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Tout ce qui a été posté par CAL26
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Ce sont les règles du populisme : il s'agit certes de taper sur le pouvoir en place mais pas de proposer un réel programme parce que là n'est pas l'essentiel. Seulement s'accaparer le pouvoir par toute violence symbolique et la fin justifiant les moyens, les règles morales affichées ne sont que des armes visant les opposants. Pour les partisans séduits par les discours simplistes du populisme, le rationnel n'a plus son mot à dire. C'est ce qu'on a vu aux Etats-Unis avec la ré-élection de Trump.
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Tous des pourris je ne sais pas, j'ai pas l'habitude de penser par grands sacs. Mais si on admet le "tous pourris", c'est néanmoins une performance assez peu fréquente d'être condamné pour de telles sommes détournées et essayer de gagner du temps pour néanmoins se présenter. En immoralité, elle apparaît quand même comme une des meilleures.
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Le plus probable étant que la cassation soit rejetée mais comme le délai avant que la décision soit prise est très long, elle pourra faire campagne et pourra éventuellement être élue même si la condamnation en appel est confirmée. Elle ne risque pas grand chose parce qu'il est ainsi à peu prés sûr que même si le rejet du pourvoi en cassation est décidé avant la présidentielle, la condamnation ne pourra pas être appliquée avant l'élection. Et on peut compter sur son électorat pour que ça n'ait aucun impact sur les intentions de vote (on voit sur le forum les arguments de ses partisans).
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Là c'est le parti qui bien avant l'élection 2027 a agi dans le sens de son intérêt au détriment de l'intérêt général et pendant plusieurs années, et rien ne permet de penser que le détournement se serait interrompu s'il n'avait pas été découvert. Et comme tu le dis il y a une différence : c'est illégal. Mais c'est vrai que c'est presque anecdotique.
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Pourquoi quelle rigolade ? Tu voudrais remplacer un président n'ayant pas tenu ses promesses par une candidate qui se présente en affichant déjà le mépris de ses propres paroles ? Ce serait le seul domaine où elle aurait un temps d'avance. Et imaginons que la cour de cassation ne casse pas le jugement (ce qui est fort probable) et qu'elle soit élue : présidente de la République et déjà condamnée, un temps d'avance encore mais sur Sarkozy. Le parti qui se vante de laver plus blanc : après le populisme, les incohérences, la pauvreté des programmes c'est la lessive qui salit.
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Ce n'est pas vraiment le sujet mais parce qu'on parle de promesses ou de projets : Marine Le Pen souhaitait l'inéligibilité à vie pour les élus condamnés pour détournement de fonds publics. Encore une fois elle semble se dédire en plus d'avoir su afficher son incompétence prévisible lors des débats. Donc peu digne de confiance, incompétence : il est nécessaire qu'elle soit la candidate du RN.
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Oui ce serait catastrophique et apocalyptique que ce parti si modéré qu'il est au centre de l'extrême droite, investi dans l'intérêt général et la morale, puisse faire triompher un monstre réformiste qui n'aura comme but que de boire le sang de la démocratie, et ce par une simple erreur stratégique puis tactique de gestion post-détournement d'argent public.
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La conscience se résume-t-elle à des produits du cerveau ?
CAL26 a répondu à un(e) sujet de Black3011 dans Philosophie
Je trouve arbitraire de prétendre que la conscience morale serait un aspect moins fondamental dans le sujet : la notion de conscience a de multiples facettes et ce qui les relie c'est l'origine du terme. On a conscience quand on prend connaissance des informations traitées par notre cerveau mais cette prise de connaissance se décline à toute notre vie sociale et c'est pourquoi on parle également de conscience de soi, de conscience morale ou politique qui impliquent cette prise de connaissance et donc la réflexivité. Ne pas oublier l'origine du terme permet alors de donner du sens qui inclut l'activité cérébrale. A l'interface de l'activité organique et de l'environnement social et culturel se trouve ainsi notre subjectivité et c'est la perspective de ce topic. On ne peut alors pas s'arrêter à "l'illusion d'avoir une conscience est un oxymore" car il s'agit aussi de se demander quel peut être le rôle sur nos comportements de cette fausse illusion. -
Le sujet et sérieux donc tes fantaisies graphiques sont inappropriées. Il s'agit de donner un droit individuel et un droit individuel dans un état de droit ne peut être donné que par une loi. Il ne s'agit pas d'imposer l'euthanasie à ceux qui ont une maladie incurable, dont la pronostic vital est engagé et qui subissent une souffrance non soulagée ou peu supportable quand on suspend les traitements, mais de permettre un choix éclairé et libre. L'amendement initial concernant d'éventuelles pressions sur une personne remplissant toutes ces conditions n'a certes finalement pas été retenu mais celui sanctionnant l'empêchement d'accéder à ce droit non plus : il s'agit sûrement de ne pas alourdir la loi de cas extrêmes, difficiles à établir avant de reconnaître le délit, et finalement des agissements qui seraient déjà incompatibles avec la loi elle-même.
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Oui, il devrait plutôt présenter Slam.
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C'est un autre sujet, mais le problème n'impacte pas que les classes défavorisées et n'est pas nouveau : "du pain et des jeux" et ça c'est sûrement aggravé depuis la Rome antique. Même sur ce forum et sa paresse intellectuelle on peut penser aux séquelles d'une société du spectacle (à voir en détails).
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Je ne vois pas ce que viennent faire les progressistes dans ce sujet. L'objectif est que l'égalité en droit ne se voit pas d'une certaine façon contredite par de trop grandes inégalités dans les faits. Il s'agit surtout d'optimiser l'éducation tant moins d'inégalités (sociales) donc plus de mobilité sociale ont tendance à améliorer les performances de l'ensemble du système éducatif et économique.
