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Mórrígan

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Tout ce qui a été posté par Mórrígan

  1. Bienvenue dans le monde merveilleux du Rassemblement National
  2. L’Obligation de Quitter le Territoire Français vise le titre de séjour et non particulièrement l’auteur d’un délit ou crime. Les prétoires sont remplies de personnes qui ne sont pas sous OQTF. Vous y apprendrez moins de bêtises que sur Le Figaro ou BFTMTV.
  3. S’occuper d’un ou de plusieurs enfants à plein temps est davantage qu’un travail dont on ne voit jamais la fin : c’est un asservissement. Des générations de femmes se sont ainsi sacrifiées. Des femmes se sacrifient toujours, les hommes au foyer étant très anecdotiques. Le revenu dit parental a été proposé à plusieurs reprises par le FN puis le RN, ce qui est plutôt révélateur. Je me demande même si l’idée n’a pas émergé sous le régime de Vichy, en plus des diverses allocations et médailles récompensant les mères de familles nombreuses. Plutôt qu’un salaire qui maintient et encourage cet asservissement, je prône davantage une politique d’implication des hommes, aux fins d’un partage équitable de ladite tâche. Outre l’implication des hommes dans ladite tâche, une prise en charge financière et matérielle des études de toutes les femmes, quel que soit le niveau et la formation choisie, me semble plus pertinent. S’il faut vraiment un salaire pour les femmes au foyer, j’opte pour un prélèvement automatique par un organisme sur le salaire du conjoint ou mari au profit du compte bancaire personnel de la femme maintenue au foyer. Il semble que les femmes au foyer, qui n’ont jamais travaillé, bénéficient déjà de l’ASPA, s’agissant de la retraite. https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2018/06/22/salaire-indemnisation-instaurer-un-revenu-parental-serait-il-souhaitable-et-possible_5319587_4355770.html
  4. Le consentement n’est pas seulement là pour faire joli. Il convient de le respecter et de ne pas le sanctionner. Ce n’est pas une faute de ne pas consentir à un rapport sexuel, avec son époux ou son épouse. Est-ce si grave de divorcer lorsque les sentiments ne sont plus là, lorsque l’on n’a plus rien à se dire ?
  5. Elle ne l’est pas explicitement. C’est à partir de 2 articles pris ensemble que les juridictions françaises ont dégagé cette notion totalement archaïque. L’article 215 dispose que « Les époux s’engagent mutuellement à une communauté de vie ». L’article 212, quant à lui, dispose que « Les époux se doivent mutuellement respect, fidélité, secours et assistance ». Cette notion de « devoir conjugal », cette solution a été reprise constamment par les juges (c’est ce que l’on appelle la jurisprudence ou le droit prétorien, qui constitue une source de droit). Elle est toujours invoquée, elle peut toujours être curieusement souvent à l’égard des femmes. Elle peut toujours être invoquée même si la France a été condamnée par la CEDH. Il ne faut pas oublier d’où l’on part aussi : « Le "code civil des Français" fut d'abord celui des hommes "propriétaires, mariés et pères de famille", résume Robert Badinter. Au nom de la famille et de sa stabilité, le "code Napoléon" a en effet consacré l'infériorité de la femme mariée face à l'homme. L'épouse côtoie les mineurs et les fous au rang d'"incapable", se voit privée de tous ses droits civils du jour de son mariage ». https://www.geo.fr/histoire/code-civil-histoire-du-chef-doeuvre-de-napoleon-204373 Et c’est sans compter ce qu’il s’est passé avant… Oui le droit c’est compliqué mais c’est aussi passionnant. Le droit est absolument partout, même lorsque tu achètes une baguette de pain.
