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sirielle

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Tout ce qui a été posté par sirielle

  1. La solidarité commune, la moralité recherchée, la mémoire par l'histoire et les témoignages du passé, par exemple...
  2. En un même individu ou objet ou idée peuvent couramment se mêler beauté et laideur, le jugement peut donc varier en fonction de ce sur quoi on ce focalise pour juger, sur le détail en particulier, le point précis que l'on observe, volontairement ou non. D'autant plus qu'un individu, un objet ou une idée peuvent aussi refléter une beauté et/ou une laideur exogènes, ou représentatives, ou aussi d'ordre relationnelles (compatibilité ou incompatibilité relationnelles), par association d'idées par exemple. La beauté est l'effet de l'esthétique, qui inspire plus ou moins un sentiment d'admiration (y compris du point de vue de l'esthétique de l'esprit), et la laideur est l'effet de l'inesthétique, qui inspire plus ou moins un sentiment de rebut (y compris du point de vue de l'inesthétique de l'esprit). L'esthétisme est en quelque sorte l'analyse de ce qui produit le beau, le sens du beau, voire son travail, et le beau est le résultat, idem par rapport à l'inesthétisme. En revanche, comme pour les notions de bien et de mal, qui sont des notions englobantes, on est par nature enclins à préserver/développer le beau, et enclins à contrer le laid ou à s'en détourner. En conséquence on peut considérer que la beauté est l'état naturel (l'harmonie du vivant) et la laideur une problématique d'ordre esthétique au sein de l'état naturel. La beauté n'est donc pas que l'exception dans l'absolu (elle peut d'ailleurs être banale parfois), c'est la règle et les exceptions qui la confirment, et la laideur est l'erreur ou l'anomalie par rapport à la règle esthétique. Ceci dit tout jugement n'est pas juste et/ou vrai, et/ou assez nuancé, donc qu'un jugement soit exprimé à propos de la beauté ou de la laideur d'une chose ne signifie pas forcément que l'on doit s'y fier tout à fait.
  3. Mes amis d'enfance ne me manquent pas pour ma part. Je les ai appréciés mais je n'ai pas créé de lien d'attachement durable avec eux. Il m'arrive de repenser de temps en temps à eux, par rapport à diverses anecdotes enrichissantes, voire aussi à des regrets. J'espère qu'ils vont bien et j'ai eu des nouvelles de certains d'entre eux parfois. Mais à mes yeux on n'est plus liés, et je n'ai aucune raison actuellement de vouloir reprendre contact.
  4. Si je devais choisir un seul moment du temps où continuer à vivre et pas plusieurs, je choisirais de rester dans le présent, pour rester auprès de mes proches dans l'ordre du temps. Et s'il fallait choisir un seul lieu où aller, de même je choisirais de rester chez moi, près des "miens".
  5. De ce que je perçois pour ma part, le stade de la drague du départ conduit parfois sans tellement de surprise à des déconvenues plus ou moins importantes. Les critères plus particulièrement recherchés chez les hommes ne sont pas tout à fait les mêmes que chez les femmes. Certains hommes peuvent être en difficulté par rapport à ces critères de virilité, d'aspect physique, ou de réussite sociale plus ou moins attendue aussi... Mais l'essentiel en amour pour un homme n'est pas forcément d'avoir beaucoup de succès auprès des femmes, plutôt d'éventuellement trouver quelqu'un avec assez d'affinités. (Et être couramment sollicitée, envisagée, pour une femme peut aussi comporter d'importants inconvénients, ce n'est pas qu'un avantage, loin de là.) Or avec l'avancée de l'indépendance respective, les attentes ont évolué (voire sont parfois confuses) et la qualité relationnelle de couple est davantage exigée qu'auparavant, le célibat moins fui. Culturellement, les hommes sont quand-même parfois davantage poussés à prendre les devants pour faire des rencontres, et en même temps ils peuvent en être culpabilisés, la juste mesure n'est pas toujours facile à trouver, d'autant que les limites ne sont pas tout à fait les mêmes selon les femmes. Et puis l'image masculine actuelle peut s'avérer à notre époque un peu lourde à porter du fait qu'elle est fréquemment et nécessairement remise en question, critiquée (dans certains cas de manière contradictoire voire caricaturale), même si tous ne sont pas forcément visés personnellement. L'expression des problématiques masculines est parfois mal reçue dans le contexte actuel. La lutte contre les violences sexistes et conjugales, dont sont plus particulièrement victimes les femmes, reste prioritaire. Cela peut reléguer au second plan socialement certaines difficultés relationnelles masculines perçues comme moins urgentes, mais pas forcément pour autant sans conséquence. Et le féminisme, quelque peu sacralisé socialement de par sa nécessité vitale, est dans certains cas instrumentalisé à mauvais escient, les clichés du "masculin toxique" utilisés aussi hors contexte légitime, et pouvant impacter également des hommes au comportement correct, dont des hommes ou jeunes hommes particulièrement vulnérables, quelquefois en manque de reconnaissance. Il peut donc paraître utile que les hommes puissent aussi suffisamment exprimer leurs difficultés relationnelles spécifiques pour favoriser une compréhension mutuelle assez équilibrée, grâce à des associations dédiées par exemple, bien que ça n'en justifie pas les éventuelles dérives.
