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Intelligent Design ou Multivers ? Ou les deux ?
Leverkuhn a répondu à un(e) sujet de Black3011 dans Sciences
Si on se met à philosopher sur l'origine de l'Univers, il faut d'abord commencer à définir ce qu'on entend par Univers, Monde, etc. C'est de là qu'il faut partir. L'Univers est une manière faire de tout l'Un. Si l'on part du principe que l'Univers, c'est l'ensemble des choses qui ont un effet sur nous, on a tôt fait de s'interroger sur les formes, les lois qui régissent cet Univers et qui permettent de rendre intelligible, pour nous son comportement sa structure. De là il suit que les lois ne sont rien d'autre que les formes abstraites permettant d'appréhender l'Univers existant. Quant à savoir ce qui a engendré cet Univers, ou ce qui l'a causé. Nous n'en savons strictement rien. Soit nous avons l'hypothèse de l'Esprit créateur (le fameux Noûs), soit nous avons celle de la génération par la matière. Peut être y a t-il d'autres théories. Toujours est t-il, qu'aussi longtemps que nous nous sommes posé la question, nous n'avons jamais obtenu de réponse claire. Cette question, à bien des égards est assez absurde, surtout lorsqu'il s'agit de supposer un Esprit ou une Conscience, créatrice de l'Univers, un Esprit qui par définition serait distinct de l'Univers, et donc échappant par définition à ce qui a un effet concret sur nous, à ce qui est observable. -
Arno Klarsfeld a usé des termes qui conviennent pour décrire ce qui se passe aux États Unis, et ce que certains projettent de faire ou voudraient faire ici, peut être lui compris. On ferait mieux de réfléchir à ce que l'on est en train de devenir et décider soit d'arrêter les frais de ces politiques qui ne mènent qu'à la guerre, civile comme conventionnelle, soit d'assumer pleinement. Organiser des rafles pour chasser les migrants (voire peut être des français "moins français que les autres"), construire des camps de rétention, fermer les frontières, créer des murs, conduira un jour ou l'autre à une prédation et à une logique d'expansion toujours plus violente sur les nations voisines, qu'elles soient européennes ou extra-européennes. Tout ça se soldera par delà le monceau de cadavres que ce geste opérera et dont on fera peut être partie, soit par un succès, soit par un échec resplendissant. Je parie plutôt pour un échec resplendissant.
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Si tu as des diplômes, tu peux donner des cours particuliers. Quand j'étais en recherche d'emploi, je pouvais donner jusqu'à 15h par semaine, et ça me rapportait à peu près entre 1000-1200€ le mois. C'est une activité que j'aimais bien faire. Tu peux aussi faire d'autres petits jobs en auto-entrepreneur, genre livraison, ou autre, comme ça tu "décideras" du temps que tu es prêt à consacrer pour gagner un peu de sous. Cherche aussi dans les supermarchés, en plus tu as de quoi sociabiliser là bas. Tu peux aussi t'inscrire dans une association en dehors de la rémunération, si tu vises surtout à sociabiliser. Mais là, c'est à toi de voir surtout dans quelle type d'association tu aimerais t'investir, ce qui correspond à tes "valeurs" entre autre.
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Les effets du langage sont saisissants, ils entraînent l'EXPERIENCE de la VIE dans des convictions creuses et vides, celles qui ne proposent comme seul horizon qu'une véritable soumission. Toute une génération, essentiellement des boomers aisés, est biberonnée à l'idée qu'il faut devenir son propre patron. C'est un slogan, celui d'Uber. "Devenez votre propre patron". Résultat du fantasme, le gars est un chauffeur dont la vie dépend intégralement d'une plateforme étrangère et privée, mais dans sa tête, c'est un big boss le mec. C'est un plus gros big boss que Bruno Lemaire, conseiller du comité exécutif d'un gigantesque groupe industriel de semi-conducteurs. Bruno Lemaire, il préfère se soumettre et se la couler douce que d'avoir la grande ambition de faire partie des grands big boss de leur entreprise qui conduisent la nuit et nettoient les vitres le jour. Ils sont tous cons, ces bigs boss, s'ils savaient qu'en fait, il n'avaient qu'à vouloir être comme Bruno Lemaire pour occuper ses fonctions. On est même plus dans la servitude volontaire mais dans la bête, qui arrache le fouet au maître et se fouette elle même en pensant ainsi devenir maître. Tout ça fait grandement réfléchir
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De ce point de vue là, je me demande si beaucoup de troubles psys, ne sont pas tant liées à l'inconscient qu'à un problème de conscience, un usage continu de conscience là où il ne devrait pas y en avoir, au delà bien sûr de tous les facteurs exogènes qui n'ont plus grand chose à voir avec le paradigme conscient/inconscient.
