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Keskya

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Tout ce qui a été posté par Keskya

  1. Oui la famille existe qu'on le veuille ou non. Elle est ambivalente et peut construire autant que détruire l'individu. Mais dès qu'elle devient l'instrument d'un ordre moral ou d'un pouvoir politique, ses potentialités de destruction s'en trouvent multipliées.
  2. L'institution judiciaire est née pour protéger la société des individus et non l'inverse. Or de nos jours la famille est encore considérée par beaucoup comme la structure de base de toute société civilisée. En outre, le droit français est issu en droite ligne du droit romain qui pose le pater familias comme propriétaire de tous ceux qui vivent sous son toit: femme, enfants, esclaves et animaux sur le même plan. Et la propriété, comme la famille, c'est sacré. Mais ce qui me semble le plus flagrant, c'est que ce sont les parents (y compris non-maltraitants) qui tiennent à conserver l'autorité sur "leurs" enfants... Tandis que ces derniers, réduits au statut de mineur, n'ont aucun droit de décider de leur propre vie.
  3. ? Mon commentaire n'a rien de partisan et appelle justement à la défocalisation Ils n'ont rien d'indépendant puisqu'ils sont à la merci de la plate forme qui les emploie. Ça a d'ailleurs été reconnu par la justice dans l'affaire Deliveroo. Par ailleurs en parlant de "morale des esclaves" je ne visais pas les livreurs. C'était un clin d'oeil à la "Généalogie de la Morale" de Nietzsche, où il soutient que l'opposition antique entre maîtres et esclaves continue d'affecter la morale contemporaine. On voit en effet des clients qui, voulant se comporter en maîtres, se font esclaves de cette opposition, tandis que les livreurs s'en libèrent en dénonçant les agressions qu'ils subissent.
  4. Le système n'est rien de plus que la somme de nos comportements individuels. Dire que c'est la faute du système et que les victimes seront toujours des victimes ne mène qu'à l'impuissance et au ressentiment. C'est la morale des esclaves: se réduire à un rôle de bourreau ou de victime, de client ou de larbin... alors que nous sommes beaucoup plus que ça. En revanche on peut reconnaître la violence et l'injustice généralisées sans leur concéder la totalité du réel, sans renoncer à lutter pour un mieux (ce que font ces livreurs en dénonçant leurs conditions de travail).
  5. Ouais, c'est bien connu: s'il y a des racistes c'est surtout à cause de ceux qui les énervent. Retournement de stigmate, classique de la rhétorique ressentimiste. Le sujet se réduit lui-même à l'impuissance en rendant autrui responsable de son propre comportement. Puéril...
  6. Keskya

    Je suis partagée...