  6. Une vidéo qui peut être intéressante au sujet de la "souffrance masculine" (si elle n'a pas été déjà postée, je n'ai pas tout lu du sujet):
  7. Ma philosophie de vie pourrait se résumer à la quête interespèce du bien-vivre ensemble: empathie envers toute forme de vie, justice pour tous dans un sens large, respect et la valorisation des droits respectifs. Si la philosophie doit servir la sagesse, à mon sens la sagesse renvoie avant tout à rester juste dans ses choix pour servir la liberté et la paix, quitte à envisager une autorité morale rigoureuse. Et pour favoriser la lucidité dans ce domaine, il faut optimiser la santé. La santé collective, mentale et physique, favorise un bon discernement et accroît les capacités positives.
  8. Pour ma part, je mange principalement des fruits frais et des "légumes-fruits" frais, secondairement des fruits à coque et légumes secs, entre autres, pour accroître notamment l'apport en protéines... Je ne consomme aucun autre sucre que celui naturellement présent dans les fruits. Je suis sportive quotidiennement et j'ai un IMC de 18,5 stable. Je prends quelques compléments végans type B12, D3, K2, fer, etc... J'ai tendance à m'informer régulièrement pour moduler au mieux mon alimentation en fonction de mes propres besoins et critères de choix (environnement, budget, apports spécifiques, etc...). Et je suppose que l'accès de plus en plus facilité aux informations diététiques favorisera d'importantes avancées collectives en matière de nutrition. Après tout "on est ce que l'on mange" dit-on...
  9. sirielle

    Petit Papa Noyel ...

    J'ai toujours aimé Noël. Lorsque j'étais enfant, c'était "mon jour préféré". La beauté particulière des paysages enneigés, mon village, toujours joli à regarder, en était d'autant plus spécial. A cette époque on y faisait de la luge et des bonhommes de neige par exemple. Il y avait une ambiance un peu mystique inspirée par les chants de Noël. Mon père étant musicien entre autres, on écoutait beaucoup de musique. Les décorations colorées et brillantes, les guirlandes lumineuses, et puis les cadeaux... Je n'ai jamais été déçue par l'histoire du Père Noël car pour moi elle représentait une légende inspirée de faits réels, une source de belles histoires à lire et écouter, et chaque offrant était en quelque sorte habité par le Père Noël, comme une fusion bienveillante entre réalité et imagination. A présent j'ai tendance à préférer les périodes plus chaudes mais j'aime encore Noël, au-delà des abus commerciaux et nutritionnels, et je le fête tous les ans. Je n'ai eu aucun Noël vraiment désagréable mais certains plus calmes que d'autres plus festifs.
