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Tout ce qui a été posté par Fraction
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Bonsoir, Vous avez raison : l’intelligence humaine est douée d’une coordination motrice inimitable, irremplaçable. Et le verbe de Dieu est tributaire du verbe de l’homme. Le verbe de Dieu est au verbe de l’homme ce que la valeur, la déontologie est à l’administration, à la motricité. Je suis athée, mais d’un athéisme pieux : je me laisse transcender par mes valeurs, qu’elles soient personnifiées ou non. Le verbe de Dieu transite par l’homme, c’est ce qui explique son impuissance envers le mal, car le Soleil ne voit jamais son ombre. Mais dire que la foi c’est de « l’autosuggestion autoréalisatrice » consisterait à l’expression d’une philosophie renégate, à l’égards des gens simples. Aussi nous devons rester pudiques et incompréhensibles envers ce public acritique. Cordialement, Fraction.
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Bonsoir, Sachant que la Terre est le salut de l’homme mais que l’homme n’est pas (ou alors strictement métaphysiquement) le salut de la Terre, la question de la néguentropie résonne comme un devoir, et non comme un droit, ou comme une volonté de puissance irresponsable. La volonté de puissance nietzschéenne c’est un peu, transposé à notre époque, comme la croissance à tout prix. C’est toujours conquérir davantage, consommer davantage, et donc user notre complément d’objet. Or, un complément d’objet, un environnement, c’est comme un bébé : il ne sait que pleurer, il ne sait pas annoncer la nature de son mal. Aussi, même si je partage avec vous un certain enthousiasme nietzschéen, je pense qu’aujourd’hui, l’expression de puissance de l’homme ne passe plus par la conquête égoïste, mais par sa responsabilisation, la maîtrise de son destin et de lui-même. Pour imager : nous n’irons pas sur Mars. Ou alors, si nous y allons, ce sera pour régresser, saigner l’hémorragie du budget et créer un peuple d’esclaves. Concentrons-nous sur ce que nous sommes et rationalisons notre circonscription. Il y a tant de possibles à conquérir en nous, car finalement, le possible n'est qu'un rapport de plasticité entre nous et notre objet. Or cet objet est réductible jusqu'au médiatique et au virtuel. Cordialement, Fraction.
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Bonjour, La conférence de Monsieur Macron a déçu tous ceux qui croient encore en l’état providence ou qui s’imaginent que le progrès social s’autofinance. Si le but communicationnel est d’éteindre un feu, il peut y avoir plusieurs méthodes : l’explosif, l’étouffement ou le refroidissement du matériau. Etant donné la précarité de l’outillage, et l’aération de l’incendie, j’aurais également opté pour un refroidissement (non ce n’est pas une métaphore ). Le pouvoir d’achat ne se décrète que pour ceux qui sont tributaires des caisses publiques, et le levier fiscal des classes inférieures et moyennes n’a que peu d’amplitude réaliste. Monsieur Macron a apporté quelques réponses, et même si elles peuvent paraître décevantes pour un certain romantisme révolutionnaire, il faut rapporter leur manque de significativité : _ Au corset des 3% de déficit. _ Au ras-le-bol fiscal prohibitif des classes supérieures. _ A l’impossibilité de baisser la dépense publique sans redéfinir le périmètre d'intervention de l'Etat. Il a colmaté, il a annoncé du structurel parapharmaceutique, mais pour le cap des réformes, il n’allait quand même pas se laisser piéger à quelques semaines des européennes, qui feront certainement appel à l’arbitrage vidéo. Cordialement, Fraction.
