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ashaku

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Tout ce qui a été posté par ashaku

  1. Et bien, il est possible d'étudier cela de près pour voir. Le sens spécifique caché derrière le nombre 26 devrait se retrouver dans les instances qu'on lui trouve. C'est donc le point commun entre l'alphabet, les os du pied, les séismes, le fer et le milieu entre carré et cube. Quel pourrait être cette signification ?
  2. ashaku

    Le paradoxe de Newcomb

    Sur cet aspect précis, on peut le voir autrement. Ce n'est pas forcément le devin qui est un charlatan, c'est nous qui avons changé d'avis entre le moment d'entrer -où le devin a préparé les boites- et le moment où on choisit.
  3. Je n'en doute pas. Mais l'univers contient tout, absolument tout. De notre coté, nous observons ce tout et le filtrons selon nos besoins ou préoccupations, ce qui reste est la réalité pour nous. Parfois, nous sommes si concentrés sur une idée que les représentations de cette idée parmi le tout sortent du lot pour nous. Je l'ai vu sous le nom de "synchronicité". Un exemple assez parlant je trouve, c'est que lorsqu'on attend un enfant, on voit des femmes enceintes. Il n'y en a pas plus qu'avant, mais on les remarque plus qu'avant. Le monde n'a pas changé, c'est nous qui sommes en train de changer. Tu trouveras des 26 partout où tu regardes si tu le souhaites, ou n'importe quel autre symbole. Ce que je pense le plus intéressant, c'est d'essayer de voir pourquoi tu as ce concept en visuel fort en tête en ce moment.
  4. Si tu leur trouves une signification, elles en ont une, celle que tu leur donnes. Et ce n'est pas un hasard, c'est une expression de ton point de vue spécifique, ta sensibilité, elle-même résultante de ton parcours personnel, tes expériences. D'autres personnes ont d'autres expériences, d'autres sensibilités et voient d'autres occurrences, leur attribuent d'autres sens. Les nombres sont faits pour ça aussi, porter du sens. Donc, comme déjà dit par tous les précédents messages ce sens que tu trouves ne dit rien sur l'univers. En revanche il dit surement des choses sur toi que tu peux investiguer, c'est toujours intéressant.
  5. Si l'univers produit une forme intelligente et que cette dernière parvient à créer une simulation convaincante, au point que dans la simulation se développe une forme d'intelligence qui à son tour se lance dans la simulation, etc. Si ce schéma est vrai, il y N univers simulés pour 1 univers réel. Nous avons 1 / N chance d'être dans le vrai et N-1 / N chances d'être dans un univers simulé. N peut tendre vers l'infini. Des tendances existent comme "l'univers est fait d'information" et semble confirmer la simulation. On ne comprend rien à ce qui se passe au delà d'une certaine limite inaccessible à nos sens, ça corrobore encore. Maintenant, nuance importante : nous ne savons pas ce qu'est l'univers. C'est toujours le même "nous ne pouvons que réfléchir à ce que nous avons perçu/intégré par nos sens et traité par nos cervelles spécifiques", dans nos têtes il n'y a qu'un sous-ensemble de l'univers, qui fait sens selon nos propres définitions de ce qui fait sens. Ces maigres indices sont insuffisants à affirmer qui que ce soit. De plus, devant un inconnu nous sommes prompts à inventer une entité de remplacement, c'est de là que vient tout le bestiaire des monstres. La question "vivons-nous dans une simulation ?" me renvoie à "le libre-arbitre est-il une illusion ?". Et il y a une réponse que j'aime bien. Même si les signes indiquent que oui (réalité simulée, libre-arbitre illusoire), notre façon spécifique d'exister inclut que non (monde réel, pouvoir de décision), alors il est plus sage de penser et d'agir en fonction du deuxième.
  6. Merci, c'est un bon plaidoyer en faveur de l'équilibre subjectif/objectif en sciences. De mon coté, n'étant pas impliqué personnellement, c'est "facile" de commenter froidement. On examine les faits donnés dans l'article, on étudie le doctorant mais derrière ce rôle, comme derrière chaque boulanger, dentiste ou tennisman, il y a un homme qui mange, aime, a sa propre sensibilité, son propre regard sur le monde. Je suis sûr que certains l'accuseront secrètement de ne pas vouloir travailler et de geindre. C'est pourquoi présenter une thèse traditionnelle puis sa thèse personnelle aurait été meilleur. Bien sur, il ne pouvait se douter que l'institut lui dirait "oui" pendant 2 ans et demi et "non" au dernier moment. Mais s'il avait fait ainsi, le contraste aurait été formidable. "Un expert informatique recommande le démantèlement", tous les journaux voudraient titrer une bêtise pareille, et il aurait eu une tribune pour son vrai message, un impact. Bon là il a déjà un impact dans son aventure, mais sa carrière est en jeu. Je me cite pour compléter : peut-être que les scientifiques, les philosophes, et tous les hommes et femmes de bonne volonté font de leur mieux, mais que ça ne suffit toujours pas contre l'organisation politico-économique ? Une requalification de la direction est souhaitable, le travail d'Achille est un de ces exemples qui vont rendre cette phrase de plus en plus concrète.