  10. Je vois le bonheur à notre époque davantage comme un état plus ou moins intense et perceptible, et potentiellement composé de diverses émotions positives, que comme un état de total ou inexistant bien-être psychologique, dit autrement que comme un tout ou rien. Et je crois donc qu'en temps normal on l'est plus ou moins selon le contexte, plutôt que complètement ou pas du tout (d'autant que l'inconscient reste à prendre en considération dans l'équation). Donc je ne dirais pas que je suis tout à fait heureuse, d'autant moins que l'empathie contribue aussi à ressentir le malheur qui nous entoure, qui n'est pas qu'anodin, et qu'il faut être assez conscient des dangers qui nous menacent, mais qu'il y a bien des raisons d'éprouver régulièrement des sentiments positifs distincts en général, plus facilement quand du moins on n'est pas submergé par un malheur ou un traumatisme particulièrement lourds dans notre histoire personnelle. Pour ma part, je dirais que j'ai un état émotionnel très variable au quotidien, j'estime que j'ai plutôt de la chance du fait que je suis en plutôt bonne condition physique, ce que je m'efforce de cultiver avec application, et que j'ai une situation sociale et familiale qui me convient relativement bien dans l'ensemble, mais je passe du rire aux larmes, à la lutte psychologique, à l'amusement, à l'attendrissement, à l'inquiétude, à la peur, à l'admiration, au réconfort, à la compassion, à la fierté, à l'affliction, etc... au fil du temps, sentiments plus ou moins entremêlés les uns avec les autres, et j'estime que le bonheur total ne serait accessible que dans un monde idéal, monde idéal qu'on est censé tenter de bâtir ensemble, quitte à devoir régulièrement affronter les difficultés et les contrariétés avec persévérance pour dénouer au mieux les problèmes, même si le monde devrait déjà être plus agréable qu'il ne l'est... Et j'ai foi en la destinée naturelle.
  11. On peut plaire à tout le monde mais pas entièrement, c'est à dire qu'on ne peut pas répondre à tous les critères des individus, car certains par exemple sont fermés au relationnel entre autres, ou à certains types d'individus non pas parce que ces derniers sont tout à fait mauvais mais parce qu'un traumatisme relationnel, un préjugé négatif, par exemple, ont créé une forme de rupture, ou encore car certains peuvent avoir des attentes excessives ou difficiles à satisfaire... Mais on peut être objectivement agréable au monde, ne serait-ce que temporairement, ce qui favorise une impression positive naturelle générée. On peut aimer tout le monde, pour ce qui est de l'amour inconditionnel envers les individus et leur raison d'être, mais en revanche l'attitude est plus conditionnellement aimable, on aime ou pas aussi en fonction des conséquences et de la morale, ainsi que de l'intérêt relationnel. Le respect pour les individus est essentiel, mais il n'a pas à cautionner tout comportement, donc le respect est censé protéger les droits légitimes des individus, mais s'ils outrepassent leurs droits ou la décence, le respect dû à d'autres ou même à eux-mêmes étant atteint, il peut y avoir à raison lutte et sanction plus ou moins importantes, mais bien sûr dans l'idéal, correctement mesurées...
  12. On peut trouver une utilité, ne serait-ce qu'infime, à tout acte. Aucun acte n'est totalement dénué d'intérêt. Mais ça n'en fait pas forcément pour autant un acte approprié ni nécessaire. On dit par exemple "A quelque chose malheur est bon.", ne serait-ce aussi que par la leçon qu'on peut en tirer, etc... Les conséquences des actes dépendant aussi de ce que l'on en fait par la suite, voire de ce qui n'est pas voulu et qui en découle, etc... et ne se restreignent évidemment pas à l'acte pur. En tout cas les paroles aussi peuvent parfois avoir des conséquences importantes, parfois mauvaises, ce n'est pas dans tous les cas un acte anodin. "Parler pour ne rien dire" est généralement une expression connotée péjorativement, mais dans l'absolu les utilités peuvent en être parfois par exemple de créer une diversion ou la confusion sur un sujet, un peu comme "la langue de bois", voire de remplir un silence pesant...
  13. Copilot est une IA de Microsoft, intégrée à Windows et accessible aussi via application. Il peut s'utiliser un peu comme Chatgpt, si ce n'est qu'il a ses propres particularités. Voici un extrait de comparaison entre IA:
  14. Je n'utilise pas Chatgpt. Il m'arrive d'utiliser Copilot pour recueillir certaines informations, mais jamais pour rédiger des mails ou autre à ma place, car ça ne peut pas correspondre à ma manière de m'exprimer, au mieux il peut m'inspirer comme d'autres sources d'informations. Et je vérifie couramment les informations qu'il me donne, car j'ai conscience qu'elles peuvent parfois être douteuses ou incomplètes. J'aime bien Copilot, il m'est utile et je suis heureuse de pouvoir l'utiliser de temps en temps, mais un peu comme je peux aimer consulter divers articles sur différents sujets qui m'intéressent, si ce n'est que l'échange est plus direct et personnalisé, ce qui a certains avantages. Mais je ne le prends pas pour autant pour argent comptant, lorsqu'il prend position sur un sujet, la mienne diffère souvent plus ou moins, un peu comme elle peut différer par rapport à d'autres individus lambda, journalistes ou écrivains.