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Bonjour, La science a sans doute une définition du temps qui lui est propre, et qui se caractérise par l’évidence de l’entropie. L’entropie est strictement croissante en fonction du temps, et plus on accélère le temps, plus l’entropie accélère. Cependant, même si l’entropie est croissante, ce n’est qu’une mesure globale, car il existe des néguentropies locales, capables de générer de l’énergie « noble » et de l’ordre, à partir d’énergies « vulgaires » et de désordre. C’est évidemment sur la planète Terre que la néguentropie locale est la plus grande de l’univers. Vous associez le temps et la conscience, et je pense que vous visez juste. En effet, si j’étais un minéral en orbite, on pourrait dire de moi que je ne suis qu’un objet hélicoïdal inerte en 4 dimensions, puisque je n’ai pas de référentiel ni d’unité ontologique. Le temps, ainsi conçu, serait le temps de l’épreuve, le temps de la mise en évidence, dont le focus serait ajusté à la pédagogie de notre rythme mental. Les choses sont bien faites puisque le temps n’est, in fine, perceptible que par une conscience néguentropique. Cordialement, Fraction
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Bonjour, Dit tel quel, je ne peux pas vous donner tort. Mais « L’art n’est pas la subjectivité » ne signifie pas « l’art n’est pas subjectif ». Et même s’il est vrai qu’il existe des invariants esthétiques d’une culture à l’autre, ou s’il existe des éléments de langage esthétiques dont la régularité est objectivement mesurable, il m’apparaît difficile de nier la subjectivité de l’art. Ça reviendrait à nier son objectif fondamental d’impacter son spectateur. Cordialement, Fraction
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Bonsoir, Ce sont les citoyens qui ont promu la classe politique, tout comme la demande induit l’offre. Ensuite, c’est la classe politique qui a éveillé la conscience des citoyens, leur responsabilité collective, car l’offre paramètre aussi la demande. C’est donc une relation symbiotique. Dire que l’on ne fait pas confiance à la classe politique est une opinion respectable. Mais c’est se tirer une balle dans le pied. C’est dénoncer sa propre ingénuité, sa faiblesse inepte face à la séduction des candidats, à leur rhétorique, à leur posture, à leur communication mensongère ou illusoire. Le choix de ne plus aller voter est le pire des choix, c’est accepter de se faire infantiliser par un étranger, par une âme qui ne vous est pas familière. Permettez-moi une citation d’un rappeur, Nuttea : « tu ne t’occupes pas de la politique ? Elle s’occupe de toi ! ». Cordialement, Fraction.
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Bonjour, Oui, l’interprétation de l’œuvre d'art peut aussi être conceptuelle ou figurative. Le cinéma, par exemple, peut parfois mettre en scène des scénarios et des personnages complexes et cohérents, qui nécessite un sens logique ou causal. L’art est partout, car la méthodologie péremptoire a ses limites. Vivre est un art, communiquer est un art, même quand le discours est objectif et factuel. Et si vous prêtez attention, vous réussirez même à observer un certain lyrisme dans un code informatique, car chaque programmeur a sa propre expression. Cordialement, Fraction.
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Bonjour, Pour moi, l’art est la représentation positive d’un pathos négatif, d’un moule spirituel. C’est la mise en relief d’une activité subjective, mais qui n’est pas strictement d’ordre émotionnel, car elle peut être conceptuelle ou figurative. C’est l’objectivation, la perception et l’interprétation d’une intuition souvent informelle. Chaque sens a un langage, un verbe évocateur, et donc une excellence propre. Cordialement, Fraction
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Bonsoir, Il est impossible de dire si la charité envers l'Ethiopie, dans les années 80, était d'origine chrétienne ou laïque. Les laïques, dont je suis, sont des vertueux au même titre que les religieux. Les laïques ont conquis la République. Mais les laïques doivent-ils interdire le culte public, le permettre, ou le subventionner raisonnablement ? La loi de 1905 ne reconnait pas la majorité chrétienne, elle la met au même niveau que la secte raëlienne. Ne pensez-vous pas qu'il s'agit d'un déni de réalité et de culture dominante ? La laïcité raisonne pour moi, non comme une vertu inédite, mais comme une liberté de conscience. Cela étant, doit-on renier l'enracinement historique de la culture au nom d'un ordre ou d'un désordre peut-être trop rationalisé ? Rationaliser les mœurs, c'est comme rationaliser la pédophilie, c'est se demander pourquoi pas, or cette question n'est-elle pas en soi une transgression morale ? Cordialement, Fraction
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Bonsoir, Cette affirmation est simplificatrice parce que vous l'avez tronquée. J'ai parlé de 2019 ans de symbiose culture-nature. Et oui, la culture catholique est ancrée dans nos mœurs, nos traditions, dans notre moralité publique ou, plus privatif, de l'initiative caritative, etc ... Vous êtes né dans un lieu, dans un "quoi", mais pas seulement, vous êtes aussi né dans une culture, dans un "qui". De quel nihilisme vous chauffez-vous pour le déniez ? Cordialement, Fraction.