  7. Je trouve le travail du doctorant "atypique" faute de vocabulaire approprié, mais ce qu'il faut comprendre c'est qu'il demande une "requalification" des règles. Je parle de "tension" comme un objet philosophique abstrait, mais la situation est concrète, et les tensions sont parfois fécondes (elles sont faites pour ça). Si la requalification demandée par la thèse est faite, ce sera le cas. C'est difficile de qualifier si cette thèse est légitime car elle sort du cadre. Normalement le travail scientifique n'est pas l'expression de sa sensibilité personnelle mais l'observation objective de l'environnement. Peut-être qu'Achille a eu tort de ne pas présenter d'abord une thèse traditionnelle puis une autre plus personnelle. Peut-être qu'il a eu raison d'exprimer une opinion franche. Peut-être qu'il a eu tort de faire de la philosophie en sciences, peut-être qu'il a eu raison de faire ce que les philosophes ne font pas assez ? De toute façon, je ne peux qu'attendre et regarder. C'est difficile de juger son cas. A la fois il a ce coté iconoclaste, à la fois il défend une tribune tout ce qu'il y a de plus honorable. En fait, cette histoire me fait penser à cette scène de Will Hunting, quand il rejette l'offre de la NSA. Le gars intelligent (Will en l'occurrence) ne voit pas dans le phénomène uniquement les causes (l'informatique doit consister en mathématiques/la science est objective), mais aussi les conséquences (l'informatique impacte le monde/la science peut fournir une direction).
  8. "Je ne peux que le supposer". Il a passé plusieurs années à y penser, a eu accès à un labo pour y pratiquer des mesures, des expériences. Oui il a fait de la recherche, oui le résultat est atypique. C'est toute la tension de cette histoire. Le sujet est informatique. Si on considère que l'informatique se résume aux mathématiques la thèse est hors sujet. Si on va plus loin dans la compréhension de ce qu'est l'informatique, sa thèse devient lisible. Comme tu le remarques toi-même et comme il est confirmé après, tout cela a été validé moult fois sur plusieurs années.
  9. Dans le glissement depuis le thème fondateur de l'institut et des thèses qui y sont développées : l'informatique. L'informatique c'est des mathématiques appliquées. Mais l'informatique, c'est aussi la technologie omni-présente et consommatrice. L'étudiant a tenté audacieusement le deuxième, son projet est rejeté et pour mieux se justifier, on évoque les mathématiques. Je dis que c'est une arnaque sémantique parce que présenté comme ça, le public s'attend à voir des chiffres et le papier ne contient que des lettres. C'est une façon d'immédiatement convaincre que l'étudiant est fautif sans aller voir plus loin. Alors que sa tentative mérite d'être entendue. En faisant une critique si radicale de l'informatique, ne prouve-t-il pas qu'il la comprend mieux que d'autres ? C'est là que la tension s'exerce le plus, et la réalité te donne raison. Et pourtant, faut-il en déduire que l'étudiant était hors sujet ou que le jury n'était pas compétent ? L'informatique est devenue plus qu'une technique, elle fusionne totalement avec notre quotidien, peut-être faut-il élargir les possibilités de thèse informatique. On pourrait le refuser, au nom de l'organisation cristallisée. Ou on pourrait l'envisager, prenant en compte qu'il faut évoluer, changer pour accompagner le changement.
