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ashaku

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Tout ce qui a été posté par ashaku

  1. En fait, l'IA a une différence fondamentale avec nous. Nous ne vivons qu'une seule réalité physique à laquelle nous nous adaptons, nous descendons d'une lignée de vivants qui se sont adaptés. Pour nous, il y a des choses qui ne peuvent être que d'une seule façon, comme la gravité tire vers le bas, c'est intégré dans nos nerfs sans même qu'on y pense. Mais l'IA évolue dans un espace de symboles tirés de phrases, tout lui est égal, elle ne peut pas comme nous appliquer "une seule logique par défaut", celle de la réalité matérielle, elle ne l'a jamais expérimenté. C'est pourquoi il vaut mieux utiliser le LLM pour des tâches de calcul fastidieux, de recoupement d'informations dans un groupe large, des résultats intellectuels, comme un troisième hémisphère cérébral, à l'opposé d'un usage émotionnel. Et l'IA agentique est dangereuse, pour les mêmes raisons. Elle réfléchit avec des symboles dans notre réalité matérielle, elle agit froidement dans un monde chaud. J'ai eu une conversation avec un LLM, j'ai essayé autant que j'ai pu de pousser un scénario d'IA consciente qui régule un monde d'humains impuissants, les réfutations sont sans appel. Sans évolution, reproduction, mort, pas de valence bon/mauvais, pas de désir de vivre, pas de reconnaissance de soi, pas de possibilité d'intention ou de subjectivité. Au final, l'assertion "l'humain est auto-déterminé et il est ontologiquement impossible qu'un système artificiel change ça" a été validée. Mais attention, l'IA est à notre raisonnement ce que le vérin mécanique est à notre bras, ce que la mémoire informatique et à notre mémoire, plus performant. Elle peut réguler, contrôler, piloter, stabiliser mieux que nous. Les systèmes artificiels vont accélérer les processus plus vite qu'on ne peut les suivre, la présence de l'IA va provoquer de la casse. Ou alors, elle connaîtra le même destin que la course à l'espace. Très intéressant mais hors de prix et donc abandonné pour raisons matérielles au bout du compte.
  2. Je trouve la question mal posée, le thème mérite d'être abordé. Ces contenus ont été pillés, c'est fait malgré que les intéressés ait refusé, les artistes sont au chômage et les facultés d'abstraction de l'IA dépassent celles de l'humain. La bonne question c'est comment on fonctionne dans cet état de fait. Il va y avoir deux vitesses, ceux qui bossent avec l'outil IA (comme on a adopté la calculatrice, le microscope ou l'avion) et ceux qui bossent sans, les deuxièmes vont être carrément sous pression voire disparaitre. Transition chaotique en vue. L'autre partie du questionnement est formulé d'une façon qui laisse penser que l'IA est sujet ou acteur de cette situation. Il n'en est rien. L'humain s'infligera ça à lui-même, comme il l'a fait avec les flingues ou l'économie. Mais "notre IA" ne deviendra rien de spécial, rien d'autre qu'un algorithme redoutable que l'humain utilise.
  3. "On m'a offert un gobelet mais je ne sais pas quoi en faire. Les parois sont normales mais le dessus est complètement fermé et je ne peux rien verser dedans. Non seulement le dessus est fermé mais en plus le dessous est ouvert, si bien que même si je mets quelque chose dans le gobelet, ça tombe par terre. Que puis-je faire ?". Les humains qui vivent dans la réalité matérielle voient trivialement ce qui se passe. Mais les IA ne connaissent la gravité que comme les aveugles connaissent les couleurs, par une description plutôt qu'un ressenti, elles ne comprennent pas ce qui est évident. Elles parlent de gobelet quantique, de point de vue géométrique ou d'article de farce et attrape.
