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ashaku

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Tout ce qui a été posté par ashaku

  1. ashaku

    Coupe du monde 2026

    En tout cas, au vu des autres matches que j'ai regardé, on a un jeu plus propre et plus efficace. On vient de finir Japon-Brésil, le match à la Olive et Tom dont parlait @Seyar Mais suite à un but brésilien à la 96e minute (!) le Japon vient de s'incliner
  2. ashaku

    L'entre-soi.

    Encore de bonnes observations et réflexions sur ce sujet. Je trouve que tu as une pensée assez profonde et transverse des phénomènes que tu décris, et que tu parviens à toujours rester neutre, sans blâmer un groupe ou un individu. Tu évoques les concepts, en les structurant. J'aime les structures que tu produis même si elles me semblent étranges parfois, rapport au manque d'acteurs humains dans tes explications. J'ai souvent envie de dire "c'est vrai mais c'est normal, c'est dû à l'historique du vivant, de l'animal puis de l'humain". De mon coté, j'organise mes réflexions autour de dualités. Dans ce thème, tu évoques l'entre-soi des groupes, c'est "intérieur-extérieur" (nous/eux). Mais aussi "connu/nouveau". De par nos origines, notre cerveau inclut le mécanisme "si c'est familier c'est bon" (un fruit déjà gouté sans mourir est comestible). Ce mécanisme est dérivé et exploité intensément dans la publicité et la politique. Il est à l'origine de notre ostracisme naturel. C'est un tort et une dérive, oui, mais c'est aussi une réalité. Le mécanisme existe physiquement pour nous protéger des dangers physiques. C'est lorsque nous reproduisons ce mécanisme avec des idéologies que les biais apparaissent. C'est là que la prudence devient du racisme, du jeunisme ou de l'intolérance en général. En synthèse active : nouveau/connu : combattre la préférence naturelle du connu et développer l'appétence naturelle du cerveau envers la nouveauté lorsqu'il s'agit de culture. matériel/conceptuel : réserver les réflexes ancestraux aux actions physiques et en développer de nouveaux pour les idéologies. C'est un constat réel et véridique, mais il n'est fataliste que si tu le prend localement. Si on compare les journalistes d'Europe et d'ailleurs, on voit qu'il y a de la diversité. Si on compare les écrivains d'aujourd'hui et ceux du passé, on voit qu'il y a de la diversité. Ton analyse montre que notre espace-temps local est sclérosé par l'entre-soi, mais il faut se rappeler que les choses changent avec le temps. L'entre-soi génère beaucoup de tensions, ces dernières génèrent des réactions, qui provoquent à leur tour des changements.
  3. Il suffit que les phrases soient grammaticalement correctes pour que l'entrainement de l'IA soit bon. Il n'y a pas besoin qu'elles soient des révélations fantastiques. Un livre de cuisine n'a pas de "grande valeur intellectuelle" mais il peut entrainer le LLM au langage et à la culture.
  4. ashaku

    Se plaindre

    J'ai peut-être mal retranscris l'auteur que je voulais citer. Son discours est plutôt que l'homme est tourné vers le résultat fonctionnel dans un monde extérieur qui tourne bien, la femme l'est plus sur le ressenti émotionnel dans une psyché qui tourne bien. Il ne s'agit pas "d'aimer avoir un problème" mais "de prendre en compte ce qu'il y a autour du problème". On pourrait tout aussi bien dire que l'homme est insensiblement fonctionnel là où la femme va au-delà du problème local pour traiter la dimension relationnelle qui, après tout, est toujours présente Et bien sur, il ne s'agit pas de mettre les deux en compétition. Si je schématise très grosse maille, l'un est porté sur l'objet, l'autre sur le sujet. Hors, l'existence vécue est une relation entre ces deux concepts. Nous devons toujours tenir compte des deux, les genres humains se sont spécialisés dans l'un ou l'autre, pour un meilleur fonctionnement en équipe.
  5. ashaku

    Se plaindre

    Merci En l'occurrence, je citais ici de mémoire "Les hommes viennent de Mars, les femmes viennent de Venus". Je crois que c'était les plus grosses critiques faites contre l'ouvrage. Trop genré. N'empêche, si ce qui est décrit n'est pas vrai pour chaque individu, c'est une tendance assez vraie d'après mes propres observations.
  6. ashaku

