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Tout ce qui a été posté par épixès
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Pour rester au niveau du constat, une religion se propage également par la guerre, l'exclusion des groupes marginaux et les sanctions imposées aux croyances minoritaires par le culte dominant associé ou confondu avec le pouvoir d'état. Historiquement la propagation des religions doit bien plus au monopole cognitif et l'absence de produit concurrentiel (faisant souvent suite à l'élimination desdits produits) qu'à leur valeur intrinsèque. Que l'islam inspire des valeurs plus sociopathiques et radicales que la plupart des autres religions ne fait pour moi aucun doute, pas plus que je ne remet en cause qu'une certaine forme de bien-pensance très contemporaine amalgame indûment toute forme de critique envers la religion musulmane à du racisme. Il n'y a aucun risque de railler le christianisme ici et maintenant mais je pense que nous tomberons facilement d'accord que d'une part cela n'a pas toujours été vrai et que cela reste très relatif dans certains pays, et d''autre part que nous ne devons pas cette liberté à une quelconque religion mais bien a leur éloignement du pouvoir étatique.
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Une religion n'est pas salie lorsque quelques hurluberlus mal embouchés la raillent ou l'agonisent. Elle est salie lorsqu'elle brûle un Giordano Bruno, condamne un Galilée, arrache un Edgardo Mortara des bras de ses parents, s'associe avec le Reich, protège des pédophiles et interdit le préservatif.
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Je pense que lorsque des contributeurs de la mécanique quantique tels que Bohr ou Feynman déclarent que personne ne la comprend vraiment, il serait incroyablement présomptueux pour un profane, quelque cultivé qu'il soit au demeurant, de s'essayer sérieusement à une quelconque forme de prospective concernant ce domaine. Lord Kelvin, en 1900 devant la Royal Institution, annonçait que la quasi totalité de la physique était comprise: "la connaissance en physique est semblable à un grand ciel bleu à l'horizon duquel subsistent seulement deux petits nuages d'incompréhension". Ces deux problèmes non résolus faisaient référence à l'expérience de Michelson et Morley, incompatible avec la théorie de l'éther, et le rayonnement du corps noir. Ces deux «nuages» allaient cependant mener à la création de la mécanique quantique et la relativité. Auguste Comte, en 1835, déclarait que parmi les choses qui resteraient à jamais hors de portée de la connaissance humaine figurait la composition chimique du Soleil. Il ne vécut pas assez longtemps pour voir qu'en 1865 celle-ci serait analysée par spectroscopie par Bunsen et Kirchhoff. Sans doute peut-on sans s'exposer au ridicule se livrer à quelques spéculations désinvoltes mais il faut pour cela garder à l'esprit qu'elles ne sont que d'innocentes rêveries qui ont peu de chances d'illustrer le futur lorsqu'il s'actualisera dans le présent.
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Quelle que soit la valeur intrinsèque ou relative de la philosophie que vous défendez, agonir les gens d'injures ou les mépriser à demi mots à demi-mots (voire parfois même à mots et demi) affaiblit la portée de votre message et fait de vous un bien piètre avocat. Qui voudrait d'une philosophie menant à une telle attitude ?
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Faits, évènements et phénomènes sont le produit du croisement d'au moins deux chaines de causalités indépendantes. Les comprendre totalement supposerait de les connaitre toutes, de même pour les maillons qui les composent. Les connaitre en profondeur requerrait d'en connaitre la majorité. Les limites de notre rationalité sont bornées par des dimensions spatiales, temporelles et cognitives: nous ne pouvons être partout, ni dans toutes les époques et notre entendement est faussé par des biais cognitifs, erreurs d'interprétation et autres préjugés culturels. Ces limites structurelles forment un horizon à notre capacité à connaitre et à comprendre et le génie comme le quidam n'y échappent pas. Si l'un peut sans doute se prévaloir d'une connaissance et d'une compréhension plus en profondeur que le second, et donc de façon relative, lui sait que le monde qui nous entoure et les lois qui le régissent forment une mosaïque extrêmement complexe dont nous n'apercevons qu'un infime fragment.
