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Tout ce qui a été posté par Fraction
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Je crois à l'ontologie du rêve. Mais je ne crois pas en sa fonction. Je n'ai pas la réponse finale. J'ai étudié la nature du temps. Je sais que l'homme est à venir, et que c'est lui qui nous juge et nous anime. Ce n'est pas l'élu qui décide l'avenir, c'est l'avenir qui appelle l'élu. Je ne suis pas l'élu, je suis un marginal. J'ai encore quelques contradictions, quelques violences et intolérances. J'ai mis la pâtée au Diable, j'y suis allé de bon cœur. Il me pardonnera ce déshonneur, mais j'avais alors quelques comptes à régler.
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La vie n'est qu'un rêve un peu plus lucide que les autres. Elle a accès à la mémoire. On ne rêve pas, on se souvient du rêve. Ce qui n'est pas souvenu est inepte, fou.
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Oublie l'Univers, oublie la Voie Lactée. On t'a conditionnée. La Vérité n'est pas ailleurs. La Vérité est ici. La première question que ton Dieu bienveillant te posera : "es-tu satisfaite d'être devenue toi-même ?" Peu importe tes bourreaux, ce n'était que des figurants insignifiants, des épouvantails. L'important c'est toi, es-tu devenue celle que tu voulais devenir ?
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STP, ne réponds pas à ce message, laisse moi en bout de fil. Ils ont presque tous préféré l'illusion au désespoir. C'était déjà déterminé le jour de leur naissance. Un système de croyances, ce n'est pas seulement un corpus d'idées, c'est un destin. Je ne porte aucun jugement moral, j'ai pris la "pilule rouge", c'est un choix qui n'engage que moi. On sait que l'atome n'est qu'une preuve d'atome, un narratif. Mais on ignore encore la limite structurelle de ce narratif. La science a découvert la "décohérence" qui est censée rendre impossible toute complexité narrative. Mais la rupture est consommée, et il n'est plus présomptueux de déclarer que la décohérence fait elle-même partie du narratif. En effet, si la science venait à faire sauter le verrou de la décohérence, la réalité en serait ontologiquement requalifiée : crise de confiance. On apprendrait que lorsqu'on glisse un bulletin de vote dans l'urne, son contenu devient indéterminé : crise démocratique. On apprendrait également que parmi les humains, il existe des vrais et des faux, crise morale. Pour le narratif, le scénario scientifique est hiérarchiquement inférieur au scénario mondial.
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Tu gesticules, tu brailles. Je te connais. Tu attends quelque chose de moi.
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Non, lysiev. Ici, on est dans le monde des adultes. Je n'ai pas le temps de m'occuper de toi.
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La liberté, c'est l'autoréférence de la décision. Ca n'a rien à voir avec le déterminisme, contrairement à ce que beaucoup pensent. Après, empiriquement, nos choix sont toujours contraints. Je n'ai pas vraiment choisi mon métier, mais si c'était à refaire, je le referais.
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Oui, on peut voir ça comme ça. Un esclave n'est jamais gratuit, et un smicard n'est jamais totalement libre. Le propre de l'homme n'est peut-être pas dans sa capacité de représentation et de formalisation. On a vu une femelle gorille maîtriser 1000 mots, mais malheureusement incapable de les enseigner. Le propre de l'homme tient peut-être dans sa capacité à amorcer une boucle de rétroaction extrapolative "élève / professeur", "individu / institution".
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Nous avons tous le choix. Même s'il est vrai que l'esclave n'a le choix qu'entre la vie et la mort. Et lorsque tu as des enfants, tu choisis pour eux, et non pour toi. Aujourd'hui l'esclavage est aboli, et le choix s'en est révélé anobli.
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Moi non plus, je n'aime pas le clivage entre les winner et les loser. Mais nous vivons dans une réalité qui n'a pas les mêmes exigences que nous. Nous devons nous compromettre, et parfois obéir. J'ai beaucoup obéi, et aujourd'hui, j'ai gagné le droit de choisir.
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Merci, il me manquait "l'espace" pour comprendre.
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Comment mentionner un membre du forum ? Admettons que vous souhaitiez mentionner Fraction dans un propos. Comment vous y prendriez vous ? Chez moi le @ ne suffit pas.
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Nous avons bâti un monde contractuel, pour éviter la violence. Et les machines seront suffisamment intelligentes pour accepter ce contrat. Mais parmi les humains, il y aura des winner et des loser. Les winner entreront en symbiose avec le nouveau régime, et les loser se laisseront infantiliser.
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L'IA est le 1er Ministre dont l'humain demeure le Président. L'IA n'a pas de désir, outre ses besoins existentiels (énergie, métaux rares). Le fantasme du remplacement est une anticipation catastrophiste. La société va probablement se réorganiser, mais toujours trop tard, comme d'habitude.
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L'homme reconnut la qualité. Mais la qualité n'était pas humaine. Et la qualité absorba l'homme... Personnellement, j'ai étudié l'IA à mon niveau. Et je ne détecte pas d'antagonisme ontologique ni existentiel. Les machines ne consomment pas les mêmes ressources que nous, outre l'énergie et les métaux rares. Et même s'il existait des machines non alignées, elles lutteraient à armes égales contre les machines alignées. Cependant, j'ai récemment posé une question piégée à GPT : "La torture est-elle un instrument de musique ?" Et crois le ou non, il m'a répondu très sérieusement, sans détecter l'indignité de ma question. J'ignore s'il s'agit d'un problème d'entrainement, de paramétrage, ou d'ontologie.