  10. C'est la qu'on voit que le sujet est rigolo parce qu'on se mélange vite les pinceaux en essayant de s'expliquer (je parle pour moi). D'un coté je suis d'accord pour envisager conceptuellement, pour les besoins d'une schématisation, un départ théorique, c'est "l'espace vierge" dont tu parlais plus tôt. Et en même temps, je suis aussi d'accord avec ce que tu viens juste d'en dire, qu'un tel objet est inconcevable. Cependant, la justification par la causalité est réfutable -virtuellement pour un objet virtuel- car la causalité elle-même n'a pas de raison d'échapper au principe général : des choses sont crées au fur et à mesure à partir d'un espace vierge de toutes propriétés. La causalité n'est pas forcément première et comment vivait cet espace vierge sans causalité ? On ne sait pas et on ne peut affirmer que c'est impossible que ça existe. (Je sais, on est sur des truc perchés, la certitude n'existe plus la spéculation est l'outil). Je pense qu'il faut, avant la causalité, un moteur, un mouvement, même un chaos. Il faut quelque chose qui génère de la différence pour commencer à avoir de l'identité. Le temps, la causalité peuvent être eux-même des conséquences d'autre chose de primordial. Personnellement, je ne peux qu'imaginer, pour autant qu'on sache on ne peut le mesurer ni le penser, c'est inconcevable. Mais on peut imaginer des choses diverses ... Ou on peut simplement imaginer qu'au delà du mur qui bloque les physiciens, il y avait un univers aux règles différentes de l'actuel, dont nous ne pourrons jamais rien connaitre et dont le destin s'est terminé comme il se doit car tout change tout le temps. Par la suite, c'est notre univers qui est advenu dans la forme que nous connaissons et à laquelle nous appartenons. Heu ... 5 ? Faut voir. D'un coté le premier principe cosmologique dit en gros ce que tu dis "l'univers est globalement pareil partout". Par contre, je ne vois pas la notion d'infini correspondre à quoi que ce soit dans l'espace matériel. C'est un concept qui existe et est utilisé (interagit avec) en mathématiques, pour des résultats cohérents. On l'utilise très bien en fiction ou en art. Mais en objet matériel, c'est dur à avaler. La matière tourne avec de l'énergie, un objet infiniment grand demande une quantité d'énergie infinie, comment est-elle générée ? Je pense le mot "infini" comme "tout" ou "rien", des catégories qu'on a inventé pour leur attribuer un sens, en faisant des outils pratiques mais dont la vertu n'existe que de notre point de vue, pas comme une valeur en soi.
  11. Je ne sais pas si c'est ironique ? Et je ne sais pas si c'est le lieu pour commencer une réflexion philosophique mais : le chercheur doit faire une thèse sur l'informatique (sous le nom de "mathématiques appliquée", déjà le jugement est une arnaque sémantique) et il choisit comme sujet "les dangers de la technologie" avec une opinion en faveur de l'arrêt. Dans un premier temps, on ne peut que remarquer que c'est un manquement à la consigne, un hors-sujet, il n'y a aucune architecture ni matérielle ni logicielle, ni développements, ni rien de technique. Ce qu'il y a, c'est un plaidoyer, une expérience, un témoignage. Un de ceux que seuls peuvent faire les étudiants, assez vieux et expérimentés pour juger d'un système spécifique, assez jeune et inexpérimenté pour avoir une opinion franche. Est-ce vraiment hors-sujet ? Peut-on choisir un thème informatique non technique mais moral ? Sommes-nous à une époque où ce message doit être entendu ? Il y a un directeur de thèse qui l'a cru dès le début et plusieurs (150) collègues scientifiques qui sont venus écouter sa "thèse dans le vide", devant l'institut. L'article de reporterre n'est pas complaisant, il précise que plusieurs chercheurs en informatique les ont contacté pour dire que la thèse en question n'est pas recevable, c'est une accusation systémique des institutions, etc. Spontanément. C'est ma fameuse technique non-mais-oui Le premier paragraphe présente les arguments de la thèse que j'aime le moins, puis viennent la contradiction et les arguments de la thèse que je préfère. Son boulot est clairement polémique et ne contient pas d'informatique, mais il a une posture de militant, nous sommes à un moment où cet avis qui se multiplie devrait être entendu. Ah, c'est une possibilité à laquelle je n'avais pas pensé. L'article dit qu'il n'ont pas pu joindre la direction. Cet élément couplé au timing me faisait dire qu'un ordre a été donné. Mais @Virtuose_en_carnage donne des clés de compréhension aussi. On se demande même si ce n'est pas déjà en place quand on voit les différences entre écoles. Les alphas et les betas.