    Se plaindre

    Lorsqu'un homme se plaint, il veut une solution à son problème, si sa femme l'écoute et le console il se dira "elle ne veut pas m'aider et me laisse dans mes problèmes". Lorsqu'une femme se plaint elle veut être comprise dans sa détresse, si le mari lui propose une solution à son problème elle se dira "il ne s’intéresse pas à moi et à ce que je ressens". Adopter la bonne attitude selon le/la plaignant.e.
  7. ashaku

    Quand la parole se retire

    C'est une réflexion sur le recul de la parole devant les actes. Elle tend à dire que la parole est meilleure pour résoudre les conflits, ce qui est vrai. Elle sous-entend aussi que les actes violents sont systématiquement mauvais et les paroles apaisantes systématiquement bonnes, ce qui est faux. Si quelqu'un s'avance d'un air menaçant et commence à vous empoigner, parler est devenu inutile, il faut agir. Nous vivons dans un monde matériel, les évènements sont matériels, il faut des actes pour répondre aux actes. C'est une base de notre existence animale. Mais nous sommes aussi une espèce intelligente, ayant façonné culture, parole, institutions morales et autres valeurs immatérielles qui guident vertueusement les humains sur la route du devenir. C'est un gain de notre existence intellectuelle. Lorsque c'est l'entité qui existe pour vous protéger qui vous attaque, comme pour toute attaque il convient de se défendre concrètement, pas en imagination. Mais en plus dans ce cas de figure c'est le garant de la paix qui se fait avocat de la guerre. Dans ce climat, je suis d'accord que tout un chacun reprendra la méthode à son compte, ce qui est moins bien qu'un pays où tout le monde est gentil. Mais "être gentil" doit être collectif. Si on est le seul gentil parmi 10 méchants, on est pas un saint mais une victime. Je laisse le martyr aux religieux et complète mon éducation civique par une éducation martiale. Je ferais volontiers du civisme avec tous ceux qui sont partants, mais je n'élimine pas la violence de mes possibilités afin de pouvoir répondre à ceux qui existent en dehors du civisme.
  8. Il y a certes de nombreux évènements qui auraient pu prendre une seconde de plus ou de moins entre le matin et la tuile. Mais il n'y a que le timing du dernier évènement qui compte. Si juste avant la tuile j'ai parlé à quelqu'un, c'est ce timing là qui compte, qui annule les secondes en plus et en moins pendant que je me brossais les dents ou prenait le petit dèj. Conclure que "l'heure de ma mort était prédestiné" est une erreur. Ce n'est pas parce qu'on a pu monter une chaine d'évènements logique qui y mène qu'il y a une volonté derrière cette chaine d'évènements globaux. Si je me promène en forêt, je vois qu'il y a un arbre ici, pas un mètre à gauche ou un mètre à droite mais juste là, donc sa position était prédéterminée ? Non, des graines sont tombées et une a poussé là, voilà tout. Les évènements de la vie s'enchainent, se mêlent et se percutent, sans qu'il y ait une volonté qui les pilote tous ensemble. Quand les particules de gaz dans un contenant se percutent, on parle d'aléatoire, pas de "qui a voulu que cet atome d'hydrogène percute cet atome d'oxygène ?". Ce qui existe de troublant ne se situe pas au niveau individuel mais collectif. Les évènements "tendent à s'équilibrer entre eux", le chaud va vers le froid, la pression va vers la dépression, une forêt dense peut brûler contrairement à un terrain nu, un terrain nu peut accueillir pleins de nouveaux arbres contrairement à une forêt dense. Et globalement, les choses s'équilibrent.
  9. Il y en a, oui, comme avec tous les outils puissants. Et là on parle de la subjectivité, de l'esprit humain. C'est pour ça que le volet moral était un bon thème à aborder pour compléter la thèse de départ, qui traite simultanément métaphysique, ontologie et épistémologie. Il ne manque que l'éthique pour la relier pleinement à l'humain. La subjectivité, quelle est sa nature ? Elle mobilise un espace manifestement différent de l'espace matériel dont elle est issue.
  10. Pas vraiment, puisqu'il y partout "une grille de lecture", "des concepts", "des choix" et "des constructions" faits à partir d'un continuum indifférencié pour lui attribuer du sens. Il y a donc du sens, mais celui que nous donnons, individuellement ou collectivement, par la culture. Le post original aborde la relation sujet-objet dans son aspect matériel (montagnes, cellules, hormones) mais il ne parle pas de moralité. Ce serait intéressant d'ajouter "**Q: Le bien et le mal sont-ils aussi des constructions ? Comment les valeurs morales s'insèrent dans cette compréhension de la réalité ?". Je crois que c'est précisément de ça qu'il est question : faire des choix, des constructions, qui modèlent notre vision du monde et nos possibilités pour interagir avec. Dans ce modèle, les limites existent ... si on les créé. Et dans notre culture, certains actes sont répréhensibles, selon la sensibilité collective. Il y a une institution pour fixer des limites, et les individus la suivent (globalement).