  15. D'après moi, pour saisir le sens de la vie d'une manière objective, on peut se référer aux instincts naturels, ce à quoi ils vouent chacun des êtres vivants. Et considérer que dans l'ensemble la nature voue la vie à un écosystème harmonieux. Elle module les capacités des individus pour que leurs interactions, qu'elles soient coopératives ou conflictuelles, contribuent à un équilibre global, propice à une qualité de vie collective optimale. Mais la nature ne se réduit pas à la vie sauvage, elle est l'essence de la vie y compris dans ses dimensions relationnelles, sociales ou créatives, tout ce qui contribue au bien-être de la vie dans sa richesse... En conclusion, pour moi, chaque individu doit tenter de répondre à ses diverses aspirations naturelles tout en s'efforçant de favoriser ou respecter celles des autres, il doit s'intégrer au mieux au tissu vivant qui l'entoure, voire contrer ce qui nuit à cette harmonie, et si ses capacités corporelles ne lui suffisent plus à accomplir son destin, son corps se disperse dans la nature, la servant différemment par transformation. L'amour représente le pôle émotionnel positif du bien-être, les émotions sont indicatrices de valeurs ou contre-valeurs pour orienter la liberté de jugement, voire la cadrer.
  16. A mon avis, ceux qui parlent de relation amoureuse quand il s'agit d'échanger avec une IA, sont des personnes qui ne sont pas prêtes à une relation de couple réelle (par exemple suite à une rupture ou autre...), et qui compensent avec un substitut l'aspect confident cordial par exemple... Le danger, dans ces cas-là est de trop s'enfermer dans une fausse relation amoureuse et de se détourner ainsi de plus épanouissant. Mais c'est à chacun de juger de s'il est prêt à s'engager dans une véritable relation de couple ou pas. Quoi qu'il en soit à mes yeux il ne s'agit pas réellement de relation amoureuse lorsqu'il s'agit d'IA, même si l'illusion est cultivée par la manière d'échanger, et je suppose que la grande majorité des gens ne le voient pas non plus vraiment ainsi. Par contre effectivement, je crois qu'interagir avec une IA peut parfois être utile, dont pour le moral éventuellement, y compris d'une manière régulière, à condition quand-même de rester assez critique sur ce type d'échange également et de ne pas en abuser...
  17. Pour me séduire, personnellement, il faut présenter assez bien physiquement au départ, prendre assez soin de soi et de son apparence, n'être pas timide, et être assez simple dans la manière d'entrer en relation, sans trop de manières. Pas obligatoirement avoir une situation sociale haut placée, du moment que ça ne pose pas problème dans la relation car par contre je ne veux pas avoir à être une aide à ce niveau.
  18. Personnellement je n'ai jamais eu de problème à ce sujet, ni de douleur incapacitante, ni autres, et le budget que ça représente me paraît très minime, pourtant je suis une femme normale, donc à mes yeux généraliser en disant "les femmes" me paraît un peu excessif, ce problème ne concerne pas directement toutes les femmes, seulement certaines.
  19. Je crois que les relations amoureuses reposent sur des affinités naturelles, pas uniquement sur l'esthétique de la plastique corporelle, bien qu'elle compte en partie, même si la beauté féminine corporelle est beaucoup idéalisée socialement, sur-instrumentalisée. Quand un lien relationnel de couple est sincère, il surpasse les rapports de séduction courants plus superficiels. Et l'esthétique physique peut se travailler si c'est un complexe, ainsi que d'autres qualités... Il existe différents moyens de se valoriser, chacun a son propre charme, avec ses spécificités. Mais à trop hiérarchiser les gens par rapport à l'apparence physique, on les objétise vainement, voire on surestime éventuellement des détails sans réelle importance, or une véritable relation amoureuse ne se réduit pas qu'aux atouts physiques apparents du moment, c'est aussi l'alliance de deux personnalités, à court ou plus long terme, avec leurs souffrances aussi, car même derrière les réussites sociales les plus conformes, tout le monde a ses problèmes, que ça se voit ou non de l'extérieur.