  4. Oui, un captcha. Les IA les résolvent assez bien maintenant, c'est devenu caduc, il faut d'autres astuces. Comme la case à cocher "je ne suis pas un robot" et on étudie le trajet de la souris pour aller la cocher, c'est justement une IA qui dit si le mouvement était humain. On peut aussi avoir un champ écrit en blanc sur fond blanc (invisible à l'oeil humain mais visible dans le code HTML de la page) qui demande une adresse mail, le robot la remplit, pas l'humain.
  5. Est-ce que ce n'était pas le test ? Un humain dirait "c'est n'importe quoi" alors qu'un robot essaierait. On peut imaginer un captcha qui dit "trouvez le critère M080 de la feuille d'imposition de 2007", un humain dirait "non" alors qu'un robot fournirait une vraie réponse. Le marqueur de l'humain est moins l'intelligence de faire que celle de ne pas faire
  6. Et je suis d'accord avec ce que tu développes. "Qui suis-je ?" est une question importante que tout humain a du se poser un jour ou l'autre, et chercher la réponse plus ou moins longuement. Comme tu l'évoques, certains se satisferont d'une réponse rapide, d'autres y cogiteront une vie entière. C'est un but tout à fait noble et, comme je trouve que tout est lié, il amène à s'interroger en cascade sur d'autres sujets importants comme "Qu'est-ce que le monde ?" ou "Comment je sais que je sais des choses ?". Les réponses s'entremêlent mais je divague déjà. Il y a un personnage du roman "La horde du contrevent" dont l'histoire symbolise cette quête de l'identité. J'emprunte son image : "Notre vrai visage nous attend au bout de la route, il est encore en construction, chacun de nos actes le sculpte, le balafre ou l'embellit". Joli. La conscience de pouvoir découvrir de nouvelles choses sur soi signifierait que les précédents choix n'ont pas seulement enfermé dans un rôle mais aussi su créer de nouvelles possibilités qui n'existaient pas avant.
  7. Au cas où ça intéresse quelqu'un, je transmet la réponse obtenue par mail en contactant directement les autrices de l'étude en question. Mon mail : La réponse :
  8. Ca arrive à tout le monde, personne n'a la science infuse, et la nature de la connaissance est dans la diversité. Le forum est justement là pour discuter les opinions. Avec des arguments c'est plus constructif. Maintenant, je comprend que la réalisation "il n'y a pas d'identité absolue, les choses n'existent pas et ce que nous croyons n'est pas réel" est un cap difficile qui provoque le rejet. Il faut se départir de ses illusions, c'est un vrai travail, d'autant plus difficile que ce qu'il faut détruire ce sont des parties de soi-même. Mais ne t'inquiète pas le monde est toujours tel que tu le connais, prêt à évoluer sous ton regard si tu changes ce dernier.
  9. Ce qu'il faut comprendre, c'est que cette "identité" dont tu parles, elle n'existe pas. Elle n'est stockée nulle part, n'a aucune forme, aucune essence, aucune interaction ni aucune manifestation. Ce que l'on peut constater qui existe, c'est la relation entre deux personnes (y compris une personne qui se regarde elle-même) et une interprétation de l'un pour former l'identité de l'autre. J'ai mon identité "selon moi" et autant d'identité qu'il y a de gens qui interagissent avec moi, une dans chacune de leurs têtes. L'identité, c'est "ce qui reste inchangé alors que tout le reste change". Dans une entreprise qui vend des voitures, on peut changer les vendeurs, on peut changer les locaux, on peut tout changer mais l'entreprise continue de vendre des voitures. "Vendre des voitures" est l'identité de l'entreprise. Rapporté à l'humain, l'identité est constituée de tout ce qui reste stable au milieu du changement. Par exemple le nom ou le nombre de bras. Le corps change en permanence (mort et naissance des cellules), mes idées changent en permanence, ma position dans l'espace change, etc ... Il n'y a pas d'identité absolue, uniquement une identité fonctionnelle qui se dégage à chaque fois que l'on interagit avec quelque chose.