  6. La cour a donné raison à une requérante, qui l’avait saisie en 2021. Des associations féministes saluent une « décision historique ». https://www.lemonde.fr/societe/article/2025/01/23/divorce-pour-manquement-au-devoir-conjugal-pourquoi-la-france-a-ete-condamnee-par-la-cedh_6512449_3224.html C’est une étape importante dans la jurisprudence relative au « devoir conjugal » – un terme souvent invoqué en droit français bien qu’il ne figure pas dans le code civil. Dans un arrêt rendu jeudi 23 janvier, la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) sanctionne la France pour l’usage de cette notion et juge que le fait de refuser d’avoir des relations sexuelles avec son mari ne constitue pas une « violation grave ou renouvelée des devoirs et obligations du mariage ». La cour donne ainsi raison à la requérante, une femme de 69 ans, qui l’avait saisie le 5 mars 2021. Mariée en 1984, cette dernière avait lancé une procédure de divorce en 2012, au terme de laquelle un divorce pour faute, à ses torts exclusifs, avait été prononcé, au motif qu’elle s’était soustraite au devoir conjugal. Par un arrêt du 7 novembre 2019, la cour d’appel de Versailles, soulignant « le refus continu opposé par l’épouse à partir de 2004 à des relations intimes avec son mari », considérait en effet que cela constituait « une violation grave et renouvelée des devoirs et obligations du mariage rendant intolérable le maintien de la vie commune ». Pour plus d'informations : https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/l-info-de-france-inter/divorce-pour-manquement-au-devoir-conjugal-la-france-condamnee-par-la-cour-europeenne-des-droits-de-l-homme-6072415
  7. Le sort des femmes en Corée du Sud est très peu enviable, à l'instar de celui des femmes aux Etats-Unis, depuis quelques temps. Le second mandat de Trump sera bientôt effectif. Ces résistances féminines, dans ces Etats, sont tout à fait logiques et bienvenues, dans un tel climat de domination d'un sexe (masculin) sur un autre (féminin). Bravo à elles ! La question se poserait, en France, si les urnes avaient choisi, pour exemple Zemmour, ou un masculiniste de la même veine. Bon, nous n'en sommes pas encore là.
  8. Oui, c'est une exception au principe et d'autant qu'il avait requis des peines plus importantes en première instance.
  9. Bonjour @NoOne Votre compagne a été contrainte de s'arrêter, à la suite, d'un dépassement puis d'un freinage d'un autre usager de la route. Le conducteur manifestement très agressif, lui reproche, notamment d'avoir enfreint le code de la route. Il la menace de mort, et notamment au moyen d'une arme, par ailleurs il vous enjoint de sortir de votre véhicule afin d'en découdre, et enfin il s'en prend au véhicule de votre conjointe. S'agissant des menaces de mort, au moyen d'une arme, tout comme de la conduite dangereuse dudit conducteur: Toutes ces infractions sont sanctionnées par le droit pénal, par contre, il faut pouvoir identifier le conducteur et aussi prouver qu'il a menacé votre conjointe, au moyen d'un couteau, qu'il a endommagé la voiture. Si vous avez enregistré sa plaque d'immatriculation, cela peut être suffisant. En principe, la preuve est libre en droit pénal (il peut s'agir de témoignages et autres), mais le principe de loyauté doit être respecté. Il s'agit d'un équilibre à respecter entre ces 2 principes. Si vous, vous avez eu le temps de filmer vous pourriez faire valoir cette preuve dite illégale (au sens où une captation de l'image est faite à l'insu et sans l'aval de l'autre partie), elle peut être jugée licite par exception (Cass.ch.crim, 2012, Bettencourt). Le conducteur est aussi responsable civilement des dommages causés au véhicule. S'agissant de votre sentiment d'humiliation : Ce sentiment est tout à fait classique et récurrent chez les victimes. En sus, le conducteur a piqué votre virilité. Néanmoins, il n'est pas viril de se battre avec 2 hommes, dont l'un est armé. C'est plutôt très inconscient. Cela aurait pu encore plus mal finir. Vous vous sentez humilié mais vous êtes tous les 2 saufs, et c'est vraiment ce qui importe. Les incivilités au volant sont encore en hausse, selon un rapport récent (été 2024). Allez savoir pourquoi prendre le volant rend les conducteurs aussi virulents et violents. Quoi qu'il en soit, vous avez très bien fait de rester calme, et dans votre véhicule. Bon courage à vous 2 pour la suite