  11. Et bien ... c'est plutôt moi qui devrait essayer de rester dans ton cadre même si je le discute un peu, c'est le jeu. Pour répondre rapidement à ton intervention, l'IA, sa logique, son sens est le fruit de l'humain tout comme ce dernier, sa logique, son sens est le fruit de la matière. Ton propos est qu'il y a "reproduction d'une même logique" entre univers et humain donc en fait la série colle assez bien avec une reproduction de logique dans un nouvel espace. J'ai une représentation similaire de mon coté. Je crois que nous avons en commun d'explorer le même territoire et de partir de nos propres symboles pour le faire. En ce qui me concerne, comme modèle de compréhension systémique, j'ai posé une boucle avec 3 espaces dédiés à un certain type d'information : la matérialité, la conceptualisation et le logos. Je ne suis pas très sûr pour le nom du dernier, mais c'est l'espace de l'information structurée, le sens. L'information circule dans cette boucle rétroactive, transformée d'espace en espace. Les informations sur les objets matériels, lorsqu'elles sont captées par une subjectivité qui l'interprète, va donner naissance à des informations conceptuelles, des idées. Ces dernières, par l'accumulation, l'analyse et le discernement, vont donner naissance à une information structurée qui rend compte des informations matérielles (vraie), qui est conçue en respectant des règles conceptuelles logiques (cohérente) et qui peut exister dans la réalité (exprimable). Ce troisième espace est celui de l'émergence dialectique, de la synthèse de Hegel, c'est là que se trouvent les ordres, les choix, la compréhension d'une blague, la solution d'une énigme. C'est globalement le moment où un lien est fait, une direction spécifique est dernière restante parmi des possibles, un sens est donné, un acte est posé. C'est le moment de la rétroaction vers la matérialité. Il pleut (matériel) -> je pense que je vais être mouillé et avoir froid (conceptuel) -> je visualise un parapluie qui me protège de la pluie (logos) -> je prend un parapluie et je sors (matérialité). Je suis comme toi à la recherche d'un modèle minimal de l'existence, une brique qui se retrouve dans tout ce qui existe. Et cette boucle représente une moitié du modèle, celle qui décrit l'actualisation, la réduction des possibles vers une seule réalité pour nous. L'autre moitié décrit la génération des possibles, à partir des actuels. Et donc une boucle d'échange entre eux, une oscillation constante entre les deux, produisant l'existence. Les possibles contraignent les actualisations, qui déterminent de nouveaux possibles, et ainsi de suite. J'ai fini par être séduit par le même concept, celui d'une volonté d'évoluer et d'un besoin de se connaitre pour y arriver. A toutes les échelles car fondamental dans le processus et répété à chaque étape suivante. Le premier problème avec ce paradigme, c'est d'arriver à se le représenter pour raisonner avec, tester ses propriétés et ses limites. J'ai pensé à un truc : le cercle. Quand on pense à un cercle, on visualise une forme ronde mais la définition officielle de cet objet imaginaire parfait implique un centre et un rayon. Un point et une ligne. La forme ronde est le phénomène, dans l'analogie que je propose c'est la réalité que nous voyons. Et le réel serait le point et la ligne, la définition sous-jacente au phénomène visible. Si on reprend le concept de boucle pour décrire l'existence, le cercle colle parfaitement pour la représenter, faisons maintenant sa version "réel sous-jacent". Il y aurait un point central, l'espace vierge absolu, celui qui précède les autres. Et il y aurait un rayon indiquant à quelle distance on se trouve de cet état de virginité absolue, cette distance représente l'accumulation de relations actualisées, devenant contraignantes pour les prochaines. Le parcours de la boucle serait une spirale s'échappant du centre. L'existence serait, dans cette représentation arbitraire, un système de règles qui se complexifie lien après lien, la spirale créé son sens au fur et à mesure. Sa distance radiale augmentant pour avoir à un moment donné la possibilité du vivant qui s'actualise. De là le jeu de l'évolution que nous connaissons donne corps à la boucle pour produire entre autres la conscience, et la spirale peut s'observer, se comprendre, peut-être influer sur sa trajectoire. Des relations rompues diminuent la distance radiale, cet "oubli" des règles acquises est nécessaire pour rester dynamique, ne pas se rigidifier et mourir par impossibilité d'évoluer plus avant. Des règles qui s'accumulent sans cesse, ce sont des contradictions qui émergent de plus en plus et des tensions qui se créent, s'intensifient et doivent être résolues. Il en résulte une crise, une guerre, un évènement destructeur. Des règles disparaissent, des libertés sont retrouvées pour la spirale. Sur un registre plus individuel, les états dissociatifs comme la méditation consistent -dans l'analogie de la spirale- à rompre des liens (volontairement, virtuellement, temporairement, ceux de la perception sensorielle notamment), et tenter de s'approcher du centre. Si on y parvient même un peu, on voit le monde différemment, libéré de certaines contraintes, on le voit avec des possibilités qu'on ne verrait pas autrement. Cette analogie de la spirale de l'existence m'est personnelle, je ne sais pas si elle est transposable à quelqu'un d'autre. Dis-moi si cela fait sens pour toi. Elle partage en tout cas avec ton idée qu'il y a un seul mécanisme (la boucle possibles-actuels) qui est répété pour chaque être, que ce soit l'univers, le vivant ou la conscience. Ils sont des étapes successives de la spirale grandissante vers sa compréhension d'elle-même.
  12. ashaku