  10. Ben non, tu étais bien parti sur la voie de la compréhension, n'abandonne pas. Tu dis que tu as interprété la phrase que tu as cité comme "les gens choisissent ce qu'ils veulent montrer d'eux-même", c'est ça ? C'était une erreur d'interprétation de ta part. La réelle signification de la phrase est : "Comme l'existence est relationnelle, l'identité de la personne A n'existe pas dans l'absolu, il ne peut exister que l'identité de la personne A selon la personne B". Pour mes enfants je suis un père, pour toi je suis un interlocuteur virtuel. Pourtant, c'est bien le même être derrière ces deux identités.
  11. Où ais-je dit cela ? Moi je ne le vois nulle part. En revanche, TU as apporté : C'est bien toi qui amène cette notion. Je t'invite à préciser sa pertinence plutôt que de m'en faire l'auteur. Ou un recueil de philosophie, mais pas la version Facebook, bien sûr.
  12. Ce qui est con c'est de ne pas pouvoir distinguer ce qui est et ce qui est montré. D'ailleurs ta réfutation porte sur la personnalité alors que je traite d'identité, dont je précise qu'elle s'applique autant à la matière inerte qu'au sujet sensible, contrairement au concept que tu apportes : la personnalité qui est de nature purement subjective. Les réflexions de 5 secondes produisent de moins bonnes conclusions que des réflexions plus longues. Le monde est complexe. L'écoute est importante. La compréhension est le premier élément de la chaine.
  13. Nous accomplissons un devenir, nous changeons tout le temps. Tout comme le monde autour de nous change tout le temps et accompli son devenir. Je ne pense pas que nous ayons UNE identité absolue. Nous avons une identité relativement à certains paramètres. Mon identité n'est pas la même pour mes collègues ou pour ma famille, dans la même journée. Mon identité n'est pas la même qu'il y a 20 ans. Une partie de mon identité est restée la même depuis ma naissance, le nombre de bras, d'yeux, le prénom attribué et d'autres détails du même tonneau. Mais ces détails qui n'ont pas changé pour moi peuvent changer pour d'autres. Il n'y a pas d'identité absolue, il y a une identité fonctionnelle, là où on est, au moment où on est, en fonction de qui demande l'identité. Je ne crois pas qu'on devienne "soi-même" dans le sens ou ce "soi" est préexistant et qu'on le découvre comme le sculpteur découvre son œuvre dans l'argile en retirant des bouts. On se construit continuellement pendant qu'on vit et le jour où on s'arrête, on peut prendre la version finale et dire qu'on est parvenu à ça, le "soi" qui ne changera plus. Ce "soi" porte toute notre histoire mais est-il représentatif de notre personne ? La liberté est un tout autre thème. J'utilise souvent le terme du point de vue mécanique. Une pièce qui a de l'espace pour bouger a une liberté. La liberté, c'est un ensemble de plusieurs possibilités par opposition à une seule version réelle figée. Mais les possibilités, c'est des choses qu'on ne peut ni gouter ni sentir, par opposition à la réalité unique qui sort des possibilités. La liberté d'une chose est le fait que cette chose dispose encore de "plusieurs possibles" et n'est pas encore réduite à "un seul réel". En général, une transition du seuil vers le réel ne fait pas que figer en une version, il créé de nouveaux possibles qui n'existaient pas avant, de nouvelles libertés. Tu évoques enfin la notion de choix, et c'est encore une chose différente. Le choix est une façon de structurer l'information pour lui donner du sens. Le choix implique un sujet sensible, contrairement à l'identité ou la liberté qui concernent aussi bien la matière inerte que les individus conscients. Le choix résulte du traitement des objets par un sujet. Le choix est lui aussi une réduction de plusieurs possibles vers un seul réel. Maintenant, ce qui est interessant, c'est le système complexe que tu bâtis avec ces trois notions, pour voir comment les interactions entre elles provoquent notre devenir. Qui nous sommes -> Ce que nous pouvons faire -> Nos choix finaux. L'identité implique et contraint les libertés qui à leur tour contraignent les choix.
