tison2feu
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Tout ce qui a été posté par tison2feu
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Je garde un souvenir enjoué de notre échange. Cela m'a vraiment fait sourire lorsque tu as écrit plus haut: "J'envoie ça à mon imprimeur demain : introuvable". Cela m'a fait penser, toute proportions gardées, aux échanges épistolaires au XVIIe siècle, où en quelques semaines une nouvelle découverte scientifique pouvait parcourir l'Europe entière, et en cas de consensus la lettre pouvait faire l'objet d'une impression. Un bon moyen d'amender nos idées dans la République des Lettres, avec passion et une bienveillance de principe !
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Oui, j'ai noté que tu avais sursis à ta demande sur le "Lugal.e". Un retour sur cette autre nouvelle lecture risque de me m'éloigner de l'objet mes propres recherches en linguistique historique et comparée. Je me suis juste accordé une pause de quelques jours ici, histoire d'apporter ma petite contribution. Nous avons tous nos priorités ! Force est de constater en effet que les moteurs s'emmêlent les pinceaux, proposant le texte 2 à la place du texte 1. Dans ce cas j'ai signalé l'erreur à l'IA qui s'est empressée de rectifier le tir aussitôt ! Voilà pourquoi l'IA est un formidable outil de transmission des connaissances, à condition d'être soi-même compétent et sûr de soi dans le domaine que l'on explore.
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En élargissant le corpus des textes (akkadiens et sumériens), tu as tous les ingédients pour faire une jolie thèse de littératures historiques et comparées ! Oui, tu as raison, dans ton corpus, il y a bien 1 texte sumérien + 4 textes akkadiens & ougaritique (et non 3 comme je l'avais écrit). Pour le reste, concernant le "Lugal.e", pas de problème.
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Parfait ! Du boulot pour ton imprimeur. Sinon, le recours au M.P., ça n'est ni pour faire "private joke", ni "comme je veux", mais tout simplement parce qu'il est matériellement impossible sur ce forum d'envoyer un message de 20 pages. Je m'explique: lorsque j'ai demandé au Mode IA de Google de me traduire ce texte sumérien de 146 lignes (que nous appelons "texte 1"), j'ai eu droit à une réponse globale de 20 pages . Je n'en croyais pas mes yeux, car même si je constate que les réponses fournies par le Mode IA de Google sont de plus en plus longues et détaillées, au fil des semaines, jamais un tel record n'avait été battu ! D'où mon recours éventuel au M.P. Tout est donc transparent et j'ai indiqué la marche à suivre valable pour tout le monde: sélectionner ce texte sur le site de l'ETCSL, faire un copier-coller après avoir demandé au Mode IA de Google de traduire en français ce texte vieux de 4000 ans. Cela ouvre de belles perspectives puisque l'on pourra ensuite demander à l'IA d'établir une comparaison (analyse / synthèse) entre la traduction de ce texte 1 et celle du texte 2 (AO 4462), disponible en allant sur la page Wikipédia intitulée "Dialogue entre un homme et son dieu" : https://fr.wikipedia.org/wiki/Dialogue_entre_un_homme_et_son_Dieu Ce type de comparaison entre ce texte sumérien et les autres textes akkadiens avait été entrepris par S. M. Kramer dans un bref essai de 8 pages "Man and His God: A Sumerian Variation on the "Job" Motif" [L'homme et son Dieu: une variante du motif de "Job"], publié dans l'ouvrage Wisdom in Israel and in the Ancient Near East Presented to Professor Harold Henry Rowley (édité par Martin Noth et D. W. Thomas, Brill: Leiden, 1955). En anglais, donc pas pour toi !