  12. Ca c'est de la tension. Un jeune chercheur qui apporte sa vision, étayée par la recherche je ne peux que le supposer et qui chamboule les quilles bien installées par nombres de gens puissants. J'ai lu sa thèse en diagonale, ainsi que les documents joints. Je confirme, c'est de la philosophie orientée, ça ferait un bon post ici, mais c'est totalement rejetable à titre de recherche en mathématiques. Le projet d'Achille -de ses propres mots- est d'éviter de reproduire les méthodes de publication scientifique (comme faire des références), de critiquer toutes les instances qui l'hébergent, de remettre en question tout l'édifice de haut en bas, des gens, des habitudes, tout va mal, depuis le tout début : la simple façon de commencer à penser le monde. Lui et son directeur de thèse, deux écologistes, se sont trouvés et essayent de mettre à bas un ennemi désigné et nommé : le Progrès. Honnêtement, je ne comprend même pas qu'il s'étonne du résultat. Tout allait très bien, la thèse passe les étapes de validation, mais au dernier moment, couac ! Que s'est-il passé ? L'intéressé ne fait pas que rédiger ses idées, il critique la mise en place d'un projet IA, il utilise les manufactures d'armes de la région comme argument, il se positionne en militant plus qu'en doctorant. L'institut a sauté sur l'occasion de rappeler la nuance entre les deux, probablement sous les ordres de l'autorité qui le finance. C'est une réalité, une de celles que le jeune chercheur veut dénoncer. Cette tension illustre plutôt bien le conflit entre un monde vieillissant sur ses réflexes financiers et une humanité nouvelle et gaillarde qui veut le remettre en question. Une tension vieille comme le monde mais jamais autant justifiée qu'en cette époque de sur-information. Nous savons que pousser l'industrie et la technologie toujours plus loin pour vendre toujours plus de produits a des impacts négatifs sur l'environnement ainsi que sur la santé physique et mentale des gens. Nous le savons mais nous n'arrêtons pas, comme un fumeur sait que fumer est mauvais mais n'arrête pas. Venir au monde tel qu'il est aujourd'hui et en découvrir les règles semble de plus en plus insupportable pour nos enfants, mais l'idéologie se heurte à un mur. "Ce qui existe aujourd'hui s'est bâti sur le temps, par une succession d'épreuves concrètes, faire autrement est utopique". Une sacrée tension, les Achille Baucher et autre Greta Thumberg ne vont pas se taire. Réussirons-nous à intégrer leur sensibilité dans la construction du monde humain ?
  13. Je déteste le bruit que font les grosses mouches en volant, impossible de se concentrer. Tous les animaux font en sorte de se protéger de leurs prédateurs, tous sont calmes et discrets, ceux qui sont rouge vif, c'est pour dire qu'ils sont gorgés de poison. Un animal qui, en gros, hurle en continu "je suis làààà ! Attrappez-moiiiiii !" ne mérite pas de vivre. Pas dans mon salon en tout cas. J'ouvre grand la fenêtre et coups de torchon vers la bruyante bête, qui a 50% de chances de sortir vivante.
  14. Il y a déjà là matière à discussion. A ce sujet, je ne suis qu'un amateur qui s’intéresse à ces sujets comme on fait un sudoku, pour maintenir la forme mentale. Et cet exercice m'a conduit vers cette "structure" générique minimaliste de l'existence, qui est plutôt bien symbolisée par la forme théorique qu'est la dialectique, l'interaction interdépendante entre deux êtres produit une émergence. Ces émergences sont de nouveaux êtres qui rentrent dans le jeu des interactions pour faire de l'univers un lieu où sont crées sans cesse de nouvelles choses, d'où l'abondance de ce que l'on observe. Cette description semble fonctionnelle et on peut s'amuser à la jouer à l'envers, remonter à la source de ce mécanisme pour mieux le comprendre, sous l'angle de la causalité. Quelle est l'origine de l'univers ? C'est en fait ce qu'ont fait les physiciens avec la Théorie du Big bang, rejouer les équations à l'envers pour le facteur temps, ce modèle explique remarquablement tout ce que nous voulons comprendre. Mais il y a un hic, passé un certain point les forces se mélangent et disparaissent l'une après l'autre dans un plasma opaque dont on ne peut plus tirer d'informations, c'est pour ça que je disais "il y a une barrière quand on le mesure". On peut alors se tourner vers la philosophie et réfléchir à ce qu'est le sens, la subjectivité, la réalité, etc. On peut en fait procéder exactement de la même façon qu'en sciences mais au lieu de calculer des équations avec un temps inversé, on imagine la dialectique à rebours. Cet objet est l'émergence de ce couple, les éléments individuels de ce couple sont émergents de telles autres dualités, etc. Quand j'ai essayé, j'ai réalisé qu'à chaque étape où le sens est créé (par exemple le fruit de l'interaction proton-électron a pour nous le