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Bonjour, Je ne peux pas juger votre anticléricalisme, vous avez peut-être vos propres raisons. Mais la religion est une personne morale composée : Il y a l’église, les fidèles, et le sacré. L’église n’est peut-être pas exempte de tout reproche, mais bannir la religion au nom des seuls torts de l’église, c’est comme bannir la France au nom d’un seul dysfonctionnement institutionnel. La foi n’est pas votre tasse de thé, je vous comprends un peu, car elle confine parfois à la naïveté. Mais, et là les économistes me donneront raison, la foi et la confiance sont auto-réalisatrices : la confiance génère de la croissance, qui génère de la confiance, etc… En outre, s’agissant de Notre-Dame de Paris, on parle d’un monument qui appartient à nous tous, et qui constitue un patrimoine reconnu et revendiqué dans le monde entier. Le christianisme et la chrétienté ont modifié l’ADN cultuel et culturel de l’Occident pendant 2019 ans. Il serait malhonnête de s’en exempter, de feindre de s’en affranchir. Si vous n’êtes pas chrétien de culte, vous êtes, que vous le vouliez ou non, chrétien de culture. Cordialement, Fraction.
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Bonjour, Le Principe anthropique est une théorie susceptible de participer à l’identification de l’univers : sa dimension matricielle, ses propriétés essentielles. Le principe anthropique, dans sa forme faible, est tautologique, bien que peu éloquent. Il dit à peu près : « Je pense, donc les conditions nécessaires à cette pensée existent ». Et « je pense » devient le préalable de l'étude : notre cosmos a subi la sélection de ce préalable, car il lui est tautologiquement impossible de ne pas héberger notre pensée. Autrement dit, la probabilité, la certitude du « je pense » étant de 100%, puisqu’il n’y aurait pas d’étude sinon, l’inventaire des Tout possibles en subit une sélection caractérisée. Le "je pense" et l'étude sont équivalents et certains. C’est un peu comme en logique formelle : _ Le lieu « Paris » implique le lieu « France » (je suis à Paris, donc je suis en France), mais la chose « France » implique la chose « Paris » (je possède la France, donc je possède Paris). _ La cause suffit à l’effet (cause donc effet), mais l’effet nécessite la cause (effet donc cause). L’implication change de sens sitôt qu’on passe d’une approche empirique à une approche rationnelle, entre "je pense" et "la condition existe". C’est donc dans une arborescence « rétrocausale » que l’identité du Tout s’appréhende, à partir de l’unique certitude « je pense ». Mais le principe anthropique n'a pas qu'un effet nourricier ou sécuritaire, il a aussi un effet précarisant. Dans cette édification théorique, la probabilité structurelle de ce cosmos, de cet univers, subit l'érosion théorique de son minimalisme suffisant, moins coûteux en « si », en hypothèses, et donc en improbabilités. C’est un principe de simplicité très intuitif : si on découvre un tournevis sur Mars, l'explication la plus plausible a priori est aussi la moins coûteuse en conditions, en « si » (on s'est fait doubler par les chinois ). La composition des « si » en « et » multiplie les improbabilités entre elles : « SI ma tante en avait ET que mon oncle n’en avait pas » est une expression qui multiplie ces deux improbabilités entre elles. La conséquence est un peu décevante : notre univers est probablement le moins généreux possible pour justifier le préalable « je pense ». Ainsi, la pomme ne serait pas une générosité de la nature, mais une dérivation extrapolée des nécessités anthropiques, de la généalogie du « je pense ». C’est très intéressant pour ce qui va suivre. La mutation du principe anthropique en moteur paradoxal débouche sur une conception plus dynamique : « plus ma pensée est rentable, plus la condition de cette pensée est probable, et plus cette condition se plastifie et se médiatise ». Ce n'est plus l'éveil précaire, ponctuel, mais la rentabilisation cognitive qui fait partie du préalable de l'étude. L’enjeu est maintenant de savoir jusqu’à quel point la rentabilisation cognitive peut se passer, par son minimalisme suffisant, du coût en « SI… ET SI… » de sa condition. L’enjeu secondaire est de comprendre jusqu’à quel niveau de dualisme le médiatique peut phagocyter le physique, et pourquoi pas, même, s’en dispenser. Ainsi, la théorie médiatique soumet la théorie physique à sa propre digestion, jusqu’à la réduire à sa qualité de signal. Reste à savoir si le médiatique (et le neurologique) sont capables d'entrer en ignition, en rentabilité énergétique, sachant que l'énergie est réductible à un infinitésimal rapport de plasticité (entre un sujet et son objet, entre le neurone et son média). Cordialement, Fraction.