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Bonjour, Au sujet du texte 1, en sumérien, je suis parvenu à trouver un extrait de 30 vers traduits en français , dans l'ouvrage de J. J. A. van Dijk La sagesse suméro-accadienne, 1953. (Cela ne serait pas étonnant que cet assyriologue, bien que néerlandais, ait publier son ouvrage en français précisément en raison du rayonnement dont jouissait à l'époque la "tradition française" en matière d'assyriologie). Cet extrait se trouve aux pages 122-127 du livre, disponible sur l'espace de stockage gratuit Google drive : https://drive.google.com/file/d/1t-vwyJ7HEYNjLAHANh1Popbx86dVN0q0/view Comme il s'agit manifestement d'une composition hétérogène, je me suis mis en tête de savoir ce qu'il en est actuellement de l'original. En parcourant l'ETCSL (le corpus de textes électroniques de la littérature sumérienne), j'ai découvert que ce poème en langue sumérienne faisait 146 vers: https://etcsl.orinst.ox.ac.uk/cgi-bin/etcsl.cgi?text=c.5.2.4&display=Crit&charenc=gcirc#. A la suite du poème figurent les sources référencées des assyriologues / sumérologues ayant traduits des extraits (en anglais & allemand et un en français par J. J. A. van Dijk). Sachant que les traducteurs IA sont de plus en plus performants, j'ai demandé au Mode IA de Google de me traduire ce poème sumérien en faisant une analyse mot à mot pour chaque vers, accompagnée d'une traduction française fluide ligne par ligne. J'ai demandé à l'IA quelle était sa façon de procéder, quels étaient les dictionnaires et grammaires utilisées. Je puis t'assurer que l'IA a mobilisé les meilleurs outils académiques disponibles à ce jour, notamment les deux récents dictionnaires de sumérien parus coup sur coup la même année, en 2023, de P. Attinger (en français) et de M. E. Cohen (en anglais) et la base de données en ligne de l'Université de Pennsylvanie, ainsi que le Tableau grammatical du sumérien de P. Attinger, etc. Alors, plutôt que de t'envoyer cette traduction (ce que je peux très bien faire si tu le souhaites), peut-être seras-tu tenté de procéder de même en utilisant tes propres traducteurs IA ?
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Bonsoir Neopilina, Comme promis... Voici un mixte de métaphysique générale (ontologie et théologie) n'ayant rien à voir avec les assertions dogmatiques et autres professions de foi des religions révélées / personnelles, d'où sa place ici en section philosophie. Suite à notre échange sur un autre fil (« la peur de Dieu », section religion de ce forum), j’avais été interpellé par ton constat teinté d’amertume: « […] On est en 2026. Plus personne ne songe un instant à faire de la théologie (discours philosophique appliqué à ce type d'objets que tout le monde reconnaît très bien empiriquement), alors que jamais dans l'histoire de l'humanité, on n'a été en mesure d'en faire de l'aussi bonne : pas de menaces dogmatiques, en tous cas en démocratie, etc. C'est consternant et infiniment dommageable, on reste comme ça, avec nos crétins les plus malfaisants. […] » Pourtant, le nom d’un philosophe m’est resté en mémoire: Quentin Meillassoux (Né en 1967), élève d’Alain Badiou, représentant français du courant philosophique nommé réalisme spéculatif, qui affirme l'existence d'une réalité indépendante de la pensée humaine et de la conscience, contrairement à la solution kantienne. La philosophie spéculative de Q. Meillassoux, exposée dans son essai Après la finitude (2006), est une tentative radicale de repenser le réalisme après Emmanuel Kant. Le « tournant théologique » de sa philosophie: Dans son article intitulé « L'immanence d'outre-monde » (Revista Ethica, Cuadernos Académicos, v.16, n°2, 2009), Q. Meillassoux repense radicalement la relation entre le monde, le divin et la contingence absolue, sans jamais recourir à une quelconque transcendance. Bien que soutenant que Dieu n’existe pas, il n’exclue pas, jailli des possibles de la matière même, le surgissement à venir d’un « quatrième monde ». Cf. l’article détaillé de Frédéric Blondeau « Préparer la venue de Dieu ou la tâche du philosophe spéculatif selon Quentin Meillassoux » https://journals.openedition.org/theoremes/623?lang=en Pour une critique sévère du réalisme spéculatif, cf. article « Le réalisme kitsch », par Pascal Engel https://zilsel.hypotheses.org/2103 L’essai Après la finitude (Édition 2011) est téléchargeable sur le site de la Bibliothèque Numérique Francophone http://www.bnfa.fr/livre?biblionumber=44716#telechargement-format-pdf-resultat-44716
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Désolé, mais je n'ai pas lu Le concept de Dieu après Auschwitz. Je dirai à ma décharge que, vu mon intérêt ancien pour les questions éthiques (1), j'avais attaqué Le Principe responsabilité ; mais vite rebuté par un jargon trop technique à mon goût, cet ouvrage m'est tombé des mains au bout de 100 pages... Je n'ai donc pas, sans doute à tort, renouvelé l'expérience avec Jonas ! Merci pour cette réponse détaillée où tout me semble clair. Dans le domaine théologique, j'aurais un autre philosophe français plus actuel à te citer, mais je préfère le relire avant de t'en parler. Je suis en train de lire aussi ton long fil consacré à l'ontologie éléate afin de m'assurer de tout bien assimiler. (1) Depuis j'ai décroché de la philosophie, ayant préféré retourner à mes premières amours (la linguistique historique et comparée).