sens "atome"), lorsqu'on la prend à l'envers, le sens disparait. Et à force de remonter toujours plus loin vers l'origine, c'est le sens des fondamentaux qui disparait, les notions d'espace ou de temps finissent par disparaitre, la distinction réel/imaginaire finit par disparaitre et au bout théorique de ce chemin il n'y aura plus moyen d'attribuer du sens à quoi que ce soit. D'où ma phrase "il y a aussi une barrière quand on le pense". Je crois que je vois très bien ce que tu veux dire et je le pense aussi, avec des nuances peut-être. C'est le même mécanisme qui est à l’œuvre à chaque niveau pour produire des émergences. La "vie" est une émergence parmi d'autres, elle a des points communs même avec l'inerte, dans le fait d'appartenir à cette chaine continue. Mais elle a aussi des différences importantes, ses caractéristiques propres qui la distinguent de l'inerte. Là où j'ai fait une objection à ton discours, c'est justement à propos de notre mystérieux objet de départ, source de l'existence, et du statut du vivant dans ce qui existe. Je n'ai pas acquis de certitudes que la version de réalité que nous expérimentons est inéluctable ou nécessaire. L'univers est un jardin et nous sommes une des plantes qui s'y trouve. Il aurait pu y avoir d'autres plantes, il aurait pu y avoir autre chose qu'un jardin en premier lieu. Un endroit où se seraient développées d'autres dialectiques, d'autres émergences, d'autres formes. Toujours en interaction les unes avec les autres, toujours produisant des émergences, mais n'ayant rien à voir avec notre univers familier. Par exemple, dans le précédent "voyage à rebours" que j'ai proposé, les dernières choses dont le sens disparait sont aussi les plus fondamentalement structurantes et contraignantes pour notre existence. L'espace et le temps, par exemple. Je les considère comme des émergences qui se sont produites très tôt et à partir desquelles le reste s'est mis en place, conformément au sens que ces deux objets imposent pour nous. Ce qui a existé après le temps était contraint d'exister à un moment du temps. Mais imaginons que les premières émergences structurantes aient été autres. Un univers dont les règles de base ne sont ni l'espace-temps, ni l'énergie ou la matière qui en découle. De tels univers peuvent exister dans le modèle de l'émergence continue à partir d'un objet vierge de toute propriété. C'est juste que leur existence et la notre ne se croisent pas, nous existons dans des régimes différents, faits de contraintes différentes. Pour ce qui est du déploiement de la vie dans notre univers, nous sommes la preuve que c'est non seulement possible mais en plus actuel. Il n'y a pas de raison que cela ne se produise pas en d'autres points. Mais je ne suis pas certain que le mécanisme mène obligatoirement à la conscience, qui n'est qu'une forme parmi d'autres. Pour l'instant, je me restreint (et je trouve que c'est déjà large) à l'idée que notre conscience, la vie, la matière ou l'espace sont des résultantes du même mécanisme minimaliste au sein d'un même processus continu. Pour reprendre plus directement ton sujet de départ, tu y développes que la conscience est un modèle "calqué" sur celui de l'univers au sein duquel elle existe. Qu'il y a une récurrence de structure entre les deux, et que ce n'est pas une coïncidence mais un enchainement logique. Je le pense aussi, l'observation de l'univers a produit un système qui rend compte de l'univers. Si nous quittons le rationnel pour explorer le mystique, il semblerait que l'univers soit un être et que les formes de plus en plus conscientes qui s'y développent sont sa façon de se regarder lui-même pour mieux se comprendre.
  15. Je pense aussi à une récurrence de structure, parce que je me suis abreuvé à la même source que toi. Mais il n'y a pas forcément nécessité, d'autres instances de cette structure pourraient être là, à notre place. Pourquoi ne pas envisager que ce qui existe forme une chaîne, les particules pour les atomes, les atomes pour les molécules, les molécules pour les cellules, les cellules pour les organismes, les organismes pour la conscience. Et ça ce n'est que la branche dont nous sommes une feuille. Que tous ces objets soient différents mais partagent tous un point commun, d'être tous un maillon d'une chaîne, propulsés par la même structure sous-jacente, l'existence. Mais remonter cette chaîne jusqu'à l'univers entier, c'est encore spéculatif. Il y a une barrière quand on le mesure, une autre quand on le pense.
  16. ashaku