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Je suis globalement d'accord avec vous, à ceci près que je rajouterais l'importance du concept dans l'expérience. Les intuitions, la résonance des mots, des images, des formes, des sons, c'est ancré dans la perception et donc dans l'expérience. L’attitude scientifique procède elle aussi par conceptualisation. Comme vous le dites, celle-ci est souvent commode, mais elle finit également par orienter ce que nous chercherons à faire expérience, ce que nous rendrons visible ou pertinent. En ce sens, la science n’échappe pas au rôle structurant des concepts, même si elle s’en sert de manière critique et révisable. L'attitude scientifique est évidemment ce qui nous empêche de patauger dans la fosse à purin de l'appel à l'ignorance du Verbe. Mais pour moi le Verbe, ce n'est pas rien. ça a des effets concrets sur les personnes. On en fait tous l'expérience. Les croyances fondées sur le Verbe, ça m'intéresse. Et pour beaucoup d'entre elles, elles ne me font pas rêver ou c'est que je suis vraiment très distrait... Je m'y intéresse quand même. Je mets des gants quand même
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Une définition simple de l'inconscient pourrait être : l'ignorance des causes qui déterminent nos états mentaux. Les scientifiques associent cet inconscient cognitif à un défaut de mémoire, d'attention, ou à une simple absence de compréhension sur le surgissement de certains états mentaux, par exemple au réveil lorsqu'on s'aperçoit qu'on a rêvé de ceci ou de cela. Cette définition a le mérite de ne pas plonger dans le lieu invisible et fantasmé des psychanalystes. Un lieu dans lequel le psychanalystes va projeter ses propres fantasmes, et sa propre ignorance, sur celle des autres, en inventant des souvenirs ou en jouant les oniromanciens. L'inconscient est une chose à laquelle on n'échappe pas vraiment (heureusement d'ailleurs), mais on peut développer une connaissance rationnelle, empirique scientifique de ce phénomène, et comprendre certains mécanismes qui influencent nos états mentaux. Antonio Damasio y élargie par exemple le concept d'homéostasie au niveau des émotions. C'est très intéressant. Ce qui est dingue c'est de voir à quel point l'approche des scientifiques sur ces domaines converge avec les réflexions philosophiques de Spinoza d'il y a des siècles. C'est fascinant.
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Non, La substance d'Aristote n'a rien à voir avec celle de Spinoza. Il n'y a pas une substance mais des substances chez Aristote. Il y a des substances premières et secondes, générales. Il y a aussi des universaux et des transcendantaux, mais les transcendantaux, l'Un, l'être, etc ne sont pas des substances. Et ça, c'est surtout dans sa métaphysique. Ce que je pourrai comprendre, bien que ça me semble excessif. Mais je ne parle pas de l'être hypostasié mais du concept d'existence, et de l'existence des objets de la physique. C'est une question que les philosophes des sciences se posent. Quand Carnap s'interroge sur l'être des éléctrons, il le fait en philosophie, et il publie dans la Revue Internationale de philosophie en 1950 (cf. EMPIRICISM, SEMANTICS, AND ONTOLOGY, Rudolph Carnap) . De Chimie, de neurosciences, de physiologie, de psychologie, de sciences sociales et de la philosophie. De tout ce qui permet de comprendre la libido concrètement et de l'interroger, non à travers de la mythologie ou des discours abscons. Si je veux encore me figurer la libido, autrement que dans la rigidité d'un discours scientifique, je préfère encore un bon roman, ou de la bonne poésie.