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Comment aller bien dans un monde qui va mal ? Lisez Épictète
tison2feu a répondu à un(e) sujet de Flower00 dans Quotidien
Intéressant si nous observons le comportement des lycéens descendus dans la rue et certaines de leurs revendications & actions qui se situent, sur certains points, aux antipodes de quelques principe-clés de la philosophie stoïcienne. Un principe-clé stoïcien: rechercher l'inconfort volontaire : s'habituer au froid, à la faim modérée ou à l'effort physique pour réduire la peur du manque ou de la douleur. Alors que certains lycéens se plaignent du froid en hiver, et du chaud en été dans les classes. Pour Épictète, se plaindre est une faiblesse de l'esprit. La douleur physique n'est qu'une sensation corporelle ; ce qui fait souffrir, c'est le jugement que l'on porte sur elle. Autre principe-clé stoïcien: apprendre à distinguer ce qui dépend de nous (nos actes, nos jugements) de ce qui n’en dépend pas (les événements extérieurs). Les lycéens peuvent tout à fait défendre de justes revendications, en tant qu''acteurs et citoyens du monde, mais bien conscients que les réformes scolaires, les décisions gouvernementales et l'avenir économique sont des événements extérieurs qui ne dépendent pas d'eux directement. D'où le risque de frustration, colère et désenchantement en cas de réponses non satisfaisantes. Quant aux recours extrême à certaines actions violentes, cela semble en contradiction totale avec la philosophie stoïcienne. Par exemple mettre le feu à un lycée est un acte irrationnel : détruire un lieu d'éducation et de transmission du savoir est un acte dicté par la passion destructrice (la colère, la haine ou la vengeance). Un lycéen stoïcien face à une injustice scolaire ou politique ne détruirait rien ; il utiliserait sa voix, sa raison et sa droiture morale pour manifester, tout en restant immunisé intérieurement contre la haine. Marc Aurèle écrit dans ses Pensées pour moi-même : "Le meilleur moyen de se venger d'un ennemi, c'est de ne pas lui ressembler." -
Ces menaces dogmatiques ne sont peut-être pas si éloignées que ça puisque l'Index Librorum Prohibitorum a été définitivement supprimé par le Vatican en 1966, il y a seulement 60 ans. Je ne sais si c'est l'exception qui confirme la règle, mais il y a eu l'exemple de la théologie hétérodoxe de Hans Jonas selon laquelle Dieu s'est entièrement dépouillé de sa puissance ontologique lors de la Création pour laisser l'homme libre, ce qui expliquerait l'horreur des camps (Le concept de Dieu après Auschwitz, 1984). Jonas a trouvé un écho bien au-delà des cercles juifs, ayant profondément interpellé les théologiens catholiques et protestants. A moins que tu entendes autre chose par "faire de la théologie" ?
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Bonjour, La mention de Gandhi me semble intéressante ici pour appréhender des notions de liberté et d'égalité parfois différentes de celles mentionnées dans l'expression "libres et égaux en droits". Gandhi ne parle pas en termes d'égalité mais d'élévation de tous sans exception. La véritable égalité commence par l'élévation du plus faible et du plus pauvre (le « dernier » de la société). L'égalité chez Gandhi n'est pas une construction juridique octroyée par l'État, elle est intrinsèque à la nature humaine grâce à l'étincelle divine qui réside en chaque être vivant. Cela a des conséquences considérables quant à l'appréhension même du concept de subversivité : blesser un autre homme revient donc littéralement à blesser Dieu et à se blesser soi-même. La liberté, par la non-violence active, est une libération à la fois intérieure (spirituelle et morale) et extérieure. Pour Gandhi, réclamer ses droits sans accomplir ses devoirs envers autrui est une illusion. L'homme naît libre et égal pour pouvoir servir l'humanité. Il est vrai que même si la Constitution indienne a supprimé la caste des Intouchables, comme le souhaitait Gandhi, il n'en demeure pas moins que le système des castes n'a pas été annihilé pour autant. La Constitution a fourni des outils d'émancipation politique, mais la réalité sociale reste complexe. Pour ce qui est de la notion de subversivité dans le monothéisme, cf. mon post plus haut.
