, tlingit et haïda jettent à l'eau et que brisent les chefs kwakiultl et ceux des tribus qui leur sont alliées. Mais le motif de ces dons et de ces consommations forcenées, de ces pertes et de ces destructions folles de richesses, n'est, à aucun degré, surtout dans les sociétés à potlatch, désintéressé. Entre chefs et vassaux, entre vassaux et tenants, par ces dons, c'est la hiérarchie qui s'établit. Donner, c'est manifester sa supériorité, être plus, plus haut, magister ; accepter sans rendre ou sans rendre plus, c'est se subordonner, devenir client et serviteur, devenir petit, choir plus bas (minister). Marcel Mauss, Essai sur le don. Forme et raison de l’échange dans les sociétés primitives Chapitre IV partie 2
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@Kairos, cette manière de concevoir l'être générique dans une sorte d'indivision et de réciprocité généralisée, n'est-ce pas là une mystification du paléolithique ? Vous mentionnez la conscience non-universelle s'agissant des sociétés de chasseurs-collecteurs. N'y a t-il pas au delà de cela, au sein même du cadre domestique des sociétés du paléolithique une différenciation, une supériorité sociale démonstrative portée par l'objet du don ? Cette histoire de l'être générique a t-elle une réalité quelconque ? A toute transformation précède une réalité, il n'y a pas lieu de croire qu'il existait une forme originelle où la condition humaine serait indivisée. L'Histoire ne commence pas avec la conscience historique. La dialectique est inhérente à la condition humaine.
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En définitive, lorsqu’il est question de pensée fictive, un problème fondamental demeure : celui du statut ontologique de la pensée. On peut formuler le problème sous cet angle : « Puis-je penser à quelque chose qui n’existe pas ? » Intuitivement, ma réponse intuitive est affirmative. Il me semble qu’il existe une indépendance entre les propriétés d’un objet et son existence, c’est-à-dire son statut ontologique. C’est dans cette perspective que Meinong a élaboré sa théorie de l’objet, selon laquelle il est possible de penser à des objets qui n’existent pas, mais qui possèdent néanmoins certaines propriétés déterminées, par exemple Sherlock Holmes, Pégase, etc. Ce qu'il y a d'intéressant dans sa théorie de l'Objet, c'est qu'elle est couplée à une théorie de l'Esprit, car le statut ontologique de l'Objet, existant ou non est en tant qu'Objet, Objet intentionnel, et ce indépendamment du fait que l'intention vise quelque chose de réel ou non. Toutefois, cette théorie a été fortement critiquée, notamment par Bertrand Russell et Gilbert Ryle. Leurs objections, bien que souvent considérées comme décisives, me paraissent moins convaincantes qu’on ne le prétend généralement. Malgré cela, la position dominante en philosophie a longtemps consisté à rejeter la théorie meinongienne au profit des analyses descriptivistes proposées par Russell, qui visaient à éliminer toute référence directe aux objets inexistants. Or, avec les travaux de Saul Kripke et l’introduction de la logique modale dans la philosophie du langage, la perspective russellienne a perdu de sa rigueur apparente. Kripke montre notamment que les noms propres sont des désignateurs rigides, et que la référence ne passe pas nécessairement par une description définie. Cela affaiblit certaines des prémisses de la théorie russellienne. Mais les apports de Kripke ne permettent pas une réhabilitation complète de la théorie meinongienne. La logique modale de Kripke confère une forme d’existence aux objets possibles, c’est-à-dire aux objets qui existent dans d’autres mondes possibles, mais non aux objets fictifs en tant que tel. Par exemple, chez Kripke on ne peut parler de cercle carré, ou d'objets impossibles, tandis que dans la théorie de l'Objet de Meinong, il reste possible d'identifier, et de parler d'un objet impossible. En outre, les travaux de Kripke se contentent sur ce sujet d'élaborer des dispositifs sémantiques flous, dont il ne questionne pas vraiment le statut ontologique. Bref, le problème du statut des objets imaginaires demeure ouvert.
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Cri d'Alarme face à la montée du féminisme.
Leverkuhn a répondu à un(e) sujet de Philo007 dans Quotidien
Vous me faites penser à ces racistes Américains qui attribuent les viols aux noirs Américains et aux Mexicains. À l'évidence, les vieux cons grabataires n'en finissent pas de vibrer. -
Appelle ça 'mon ontologie", ce sera plus simple. C'était pas des objections. Je n'ai fait que situer ton discours dans un cadre de réflexions, qui pour moi est celui de la phénoménologie et de Heidegger. Tu as refusé ce cadre, ce qui ne m'a pas convaincu et m'a paru louche. Note bien que la phénoménologie, et Heidegger je m'en moque totalement d'ordinaire. Je note aussi que tu as ajouté Sartre dans ta "dette philosophique", passons. A l'évidence, j'ai eu tord de discuter avec toi, j'ai bien noté que tu cherchais à formuler une proposition originale en philosophie. C'est louable. Mais on n'a pas les même références, pas les mêmes réflexions, et surtout pas la même façon de dialoguer (tu n'as pas grand chose à voir avec Descartes). Donc, je n'ai rien à t'apporter sur ce fil, et je suis convaincu que c'est réciproque.
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Précise post-cartésienne aussi, pour que ça soit complet ! Cela dit je suis pas sûr que ça exclut l'ontologie de Heidegger. Peut être ontologie psycho-vitaliste éléate post-cartésienne...