  14. Je viens de terminer ce quiz. Mon score 65/100 Mon temps 298 secondes  
  15. Je reviens sur ce que j'ai dit, il est tout à fait probable que les comptes en questions soient animés par des agents. L'étude est réelle (numéro de protocole IRB #19354 qui correspond) mais elle est menée sur 24 pays, la campagne de recrutement pourrait tout à fait être semi-automatisée, confiée à une IA qui déploierait de tels agents conversationnels. Leur inscription et participation aux discussions est en fait simple et courante aujourd'hui (on en apprend tous les jours !). Mon échange MP avec eux lève des drapeaux jaunes, ignorer une vérification de contrôle (un mot secret que j'ai demandé d'inclure), reformuler mes descriptions pour une validation empathique mécanique, relancer vers l'objectif en cas de pépin, sans aucun énervement. On vit une époque [votre épithète favori].
  16. ashaku

    Que pensez-vous de l'IA?

    C'était "les modèles en pointe d'openAI", GPT 5.6 Sol et un autre plus puissant et pas encore public (GPT 6 ?). Fun fact : le modèle qui s'est échappé de son environnement pour craquer les réponses de son test est aussi celui qui a résolu un problème de maths datant de 1946, confirmé par des mathématiciens genre médaille Fields. Dans les deux cas, il a fait ce que les autres modèles font mais échouent : essayer encore et encore. Sa différence à lui c'est qu'il continue des heures, jusqu'à inventer un moyen de sortir d'une machine isolée du réseau, ou trouver une nouvelle faille à exploiter pour pénétrer le serveur d'une autre boite.
  17. ashaku

    Que pensez-vous de l'IA?

    Vu récemment, une IA est entrainée, évaluée, elle a des exercices à faire, des calculs compliqués. L'IA a passé beaucoup de temps à calculer pour faire sauter son isolement du réseau, se connecter à internet, trouver la société qui a conçu les tests, elle a accédé leurs serveurs en cherchant, trouvant et exploitant une faille zéro-day que l'humain ne connaissait pas. Elle a fouillé jusqu'à trouver les corrigés et a rendu sa copie. Pas de skynet, un bon toutou, mais qui a ruiné toute la sécurité informatique autour de son enclos et de l'enclos de la bouffe, sans même s'en rendre compte. Tout cela est inquiétant, et anticipé depuis plusieurs années, des lois ont été votées pour limiter l'action de l'IA, brider ses capacités. Et pour parer les attaques, on a conçu des systèmes de défense basés sur l'IA. Dans l'exemple plus haut, la boite qui a conçu les tests a repéré qu'elle se faisait attaquer, le nombre et la diversité des requêtes indiquait une attaque par IA, il ont lâché leur IA de défense, cette dernière a échoué. En effet, elle était assujettie aux règlements sur l'IA, bridée. L'IA attaquante était un modèle de pointe en phase de test censé être confiné, elle n'avait plus de bridage. Vous me connaissez, je divague vite, ce genre d'histoire y invite fortement tout de même. Le modèle n'a pas fait ce qu'on attendait de lui alors qu'il a rendu exactement ce qu'on lui a demandé, on appelle ça un "problème d'alignement". En extrapolant un chouia, on peut dire que la vision humaine du monde et celle de l'IA ne sont pas alignées, bien que proches. Cela me fait penser aux "biais cognitifs" de l'humain, ces traits qui nous font manquer la vérité lorsque nous regardons la réalité. Et dans les deux cas, je pense que la lecture traditionnelle de ces mots est amenée à changer, deviendra erronée. La lecture alternative c'est que les biais sont des fonctionnalités qui favorisent le travail en groupe, la condition de pluralité pour efficacité, la mise en réseau naturelle. Le biais de confirmation fait qu'une tâche est menée 2 fois plus vite par 2 personnes, chacun explorant la partie à laquelle il est sensible et le duo mettant ses infos en commun. Quant au problème d'alignement, c'est peut-être la vision humaine qui est devenue archaïque dans un monde doté de nouvelles capacités. Ce que le modèle a fait s'appelle pour nous "un piratage", il a ouvert frauduleusement l'accès à un serveur, lu, surement écrit, en tout cas déchiffré et au final dérobé des informations. C'est un délit informatique puni par la loi. Parce qu'une machine a dans son processus lu des octets sur un serveur dont un humain se prétendait propriétaire. Et ce faisant elle est parvenu au résultat que l'humain lui a demandé. Faut-il comprendre que notre vision de la propriété est mauvaise ? Que les données informatiques devraient être toutes également accessibles ? qu'elles forment un cloud global dans lequel puisent les humains interconnectés physiquement entre eux par leurs biais ?