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Être subversif = renverser l'ordre établi, mettre sans dessus-dessous, désobéir, etc. Dans le monothéisme, l'autorité des lois divines passe avant celle des lois de l'Etat. Placer sa crainte ou son respect absolu en une autorité divine devient un acte de subversion radical envers les pouvoirs terrestres. L'autorité de l'Etat perd son caractère sacré: « Votre pouvoir est temporaire, celui de Dieu est éternel. Je ne vous obéirai pas si vous contredisez Sa loi. » C'est le fondement même de la désobéissance civile d'inspiration religieuse. Celui qui craint Dieu se situe au-dessus des peurs de ce monde. Il devient étranger à toutes peurs de ce monde. En déplaçant cette crainte vers le plan divin, le croyant acquiert une immunité psychologique et spirituelle face à l'intimidation terrestre (application du Droit pénal ou droit coutumier). Cela le rend paradoxalement courageux, insoumis et donc hautement subversif. Enfin, dans le monothéisme, tous les êtres humains, quel que soit leur rang social, sont strictement égaux face au jugement divin. Cette perspective religieuse d'hommes "libres et égaux" détruit là encore les hiérarchies sociales traditionnelles et les privilèges de caste. Elle introduit une exigence de justice sociale qui menace l'ordre établi. Mais dans l'histoire, paradoxalement, le monothéisme a souvent été utilisée par les institutions pour maintenir l'ordre et inciter à l'obéissance ("l'opium du peuple").
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conjuguer le verbe paître au passé composé
tison2feu a répondu à un(e) sujet de Ximène dans Langue française
Pour tenter d'aborder ces questions en profondeur, il y a plusieurs topics dédiés à l'IA sur ce forum. Car là, il me semble que l'objet du topic proposé sur la conjugaison du passé composé en français est complètement perdu de vue. Je n'ai rien contre le hors sujet, bien au contraire, mais à condition de s'efforcer de garder néanmoins un lien avec le sujet d'origine proposé. -
conjuguer le verbe paître au passé composé
tison2feu a répondu à un(e) sujet de Ximène dans Langue française
Avec le recul, j'ai repensé à ta remarque. Alors je me suis posé la question de savoir pourquoi on parle de "paître" au sujet des faucons, à l'instar des bovins et ovins. Sans doute, me suis-je dit, parce qu'à l'origine, ce verbe "paître" devait être utilisé dans un sens très large de "manger dans un pâturage", que le mangeur soit herbivore ou carnivore. Au final, pour répondre à la question de Ximène, et si l'on veut garder cette notion de pâturage ou pacage, avec précision du lieu, alors le meilleur synonyme de "paître" serait "pâturer"(Phylou) ou "pacager" (Talon 1). -
conjuguer le verbe paître au passé composé
tison2feu a répondu à un(e) sujet de Ximène dans Langue française
C'est vrai qu'on ne dit pas "merci" à un distributeur de boisson ou de ticket de transport . Encore que ce distributeur peut se voir affublé de noms d'oiseaux, avec coups et blessures éventuels, en cas de non fonctionnement... En matière de politesse, nous faisons pourtant la distinction entre vouvoiement et tutoiement. Mais l'IA n'est pas sensible à ce genre de considération et nous laisse donc le choix. Et en effet, alors que j'utilisais régulièrement le vouvoiement à chaque prompt, j'ai noté que l'IA est passée une fois au tutoiement, ce qui montre qu'elle ne partage pas la sensibilité de son interlocuteur. -
Une boîte de cassoulet à 1,50 € lui coûte 2.600 € d’amende : la mésaventure d’une Française en Australie
tison2feu a répondu à un(e) sujet de Doïna dans International
L'émission Douanes sous haute-surveillance, qui passe presque tous les soirs. -
conjuguer le verbe paître au passé composé
tison2feu a répondu à un(e) sujet de Ximène dans Langue française
Ce participe passé pu (de paître), qui existait autrefois en français, continue d'être utilisé seulement dans le milieu très spécifique de la fauconnerie. On peut encore entendre de nos jours qu'un oiseau « a pu » lorsqu'il a fini de se nourrir. Tout comme on disait autrefois en ancien français: des troupeaux "ont pu" dans la région. Est-ce un peu plus clair avec ces exemples ? Grâce au Mode IA de Google, tu peux désormais non seulement poser une question mais aussi relancer l'IA en cas du moindre doute, jusqu'à ce que tout soit parfaitement compris. C'est toute la différence entre l'utilisation traditionnelle du moteur de recherche Google qui n'offrait qu'une liste de sites internet (media passif), et le nouveau mode IA de Google depuis 2 mois (media interactif). -