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Mais ce serait rejeter une loi non parce qu'elle est mal rédigée ou pensée mais parce qu'on risquerait de ne pas la respecter : avec ce principe, il n'y aurait plus beaucoup de lois et donc de droit.
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Ce n'est pas non plus le sujet : il s'agit de pouvoir choisir pour soi uniquement de ne pas agoniser longtemps. Ensuite, à chacun son rapport à la vie et à la mort.
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La conscience se résume-t-elle à des produits du cerveau ?
CAL26 a répondu à un(e) sujet de Black3011 dans Philosophie
Effectivement une approche binaire qui ne penserait le libre arbitre qu'en mode binaire : soit le libre arbitre est indéterministe soit il faut ne plus y penser n'a pas de sens et stérilise totalement le questionnement. Dans le sujet de la conscience, ce que nous présente rapidement Lionel Naccache (voir 4ème page du sujet) avec le début de la perception consciente vers le "mécanisme de la subjectivité", c'est à dire la possibilité non limitée à priori de manipuler les informations entrées dans l'espace de travail global de la conscience, est aussi le début d'une possible "délibération", "d'exercice de l'esprit critique" et des fonctions exécutives. C'est ainsi que Krystèle Appourchaux évoque via les fonctions exécutives un "nouveau libre arbitre", compatibiliste. De même que la liberté ne pouvant pas être absolue, le libre arbitre est une pure abstraction, une sorte de chimère philosophique qui ne peut s'aborder que par paliers, par nuances. C'est ainsi qu'en direction de cette chimère, on ne se situe pas à la même position quand on agit en pleine bouffée délirante ou quand on commet un acte prémédité ; de même l'effort mental est pour le moins différemment illusoire quand on s'engage dans une lutte contre ses addictions que quand on y succombe sans s'en préoccuper ; il l'est également moins quand on fonctionne en inhibition cognitive pour contrôler ses automatismes sur-appris que quand on se laisse piéger par des biais cognitifs. Que ce soit la conscience (dans tous les sens du terme, il s'agit de ne pas l'oublier) ou l'abstraction pleine de nuances qu'est le libre arbitre, la dimension sociale comme espace commun est alors essentielle : cet espace est façonné lentement à la croisée entre les exigences de notre organisme et la culture. -
Au moins, laisse ceux qui pensent que c'est possible d'avoir la possibilité de choisir leur mort sans agonie.
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A partir d'élucubrations style "il vous fait comprendre que ce malade sans espoir fait chier tout le monde", on reporte la possibilité de choisir à des malades incurables et en souffrance non soulagée. Le projet de loi encadre parfaitement les conditions et pour la majorité des cas ce sera un suicide assisté plus qu'une euthanasie. Ras le bol qu'on dise n'importe quoi qui retarde encore la création d'un droit individuel supplémentaire et paradoxalement plein d'espoir.
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La contradiction aberrante était avant l'abolition de la peine de mort : l'Etat pouvait décider d'assassiner au nom de la justice mais au nom du respect de la vie on ne proposait pas aux personnes dans une souffrance permanente de choisir d'interrompre cette souffrance en douceur et si elle le souhaitait. L'aide active à mourir permettra à ceux qui ont une maladie incurable et dont le pronostic vital est engagé d'éviter, s'ils le souhaitent, d'éviter une longue agonie et par ailleurs l'Etat n'assassine plus en pensant rendre justice. C'est vrai que c'est hilarant. C'est hors sujet.
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Oui l'étude scientifique qui en mis le cas sur la place publique date de 2007. Mais il est suffisamment édifiant pour continuer à alimenter les débats scientifiques. Ce qui change la donne dans ce cas c'est la lenteur de l'évolution (l'hydrocéphalie est beaucoup plus lente qu'une lésion) surtout commencée à 14 ans, avant que le cerveau soit considéré comme mature.
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Oui le problème ne sont pas les concours eux-mêmes mais ce qu'il se passe en amont. Qu'il y ait des inégalités sociales c'est inévitable mais ce qui questionne notamment en France ce sont leur ampleur. Doit-on se dire que la dite ampleur est une fatalité irréductible ou envisager de les réduire un peu comme y parviennent certains des meilleurs systèmes éducatifs ?
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La suite de ce genre de constat c'est j'imagine d'essayer d'améliorer l'efficacité des prépas locales en France, d'améliorer encore l'accès aux grandes écoles pour les élèves éloignés socialement et géographiquement des meilleures classes de prépa. Soit on oublie la mobilité sociale et on acte que les milieux peu favorisés produisent nécessairement 9,15 voire 80 fois moins de "talents" par connerie ou fainéantise sur-représentées ; soit on poursuit l'idéal de la méritocratie et de l'égalité des chances et notre société pourra s'enrichir en considérant que c'est plus complexe que ça et qu'il convient collectivement de minimiser les inégalités sociales pour faire fructifier tous les potentiels.
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D'où l'intérêt de faire une analyse statistique pour évaluer les facteurs influençant la réussite au concours : l'origine sociale en fait donc grandement partie. Aucun lien avec ce que dit l'étude : il s'agit d'essayer de contrôler un facteur d'inégalités pas de modifier les exigences des concours ni des cursus. Si on en croit les études PISA, les systèmes éducatifs les plus égalitaires sont aussi les plus performants.
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Ce genre de statistiques interrogent juste la notion de méritocratie mise en avant par notre système éducatif : la réussite s'explique-t'elle uniquement par le efforts fournis par les élèves ? Si ce sont les aptitudes innées de chacun peut-on parler de méritocratie ? Et qu'elle rôle joue l'héritage social et culturel dans cette réussite ?