    But au foot

    Le boucher, ou mécanicien, comptable, hôtesse de l'air, appliquent des procédures simples et personne n'essaie de les en empêcher. En sport, marquer un but, panier, essai, touchdown alors qu'une dizaine de gars musclés a tout fait pour vous en empêcher mérite la joie de la réussite. Cette réussite n'est pas obligatoire, il y a des matches qui finissent par 0-0. Alors que le boucher qui veut couper un steak ben il y arrive à chaque fois. Franchement, un cuisinier qui tente une recette difficile et la réussit a le droit de se réjouir. Idem pour d'autres métiers, c'est juste qu'il faut un antagoniste pour que la réussite ait le goût de la victoire remportée par l'effort.
  13. Bien sur, lorsque je disais "rendre heureux les gens" je ne voulais pas dire "malgré eux". J'aurais plutôt du écrire "ne pas les rendre malheureux". Car je suis d'accord qu'il y a des gens qui sont malheureux sans raison de l'être, il y en a même qui sont malheureux alors qu'ils ont toutes les raisons d'être heureux. Donc, non, bien sur, on ne manipule pas les gens, pas même par le bonheur. Mais pour revenir au sujet, il y a bien un travail actif à faire dans la relation à l'autre. Une attention à apporter, une prévenance qui permet de "ne pas rendre malheureux" (à défaut de rendre heureux ).
  14. Du point de vue de la réalité matérielle, j'aime le silence. C'est le signe d'une absence d'interruption de l’extérieur, c'est le bon contexte pour se concentrer, réfléchir, travailler. Dans ce silence peuvent éclore des idées qui n'auraient pas pu si l'esprit était accaparé par l'analyse de tel ou tel bruit. En méditation, le silence intérieur est un but, l'absence de sollicitation de l'esprit par les sens, qui créent tout un dialogue intérieur. D'un point de vue conceptuel, le silence fait partie de la dualité "silence-impulsion", pour produire le Rythme. C'est une dualité très profonde, à la source de beaucoup d'autres. Par exemple "absence-présence" en découle, et tout ce qui existe suit un Rythme. Cette vision du silence, non comme un vide mais comme une contrepartie nécessaire à l'évènement qui viendra le briser est très riche, je trouve. Le silence est l'espace dans lequel se créent les conditions d'existence de l'impulsion qui suivra. Le silence n'est pas vide, il résonne encore de l'impulsion précédente, et les volutes de cette résonance sont les mécanismes qui participeront à l'élaboration de l'impulsion suivante. Ce qui est intéressant dans cette image, c'est que l'alternance silence-impulsion qui produit le Rythme implique qu'il y a une boucle qui tourne continuellement pour passer sans arrêt de l'un à l'autre. Une boucle ontologique qui oscille entre possibilités et actualisation. "Silence" symbolise "potentiel", "absence", "ignorance", le vide qui appelle à être rempli par l'actuel, la présence ou la connaissance, il est la première étape obligatoire avant que quelque chose n'existe.
  15. ashaku