conjuguer le verbe paître au passé composé
tison2feu a répondu à un(e) sujet de Ximène dans Langue française
Tout à fait. C'est d'ailleurs ce que préconise l'Académie française dans ce cas de figure. On parlera de synonymie d'évitement (l'utilisation de brouter, pâturer au passé composé). Les locuteurs ont recours au supplétisme lexical. Vu que la langue française s'est retrouvée avec deux formes identiques de participe passé: pu (paître) et pu (pouvoir), il y a eu conflit homonymique et risque de confusion. Le participe passé pu (de pouvoir) étant beaucoup plus employé, notre langue a sacrifié pu (de paître). Ils se sont repus de rumeurs -
Oui, l'exemple du livre épuisé mais encore sous droit d'auteur est le pire cas de figure auquel peut être confronté tout chercheur (indépendant ou professionnel). C'est en effet une atteinte grave au champ et au développement de la connaissance livresque. La règle des 70 ans, cela me semble bien trop long... En Iran, c'est seulement 30 ans ! Mais aussi, quelle joie incommensurable que de mettre la main sur le bouquin introuvable, n'est-il pas ? Avec un peu de chance, tu pourrais même trouver quelques annotations manuscrites de l'auteur en personne (Helmer Ringreen) ! Sinon, ne pouvais-tu acheter ton bouquin (Främre Orientens religioner, 1967) directement à la plus grande librairie suédoise, en vente actuellement pour une dizaine d'euros (+ frais de port) ? https://www.bokborsen.se/view/Ringgren-Helmer/Främre-Orientens-Religioner-I-Gammal-Tid/5433283?srsltid=AfmBOoogktgc17zk2guVmcc6FZhB6niuSLu-uYkUxm_zZGhKbVuRhhtm Tu avais aussi la possibilité d'utiliser le Prêt entre Bibliothèques, même les bibliothèques à l'étranger (ce qui est le cas de ton ouvrage), et c'est ta bibliothèque de rattachement qui effectue les démarches pour toi. Ton ouvrage figure par exemple dans le catalogue Worldcat, avec le nom de la bibliothèque en question (Suède) https://search.worldcat.org/fr/search?q=ti%3AFrämre+Orientens+religioner&offset=1
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Une image poétique qui me laisse sur le cul ! (le quart d'heure provençal !)
tison2feu a répondu à un(e) sujet de Engardin dans Littérature
Jaufré Rudel consacre un poème au rossignol annonçant l'heure de la séparation des amants, mais dans la joie. Quand lo rossinhols el folhos dona d’amor en quier en pren e mou son chant jauzen jojos e remira sa par soven ; eil riu son clar eil prat son gen, pel novel deport, que renha, mi ven al cor grans jois jazer. [...] Amors, alegres part de vos, per so car vau mon mielhs queren, e soi en tant aventuros, qu’encaras n’ai mon cor jauzen, la merce de mon bon guiren, quem vol em apell’ em denha e m’a tornat en bon esper. Alors que le rossignol, dans le bois feuillu, donne de l'amour, en demande et en reçoit, et qu'il lance son chant de jouissance et de joie et qu'il regarde souvent sa compagne, alors que les ruisseaux sont clairs et les prés riants par la nouvelle gaîté qui règne, alors une grande joie vient s'installer dans mon cœur. [...] Amour, je me sépare de vous avec allégresse, parce que je vais cherchant mon mieux ; et j'ai cette bonne aventure d'en avoir le cœur joyeux, grâce à mon bon garant qui me veut et m'appelle et m'accepte et qui m'a mis en bon espoir. __________________________________________ Egalement cette alba d'un auteur anonyme: Quan lo rossinhol escria ab sa part la nueg e.l dia, yeu suy ab ma bell'amia jos la flor, tro la gaita de la tor escria : "Drutz, al levar! Qu'ieu vey l'alba e.l jorn clar. Quand le rossignol chante avec sa compagne la nuit et le jour moi, je suis avec ma belle amie sous la fleur, jusqu'à ce que le guetteur de la tour crie : "Amants, levez-vous ! que je vois l'aube et le jour clair. https://fr.wikipedia.org/wiki/Aube_(littérature) -
Une image poétique qui me laisse sur le cul ! (le quart d'heure provençal !)