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Bonjour, Je vous trouve bien sévère envers nos amis les cons, tant nous leur devons. Comme pour les notions de bien et de mal, analytiquement, il n’y a pas de conneries, il n’y a que des moindres intelligences qui ne demandent qu'à évoluer. Comparer les intelligences, ce serait comme déclarer que le lion est plus évolué que le zèbre, alors qu’ils sont chacun adapté à un environnement donné. L’intelligence est une réponse structurante, motrice, à la contrainte et à la générosité de l’existence, de l’expérience, de l’épreuve. Or ces expériences sont incomparables. Cordialement, Fraction.
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Neurone du mal : impossible ou inévitable ?
Fraction a commenté un(e) billet du blog de Fraction dans Moteur paradoxal
Bonsoir, Je vous comprends. J'ai moi-même été fasciné par Fantômas, et par le méchant de Die Hard 3, dans "Une journée en enfer". Mais ce n'est pas le mal qui m'a fasciné, c'est plutôt la puissance et le génie du méchant. Comment mieux exprimer la puissance individuelle que dans un scénario rebelle, que dans l'opposition à un ordre établi tout-puissant ? Le neurone du mal a ses heures de noblesse, ce n'est pas strictement un pornographe ni un violent. Il participe à la spiritualité. Mais il faut toujours qu'il perde à la fin, que la morale soit sauve, que la médiocrité reprenne ses droits, pour que l'exorcisme protocolaire se réalise. Ce que je dénonce est tout autre : pourquoi est-ce que j'aime regarder des films d'horreur, ou l'émission "Faites entrer l'accusé" ? Ai-je besoin d'être exorcisé d'un mal intime ? Mon voyeurisme me trahit-il ? Cordialement, Fraction -
Neurone du mal : impossible ou inévitable ?