    Le pouvoir de choisir

    Bonjour. Si je comprend bien, ce sont des interrogations à propos des conséquences de nos choix ? Je me demande en ce qui me concerne quelles sont les causes. Il y a une similitude entre choisir, mesurer ou observer. Dans tous ces cas, il y a une multitude de possibilités avant et une seule actualisation concrète après. Alors autant entre mesure et observation, je vois le lien, ce sont des objets inertes et extérieurs qui font leur truc, autant pour les choix ça semble étrange de réaliser que l'on fonctionne soi-même selon les mêmes concepts que la matière. Qualifier mes choix, savoir s'ils ont changé ma vie, dire s'ils sont bons ou pas, difficile. Il faudrait comparer avec les conséquences des choix que je n'ai pas fait, impossible à résoudre pour moi, mais pas forcément inutile d'y penser de temps en temps, surtout quand on voit qu'un résultat est mauvais, on est en droit de se demander si tel choix ne doit pas être remis en question. A propos du "bon choix", non je ne pense pas. Il faudrait voir selon quoi, d'ailleurs. Les humains, leur vie, leur ressenti, leur sensibilité, leurs choix, tout cela forme un mélange que je comparerais à une soupe. Tout peut arriver, toute sortes de combinaisons sont à l'oeuvre, c'est le brassage global qui compte, pas les choix ou actes individuels. En revanche si l'on se positionne exclusivement sur soi-même, oui, il existe forcément une option meilleure que les autres, en termes de gains personnels. Un peu comme une position aux échecs appelle un coup meilleur que les autres pour un camp donné. Mais un choix humain "meilleur" dans l'absolu, pour tout le monde ? Je ne crois pas. Je penche pour la version "nous donnons du sens au chemin que nous choisissons d’emprunter". Il manque une question à ces interrogations : votre vie peut-elle complètement changer suite au choix d'une autre personne ? Car c'est évidemment oui. Le partenaire qui vous quitte, l'employeur qui vous vire, je pense que les choix des autres sont au moins aussi impactants sur nous que nos propres choix. Pour les questions difficiles dont on ne connait pas l'issue, il s'agit d'incertitude. Le premier point est de collecter les informations manquantes pour diminuer cette incertitude. Les informations qui ne peuvent être collectées en direct seront reconstituées imaginairement. Lorsqu'il n'y a plus d'incertitudes parce qu'on a construit un système complet pour rendre compte de la situation (incluant des données imaginaires faute de mieux), le choix final apparait comme résolution de ce système. Encore une fois, c'est la notion de ce qui cause le choix qui me semble pertinente.
  16. Je pense qu'on peut faire une analogie informatique. Sans trop raconter ma vie, j'ai commencé des études d'informatiques sans rien y connaitre et j'ai failli abandonner, même en connaissant la logique binaire penser les mécanismes informatiques est anti-naturel, inhumain. Mais un jour que je codais une fonction récursive, ça a fait "tilt" et à l'inverse j'ai été mordu du virus du développement. Et la vision qui a suivi ce tilt est celle que tu décris : un espace vierge qui permet une infinité de contenus. Dès que j'avais appris une chose (conjuguer les verbes japonais ou chercher une stratégie au morpion) je faisais un programme pour vérifier que je pouvais "l'enseigner" à la machine, poser la suite de règles logiques qui traitent l'information en vue d'un résultat précis. Les seules limites sont celles de l'imagination (et des mathématiques et de la capacité de l'ordi), devant cet espace virtuel vierge. Il est amusant de constater que cet espace virtuel est lui aussi doté d'intelligence aujourd'hui. Il y a eu les premiers langages objet, qui ont permis des programmes comme de premières formes de vie numériques simples (les scripts ont un comportement mais les programme "objet" ont une définition plus fine, plus proche d'organismes qui coopèrent). Et aujourd'hui, les structures de données qui sont implémentées pour mimer l'intelligence sont bien plus complexes et parviennent à des résultats assez proches de ce que produit la conscience. Etait-ce inéluctable ?