    Elle est où la violence? À part dans les discriminations envers les autistes, s'entend...
  7. Les crispations identitaires s'alimentent réciproquement. C'est pas la révélation de l'année...
  8. Le pluriel ne vaut rien à l'homme et sitôt qu'on Est plus de quatre, on est une bande de cons
  9. Je pense l'exact inverse : seul, on a toujours raison.
  10. Profiter des droits que la société des gens responsables veut bien m'accorder, ce n'est pas la même chose que les réclamer ou les défendre. Tu ne peux pas à la fois me reprocher de manger la soupe commune et m'interdire de cueillir des fruits dans ton verger, faut être logique. Ou alors, faut pas t'étonner si je crache dedans. J'aurais même de bonnes raisons de mordre la main qui me nourrit.
  11. Bah c'est ton côté poète. J'aime bien. Les hérissons aussi j'adore! Ils peuvent chier dans la nature, eux, et c'est même pas sale. Mais en parlant d'être hérissé, j'avais plutôt un chat en tête!
  12. Haha c'est toujours le même vieux réflexe! A celui qui pose une critique on demande des solutions... Ne croyant pas au bien commun, n'étant ni élu ni électeur et n'attendant rien du pouvoir politique, en quoi serais-je tenu de proposer des solutions collectives? C'est vous, les z'honnêtes citoyens, qui prétendez gouverner tout le monde... pour ma part je n'ai jamais cru qu'on pouvait diriger la société de façon rationnelle. D'où mes critiques sur la notion de bien commun Sinon, au niveau individuel, les chiottes sèches c'est pas mal. Mais ça n'engage que moi. j'aurais probablement pas fait mieux à ta place, comme tu dis la machine est lancée depuis longtemps. Une fois faussé par la civilisation, le monde produit des idées et des comportements qui le faussent toujours plus, disait Robert Dehoux Mais j'avoue, tes histoires de bien commun et de république, là... ça me hérisse ! Si seulement on arrêtait de se raconter des bobards de ce genre...
  13. Tu parles d'un scoop Il n'en reste pas moins que le bien commun consiste à garantir le droit à l'eau propre et le droit de chier dedans. Pour ça on fabrique des tuyaux et on les enterre, on bâtit des stations d'épuration avec plein de béton et de granulats, le tout à grand renfort d'extractivisme et de pollution supplémentaire. Remarque: le bien commun se limite ici aux humains disposant d'eau courante. Il n'est donc pas si commun que ça. Il ressemble plutôt à un privilège réservé à une élite de souilleurs frénétiques, au détriment de toutes les autres formes de vie. Donc, en tant que souilleurs... la moindre franchise consisterait à ne pas camoufler nos turpitudes derrière des vocables avantageux comme res publica (en latin c'est so chic), bien commun ou droit... puisque la seule chose qui autorise de tels comportements, c'est la loi du plus fort.
  14. Mais... Cette idée de protéger l'eau de la pollution avec des canalisations me semble bizarre Le bien public ne commande-t-il pas plutôt de protéger l'eau en supprimant la source de pollution? (Pour vivre, tout le monde a besoin d'eau propre, mais tout le monde n'a pas besoin de polluer les sols) Ou alors c'est vouloir à la fois l'eau propre ET la source de pollution... pas très logique Peut-on satisfaire des intérêts trop contradictoires sans sombrer dans la schizophrénie ?
  15. Tu as raison, mais en tant que fonctionnaire et contribuable ta complicité avec les politicards surpasse de loin le simple fait de voter. Que celui qui parvient à vivre en cohérence parfaite avec ses convictions te jette la première pierre!
  16. Keskya

    No pasaran..qu'ils disent

    Vu que tout le monde te tombe dessus je tiens à te dire que je partage ton point de vue. Avec un p'tit poème à l'usage de ceux qui ignorent la violence verbale dont peuvent faire preuve des auteurs unanimement reconnus et enseignés à l'école. https://www.bonjourpoesie.fr/lesgrandsclassiques/Poemes/arthur_rimbaud/quest-ce_pour_nous_mon_coeur
  17. Je ne fais que souligner le fait que le "peuple souverain" est une fiction. L'idéal n'est pas de mon ressort
  18. Tout à fait le peuple peut se choisir des "représentants". La constitution ne lui permet que ça et tout changement passe par les représentants. Ceci est décidé par les morts.
  19. Keskya

    Adhésion aux dogmes.

    La question est simple et directe, il n'y a pas de piège ni de volonté de lutte.
  20. Keskya

    Adhésion aux dogmes.

    Peut-on se dire scientifique sans se soumettre à l'objectivité ou à la mesure ?
  21. Choix souverain encadré par une constitution que quasiment personne d'encore vivant n'a choisi. Elle a une drôle de tronche quand même, la souveraineté populaire quand les morts décident du régime politique.
  22. La Dépêche aurait pu profiter de l'occasion pour évoquer le nombre de femmes qui ont dû accoucher dans leur voiture depuis la fermeture de la plupart des maternités.
  23. Mérieau fait aussi cette comparaison mais, même si je n'ai pas vu la vidéo en entier pour l'instant, ça ne me semble pas être dans un but de diabolisation de l'extrême droite... plutôt une critique de la dichotomie entre dictature et démocratie? https://lundi.am/Macron-peut-il-prendre-les-pleins-pouvoirs-en-activant-l-article-16
  24. On fait comme on veut, môssieur le donneur de leçons!
  25. Facile. Si tu veux lutter contre la crasse, il vaut mieux prendre une douche que voter pour le parti de la propreté. Si tu veux lutter contre le capitalisme, pour l'environnement ou n'importe quelle cause, c'est pareil. Le champ d'action est juste plus vaste. Bien sûr, on peut aussi se contenter d'être juste "preneur" d'une idéologie ou d'un bulletin de vote, comme on achèterait un t-shirt imprimé "à bas le capitalisme" chez Carrefour. Ce qui s'appelle vivre en-dessous de ses moyens.
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