Fraction a commenté un(e) billet du blog de Fraction dans Moteur paradoxal
Bonjour, Le mal est un moteur irrationnel, il ne peut s’envisager que sur un plan subjectif. Lorsque vous regardez la télévision, votre spectre est demandeur tantôt d’euphorisants, tantôt d’anxiogènes. C’est pour cela que l’échantillon médiatique n’est pas représentatif de la réalité, il est subjectif. Or, lorsque vous croyez, que vous doutez, que vous avez peur, cela excite votre inconscient, mais également celui des autres. Il est même possible d’induire inconsciemment des neurones transcendantaux chez l’autre. La réciprocité est une causalité que j’ai expérimentée pendant 18 ans, en interagissant avec mes environnements. Mais j’ignorais alors si elle m’était propre ou si elle était universelle, parce que moi, je l’ai conscientisée. J’ai aujourd’hui des éléments qui vont dans le sens d’un automatisme informel. Cordialement, Fraction. -
Bonjour, Le discours qui va suivre est anxiogène et psychiatriquement transgressif, il remonte des abysses de l’existence et de leur nuit noire. On n’a pas le droit moral d’envisager, de formaliser, d’objectiver, le neurone du mal en tant que neurone transcendantal, à cause de l’effet suggestif qui en découle. Mais les faits sont si éloquents que le tabou doit sauter. Analytiquement, le mal n’existe pas. Ce n’est que le frottement indésirable entre deux biens, l’un digne l’autre pas, l’un légitime l’autre contrevenant, délictueux, criminel, selon les circonstances. Le bien commun consiste alors à rédiger un code de la route entre les biens individuels, pour faire valoir la priorité des uns par rapport aux autres. Le neurone du mal est exclu par mille et un dispositifs, mécanistes comme finalistes, mais il s’agit là plutôt d’un neurone d'acteur, moteur, que d’un neurone observateur, de reconnaissance. Al Capone n'aime pas la guerre, ni les larmes des enfants, ni les pédophiles, ce n'est pas un monstre, ce n'est qu'un commerçant transgressif, par circonstance. Mais la spiritualité, comme Hollywood, l’humour, la philosophie, la religion,..., reconnait l’existence du mal. Qu’en est-il de sa dignité ontologique, de sa justification causale ? Un de mes amis fantasme sur les fachos, il voit des fachos partout, tout le monde est facho sauf lui. Un autre fantasme sur les arabes, il en appréhende un message apocalyptique et ultra-violent. Mon père fantasme sur l’oligarchie mafieuse, il croit que le monde est entre les mains d’une poignée de rentiers. Mon beau-père fantasmait sur les francs-maçons et les juifs, il y interprétait une main invisible, coordonnée et insidieuse. Moi-même, je fantasme sur le Capitaine Crochet, le destructeur de rêves, ainsi que sur tout un tas de pieds-nickelés machiavéliques et impérialistes, porteurs du gène de l’échec. Un des hommes les plus intelligents du monde, Stephen Hawking, fantasme sur l’intelligence artificielle et sa fulgurance destructrice. Éric Zemmour fantasme sur mai 68, il incombe implicitement à un adolescent qui avait juste envie de baiser, Daniel Cohn-Bendit, la responsabilité de la décadence occidentale. Personne n’est épargné, et ce sont paradoxalement les esprits les plus éveillés et les plus critiques qui sont les plus manichéens et les plus complotistes. On dirait un transfert, une transposition, mais la transposition de quoi ? Voilà pour le tour d’horizon individuel, mais maintenant, passons à une échelle macrocosmique. Depuis maintenant un siècle, les Etats-Unis protègent le monde de la folie meurtrière des impérialistes, des nazis, des communistes, des djihadistes. Il n’y a aucun point commun réaliste entre tous ces ennemis malades. Le mal et la maladie n'ont pas d'arbre généalogique, c'est un manque à être. Si l’on devait induire un invariant, un point commun, quel serait-il, sinon le mal ? Les individus induisent des neurones invariants dans leur esprit, puis ces invariants deviennent transcendantaux. Par un processus comparable, tout se passe comme si les peuples et les groupes induisaient également, dans un inconscient collectif dissocié et parallélisé, des neurones transcendantaux. Ce parallélisme des biens peut converger en bien