  17. J'ai lu tout le post (c'est une réécriture du premier, non ?) et je réagit à cet extrait du début, sur un point précis. Ce que tu dis est stricto-sensu vrai, à mon sens (d'autres trouveront peut-être une faille sémantique, épistémologique ou autre). Je reconnais effectivement que "la science" n'est pas la description de l'univers, point. C'est la description de l'univers lorsqu'il est observé par l'humain, l'humain étant un système de compréhension particulier. Je veux bien que l'univers soit autre, je veux bien qu'il y ait des univers différents du nôtre. Mais en revanche, il n'y a qu'un seul croisement entre l'univers et la subjectivité spécifiquement humaine, une seule trajectoire de sens entre nous et notre environnement. Et cette trajectoire unique est ce que nous appelons "réalité", c'est aussi l'objet d'étude de la science. On pourrait croire à te lire que la science fait fausse route mais il n'en est rien. La science est le meilleur moyen de parvenir à de l'information utile aux humains, même s'il existe d'autres informations qui contredisent la science, ce serait des informations à propos de mondes, de réalités, qui ne recoupent pas la nôtre. Alors, tu semble engagé dans une quête de savoir qui t'amène à considérer la réalité de façon extrêmement large, quitte à inclure ce qui n'interagit jamais avec nous, essayant d'atteindre une connaissance qui dépasse le cadre humain. Cela soulève plusieurs questions pour moi : Envisages-tu un but, un succès ? Si oui, je suis intéressé d'en savoir un peu plus sur l'objet final que tu poursuis. Imaginons que l'on démontre qu'il existe bien des univers parallèles dans lesquels nos lois scientifiques sont fausses, que faire avec cette information ? Sachant que nous ne pouvons vivre que dans notre univers et que nos interactions seront toujours conformes aux lois scientifiques. Pour précision : l'objet de ton interrogation est-il l'univers lui-même ou la façon dont l'humain comprend ce dernier ? Car toutes les informations discutées entre humains font partie de la trajectoire "humain-univers", lequel remets-tu en question, l'univers ou l'humain ? Dans un cas la théorie est métaphysique, dans l'autre elle est épistémologique/psychologique. Et ça ne s'analyse pas pareil. Et il y a eu l'expérience de Belyaev, avec des renards sélectionnés pour la reproduction selon leur "distance de fuite" (acceptation de l'humain) qui sont devenus des chiens au bout de 10 générations. Il l'a vu de son vivant.
  18. La conviction qu'on avait au départ à évolué et changé pour devenir plus solide, ce n'est donc plus la même, il ne s'agit pas de préméditation. Mais de mettre dans un pot commun ses idées avec celles des autres, ce qui sort est un hybride nouveau dans sa forme (plus solide) mais toujours à propos du même fond (la conviction de départ). Dans l'analogie matérielle, la conviction de départ a été fragilisée parce qu'on a accepté d'en casser des morceaux, elle en ressort plus forte car ces morceaux sont remplacés par les idées de l'autre débatteur et le nouvel ensemble est plus harmonieux. 1+1=3 Le sujet de philosophie proposé est plus difficile que l'autre je trouve. Je n'ai pas grand chose à en dire, je n'arrive pas à trancher clairement, c'est un sujet d'épistémologie, je le trouve dur. Débattre est une activité humaine, elle tend peut-être vers la vérité mais est-ce son être ? Et qu'est-ce que la vérité exactement ? Existe-t-elle seulement au singulier ? L'acte central que je vois dans le débat, c'est la dialectique, l'émergence, la création d'idées nouvelles qu'aucun des participants n'avait seul. Il y a bien une recherche, mais peut-on dire que c'est celle de la vérité ? C'est trop difficile à trancher pour moi. Mais d'autres ont dit des phrases que j'ai adoré lire, spécialement les contradictions harmonieuses, de vraies synthèses dialectiques. Merci
  19. Oui, on peut, à instant T. Preuve : chaque fois que nous avons été heureux dans notre vie, il y avait des gens malheureux sur Terre au même moment. Non, sur le long terme, on vit ensemble et on harmonise nos vécus. Si mon voisin est heureux de faire de la trompette à 1h du mat', je vais modifier son ressenti en le confrontant au mien. Le ressenti du bonheur s'atteint ponctuellement indépendamment des autres, mais la recherche du bonheur comme état continu passe forcément par une harmonie avec le ressenti des autres. La forme ultime de l'égoïsme, c'est l'altruisme. Rendre heureux tous les gens qu'on côtoie, pour être soi-même heureux en toute occasion quelle que soit la compagnie.
  20. ashaku