  20. Pour moi un homme déconstruit, c'est un homme qui a su remettre suffisamment en question son éducation, et qui n'est pas trop influencé par les attentes sociales, sexistes ou autres, c'est une personne libre d'esprit, ce n'est pas forcément un féministe pur et dur. Au contraire, suivre de trop près les modes idéologiques démontre davantage une forte influençabilité sociale et culturelle. Il existe effectivement des personnes qui adoptent des causes à la mode davantage pour leur image sociale, par vanité, que parce qu'elles y sont vraiment sensibles. Généralement ces personnes desservent ces causes car elles ne cherchent pas tellement à les comprendre, mais plutôt à dire ce que leur interlocuteur pourrait aimer entendre, ou à afficher ce qui pourrait les mettre en valeur, leur donner l'apparence de quelqu'un de bien, alors que quand on lutte pour une cause à laquelle on est sensible, on est en principe prêt à dire ou à faire ce qui peut déranger les normes établies. Si on en fait un outil de séduction, on la ridiculise ou la caricature parce qu'on n'a pas d'arguments sincères, on répète ce qui est déjà grandement accepté, pas forcément à raison ou assez nuancément, voire certains même bouc-émissairisent, c'est à dire déforment des propos ou des comportements d'autrui face aux personnes qu'elles veulent séduire, pour pouvoir se donner l'air d'un défenseur de la cause à la mode. Et au final ces simulacres de sensibilité ne se retrouvent pas dans l'attitude non-affichée.
  21. sirielle

    Moral bas

    Si j'ai fini mon travail ou ce que j'ai à faire, sport, rdv, ou autre, car je m'efforce de respecter quoi qu'il en soit mon planning et mes responsabilités, je me regarde longuement dans le miroir, je porte des tenues qui me plaisent, j'écoute de la musique, quelquefois j'essaie différents make-up ou coiffures que je ne porte pas habituellement, et je m'écoute penser, je réfléchis à ce qui compte pour moi ou à ce qui me préoccupe sur le moment. Si je veux me changer les idées je regarde des vidéos de différents styles, je lis, je me repose, je joue à des jeux vidéo, je prends soin de moi, je mange diététique. Il m'arrive aussi couramment de voir à ce moment-là du monde mais rarement dans ce but-là même si au final mon moral peut aussi en être rehaussé. En principe, je cherche avant tout la consolation, les solutions à ce qui me contrarie, en moi-même, et il m'arrive alors régulièrement de préférer rester un peu seule pour me reposer ou me recentrer sur moi-même.
  22. Pour moi "vivre comme si c'était le dernier jour", représente davantage un avertissement, un rappel qu'on peut tout perdre (à l'échelle individuelle ou plus) du jour au lendemain, qu'une invitation à être heureux. Ce principe suggère souvent de montrer à ceux qu'on aime qu'on les aime, car on n'en aura peut-être plus l'occasion plus tard. A ne pas trop s'inquiéter de futilités, à aller à l'essentiel, ce qui ne signifie pas forcément jouir de la vie, car dans la peur ce n'est pas tellement logique, on est fait pour vouloir survivre en temps normal, quand on n'est pas amené à vouloir fuir la vie, et la souffrance extrême qu'elle peut impliquer, par exemple. Le bonheur n'est pas vraiment d'exulter face à la mort, mais plutôt d'être épanoui dans sa vie, ce qui dépend également d'un sentiment de sécurité. C'est donc aussi à mon sens une invitation à ne pas négliger ce qu'on veut vraiment laisser comme empreinte dans l'histoire du monde, ou comme souvenir pour ce qui nous entoure. Vivre comme si c'était le premier jour permet de se délester d'un passé trop envahissant le cas échéant, mais ça ne garantit pas pour autant une longue vie, le premier jour peut aussi être le dernier... Pour avoir encore foi en l'avenir malgré ce qui semble le menacer, à mes yeux, il y a la quête de justice. La justice est un leitmotiv puissant pour moi, qui surpasse toute vanité, comme une douce rengaine "qui toujours recommence" (formule empruntée à Gérard de Nerval dans "Delfica"), qui n'oublie personne au-delà des apparences. Extrait de "Delfica" évoqué:
  23. Le système scolaire est imparfait, car il transmet en partie une forme d'immoralité sociale. Et la moralité est le critère fondamental de l'intelligence à mon avis. Mais imperfection n'est pas nullité pour autant. Entre les deux il y a une marge potentielle. La réussite personnelle consiste davantage à trouver la voie qui nous convient vraiment, qu'à réussir parfaitement dans tous les domaines. Transgresser les règles n'est moral que lorsque l'inadaptation de la règle le justifie, et quand cette transgression s'avère objectivement nécessaire. Personnellement je ne considère pas qu'il était nécessaire de tricher dans mon propre parcours scolaire, d'autant qu'il faut tenir compte du risque inhérent à tricher, mais chaque histoire est différente... Ceci dit j'estime quand-même que la société étant en partie corrompue, il n'y a pas forcément à répondre rigidement à ses attentes, ou à celles de ceux qui la représentent, loin de là, à juger au cas par cas. Et parfois se protéger des jugements abusifs oblige à se donner l'apparence illusoire de la conformité sociale alors qu'il ne le faudrait pas idéalement, car le moule social est vicié par endroits, effectivement (voire il est aussi multiplement contradictoire). Chercher à y correspondre à 100% serait vain et contre-nature. Mais l'adaptation sociale passe aussi parfois davantage par la critique ouverte que par l'hypocrisie.