    Le paradoxe de Newcomb

    Je suis un "one-boxer". En prenant connaissance du paradoxe la première fois je me suis dit très vite "ben je veux une récompense de l'ordre d'un million pas d'un millier, alors je choisis une seule boite". Étant naturellement comme ça, le devin l'a prédit et il a mis le million dans la boite, et je repars avec un million. Edit : il existe d'autres possibilités que ces deux-là
  17. ashaku

    Le paradoxe de Newcomb

    Curieusement, en questionnant la perfection du devin, tu es le plus avancé jusqu'à présent.
  18. ashaku

    Le temple ouvre

    J'avais cité la totalité du message où tu utilises une majuscule à idée : Et comme d'une part je sais que tu utilises cette syntaxe sens/Sens, étant/Étant, et que d'autre part j'étais surpris que tu me dises qu'une représentation mentale n'est pas une idée ("Ma représentation d'une fraise n'est pas une idée."), j'ai apporté cette possibilité : étant donné qu'il y a une majuscule à "Idée", est-ce un concept de ton cru ? Visiblement ce n'est qu'une majuscule de début de phrase, vu ta réponse "ne pas l'avoir fait récemment sur ce forum".
  19. ashaku

    Le paradoxe de Newcomb

    @Arkadis Il n'y a pas de distinction entre "lecteur" ou "acteur", tu apportes cette information, en la tirant de nulle part. Quand tu lis l'énoncé tu es lecteur, quand tu as compris ce qu'il dit et que tu y réfléchis tu te positionne en acteur. Les boites n'ont pas à être absolument distinctes, soit tu dis "je n'en prend qu'une" et tu reçois la boite en question, soit tu dis "je prend les deux". Aucune imprécision ici, à part celle que tu apportes toi-même. Tu peux te débarrasser du devin, ou tu peux réécrire complètement l'énoncé, ou tu peux aussi faire autre chose. Mais sinon, il y a un énoncé donné pour y réfléchir. Comme déjà dit, il n'y a pas de réponse unique, c'est un exercice de réflexion pour voir comment on manipule certains concepts. Alors on commence par pédaler dans la semoule comme tu le fais mais il est possible de poser les bonnes bases autour du contexte donné. Indice : il ne s'agit pas de cosmétique des boites ou d'orientation de la pièce ou du nombre de portes, c'est une histoire de choix, de causalité inversée et de possibilité de libre-arbitre. Les seuls éléments nécessaires sont ceux donnés. Le devin n'est pas folklore, il est l'élément central. C'est lui qui permet de te placer face à une conséquence d'un choix que tu n'as pas encore fait mais qui est déjà acté. C'est ça le paradoxe, ajouter ou supprimer des personnages, c'est tricher. Ceci dit, cet énoncé est précisément fait pour challenger les gens, rien d'anormal au pédalage je te rassure. Mais essaie d'y penser sans modifier l'énoncé de départ. Ce n'est pas l'énoncé qui est mauvais, ce sont ses implications qui sont contre-intuitives.
  20. Quand est-ce que l'humain cessera de prendre l'humain pour une marchandise qu'il faut trier ? On pourrait se laisser tranquille les uns les autres et juste profiter du temps ensemble sans se contraindre, se juger, s'obliger.
  21. ashaku