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La loi d'addition des vitesses en mécanique classique, bien qu'intuitive, n'est pas exacte: la mécanique classique est une approximation de la mécanique relativiste. Tant que les valeurs considérées représentent une faible proportion de la célérité de la lumière, les écarts obtenus sont tout à fait négligeables dès lors que l'on ne cherche pas une précision absolue et la simple addition des vitesses est donc parfaitement légitime. Si le pourquoi interroge la raison de cette loi, cela revient à demander pourquoi les lois de l'univers sont ce qu'elles sont, ce qui est une question métaphysique qui, par définition, n'est valable qu'en dehors du périmètre de légitimité de la science. La question n'est pas déraisonnable mais elle relève de la philosophie ou la théologie, ce qui entraine que toute réponse éventuellement apportée traduira mieux les préférences de son auteur qu'une quelconque adéquation avec la réalité, puisque résultant d'un raisonnement plutôt que d'observations.
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Si nous prenons la vie comme phénomène global, elle n'est apparue qu'une fois (à notre connaissance) et n'a jamais disparu depuis lors. Dans ce cas précis le plus fréquent est donc l'apparition de la vie. En tant que phénomène interindividuel, les individus qui meurent mettent au monde une descendance globalement plus nombreuse qu'eux, là encore l'apparition de la vie est plus fréquente que sa disparition. Si une ou plusieurs vie sont faciles à éliminer, arrêter le mécanisme du vivant suppose de faire disparaitre la totalité des individus vivants ou de rendre leur environnement incompatible avec ledit mécanisme. Etant donné l'étendue spatiale de la distribution du vivant ainsi que la diversité des adaptations environnementales, les moyens à mettre en œuvre pour enrayer ou faire disparaitre ce phénomène sont exorbitants. La vie étant disséminée sur toute la surface du globe terrestre, cela requerrait un cataclysme aux proportions cosmiques.
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Ils n'insultent que l'aspect de l'islam mâtiné des valeurs occidentales actuelles. Au contraire, ils rendent parfaitement justice à ce qu'est l'islam dans les pays gouvernés par la charia.
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C'est ainsi que les créationnistes présentent les choses, en effet mais il s'agit d'un faux dilemme et d'un argument de l'homme de paille. Ils simplifient la position naturaliste en la réduisant à une apologie du hasard alors qu'elle s'apparente plus à un rejet de la transcendance. De plus une création divine implique bien plus de divorces métaphysiques: finalisme/mécanisme; matérialisme/dualisme; …. Ici l'utilisation du terme hasard est inappropriée car ce qui s'oppose à leur proposition (une volonté créatrice guidant l'univers en direction d'un but suprême), ce n'est pas le hasard mais une absence d'intention et de volonté transcendante. C'est bien pour cela que j'ai dis: Je ne nie pas la part aléatoire des mutations mais il est abusif de dire que l'évolution est la théorie des partisans du hasard, les contraintes environnementales impliquant les pressions adaptatives entrainent la sélection naturelle qui est purement mécanique. Lorsque l'on demande aux gens d'expliquer le fait que de plus en plus d'éléphants naissent sans défenses, la plupart déclarent que la nature/une force vitale/l'évolution influe pour que les éléphants naissent sans défenses afin de les protéger des braconniers. En vérité la proportion d'éléphants naissant sans défenses augmentent car les autres sont tués et se reproduisent donc moins, leurs gènes se propagent mieux au sein de la population restante et leur nombre grandit mécaniquement. Je ne vois pas là le besoin d'invoquer de «décideur». Qu'elles s'appliquent partout ne signifie pas qu'elles s'appliquent à toutes les échelles, on peine à trouver des planètes subissant l'effet tunnel ou des galaxies la non localité. La théorie de la décohérence confirmée expérimentalement en 1996 explique pourquoi des états quantiques superposés ne subsistent pas à l'échelle macroscopique. J'avoue ne pas bien comprendre en quoi mon message s'oppose aux données de la science ou invite à s'en méfier.
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C'est un corps qui me plaît.
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Bonjour Prométhée, Si l'âme est comprise comme l'esprit, ce dernier n'étant que la résultante émergente de l'incroyable complexité de notre organisme en général et du cerveau en particulier, il va sans dire que l'apparence du corps n'est que l'expression phénotypique de notre bagage génétique, comme la structure de notre cerveau d'ailleurs, et ne doit rien à l'encéphale ou à l'esprit, son émanation. Mais bien souvent le terme d'«âme» est chargé d'une signification métaphysique, poétique ou mystique et peut être est-ce ainsi que @sirielle l'entend, auquel cas ma réponse serait quelque peu différente.