personnifié, en divinités, en causalités, en réalités, en moralités, …, macrocosmiques. Envisageons, virtuellement, le pire des mondes possibles. Si la Nature nous avait formatés, si elle avait procédé à une « inception », si elle nous avait inséminé le neurone du mal, pour accélérer économiquement notre ontogénèse, par exemple. La conséquence serait tragique : elle serait analogue à un accélérateur de particules dont le dessein consisterait à accélérer les biens et les maux au maximum pour les collisionner et compter les morts. Prions pour que ce manichéisme métaphysique ne soit pas vrai, mais avouez que le doute est possible. Réjouissons-nous de l'émergence d'un monde multipolaire, plutôt représentatif de l'immanence du bien, et qui semble faire mentir le manichéisme sous-jacent du 20 ème siècle. Maintenant, je vous propose un neurone qui a toutes les propriétés du mal, mais sans jamais le formaliser. Ce neurone, c’est la réciprocité. La réciprocité est une causalité transcendantale, un automatisme mental : elle est en nous sans être formelle. C’est un peu comme la transposition, l’homothétie, de la réciprocité des forces de Newton : toutes les forces, toutes les accélérations de l’univers vont par paires, en s’opposant. Si vous offrez un euro à quelqu’un, il vous le rendra un jour. Mais si ce n’est pas lui, ce sera votre destin, qui ne connait pas la contrainte du temps. Vous offrez un euro à l’Etat, et il vous le rendra par osmose, par son service indirect, sans que vous ne le conscientisiez. Vous offrez une calorie à votre environnement, il vous rendra de l’optimisme, de la bienveillance, de l’espoir. On pourrait également parler de la réciprocité commerciale : si tu me boycottes, alors je te boycotterai. La réciprocité stabilise le système. Ce n’est pas une moralité (un violeur ne mérite pas d’être violé), c’est une causalité amorale. Si votre environnement ne vous opposait aucune contrainte pénale potentielle, ni aucune résistance séductrice, alors votre équation se déstabiliserait. C’est un peu comme un pourrissement monopolistique : le neurone administrateur pourrit dans l’exclusivité, dans le monopole, sans même rien y pouvoir. Et le paroxysme de cette déstabilisation, c’est le trou noir : la singularité, le dévoreur de mondes, l’ogre infanticide. C’est le vice absolu. La réciprocité est alors une sécurité universelle, or la sécurité et l’énergie sont les deux mamelles de l’ontogénèse, de la maturation. Si la réciprocité n’existait pas, alors notre démon ne ferait qu’abuser de notre faiblesse, extrapoler nos peurs, sachant qu’un homme se définit par sa faiblesse bien plus que par sa force. Parce que le premier principe consiste, entre autre, à extrapoler vos croyances, et donc vos doutes et vos peurs, pour vous les soumettre, il faut un régulateur pour ne pas vous faire massacrer, bien que ces extrapolations vous soient immanentes, donc fondamentalement inoffensives. Mais malheureusement, la réciprocité souffre d’une maladie inhérente : son évènementiel ne reconnait majoritairement que le mal, et il le surinterprète, un peu comme le JT de 20H. C’est incontrôlable. Aussi, lorsque vous reconnaîtrez votre démon, il est probable que ce soit le fruit d’un miroir déformant et strictement péjoratif. Si Stephen Hawking a reconnu le démon de l’intelligence artificielle, c’est probablement parce que sa propre intelligence lui fait peur, comme dans une projection asymétrique. C’est son complément d’objet qui absorbe son être pour l’amoraliser et le lui opposer. Cordialement, Fraction
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Équations différentielles et rétroaction
Fraction a commenté un(e) billet du blog de Fraction dans Moteur paradoxal
Bonjour, Je fais de mon mieux pour être lisible, j'arrive même à parler de mathématiques sans utiliser de nombres. Mais je ne parle pas du temps qu'il fait, j'essaye de partager des concepts qui se conjuguent au principe créateur. PS : vous avez oublié de mentionner les lionnes boulimiques, qui n'arrivent plus à courir. Cordialement, Fraction -
Le bien et le mal ...
Fraction a commenté un(e) billet du blog de soisig dans Mauvais esprit ... ou pas ...