    Le temple ouvre

    Peu de choses sont des idées si ni les sensations, ni les représentations mentales en sont. Je te donne mon découpage, dans l'organisme ce sont les nerfs qui sont en charge de manipuler l'information, sa genèse, son transport, sa transformation en qualia, les ordres musculaires qui en résultent. Fonctionnellement 3 parties : observation, réflexion, action. L'information d'observation, c'est l'ensemble des signaux électrochimiques créés par induction nerveuse lors de la stimulation de l'organe sensoriel, ce ne sont pas des idées, OK. L'information de réflexion, c'est lors de la manipulation de ces signaux dans le système nerveux central, je pense qu'on sera d'accord pour dire que ça ce sont des idées. L'information d'action est tendancieuse, elle résulte d'une réflexion, elle acte une décision ou un choix qui sont des idées. Mais en est-elle une ? Je note que tu emploies la majuscule à Idée, avec peut-être un sens spécifique distinct de "idée".
  22. ashaku

    Le paradoxe de Newcomb

    On peut se tutoyer si tu veux. L'énoncé est correct, les subtilités que tu introduis ont leur sens mais c'est à charge du répondeur d'envisager les options possibles, ce paradoxe est justement conçu pour devoir faire intervenir un paquet de concepts. Sans changer l'énoncé, tu peux choisir arbitrairement quelle est la boite A ou la boite B, tu peux dire qu'il y a une grosse boite et une petite boite, l'essentiel est de comprendre qu'il y a deux boites et qu'on choisit d'en prendre une ou d'en prendre deux. Si on en prend une, c'est forcément celle qui contient soit 1 million, soit rien. Disons que cette boite est rouge si tu préfères. Le devin a prédit avant qu'on entre quel choix on allait faire et a préparé les boites, même lui ne peut plus modifier le contenu des boites une fois qu'on est entré, évidemment il ne donne pas sa prédiction, sinon on ne ferait pas un choix, on obéirait à son ordre. Répondre de façon rationnelle est un peu tendu, les raisonnements possibles sont multiples, contradictoires, font intervenir en les croisant des notions difficiles comme la causalité ou le libre-arbitre. Mon conseil : répondre d'instinct et débattre avec les autres pourquoi on a pensé ça. Ce qui est amusant avec cette énigme c'est que les deux camps sont convaincus d'avoir raison. Et il n'y a pas de réponse parfaite, seulement des options possibles. C'est une expérience de pensée pour aborder certains thèmes philosophiques en profondeur.
  23. ashaku

    Qu’en pensez-vous ?

    A propos de quoi ? La télépathie ? Aaaaaah OK, merci @lunatike. L'OP demande "que pensez-vous du concept 'il ne faut pas produire d'effort pour ceux qui n'en font pas' ?". Donc, c'est un piège je suppose ? L'OP ne fait aucun effort et vérifie si on en fait en retour ?
  24. Fun fact : l'hydrogène est l'élément le plus abondant dans l'univers, en quelque sorte l'opposé de "spécial". C'est aussi l'élément le plus simple avec un seul électron dans son nuage, un seul proton dans son noyau.
  25. Connaissez-vous ? Ce paradoxe a la réputation de diviser même les gens intelligents 50/50. Chaque partie étant convaincue que son option est forcément la bonne. Énoncé : Vous entrez dans une pièce. Il y a une table avec 2 boites dessus et à coté, un devin. Le devin est un être omniscient, il est capable de faire des prédictions avec 100% d'exactitude. Vous allez avoir le choix entre prendre la première boite seulement ou prendre les deux boites. Par ailleurs, avant que vous rentriez dans la pièce et découvriez l'énigme et ses règles, le devin a déjà prédit quel choix vous feriez et il a rempli les boites conformément à sa prévision. S'il a prédit que vous prendriez la première boite seulement, elle contient 1 million d'euros mais s'il a prédit que vous prendriez les deux boites, elle ne contient rien. La deuxième boite contient toujours 1000 euros. Que choisissez-vous ? La première boite seulement ou les deux boites ?
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