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L'ontologie a toujours été une réflexion portant sur la réalité du contenu de nos pensées. Ce que la physique moderne a détruit, ce n'est ni plus ni moins que la physique d'Aristote, son système des causes, et sa théorie de la substance. La physique moderne a démontré la supériorité de la construction d'objets simples, clairs et distincts propre aux mathématiques pour appréhender le monde. Mais ça ne veut pas dire que l'ontologie est morte. Les philosophes ont continué et continuent à s'interroger sur l'être, l'existence des objets, notamment ceux construits par les sciences, sur l'inexistence de certains objets. Ces questionnements sont à la fois philosophiques et scientifiques. Et c'est en cela qu'ils sont féconds. Les philosophes qui s'interrogent sur l'être en général, non en ce qu'il signifie, en ce qu'il réfère, mais comme hypostase abstraite, sont des héritiers de la philosophie de Heidegger, qui se sentent le besoin de partir du dasein, ou plus modestement d'un être vivant pour parler de l'être. Ils se sentent le besoin de fracturer philosophie et science, pour faire de la philosophie un pseudo-savoir sur l'être, pour en faire une théologie déguisée. Le problème de ces discours, n'est pas tant le discours en soi que l'effet d'un tel discours. Dans quel but vouloir faire d'une théologie déguisée une discipline académique i.e. une discipline d’État ?
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C'est une intuition intéressante. Je rebondis ici juste en y mettant ce que je pense, sans vraiment prendre la peine et le soin de rendre parfaitement clair ce que j'écris : Les fractures ontologiques traditionnellement établies entre nature et psyché, ainsi qu'entre nature et culture sont en train de tomber. Les avancées en sciences cognitives, en sciences du langage et en sciences sociales les font tomber tout en maintenant ces distinctions à des niveaux épistémiques différenciés. On peut percevoir dans ces sciences contemporaines un lien conceptuel avec le structuralisme, hérité du néo-kantisme, et avec le post-structuralisme. Ces courants réinterrogent les structures symboliques, mentales et sociales, leurs effets, mais selon des méthodes empiriques et théoriques adaptées aux sciences modernes, sans recourir à des mythologies ou à des dialectiques indéterminées et spéculatives.
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Je partage en partie votre point de vue. Je pense que les cafés philo peuvent aider dans le développement de ses propres réflexions. Cela dit, lorsqu'on cherche à les approfondir. L'écrit est ce qu'il y a de mieux. Et beaucoup de personnes ont écrit des réflexions très intéressantes. Les lire, les comprendre, ça peut nous amener vers des réflexions qu'on aurait jamais pu avoir. Les citer ensuite, lorsqu'on écrit soi-même, tout dépend du contexte dans lequel on écrit. La citation est peut être un travail éthique. On peut s'en servir pour asseoir son autorité, une autorité de sachant en utilisant des auteurs qui ont une renommée, qui impressionnent ceux qui ne les ont pas lu et qui crée une complicité chez ceux qui connaissent son nom. On peut même citer ces auteurs sans les avoir lu dans le contexte d'un débat. On peut aussi ne citer personne pour s'attribuer le mérite de penser par soi-même des choses auxquelles on aurait jamais pensé tout seul. Je pense qu'il est quand même important pour soi, et pour sa propre lucidité dans une discussion, un débat, ou à l'écoute d'un débat télévisé, de lire ces auteurs, de les désacraliser. Un des exercices que j'aime, ce sont les ateliers d'arpentage : déchirer le livre en plusieurs morceaux, donner chaque morceau à quelqu'un, et que chacun discute de ce qu'il a compris de son morceau.
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On en a déjà parlé. Tu tournes en boucle. Inutile d'en reparler. Tout ce que tu indiques là ne fait que confirmer davantage les liens que tu as avec la phénoménologie et plus particulièrement avec Heidegger. Bref, tu n'écris pas pour te faire comprendre. Personne ne comprend ce que tu racontes. Je ne suis pas certain que tu comprennes grand chose à ce que tu racontes d'ailleurs. Suffit de voir tes confusions grossières entre théorèmes d'incomplétude et le paradoxe de Russell pour se rendre compte que tu ne manques pas d'aplomb pour raconter des conneries. On peut pas faire moins cartésien comme démarche. Aucun intérêt de continuer à discuter avec toi.