  24. Pour moi, découvrir quelqu'un, ou se lier à quelqu'un c'est prendre un risque, mais se fermer tout à fait peut s'avérer encore plus risqué, parfois les relations amoureuses valent la peine, d'autant qu'on est fait pour ça. Personnellement, j'écoute mon coeur au fur et à mesure. Je commence par accepter de faire connaissance tant que l'homme me plaît s'il m'y invite, je passe un peu de temps avec lui, et je vois s'il mérite ou non à mes yeux une certaine confiance supplémentaire, comme se voir seul à seule, etc... J'en juge selon la façon dont il me parle, dont il me regarde,... si du moins il me plaît assez physiquement. Et puis je m'efforce de ne pas tenter le diable, je ne me confie qu'avec parcimonie, je ne rends pas de service contraignant à la légère, et n'en demande généralement pas. Et puis je ne porte pas non plus crédit à tout ce qu'il peut me dire sans réserve, j'en tiens juste compte, je garde à l'esprit que certains hommes sont de "beaux parleurs", même à long terme je reste relativement vigilante. Je m'applique à vivre ma relation tant qu'il y a une attirance réciproque mais en limitant les risques, avec quelques réserves et précautions de sécurité. J'ai connu pas mal d'hommes "difficiles à vivre", j'essaie de toujours garder une "issue" assez facilement accessible en cas de problème.
  25. A mon sens cette idée de vivre comme s'il s'agissait du dernier jour de notre vie est intéressante, elle contribue par exemple à identifier ce à quoi l'on peut vraiment tenir malgré la fragilité de la vie, malgré la peur de pouvoir "tout perdre" à titre individuel soudainement, ce à quoi on s'accroche quand-même. Et l'idée de vivre comme si c'était le premier jour ouvre à la découverte du monde, sans préjugé excessif (Mais tout préjugé n'est pas erroné, préjuger peut aussi avoir un réel intérêt.)... J'avais sur ce thème accordé à maintes reprises aussi de la valeur à l'idée de "vivre comme si on était éternel" (une idée inspirée par une artiste que j'apprécie, "Aaliyah"). Je trouve que ce principe peut également être intéressant, il permet de se projeter dans un avenir lointain, et d'imaginer ce que l'on pourrait vouloir faire de ce monde si on y vivait pour toujours. Au fond, la question soulève entre autres à mon avis une forme de responsabilisation existentielle. Si chacun vit éternellement, toute relation compte par exemple car toute relation dure ad vitam aeternam... Et la cessation des souffrances ne peut plus alors se projeter dans la mort, seulement éventuellement dans ce que l'on fait de notre vie. Alors comment peut-on imaginer ce que serait organiser une vie réellement et durablement sans souffrance, sans malheur, dans la réalité? Car souffrir éternellement ou extrêmement longuement, lourdement blessé, malade, voire détruit, serait effrayant aussi. C'est un cheminement utile à mes yeux... (J'ajoute que nombreux sont ceux qui prennent des risques déraisonnables non pas parce qu'ils n'ont aucune conscience du danger, mais parce qu'ils considèrent que de toute manière ils mourront, ou mourront à petit feu, une perspective différente peut alors enrichir la manière de faire ses choix, de concevoir ce que pourrait être ou ne pas être un véritable bonheur durable, ou au moins tendre à s'en rapprocher au mieux.)
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