Bonjour, Est-ce le mal qui est nécessaire ou son signal, ou sa contrainte ? Dans le cas du vaccin c'est son signal. Dans le cas de l'intervention chirurgicale, c'est sa contrainte. Cordialement, Fraction. -
Équations différentielles et rétroaction "Si notre cerveau était suffisamment simple pour que nous le comprenions, nous serions si simples d'esprit que nous ne le comprendrions pas." Lyall Watson Voilà une expression paroxysmique de ce à quoi peut ressembler une équation différentielle. Des équations différentielles, il y en a partout, dans tous les systèmes qui recèlent une rétroaction, c’est-à-dire où le sujet et son objet décrivent une circularité, ou pseudo-circularité, causale. _ Prenons un exemple simple, la rétroaction exponentielle étant-étant : La combustion génère de la chaleur, et la chaleur crée de la combustion. Voilà une rétroaction basique au comportement exponentiel, bien qu’elle soit limitée par une capacité maximale : la quantité de combustible. On retrouve ce même schéma dans la rétroaction fleurs-abeilles ou encore fruits-primates. _ Deuxième exemple analogue, la symbiose contractuelle : Les français achètent énormément de produits chinois, ce qui a pour effet d’industrialiser la Chine et de désindustrialiser la France. Mais cette relation est contractuelle et bilatérale : la consommation française offre de la solvabilité à la Chine, ainsi, ils peuvent à leur tour importer, puis nous réindustrialiser. Ainsi, par sa bilatéralité contractuelle, ce n’est pas la Chine mais le couple France-Chine qui, sur le long terme, répond d’un comportement exponentiel. _ Passons maintenant à un comportement cyclique, la rétroaction étant-néant : Pourquoi le Soleil n’explose-t-il pas, alors que c’est une bombe nucléaire ? La rétroaction chaleur-combustion, ici plutôt chaleur-fusion, devrait également répondre à un comportement exponentiel. La raison, c’est qu’en vérité, le Soleil explose en permanence, mais lorsqu’il explose, il se dilate, donc ses atomes d’hydrogène s’éloignent, ce qui raréfie leur probabilité de rencontre et donc la fusion. Cette fusion raréfiée, le Soleil se refroidit puis se rétracte, alors la fusion redevient plus probable et il explose à nouveau, ainsi de suite… Comme un cœur qui bat. _ Deuxième exemple analogue : Les lions mangent des gazelles, et ce faisant, ils peuvent ainsi survivre, se reproduire, et se multiplier. Mais alors, il s’agit d’un comportement exponentiel, et pourquoi donc les lions ne finissent pas par décimer l’ensemble des gazelles ? Et bien, parce que lorsque les gazelles se raréfient, la probabilité de rencontre entre un lion et une gazelle décroit, donc les gazelles survivent, se reproduisent, et se multiplient, ainsi de suite… _ Troisième exemple, qui vous parlera plus, l'inflation : Vous êtes un commerçant novice, vous n'avez pas encore de clients. Vous décidez de casser les prix, - 50% pour vous faire une clientèle. Une fois que cette clientèle vous est devenue fidèle, vous pouvez augmenter votre marge de 10 points et ainsi rentabiliser votre promotion. Idem si vous êtes une banque centrale : vous minimisez l'inflation pour que votre monnaie inspire confiance. Une fois la confiance établie, vous devenez une monnaie de réserve chez vos partenaires, et ils amortiront votre inflation, rapportée cette fois à une masse plus grande. Maintenant que le principe est clair, j’aimerais attirer votre attention sur une propriété inédite de la rétroaction : la création. Lorsque le peintre, le cinéaste, ou le programmeur, interagit avec son plastique, son matériau, il entre dans une circularité intemporelle : le futur (l’observation) peut agir sur le passé (l’action). Il s’en suit un comportement extrapolatif de la création : je crois ce que je vois, mais je vois aussi ce que je crois. Cette circularité extrapolative atemporelle c’est le principe même de la création. Ainsi, le pathos de l’artiste ou le projet du programmeur extrapole une ébauche en création, comme l’embryon s’extrapole en fœtus. Ce principe, c’est la magie de la vie. Et votre vie, c’est l’extrapolation de votre pathos, initiée par un cogito circulaire : la conscience de la conscience, la conscience en tant que neurone qui extrapole une conscience en tant que média. Le neurone et le média, le transcendant et le transcendé, font corps. Cordialement, Fraction.