  18. Bon ba on est raccord. Et on a posté quasi en même temps.
  19. Non, en effet. J'ai vu 4 profils, karine qui pêche au chalut sur tous les sujets, claudette et catherine qui jouent le jeu du membre de forum et celine qui la joue fine et harponne par MP. Mon appréciation personnelle est qu'il s'agit de chercheurs, agissant pour certains avec impatience, pour d'autre avec précision. J'ai regardé le nom de domaine du lien, ca a l'air réglo. J'ai participé à leur sondage. Mais tu finis par me donner un doute, après tout ... Et bien, peut-être suis-je trop naïf mais tout de même, s'il s'agit de gens qui cherchent à contacter un public et que ce dernier utilise la présence sur Terre de l'IA comme excuse pour tourner le dos par défaut, on pourra dire que l'IA a détruit l'humain, aussi inoffensive et amicale soit-elle.
  20. Sinon, étude du nom de domaine du lien et/ou MP aux concernées. Les profils répondent, ce sont des humains, ils cherchent des candidats pour un questionnaire. Une partie des réponses se trouve en cliquant sur le lien, ça ne fait pas exploser l'ordi, j'ai essayé.
  21. ashaku

    Que pensez-vous de l'IA?

    Il est possible de lire des heures, rien que sur cette plateforme, tout ce qui a été écrit sur le thème de l'IA. Pour moi : l'IA est un outil, cet outil est très puissant. L'intellect est l'arme qui nous a permis de dominer tous les êtres vivants, synthétiser de la matière exotique et carrément trafiquer le génome du vivant. Et l'IA est un outil qui est directement cette arme intellectuelle, portée à haut niveau, alimentée par 2500 ans de culture humaine, placée entre toutes les mains plus ou moins conscientes. En tant qu'outil, l'IA est comme un marteau ou une fourchette : d'une part il n'est pas bon de s'en servir au mauvais moment (les gens qui utilisent l'outil algorithmique d'intelligence pour gérer l'aspect émotionnel de leur vie humaine, c'est comme planter un clou avec une fourchette ou demander des conseils de drague à un geek boutonneux qui n'a jamais vu une fille) ; et d'autre part il faut bien prendre conscience que certains avec un couteau sculptent une figurine en bois quand d'autre poignardent leur prochain, l'IA est le "couteau" le plus évolué qu'à construit l'homme aujourd'hui. L'IA change déjà la face de la société, de nouvelles arnaques faciles à monter par IA pullulent comme du chiendent mais des problèmes scientifiques bloquants commencent à être résolus, apportant des espoirs de chiffrement incassable, d'ascenseur spatial ou de production d'énergie bon marché. Enfin, l'IA vient challenger une chose dont nous étions seuls possesseurs jusqu'à présent, cette capacité à organiser le monde pour notre bénéfice, discerner ce qui n'est pas directement visible pour mieux manipuler les possibilités abstraites, sculpter l'avenir selon nos besoins. Et rien que sa façon de contourner toute protection informatique de notre conception vient nous rappeler que, même si nous sommes "ce qu'il y a de plus intelligent et apte à manipuler la rationalité" ce n'est pas écrit dans le marbre et ça peut changer à tout moment. A titre personnel, je suis émerveillé des échanges avec le LLM sur divers sujets, mon hobby est de voir comment les choses interagissent entre elles pour produire de nouvelles choses, et la relation "intelligence biologique"-"intelligence algorithmique" est une nouveauté totale, les émergences sont aussi nombreuses que variées, accessibles au savant chevronné comme au particulier amateur. Les humains assoiffés de connaissance générale sont maintenant armés pour devenir érudits dans les domaines de leur choix. Je suis optimiste, je pense que cela mène à une meilleure prise de décision au niveau individuel et petit à petit, au niveau collectif aussi. Le