  10. La fille de Dominique et Gisèle Pélicot aurait été sous soumission chimique également. Des photos ont été prises à son insu au sortir de la douche, et à un autre moment, en sous-vêtements, de mémoire. Elle est désormais présidente de l'association "M'endors pas". C'est la grande oubliée du procès, qui n'a pas permis de mettre en exergue ce qu'il lui était réellement arrivé. L'avocate de Dominique Pélicot, très décriée par une partie de l'opinion publique, a fait un travail "d'accompagnement" selon ses termes, aux fins d'apporter une réponse à ladite victime. En vain. Elle le défendra dans divers affaires encore à venir, dont un féminicide (un cold case). Le jugement des mis en cause s'est révélé plutôt décevant mais peu étonnant. Gisèle Pélicot, qui est devenue un véritable symbole de résistance et de courage, a été malmenée tout au long de ce procès, comme le sont en général les victimes de violences sexuelles. Certaines personnes viennent seulement prendre conscience du sort réservé aux victimes de violences sexuelles. Mieux vaut tard que jamais, ceci dit. Certains conseils des mis en cause se sont montrés très indélicats voire complèment irrespectueux, en dépit du principe (du devoir) de délicatesse et de modération qui leur incombe. A la suite dudit jugement, Gisèle Pélicot a renouvelé sa confiance en la Justice. Elle savait que les mis en cause avaient des recours. Il s'agit d'un droit de faire appel, un droit pour tous, en principe. Un appel ne peut aggraver leur sort en raison de la prohibition du principe de reformatio in pejus. En revanche, le juge d'appel pourrait rendre un arrêt confirmatif. Si l'arrêt rendu par la cour d'appel saisie ne leur convient pas, ils pourront toujours se pourvoir en cassation. Si les voies de recours internes ont été épuisées notamment (mais ce n'est pas la seule condition de recevabilité d'une requête), et que les arrêts ne leur conviennent toujours pas, ils pourront toujours saisir la CEDH. Oui, c'est long, oui, c'est éprouvant, c'est le parcours ordinaire -hélàs !- des victimes de violences sexuelles. Cela étant Gisèle Pélicot a été reconnue victime de viol, ce qui est suffisamment rare afin d'être souligné. La définition pénale du viol actuelle ne convient pas. Elle n'a jamais convenu, alors qu'elle fait apparaître un défaut de notion de consentement.
  11. « L’acteur de 45 ans comparaît au tribunal ce jeudi 26 septembre pour agressions sexuelles et harcèlement sexuel. Des faits présumés qui remontent à l’an dernier. » https://www.huffingtonpost.fr/people/article/nicolas-bedos-juge-pour-agressions-sexuelles-et-harcelement-sexuel-le-point-sur-les-accusations_240047.html#xtor=AL-33281128-[default]-[ios]
  12. Son masque sanitaire est baissé sous le menton, les lunettes de soleil et casquette posées sur le banc. Renvoyé devant la Cour criminelle départementale pour viol aggravé, Husamettin D. justifie son accoutrement durant son interrogatoire, ce mercredi. «[C’est à cause de] cette médiatisation, c’est pour ça qu’on se cache, c’est pas la honte, c’est un piège… on est tombés dans un piège !» Agé de 43 ans, cet ouvrier fait partie des 35 accusés niant les faits reprochés parmi les 51 poursuivis pour viols aggravés. «Je n’accepte pas qu’on me traite de violeur, je suis pas un violeur, c’est un truc trop lourd à porter», osait-il quelques secondes plus tôt, la voix tremblotante, sous les yeux consternés de Gisèle Pelicot, à laquelle il n’adresse pas un regard. https://www.liberation.fr/societe/police-justice/proces-des-viols-de-mazan-je-naccepte-pas-quon-me-traite-de-violeur-20240925_AV7X5H2QCRGG7IG6LXKUTSVROQ/ Je joins un extrait de Me Halimi, qui en 1977, réclamait avec « Choisir », une publicité des débats relativement au viol, qu’elle voyait aussi comme un moyen de dissuasion : Par ailleurs, 2 des 51 ont finalement avoué avoir violé Gisèle Pelicot, quand un autre s’est félicité d’avoir quitté la chambre, faute d’érection. La tentative reste néanmoins punissable, au même titre que la commission des faits.