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Définissez âme.
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Comment concilie-t-on le libre arbitre de l'homme et le fait qu'«Allah égare qui il veut et guide qui il veut» ?
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Pourquoi invoquer un concept propre à l'échelle quantique alors même que vous parliez d'un phénomène macroscopique ? Les lois quantiques sont propres à l'échelle des particules élémentaires et ne subsistent pas dans le monde macroscopique, on ne peut les y exporter. Emergeant de la complexité, de nouvelles lois apparaissent pour régir ce qui nous apparait comme la réalité. PS: je dois m'absenter, toute éventuelle réponse supplémentaire de ma part devra attendre.
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Le hasard quantique ? Faites vous allusion à l'indétermination ? Quel rapport avec l'expérience d'Alain Aspect ?
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Il n'y a de partisans du hasard que dans la bouche des créationnistes. On taxe volontiers ceux qui adhèrent à la théorie de l'évolution de partisans du hasard mais c'est ignorer les mécanismes de celle-ci. Le terme même de sélection naturelle réfute l'idée de hasard, au moins partiellement: les contraintes environnementales exercent sur les populations biologiques des pressions variées qui vont mécaniquement éliminer les traits les moins performants. Le hasard n'est que le mot que nous utilisons pour masquer notre ignorance.
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"On ne peut jamais que croire et toute la différence est entre les téméraires qui croient qu'ils savent et les sages qui savent qu'ils croient" -Jean Rostand-
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La bonne question est: "Pourquoi croire en une proposition infalsifiable, invérifiable et que rien ne laisse supposer ?"
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J'aurais aimé vivre une époque où l'on pratiquait l'arrachage de dents sans anesthésie. J'aurais aimé vivre une époque où une vie de labeur et de servitude eut été mon seul horizon. J'aurais aimé vivre une époque ou la vertu de ma fille aurait pu être réclamée par mon seigneur et maitre, ou arrachée brutalement par des soudarts anonymes lors de guerres incessantes. J'aurais aimé connaitre la famine, la maladie et le froid. L'époque bénie où la camarde était tellement familière que la mise à mort d'un de mes semblables constituait un spectacle de choix. J'aurais aimé que Dieu m'enseigne à endurer souffrances et injustice pour mériter un hypothétique après. Mais je suis ici et maintenant. Vraiment, je n'ai pas eu de chance.
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Pourquoi les intellectuels ne croient pas en Dieu?
épixès a répondu à un(e) sujet de Kyoshiro02 dans Religion et Culte
Et alors ? Que la religion n'ait pas d'impact dissuasif sur la criminalité et que la croyance à la rémission des pêchés soit positivement corrélée avec une criminalité plus grande sont deux propositions distinctes. Les résultats fournis par la science vont presque systématiquement à l'encontre du bon sens et de l'intuition. Les faits et des analyses rigoureuses valent mieux qu'un vague sentiment personnel. -
Pourquoi les intellectuels ne croient pas en Dieu?
épixès a répondu à un(e) sujet de Kyoshiro02 dans Religion et Culte
Selon une étude menée sur 67 pays, la religion ne semble pas avoir d'impact dissuasif sur la criminalité. Au contraire la croyance en la possibilité de rémission des pêchés semble prédire de manière plus forte les taux de criminalité élevés que le PIB ou les inégalités de revenus. De très nombreuses études ayant été menées sur la morale indiquent sans ambiguïté que tous les peuples ont les mêmes intuitions morales, accréditant la thèse de l'origine biologique de la morale. -
Pourquoi les intellectuels ne croient pas en Dieu?