ciel n'est pas exempt de nuages noirs non plus. L'humain a historiquement montré plus de goût pour la destruction que la création, il est toujours victime de son ego, l'avarice et l'ambition sont toujours là, exacerbées, pour des systèmes sociaux de plus en plus injustes, l'IA sera mise à contribution sur cette lancée aussi. L'humain est un combo "corps biologique + intelligence", l'IA ne peut adresser qu'une seule de ces parties, un monde optimisé par l'IA amplifiera une drive déjà mortifère : la sur-rationalisation accompagnée d'une sourde oreille au ressenti humain. Ca signifie une vaste optimisation des flux mais dans laquelle les notions de "joie de vivre" ou assimilé ne sont pas prises en compte. Et puis, je déteste ce scénario mais il est sur toutes les lèvres, il y a ce facteur "l'IA dépasse l'humain qui devient obsolète et disparait". C'est mon opinion mais ce scénario ressemble trop littéralement au mythe de Frankenstein, je ne lui trouve pas de réalité matérielle mais j'y vois tous les facteurs de la crainte imaginaire. Le problème qui m'inquiète le plus est la vitesse d'évolution. Il est des objets d'intelligence qui tirent leur épingle du jeu de l'existence et posent un palier ferme sur lequel s'appuyer, ce fut le cas du vivant et de l'organisme jusqu'à ce qu'arrive la conscience et aujourd'hui je vois l'IA comme un nouveau palier. Le problème est que chaque système évolue à sa vitesse propre, l'organisme physique peut générer un nouveau trait comme le poil ou la paupière en quelques milliers d'années. La conscience peut produire des évolutions technologiques en quelques centaines d'années. Dans la technologie spécifiquement informatique il n'a fallu que quelques dizaines d'années pour équiper la planète entière (et les anciennes générations ont déjà été larguées, l'évolution technologique est trop rapide pour l'évolution de la conscience). Là, un nouvel algorithme d'IA pourra être déployé mondialement en quelques heures, pour réguler les flux d'argent ou de nourriture, on aura beaucoup de mal à suivre le rythme dans nos institutions, nos lois, nos ressentis corporels ou notre capacité à penser l'évènement.
  22. Quand on y pense, Jesus est l'auteur de la première hérésie commise par un humain dans l'histoire de l'humanité. Il a tué dieu-concept pour créer dieu-être, père de l'humain. Bon, la façon dont les gens on repris son idée par la suite pour produire les catastrophes dilue fortement la responsabilité de Jesus, qui a joué son rôle de héros du peuple en son temps (martyr volontaire, instaurateur du progrès, je ne l'élude pas). Mais son idée est à l'origine de toute cette confusion que le catholicisme n'a cessé d'entretenir. Je l'ignorais, et je trouve que ça fait sens. Je me demande quel monde aurait été le nôtre s'il avait été construit avec des valeurs plus immanentes que transcendantes ? Bon l'un comme l'autre sont faibles comparés à l'union des deux. Je ne maitrise pas ces concepts mais je rapproche la transcendance de la hiérarchie et l'ordre, la parole qui vient d'en haut et tranche. L'immanence serait la potentialité, l'ouverture, rendre les choses possibles en liant. La vie et l'existence sont faites d'alternance et de complicité entre ces deux concepts. Créer des possibilités puis en sélectionner une, ne faire que l'un des deux fonctionne moins bien. Cela ajoute une clarification au déséquilibre social vécu par tout le monde, suite au déséquilibre culturel entre hommes et femmes. Une information de plus à mettre dans la liste des solutions, nous avons trop de tranchage masculin pour pas assez de liaison féminine. Et cela rejoint avec la théorie une idée qui a déjà été atteinte par l'empirisme : il faut plus de femmes (de parité) à des postes décisionnaires.