  13. S'il s'agissait de monstres, il suffirait d'allumer la lumière afin de les chasser. Il est nécessaire de démystifier. Les pires criminels ne souffrent que de pathologies propres à l'espèce humaine. Il n'y a pas de justice pour les monstres, il y a une justice pour les hommes. Il semble qu'il soit aussi humain, lorsque l'on se trouve sur le banc des accusés, de chercher à être le moins sanctionné possible par la justice. Clairement, personne n'a envie d''être emprisonnée. Les peines seront personnalisées en fonction des différents profils. C'est le principe d'individualisation/de personnalisation des peines. En cet objectif, il est primordial que toutes les parties soient entendues, y compris Dominique Pélicot, qui reste malgré tout un être humain. Des questions lui sont posées, il répond. Il ne s'agit pas de justifier ou d'émouvoir le public. Il s'agit de rechercher la vérité. Même si c'est pénible voire insupportable pour la partie civile ou pour d'autres personnes, il est nécessaire de le faire. Le juge peut accompagner une peine d'emprisonnement ou autre, de stages de sensibilisation. Il y a aussi des psychiatres en milieu pénitenciaire. Psychiatres que ces personnes mises en cause n'auraient pas consultés spontanément. Une peine de prison doit avoir du sens. L'un des mis en cause confiait à Dominique Pélicot par écrit, vouloir aussi droguer sa propre mère, afin de la violer. Il ne doit pas y avoir de récidive. Cela semble tout de même relever de la psychiatrie. La cour criminelle a seulement pour visée de désengorger la cour d'assises surchargée. Si c'est trop long, les justiciables ont en effet un recours, ils peuvent être indemnisés en raison d'un "délai anormalement long de la justice". Pour l'heure, le bilan des cours criminelles départementales est plutôt positif. Dès lors que la peine encourue est de plus de 20 ans de réclusion criminelle, c'est la cour d'assises qui juge. En définitive, il n'est pas pire d'être jugé devant une cour criminelle, il n'y a pas plus de portée (même symbolique), c'est question d'organisation. Les féministes ne s'expriment pas d'une seule et unique voix. Il n'existe pas un feminisme, mais des féminismes. Il est vrai que c'est difficilement compréhensible voire inacceptable pour les personnes qui ont une forte appétence pour l'extrême-droite. S'agissant de certaines photos où Gisèle Pélicot apparaît les yeux ouverts, il convient de se demander s'il s'agit d'une cour de la moralité où les femmes n'ont pas le droit de disposer de leur propre corps, ou bien d'une cour de justice où des personnes mises en cause sont jugées pour viol. Il y a là une forme de renversement des charges, des rôles. Gisèle Pélicot est accusée par la défense d'exhibitionnisme, d'aguicher. On la fait passer pour une espèce de prédatrice. Il n'y a jamais de victime parfaite, on trouve toujours quelque chose. Quoi qu'il en soit, faire des photos de nu ne vaut pas pour consentement à une relation sexuelle. Cela ne dédouanera pas les mis en cause. Il est tout à fait possible d'être avocat de la défense et d'être correct envers la partie civile. C'est affaire d'éthique et de personnalité. Quant à déclamer que les avocats n'ont pas d'émotions, cela c'est idiot ou "abruti" comme vous l'écrivez.
  14. JUSTICE - Changement de programme. Compte tenu de la tournure des débats au procès des viols de Mazan ces derniers jours, le président Roger Arata a finalement pris une lourde décision concernant la diffusion des photos et vidéos de viols commis sur Gisèle Pelicot, qui se fera finalement à huis clos partiel. Lorsqu’elle aura lieu. https://www.huffingtonpost.fr/justice/article/proces-des-viols-de-mazan-contre-la-volonte-de-gisele-pelicot-une-partie-des-debats-auront-lieu-a-huis-clos_239872.html#xtor=AL-33281128-[default]-[ios] Le maire s’est finalement excusé : "J'ai eu des propos qui ont pu choquer. J'en suis sincèrement désolé", déclare-t-il ce jeudi. "Je présente mes excuses à toutes les personnes qui ont été blessées par ces propos", ajoute Louis Bonnet, qui explique recevoir des menaces et des insultes. https://www.francetvinfo.fr/faits-divers/affaire-des-viols-de-mazan/viols-de-mazan-le-maire-de-la-commune-presente-ses-excuses-apres-ses-propos-semblant-minimiser-les-viols-commis_6790453.html#xtor=CS2-765-[autres]-