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L'amour entre cyborgs et humains
Fraction a commenté un(e) billet du blog de Niou dans Le petit blog de Niou
Bonjour, Moi, ça fait 15 ans que je vis une relation sentimentale presque exclusivement platonique et presque exclusivement téléphonique, à 400 km de distance. Je peux vous dire que les phéromones se font rares dans mon atmosphère mais que, malgré tout, l'amour est là, et peut-être plus qu'ailleurs. L'amour est une relation d'âmes, même si la plastique et le charnel peuvent occuper une place prépondérante voire nécessaire et suffisante chez certains spécimens. Cordialement, Fraction. -
Les résultats de ce premier test citoyen n’auront aucune valeur légale mais seront remis aux maires de quartier. « Ça donnera peut-être envie à des gens de faire la même chose », espère Antoine. https://www.20minutes.fr/societe/2467595-20190308-toulouse-citoyens-vont-pouvoir-voter-dire-favorables-ric Bonjour, Bonjour, Si la Commission européenne s’empare des questions économiques (aujourd’hui le budget et demain la fiscalité) et que le peuple s’empare des questions sociétales, que restera-t-il à nos élus ? Cordialement, Fraction. Cordialement, Fraction
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Plasticité mentale et extrapolation quantique
Fraction a commenté un(e) billet du blog de Fraction dans Moteur paradoxal
Bonjour, On ne pourra jamais prouver, de façon péremptoire, ni l’existence ni l’inexistence de ce qu’on n’a jamais vu, de ce qui est physiquement ou métaphysiquement hors-champ. Mais la preuve n’est que la dimension objective de l’évidence. La démonstration (utopique mais formalisable) et l’intuition (informelle mais hyper-vigilante) sont les deux autres dimensions essentielles de l’évidence. Or, c’est par cette approche plurielle de l’évidence que je fonde une légitimité interprétative, et non sur la qualité probante d’instruments de mesure que je déclare ontologiquement inefficients. Vous avez lu mon discours et votre vigilance mentale a peut-être perçu une évidence, même fictionnelle, virtuelle, une esthétique mentale sans faute de style, une cohérence rationnelle sans contradiction. C’était, en tout cas, mon objectif. L’énergie que je prends à votre environnement, à votre « univers » imaginaire, c’est pour mieux vous la rendre, la rendre à votre référentiel, pour vous émanciper. Cordialement, Fraction. -
Plasticité mentale et extrapolation quantique
Fraction a commenté un(e) billet du blog de Fraction dans Moteur paradoxal
Bonjour, Je vous cite : "sur ce dont on ne peut pas parler, il faut se taire". Mais si la preuve, et non la particule, était l’atome de la réalité, comme le stipulent certaines thèses idéalistes, alors que pourrait-on encore prouver ? Faudrait-il, selon vous, se taire à jamais et sur tous les sujets ? Je propose ce qu’on appelle une abduction. C’est-à-dire qu’à partir de la même expérience que vous (en fait pas exactement), j’offre un modèle de réalité explicatif différent du vôtre. La raison et le tort peuvent se cerner et se discerner par la nécessité et la suffisance du modèle à expliquer l’expérience (d’une vie). Entre deux modèles, deux cosmologies, c’est à celui qui axiomatise le premier qu’incombe la primeur de la charge de la preuve. Or, ce n’est pas toujours celui qu’on croit. C’est ensuite la factorisation des improbabilités (improbabilité du Big bang * improbabilité de l’évolution * improbabilité de la neurologie biologique * etc…) qui est censée offrir une cohérence causale au Tout. Or, dans la thèse idéaliste, on fait le chemin inverse : on part du Tout pour aller au particulier. La cohérence et la complexion ne sont tributaires d’aucune précarité élémentariste, mais d’un bienfondé dimensionnel. Cordialement, Fraction. -
Bonjour, Ne soyons pas aigris, avouez que dans le débat contradictoire, Macron, il assure. Blague mise à part, nous avons changé de génération. Ni Mitterrand ni Chirac n’aurait organisé un grand débat, jamais ils ne se seraient livrés à une telle pantomime. Nous avons changé d’époque. Nos présidents ne sont plus des patriarches, ce sont devenus des prestataires de services. Avec obligation de résultat. Le patriarcat est anti-corrélé à la liberté des médias. Adaptons-nous à cette nouvelle société transparente qui nous demande davantage de participation et d’esprit critique. Cordialement, Fraction.
