Aller au contenu

tison2feu

Membre
  • Compteur de contenus

    3 171
  • Inscription

  • Jours gagnés

    1

Tout ce qui a été posté par tison2feu

  1. J'ai aimé cet extrait à la fois très émouvant sur le fond et un brin cocasse pour la forme. Oui, l'amitié peut être aussi forte que l'amour. Au point que devoir marquer sa préférence pour sa chérie plutôt que son meilleur ami, c'est comme devoir se trouver en situation de choisir entre son père et sa mère. Je me suis trouvé pour ma part dans la situation de Nanan, et cela ma fait pleurer à l'époque, eh oui ! Ton analyse de ce rêve est faite dans un langage actuel, avec un anglicisme: le terme "coming out" n'était pas encore rentré dans la langue française, du temps de notre adolescence. Mais tu en détournes savoureusement le sens, en l'occurrence celui des années 90, puisqu'il est question ici de déclarer ...son hétérosexualité ! (Ce détournement d'expression de son sens originel, s'appelle une catachrèse, sauf erreur de ma part). D'ailleurs, le surgissement exponentiel de tous ces nouveaux termes anglais dans notre langue n'est-il pas là, tel le zonzon de mouches malsaines, pour nous signifier que nous prenons impitoyablement de sacrés coups de vieux ?
  2. tison2feu

    Impressions

    (Juste une petite précision en ce qui concerne mon décrochage du très beau topic de Satinvelours (https://www.forumfr.com/sujet782744-« boire-un-grand-bol-de-sommeil-noir ».html#comments). En vérité, cela était dû uniquement au manque de temps, que j'avais d'ailleurs évoqué à l'époque en précisant que même si je n'intervenais plus sur ce topic, je continuais de lire les interventions.)
  3. Un raisonnement circulaire ? Dans une argumentation circulaire, une proposition A utilise pour sa justification une proposition B dans le même temps que la justification de la proposition B nécessite la vérité de la proposition A. (Wikipédia)
  4. Si ce terme n'est attesté que dans un seule source, on parlera de hapax (en lexicologie). Essaye de vérifier auprès d'anciens qui parlent encore provençal autour de toi. En basque, kankil signifie "cruche", qui évoque une forme bombée, mais ça n'est que pure coïncidence. Comme j'observais diverses images, je suis tombé sur cette cruche réhaussée de tétons trouvée à Marseille, qui devrait te plaire.
  5. tison2feu

    Similitudes musicales...

    Cette étude N° 3, Opus 60, interprétée par le guitariste Masaya Sato, a été composée par le musicien Mateo Carcassi vers 1836.
  6. Oui, je vois ce que tu veux dire. "Faire du buzz" par tous les moyens, avec des excès en tout genre y compris dans une gestuelle clownesque pour compenser un grand vide intellectuel.
  7. Les chroniqueurs de Hanouna n'utilisaient pas non plus de techniques gestuelles particulières lors de leurs interventions. Si tu as un exemple en tête, n'hésite pas.
  8. Ce sont toujours les même gestes, repérables dès la prise de parole de l'intervenant et sans discontinuer. Pour te faire une idée de ces techniques, je te conseille d'aller faire un petit tour sur Youtube.
  9. Je ne garde pas souvenir de ce genre de biais chez Hanouna, mais peut-être fais-tu allusion à une série de tics gestuels qu'il avait parfois, sorte de haussements d'épaules répétitifs et incontôlables lorsqu'il était mal luné.
  10. Il y a une grande différence entre ceux qui parlent facilement avec les mains depuis la petite enfance et ceux qui parlent avec les mains face caméra ou en public en ayant suivi des conseils de coaching. Je critique seulement ces derniers, tellement leurs gestes sont faux et surjoués. Encore faut-il avoir un certain sens de l'observation...
  11. Eh bien vois-tu, il m'est impossible d'écouter quelqu'un qui agite sans arrêt ses bras et ses mains devant moi. Impossible de me concentrer sur ce qu'il dit. Ma critique ne se limite pas à E. Carrère, car il y a désormais une nuée d'intervenants qui sur la plupart des chaînes télévisées suivent ces consignes grotesques afin d'accrocher le téléspectateur. A mes yeux, ce sont des méthodes de bonimenteurs.
  12. La bipolarité a bon dos ! La Grande Librairie, du temps de François Busnel, a été l'une des premières émissions a être infestée par ce phénomène de media training et coaching.
  13. Pour ma part, ce fut bien plus rapide. Impossible d'écouter Emmanel Carrère qui parlait en remuant sans arrêt les bras de longs en large de façon stéréotypée, assurément suivant les consignes de l'agence de media training ou de coaching de la chaîne. L'important est d'accrocher par tous les moyens le téléspectateur et presque toutes les chaînes télévisées ont été infestées. Ces gestes sont tellement surjoués que l'on dirait des pantins désarticulés. C'est l'apparence qui compte davantage que le contenu des propos tenus, ce qui est un comble pour une émission culturelle ! Bref, tous ces intervenants bien formatés en viennent à constituer une masse indifférenciée d'automates bonimenteurs. Et moi je zappe systématiquement, tellement je trouve ces gestes indécents. Observez les gestes d'Emmanuel Carrère !:
  14. tison2feu