  15. Gisèle Pelicot, qui a refusé que le procès se tienne à huis clos, s’exprime avec beaucoup de justesse et de clarté, quant à ce que ressent une victime de viol : JUSTICE - « Je comprends que les victimes de viol ne portent pas plainte. » Ces mots, prononcés par Gisèle Pelicot lors du 12e jour d’audience du procès dit des « viols de Mazan », ont résonné chez de nombreuses femmes victimes de violences sexuelles. « Depuis que je suis arrivée dans cette salle d’audience, je me sens humiliée », a-t-elle lâché en direction des 51 hommes accusés et, surtout, de leurs avocats. https://www.huffingtonpost.fr/life/article/proces-de-mazan-les-avocats-de-la-defense-sont-ils-obliges-de-mettre-si-violemment-en-cause-gisele-pelicot_239812.html#xtor=AL-33281128-[whatsapp]-[ios] Dans cet article, on peut lire également différents points de vue dont notamment celui de Maître Bouillon, avocate spécialiste en matière de violences conjugales. "Ça aurait pu être plus grave. Aucun enfant n'est impliqué. Aucune femme n'a été tuée. Ça va être difficile pour eux mais la famille peut se reconstruire. Après tout, personne n'est mort", explique-t-il, avant d'ajouter : "Ce qui s'est passé est très grave, mais je ne vais pas dire que le village doit porter le souvenir d'un crime qui dépasse les limites de l'acceptable." C’est lui qui est « très grave » ! Inhumain, ce maire ne pense qu’à la renommée de son village.
  16. «Depuis que je suis arrivée dans cette salle d’audience, je me sens humiliée. On me traite d’alcoolique, que je me mette dans un état d’ébriété tel que je suis complice de M. Pelicot», a-t-elle affirmé devant la cour criminelle de Vaucluse, ajoutant : «C’est tellement humiliant et dégradant d’entendre cela.» https://www.liberation.fr/societe/police-justice/proces-des-viols-de-mazan-gisele-pelicot-se-sent-humiliee-des-soupcons-de-complicite-a-son-encontre-20240918_TTHIPKV3B5EHDJD2DQO3HUX5HE/
  17. Le masculinisme est un antiféminisme. Il s'agit donc d'un contre-mouvement qui voudrait, en théorie, endiguer les féminismes, voire les anéantir. En pratique, le masculinisme est hostile envers les femmes, féministes ou non, indistinctement. Réactionnaires et paranoïaques les masculinistes accusent les femmes d'avoir pris le pouvoir, maugréent après une société qu'ils disent gynocentrée. Il y a différents groupes masculinistes connus tels que : les PUA (autoproclamés artistes de la drague), les Incels (ces célibataires involontaires) et les MGTOW (qui ont des relations sexuelles avec les femmes en s'investissant le moins possible). L'influenceur masculiniste le plus connu est Andrew Tate, qui s'autoproclame roi de la masculinité toxique. Le britanno-amércain est visé en Angleterre par des accusations de violences sexuelles (viols aggravés) et agressions physiques (faites aux femmes evidemment), mais également en Roumanie par des accusations de traites d'êtres humains (commis notamment sur des mineures) et de corruption. Les frères Tate se sont enrichis en arnaquant des hommes esseulés, au moyen de camgirls (les ex petites-amies des Tate). Il distille également des propos hautement misogynes sur les réseaux sociaux et exerce une forte influence sur les jeunes hommes voire les adolescents. Il en a été banni, plusieurs fois. Il a été réhabilité par Elon Musk, lorsqu'il a acheté X. En France, le MGTOW le plus fameux est Mickaël Philetas. Ce dernier a assassiné son ex-compagne Mélanie Ghione qui l'avait quitté, mais également poignardé le petit ami de Mélanie et son ex belle soeur après l'avoir déshabillée et ligotée. Philétas a été condamné en janvier 2023, aux assises, à la réclusion criminelle à perpétuité. En sus de la haine des femmes, les MGTOW partagent certains points communs avec les autres groupes masculinistes. Ainsi à l'instar des PUA, les MGTOW pratiquent le negging. Il s'agit de destabiliser l'ennemie (une femme) en alternant la caresse et la gifle. Un compliment puis une remarque suffisamment blessante de sorte à détruire les égos féminins l'égo féminin (puisqu'ils essentialisent toujours les femmes). Dans leur logique