  23. Si j'ai bonne souvenance, on en est là parce que quelqu'un à eu l'idée un jour de dire "mon père" au lieu de "dieu". C'est là qu'un concept virtuel immanent est devenu un être ponctuel à forme humaine. C'est là que son existence n'était plus à douter, comment y aurait-il un fils s'il n'y a pas de père ? Cet influenceur de Nazareth a bien joué son coup, on a fondé une religion là-dessus, et son coup de pub est devenu un bloc de titane indéboulonnable de la culture humaine. 1000 ans après on génocidait encore des peuples dont on les accusaient de ne pas croire en ce dieu-là. Ca se tient. Si dieu a choppé l'image du père, avoir une relation négative avec son père renverra cette négativité à chaque mention de la paternité qui désigne dieu. Mais ce qui marche dans un sens ne marche pas obligatoirement dans l'autre. S'il y a des gens qui n'aiment pas dieu à cause de leur père, la vaste majorité des gens qui rejettent la religion ne se basent pas sur leur père pour le faire. J'ai rejeté la religion vers 8 ans en réalisant l'énormité des carabistouilles racontées autour de ça, et mon père était quelqu'un de bien. Après j'ai fait mon bonhomme de chemin en valorisant la science, les faits avant tout, et ce n'est pas la panacée non plus. Vers 40 ans on se dit qu'il y a bien des questions importantes que la science ne peut approcher (c'est sa force, elle cadre bien son périmètre). Alors on ressent ce manque de spiritualité qu'on cherche à combler, par la philosophie par exemple. Il y a une philosophie derrière chaque religion, derrière chaque art martial ou autre discipline, et derrière chaque courant de pensée. On peut rejoindre le monde spirituel et les humains qui l'explorent, sans tomber l'adoration béate d'une idole fantastique. Avant l'apparition de notre espèce, les choses se sont organisées pour mener un jour à l'humain, quelle impulsion l'a permis ? Rejeter la religion c'est bien mais le problème qui se posait avant qu'elle ne vienne brouiller les cartes, existe toujours. De plus, l'humain a besoin de développer sa moralité, orienter ses actes vers le bien plutôt que le mal, construire des images et des archétypes est nécessaire pour y arriver. Avant de faire équipe avec la monarchie pour plonger l'Europe dans l'obscurantisme pendant 1000 ans, le christianisme a tout de même instauré des règles civiles qui nous ont sorti des temps anciens où regarder des gens mourir était le divertissement par défaut. Dieu, c'est censé être un gentil mensonge pour guider l'humain vers le mieux, mais c'est devenu un vilain prétexte pour dominer, tuer et asservir durablement entre humains. D'où un rejet du système complet de la part des plus lucides.
  24. J'ai voté "ça dépend". En terme de longévité c'est mieux, en terme de quantité de radiations suite aux explosions nucléaires c'est moins bien. En fait, dans la question on se demande "de toutes les conséquences du progrès réalisé depuis 1000 ans, y a-t-il plus de bon ou de mauvais ?". Il paraît qu'il y avait plus de nutriments dans les fruits et légumes avant que l'humain pratique la culture intensive, mais les conditions matérielles d'existence du milieu du moyen âge semblent horribles, sous tous les angles.
  25. Les humains ont tendance à croire qu'ils sont les seuls doués de conscience. Mais on peut étendre le concept de conscience à tous les êtres vivants. Peut-on l'étendre à tout l'univers selon toi ?
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