    La Galamaoude

    Ah bon!, c'était donc un rêve ?!!! (Eh oui, je sais, je suis toujours très lent à la détente !). Bien sûr, il y avait quelques détails intrigants: faire un si long parcours la nuit, cette histoire de robe de chambre, et puis pourquoi ne pas avoir pris la voiture ?, et surtout cette évaluation des distances (rien qu'à vol d'oiseau l'aller Hyères-La Roque doit faire plus de 40 kms, et tu aurais donc fait l'équivalent de plus de 3 marathons, ouf!). La fin de ton rêve est l'exemple même du cauchemar. Le principe - dont je t'avais fait part ailleurs - en est toujours le même: t'empêcher de faire ce que tu as envie de faire. Tu veux marcher, eh bien tu n'arriveras plus à mettre un pied devant l'autre ! Et en te réveillant tu découvriras alors peut-être que tes jambes, ou tes pieds, avaient une mauvaise position dans le lit, etc. (car j'ai souvent noté que, toujours en ce qui me concerne, l'explication est purement physiologique). Une fois, dans la vraie vie, j'ai fait à pied l'aller-retour Carnoules - Besse sur Issole (une douzaine de kms l'AR) pour le seul plaisir d'éprouver comme jamais une sensation de liberté. Je rentrais définitivement en France, de retour de l'enfer. O liberté chérie ! On accumule parfois les contraintes en tous genres, on endure encore et encore, et puis un beau jour, le barrage cède et les eaux se libèrent enfin, joie ! joie !
  15. tison2feu

    La Galamaoude

    Grâce aux éléments que tu donnes, on peut retrouver facilement les références de ces deux ouvrages: - Mémoire pour servir à la ville de Toulon en 1793, Ange Thomas Zénon Pons, 1825 - Scènes de la vie provençale, Célestin Sénès dit La Sinse, 1886
  16. Ça minimise la souffrance de ceux qui ont été victimes de préjudices mineurs (beaucoup de peur mais seulement un coin de jardin brûlé) mais, en contrepartie, ça maximise la souffrance de ceux qui ont été victimes de préjudices majeurs (maison et terrain entièrement brûlés). C'est l'évaluation du degré de gravité des préjudices subis qui m'incite à relativiser. A dire vrai, je n'ai fait que livrer ici une petite recette de vie qui m'est personnelle, et je m'excuse si j'ai pu me montrer péremptoire dans mon propos. Il s'agit d'une éthique personnelle, que j'applique à moi-même et que je n'entends imposer à personne.
  17. Cela permet de conclure qu'il y a toujours plus grave ailleurs et que l'on devrait envisager le pire. Par exemple, si on évalue l'étendue des dégâts par comparaison de divers incendies, on est en droit de se dire qu'un incendie tel que celui de l'Aude pourrait encore être bien plus étendu, même en France, d'ici quelques années si la tendance au réchauffement persiste. Cela permet de prendre de la hauteur, et parfois aussi de se consoler d'avoir échappé au pire et de vite rebondir.
  18. En Espagne, il y a environ une semaine, 35 000 hectares en 1 seul jour... Je donne ces chiffres à la seule fin de toujours apprendre à relativiser.
  19. tison2feu