    L'honneur

    Ce serait négatif si un gouvernement l'imposait par la loi. La loi n'a rien à dire sur les intentions morales, elle ne traite que des actes. Ca peut être positif si on le choisit pour soi-même et qu'on l'applique à sa façon au gré de ses envies.
  21. ashaku

    L'honneur

    Félicitations Les samurai pensaient pareil, d'après la légende D'autres valeurs possibles pour l'honneur : Détachement Altruisme Sacrifice Perfectionnisme Stratégie Philosophie
  22. Je sais pas, ça rend compte d'une réalité. Dans les agressions (attaques matérielles), 95% des attaquants sont des hommes. Dire que ce sont les femmes qui attaquent peut être compris dans le sens où ce sont des attaques "en réaction à" et non sur le plan matériel. Les individus femmes n'attaquent pas les individus hommes mais remettent en question la masculinité.
  23. D'accord, merci. De mon coté, avec les éléments que j'avais, pour relier "homme/femme" et "attaque/défense" à la réalité, je voyais les dualités "Action/Réaction" et "Matériel/Conceptuel". Ca donne un truc du genre "les hommes attaquent matériellement les femmes, en réaction les femmes attaquent conceptuellement les hommes".
  24. ashaku

    Le paradoxe de Newcomb

    Hm ... C'est à dire que, du point de vue du devin, il voit l'avenir, y compris les changements d'avis qu'on pourrait faire au dernier moment. Le devin est un personnage surnaturel, comme le démon de Maxwell, on peut moduler ses attributs pour l'énigme. Par exemple, dans le cas ci-dessus on peut dire que le devin est fiable à 100% et il vaut mieux prendre une boite. Mais dans le cas où nous avons la liberté de changer d'avis entre la prédiction et le choix, le devin n'est pas fiable à 100%, on ne peut plus relier ce qu'il a fait en fonction de notre choix et il vaut mieux choisir deux boites, c'est toujours mieux quelle que soit la prédiction. Et comme l'a trouvé @Carnéade dans le cas où le devin n'est pas 100% fiable, la meilleure option est d'être du genre à choisir une seule boite puis de changer d'avis et d'en prendre deux. On repart ainsi avec 1 001 000 €, maximum possible. La question est avons-nous la liberté de choisir ? Ou, pour y réfléchir selon les termes du paradoxe, un devin fiable à 100% est-il possible ? Edit : j'ai dit plus tôt qu'il est facile de montrer que c'est impossible mais en fin de compte, non Je n'avais pas pensé à la temporalité du devin par exemple.
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