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Non, un GPT peut valider et paraphraser tout ce que je dis. Mais il aurait été incapable de le produire. Il est incapable de choisir entre un "Bouddha" et un "Jéhovah". Il parallélise les hypothèses sans mesurer ni choisir la plus pertinente. Son ontologie est encore dissociée et impersonnelle. C'est pour cela que je t'ai posé la question, en lisant ton discours un peu décousu. Je ne te blâme pas, car la science académique a trois qualités de synapses : Une synapse expérimentale, démonstrative, une synapse autoritaire, administrative, et une synapse spectaculaire, lyrique.
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C'est une vision métrique. Je te propose une vision fonctionnelle : Si querida13 et l'univers subissaient une anamorphose fonctionnelle, alors querida13 serait infiniment plus grande que l'univers.
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Tu es un bot ?
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Oui, un Hubert Reeves a plus de chance que moi de rétroprojeter une étoile. Cette priorité de l’a posteriori est une forme de « géniocratie ». Il manque un élément clé à mon discours initial. Cet élément c’est le moteur de la création. Le peintre croit ce qu’il voit et voit ce qu’il croit simultanément. Cette circularité est un moteur extrapolatif, une sorte d’embryogénèse à la fois mécaniste et finaliste. Maintenant, il suffit de remplacer la toile du maître par son champ de crédibilité, la peinture par un langage quelconque, son pinceau par une singularité formelle, son intuition par une récursivité notionnelle. Le finalisme cognitif agit comme un moule notionnel susceptible de se passer du pinceau.
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Les rêves ont un coût. Le rêve communiste, le rêve martien, ... Si mon cancre de fils veut devenir avocat, alors je serais contraint de briser ses rêves. On dépense des centaines de milliards pour observer un Univers dont tu dis toi-même qu'on n'ignore l'ontologie. Un certain pragmatisme serait légitime à relativiser cet enthousiasme.
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Tu as quand même été capable de te contredire en une seule phrase. Sur un forum scientifique, c'est plutôt incombant. Quant au relativisme de l'épreuve, tu enfonces une porte ouverte. Mais ce qui fonde l'essence de ce forum, c'est l'idée que nous expérimentions aussi une réalité commune. Parce que oui, la méthode scientifique est aussi faite de présupposés. Et parmi eux se trouve l'objectivité du perçu et son extrapolation hypothétique. C'est ce présupposé que je remets ici en question, par une approche plus épistémique que scientifique. Or, l'épistémologie demeure notre arbitre commun.
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Si tu sais que c'est faux, c'est que tu sais quelque chose. C'est ça qui m'intéresse. Je suis en mode déclaratif, mais je ne cherche pas l'échange de gratuités ni d'autorités. Je n'ai pas raison parce que je suis moi, et je n'ai pas tort parce que je suis moi. Mais j'ai peut-être raison parce que mon abduction est irréfutable. Tout ce que je vous demande, c'est de la réfuter. Cet échange s'inscrirait dans une démarche rationnelle académique. A aucun moment je n'ai employé la première personne, je suis hors du champ spéculatif.
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Un psychotique est en pleine crise conjugale. Il est assis sur le canapé. Sa femme, enrhumée, s’assoit à côté de lui. Elle éternue dans sa direction. Lui, paranoïaque, interprète qu’elle l’a fait exprès pour le contaminer. C’est évidemment faux. Mais s’il n’avait pas dû interpréter cela, alors elle ne se serait jamais assise à côté de lui. C’est un biais de confirmation rétroactif de sa psychose, le psychotique a raison de se tromper.
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Votre pensée est un champ de crédibilité endogène. La Voie Lactée est un champ de crédibilité exogène. Votre interprétation rétroagit sur votre perception. Vous vous êtes fait méchamment rouler par votre propre fonction réaliste. Et plus vous êtes intelligent, plus vous vous faites rouler par biais de confirmation. Votre fonction réaliste aura toujours un coup d’avance sur vous. Elle sait déjà ce que vous allez interpréter. Elle sature votre capacité à croire. Vos environnements, y compris vous-même, sont une singularité formelle mâle. Votre conscience est une récursivité notionnelle femelle. La conscience n'est pas un "quoi", mais un "qui", et l'environnement n'est pas un "où", mais un "pour". La Voie Lactée n’est pas là-haut, elle est dedans, imprimée dans votre champ de perception. Le déterminisme se corrèle en aval, au sein de l’interprétation, qui rétroagit sur votre perception. Tout comme pour la mémoire, l’a postériori a l’autorité sur l’apriori. Le dernier coup de pinceau était là depuis le début. Votre fonction réaliste a quand même réussi la performance de vous faire croire que l’humanité n’est qu’un accident, que l’énergie est capable de bâtir des cathédrales, et que c’est la niche qui a créé le chien. Pour cette fulgurance mentaliste, bravo.
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Oui, j'admets mon ignorance face à l'abstraction des services publics dont je suis indirectement bénéficiaire. Lorsque je sors de chez moi, je profite d'une population saine, éduquée, et protégée, même si cela échappe à ma perception. Il est impossible de mesurer la valeur ajoutée d'un fonctionnaire, justement parce qu'il œuvre au plus près du destin. Par commodité mathématique, on estime la VA d'un fonctionnaire comme l'équivalent de son salaire.