épixès a répondu à un(e) sujet de Kyoshiro02 dans Religion et Culte
Telle que posée, la question n'appelle pas de réponse puisque l'affirmation déclarant que les intellectuels ne croient pas en Dieu est fausse. La véritable question, supposée par l'exposition des arguments que vous citez dans votre texte, devient donc: "Pourquoi la majorité des intellectuels ne croient pas en Dieu ?" Si je devais m'aventurer à proposer une réponse, voici à quoi elle ressemblerait: Il est très facile de croire mais très difficile de décroire. La facilité de croire provient des biais cognitifs qui altèrent notre rationalité et également de notre degré d'exposition aux croyances en question. La difficulté de décroire résulte de la dissonance cognitive encourue par tous ceux qui s'expose à la possibilité de perdre une croyance mais cela est également dû au fait que, comme l'explique la théorie argumentative du raisonnement, le conscient ne joue pas de rôle majeur dans la prise de décision et l'adoption de croyances. Ces phénomènes sont essentiellement inconscients et notre raison n'intervient que pour justifier rationnellement et a posteriori des attitudes principalement subconscientes et émotionnelles afin que nous gardions de nous une image avantageuse d'être cohérent et raisonnable. Ainsi, nous déclarons aimer certaines idées au motif qu'elles sont vraies alors qu'en fait nous les déclarons vraies au motif que nous les aimons. L'intelligence intervient avant tout pour trouver les meilleurs arguments favorisant notre opinion et réfutant celles des autres; aussi les études démontrent que parmi les croyants, les plus intelligents sont souvent très croyants, ce qui s'explique par leur capacité supérieure à trouver de bonnes justifications de croire. Les chiffres indiquent qu'il y a une corrélation positive entre intelligence mesurée et athéisme mais restons prudent car une corrélation n'implique pas nécessairement de causalité. A mon sens ce n'est pas tant l'intelligence qui intervient dans le phénomène de la croyance que la façon dont nous usons de notre intelligence. Une personne moins biaisée sera moins susceptible d'adopter des croyances irrationnelles. Les scientifiques ne sont pas nécessairement moins biaisés que les autres de façon innée mais l'apprentissage de la méthode scientifiques les aide sans doute à acquérir une forme de vigilance épistémique face aux affirmations farfelues et non falsifiables, au moins à celles qu'ils n'ont pas adopté avant qu'ils n'acquièrent cette discipline critique. Tout cela n'est bien entendu jamais que mon opinion et il faut la considérer avec toutes les réserves que doit inspirer tout ce qui ne résulte pas d'une étude rigoureuse. -
La science pose des questions auxquelles on ne répondra peut-être jamais; la religion prêche des réponses qui ne seront peut-être jamais remises en question. -un anonyme du net-
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La vie n'a pas de sens, elle n'en a d'ailleurs pas besoin. Nous si. Paréidolies, synchronicité, corrélations illusoires, anthropomorphisme, apophénie….nous voyons du sens partout. Le cerveau humain est un champion de la détection d'agent, c'est pourquoi le psychologue Justin Barett nous estime dotés d'un «détecteur d'agentivité hyperactif». La plupart des animaux sont également très forts dans ce domaine. Toujours à l'affût, ils décampent au moindre bruit, réagissent à la première odeur. Que ce soit dans le but de repérer un prédateur, une proie ou un partenaire, la règle Darwinienne est stricte: il vaut mieux se tromper en croyant détecter ce qui n'est pas là que se tromper en ne voyant pas (ou trop tard) ce qui est vraiment là. Pour l'humain le principal danger, mais aussi la principale ressource, ce sont les autres humains. Ce qui doit être détecté avant tout, et ne jamais rester inconnu, c'est la présence d'une intention humaine derrière les bruits, les mouvements, les objets. Ceux qui ont perdu à ce jeu n'ont pas laissé de descendants, les autres sont nos ancêtres; ils nous ont légué leur gènes. Et comme eux nous voyons de l'humain partout. En conséquence nous donnons du sens a des choses qui n'en ont pas et nous établissons des connexions dans la course aléatoire des événements. Camus disait que «l'absurde nait de cette confrontation entre l'appel humain et le silence déraisonnable du monde». Le sentiment de l'absurde peut surgir de la «nausée» qu'inspire le caractère machinal de l'existence sans but; il peut naitre du sentiment de l'étrangeté de la nature, de l'hostilité primitive du monde auquel on se sent tout à coup étranger. Ou encore de l'idée que tous les jours d'une vie sans éclat sont stupidement subordonnés au lendemain, alors que le temps qui conduit à l'anéantissement de nos efforts est notre pire ennemi. Enfin, c'est surtout la certitude de la mort, ce «côté élémentaire et définitif de l'aventure» qui nous en révèle l'absurdité. En fait ce n'est pas le monde qui est absurde mais la confrontation de son caractère irrationnel et ce désir éperdu de clarté dont l'appel résonne au plus profond de l'Homme. Ainsi l'absurde n'est ni dans l'Homme ni dans ce monde, mais dans leur présence commune.