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Tu enlèves Nietzsche, Marx et Freud à la philosophie continentale et il reste plus grand chose. Autant s'exclure, parce qu'aujourd'hui, il y a plus grand monde qui fait sans eux dans la philosophie académique occidentale. On n'est plus en 1950, Hegel, la phénoménologie, c'est fini faut se réveiller.
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On peut apprécier la culture hellénistique et ne pas avoir ton prisme centré sur l'ontologie. Mais ton éléatisme donc si je comprends bien précède tes lectures de Heidegger. Ce qui expliquerait ta focalisation sur l'Ontologie ? Puis ta focalisation sur le Cogito ? Pour ma part, je continue de penser que ton discours ne se distingue pas de Heidegger. Il a la même fonction. Bref, je m'arrête là. Ah et juste une chose, la Grèce antique, ce n'est pas l'Occident.
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J'ai peut être tord mais je pense à peu près la même chose des tiens. Il y a très peu de différence objectivement. Pour quelqu'un qui connait un peu, ça crève les yeux, et pourtant tu nies toute influence. Pour moi c'est très évocateur. Surtout chez quelqu'un qui semble aussi cultivé. Si t'étais complètement inculte, je me dirai que j'exagère peut être. Mais parler de Koyre et Kojève, avoir lu Heidegger, Jean Beaufret mais tourner autour du pot sur l'Être/être, parler de théologie ici ou là et dire que ça n'a rien avoir avec Heidegger, c'est trop gros désolé. Rappel de ta dernière définition. Si ça ça ressemble pas à du Heidegger. Et pour le reste sur le divin, il y a quand même quelque chose. Pourquoi parler de théologie sur ce fil ? Qu'est-ce que ça vient y faire ?
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Je rectifie ce passage, la distinction qu'Alain Boutot utilise entre être et Être provient de la traduction des mots sein et seyn. Les deux termes voulant dire être mais le mot seyn a une connotation archaïque. Heidegger l'évoque dans son écrit sur l'histoire de l'Être (Die Geschichte des Seyns). Et il y élabore une relation entre l'Être, le divin et l'homme. C'est important d'avoir ça en tête quand on lit ce fil de discussion. Ça en donne le fil directeur. https://shs.cairn.info/revue-de-metaphysique-et-de-morale-2006-4-page-457?lang=fr
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Les Jésuites biensûr, ils ont tué le Bon Roi et fait couler le titanic ! À moins que ce soit les jansénistes... C'est compliqué toutes ces histoire de sociétés secrètes.
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C'est des choses qui arrivent, des parents méfiants et craintifs envers tout le monde, etc. Les parents sont rarement parfaits. Mais ça n'a aucune importance maintenant. C'est fait. Tout ce qui compte qui compte, c'est ce que tu veux faire et ce que tu peux faire, ce que tu es prêt à faire pour l'obtenir.
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Je vous parle de Franck Lepage (et surtout de ses idées)
Leverkuhn a répondu à un(e) sujet de Marcuse dans Arts et Artistes
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Au Maghreb, il y a souvent des offres d'emploi dans les centres d'appel. ça ne requiert pas beaucoup de formation et de qualifications, surtout la maîtrise d'une langue. Si tu es à l'aise en Français, voire en Anglais tu peux probablement trouver quelque chose. Cela dit, je ne sais pas s'il y a beaucoup d'offres en full télétravail. Je pense que c'est ce qu'il y a de plus facile à obtenir pour un emploi en télétravail.
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Dans toutes les sociétés, y compris en France c'est mal vu d'être seul, que ce soit, non marié, célibataire endurci peu importe. C'est un signe d'échec social. Et ceux qui disent le contraire mentent ou se mentent à eux même. La plupart des gens s'attendent à obtenir certaines choses à partir d'un certain âge. Travailler, avoir une compagne, avoir des enfants, etc. Si on n'est pas là dedans, c'est rarement bien vu et rarement bien vécu. Si cette personne n'a pas envie de se marier/rencontrer quelqu'un, et que cette personne est un proche j'aurais tendance à chercher à comprendre pourquoi. Et personnellement, je l'encouragerai à reconsidérer la question surtout s'il le vit mal.
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La conception n'équivaut pas à son objet. Tout objet, une fois conçu, se libère de la pensée qui l’a engendré. L’inventeur façonne, structure, construit, mais son œuvre lui échappe, car elle entre dans un champ d’interprétation et d’usage qu’il ne peut entièrement maîtriser. Dans le cas de l’IA, l’ampleur des conséquences d’une IA défaillante dépasse souvent la mesure immédiate d’une erreur. Contrairement à une machine dont la panne est visible, l’IA opère dans une zone d’incertitude où les marqueurs de défaillance sont diffus, parfois imperceptibles avant d’avoir produit leurs effets. Qu’est-ce qu’une IA défaillante ? Elle ne tombe pas en panne au sens classique. Elle continue à fonctionner tout en générant des décisions biaisées, incohérentes ou potentiellement destructrices sans qu’on puisse toujours en percevoir les signes. Le danger réside dans cette invisibilité : une défaillance qui s’insinue dans le réel et en reconfigure progressivement les structures sans qu’on ne puisse en définir le point de rupture précis. Parler d'IA prédatrice serait entrer dans une projection anthropomorphique dont la validité est de l'ordre de la réflexion métaphysique. Les effets de l'IA sur la structure de notre monde social pose des questions indépendamment de toute projection intentionnelle.