    Judas

    Outre le temps passé à 'travailler' (chasse, cueillette, élevage), il devait y avoir encore davantage de temps passé à guerroyer d'une part, à fêter le ciel et toutes sortes de dieux d'autre part à l'occasion des naissances, mariages et décès, des changements de saisons, etc. La période de deuil peut durer plus d'un an, etc. Bref, plus rien à voir avec le mode de vie (travail institutionnalisé) apporté par le monde "civilisé"...
  20. 30 000 hectares de brûlé dans l'Aude. 370 000 hectares de brûlé en Espagne depuis le début de l'année, soit 10 fois plus hélas.
  21. tison2feu

    La Galamaoude

    Je crois bien que dans tous les recoins de la planète il existe un terme désignant ce type de croque-mitaine invoqué pour faire peur aux petits enfants. Pour se faire une idée, cf. l'article fouillé de Wikipedia intitulé "Croque-mitaine": Dans cet article figure la GARAMAUDA (terme utilisé dans les Bouches-du-Rhône), qui semble très proche de la GALAMAOUDE que tu mentionnes. GARAMAUDA: Bête noire, monstre imaginaire dont on fait peur aux enfants[71]. Le terme viendrait de Caramandus, chef Albicoï qui assiéga Marseille peu après sa fondation[71],[72] https://fr.wikipedia.org/wiki/Croque-mitaine En Espagne, c'est EL COCO (eau-forte de Goya):
  22. tison2feu

    Judas

    @Engardin Devine pourquoi j'ai failli intervenir, puisque tu connais mes centres d'intérêt... ? ... pour les langues bien sûr, et tout ce qu'elles nous racontent grâce à l'étymologie. J'ai effacé mon intervention puisque finalement, dans sa "leçon" sur le travail et les langues, Témoudjine se situe "dans tous les pays de la planète il y a mille ans avant notre ère" alors que de mon côté, et en ce qui concerne le calendrier basque que je voulais mentionner, cela nous conduirait à remonter bien avant cette période, c'est-à-dire à la préhistoire. Bref, l'ancienne semaine basque avait trois jours ouvrés : astelehen ("premier jour", lundi), astearte ("jour du milieu", mardi) et asteazken (dernier jour, mercredi). Dans son Dictionnaire étymologique de la langue basque, le linguiste Michel Morvan précise, à l'entrée ASTE (= semaine) : "aste (préhist.) Semaine. De *as- ''commencement, début'' et te ''temps, période''. La semaine bsq. originelle du premier néolithique agro-pastoral ne comptait que trois jours ouvrés (travaillés) devenus lundi (astelehen), mardi (astearte) et mercredi (asteazken). Les autres jours étaient des jours de fête. C’est peut-être un résidu très lointain de l’époque des fourrageurs du paléolithique supérieur tardif (chasseurs-cueilleurs) où l’on travaillait peu et qui s’est perpétué au néolithique. On devrait pouvoir retrouver ce type de structure de semaine courte dans d’autres langues et cultures très anciennes." http://projetbabel.org/basque/basque_dictionnaire_etymologique.pdf Désolé pour la digression !
  23. Ces scènes de vie de couple ou en famille, peintes par Boudin ou Monet, contribuent à renforcer le modèle d'un idéalisme érotique bourgeois: le mariage d'amour. Mais derrière cette sphère publique/visible se cache cyniquement une autre sphère sexuellle privée: adultère, fréquentation de prostituées et de maisons closes. A cet égard, la nouvelle de Maupassant intitulée La Maison Tellier et certains tableaux du post-impressionniste Toulouse-Lautrec se répondent tout particulièrement.
  24. tison2feu

    Un mur implacable

    Cet extrait dialogué [épisode du thé] forme à lui tout seul un petit tabeau savoureux. Du suspens et de l'humour. Un clin d'oeil métaphorique à l'Egypte où se trouvent nos voyageurs: "Le vendeur se figea net, comme s’il venait de voir le fantôme de Pharaon en personne". Et ce que j'aime particulièrement, c'est cette petite chute finale en guise de synthèse / leçon tirée du moment vécu: "l’arabe, c’est comme le thé, ça change de goût d’un pays à l’autre… et parfois, ça monte à la tête !" Oui, tout y est.
×