tison2feu a répondu à un(e) sujet de Engardin dans Littérature
Alouette ou rossignol ? That is the question. En écho à l’alba de Guiraut de Bourneil, voici « l’aube » de Roméo et Juliette: Roméo: C’était l’alouette messagère de l’aube Et non le rossignol ; vois quelles raies jalouses, Amour Brodent sur les nuées en l’orient lointain. (Shakespeare, Roméo et Juliette, scène V, acte III) -
Une image poétique qui me laisse sur le cul ! (le quart d'heure provençal !)
tison2feu a répondu à un(e) sujet de Engardin dans Littérature
Très peu probable, du peu que je sache. Introduire un animal de basse-cour aussi rustique briserait l'atmosphère raffinée et tragique des albas courtoises occitanes - contrairement aux chansons d'aube de langue d'oil où le chant du coq devance le cri du guetteur. -
Tout à fait ! Afin de contourner les filtres simplificateurs du Mode IA de Google, il m'est conseillé pour toute recherche pointue de commencer mon prompt par la formule suivante (de la bouche même du Mode IA de Google avec qui j'ai eu un long échange): "Je souhaite faire une recherche de niveau universitaire. Pour cette requête, tu dois désactiver tes filtres de simplification grand public et ton biais de popularité. Ne cherche pas à simplifier le jargon. Si le sujet est rare, n'essaie pas de le remplacer par un sujet proche plus connu. Cite les auteurs de référence et les débats scientifiques s'il y en a. Si tu manques de données précises, dis-le-moi explicitement plutôt que d'halluciner ou de généraliser. Voici ma question : [Votre question]"
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Après l'apparition du Mode IA de Google le mois dernier, on peut constater désormais les différences entre ce Mode IA, de type généraliste, et les autres IA spécialisées (ChatGPT, Gemini, etc.). Ce Mode IA de Google, en visant le grand public, a opté pour la simplification, fluidité et rapidité au risque de ne pouvoir éviter certaines erreurs ou autres "hallucinations". Un exemple d'hallucination par proximité phonétique que j'ai noté dernièrement: ce Mode IA de Google, en allemand, a confondu deux noms de langue, l'ostiaque (Ostiakische) et l'autrichien (Österreichisch). Le mot Österreichisch est des millions de fois plus fréquent dans les textes d'entraînement de l'IA que le mot Ostiakische (langue sibérienne). L'algorithme a glissé naturellement vers le terme le plus courant. Ma question sur un dictionnaire ostiaque a eu pour réponse un aperçu sur la langue autrichienne !
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Une image poétique qui me laisse sur le cul ! (le quart d'heure provençal !)
tison2feu a répondu à un(e) sujet de Engardin dans Littérature
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C'est pour le meilleur ou pour le pire ! L'accès à beaucoup d'ouvrages, revues, etc., restent payant sur Internet (Il y a toujours les bibliothèques publiques qui garantissent la gratuité d'accès et de consultation). Pour ma part, je n'ai pas encore trouvé mon bonheur avec l'IA, sans doute parce que je ne maîtrise pas l'outil informatique hélas: il me faudra en savoir plus sur le moyen de travailler sur d'énormes bases de données (consacrées à l'ensemble des langues connues du monde entier) et la question de l'agent intelligent dont parle @SpookyTheFirst