toutes les femmes ont le même fonctionnement (ils insturmentalisent les sciences pour appuyer leurs théories), et toutes les femmes doivent imperativement descendre de leur pied d'estal. Les MGTOW considèrent comme les Incels que les femmes leur doivent des relations sexuelles. Les MGTOW ont développé toute une mythologie autour des Stacy et Chad (NDLR les femelles et les mâles alpha). Toute une terminologie également, à charge contre les femmes bien évidemment, mais aussi plus étonnamment contre les hommes qui n'adhèrent pas à leurs vues. Ainsi, ils les traitent de mâles bêtas ou de laquais et autres joyeusetés vulgaires, en bref de descentes de lit. A l'instar d'autres groupes réactionnaires et paranoïaques, les MGTOW se sont appropriés des références issues de la pop culture et notamment Matrix et ces fameuses pilule bleue et rouge. Si l'individu choisit la pilule bleu il choisit l'éveil (le monde est contrôlée par les femmes, sic), s'il choisit la rouge il reste dans l'ignorance (comme les mâles bêtas). Divers groupes complotistes se sont emparés de cette référence cinématographique. Leur sensibilité politique est souvent marquée à l'extrême-droite, on parle alors de "fachosphère". Celles et ceux, sur ce fil, qui ont fait référence au complotisme ont eu raison de le faire. Les masculinistes séduisent en principe les jeunes hommes, voire les adolescents. Un travail de sensibilisation et d'éducation est indispensable. Pour les autres, il n'y a pas grand chose à faire. Il existe des masculinistes repentis, qui se sont rendus compte au contact de masculinistes encore plus virulents qu'eux, que vivre dans la haine des femmes, dans la haine de l'autre n'est pas viable. D'aucuns se sont également faits arnaquer par des masculinistes qu'ils pensaient être à la fois leurs frères d'armes et leurs pères spirituels. Les plus manipulateurs et malhonnêtes d'entre eux sont en effet devenus coachs en séduction, l'exploitation de la misère affective et sexuelle étant un business très lucratif. Une femme et des enfants... Vous ne correspondez en rien au profil MGTOW. Au contraire, les MGTOW prônent des relations de courte durée, exclusivement sexuelles : pas d'attache, pas de sentiment. La paternité est un piège pour eux avec cette idée très subtile que lorsque les hommes deviennent pères, les femmes ont gagné des droits sur leur compte bancaire. Gare au "divorce-viol" (sic) !
  18. Mórrígan

    Un monde de vieux

    Oui, à l'évidence, nous vivons dans un monde de vieux. En cause : les politiques natalistes. Ceux-ci n'ont eu de cesse de soliciter les femmes afin qu'elles se sacrifient pour faire un maximum d'enfants, pour qu'ils puissent à leur tour payer la retraite des vieux, mais avant cela pour qu'ils puissent fournir un vivier de soldats. "Trop peu d'enfants, trop peu d'armes et trop peu d'alliés" disait Pétain qui était un nataliste patenté. Par ailleurs, il y a eu un éveil des femmes lors de la seconde moitié du XXème siècle, la maternité restant un grand obstacle à l'égalité entre hommes et femmes. Les femmes ont de facto limité les maternités lorsqu'elles voulaient faire carrière, sans pour autant renoncer totalement à devenir mère. Il s'agit de donc de cumuler ces tâches, engendrant la fameuse charge mentale. S'agissant d'une éventuelle solution, le Danemark et la Norvège sont considérés comme précurseurs en matière de système de retraite. Nous pourrions nous en inspirer. Ce qui est évident c'est qu'il faut cesser de compter systématiquement sur le ventre des femmes.
  19. Voilà une députée qui ne semble pas blanche comme neige. La députée RN du Pas-de-Calais Christine Engrand a été interpellée par la gendarmerie, vendredi matin, sur l’autoroute A16 pour avoir conduit en téléphonant. En effectuant les vérifications d’usage, les gendarmes ont constaté qu’elle roulait sans permis. Elle avait 0 point sur son permis de conduire depuis… 2009 ! Il y a donc 15 ans. Et pour ne pas arranger son cas, le véhicule présentait un défaut de contrôle technique. Les gendarmes ont immobilisé le véhicule, raconte Le Parisien. La députée Christine Engrand semble accumuler les infractions. Cette semaine, une enquête de Mediapart a révélé qu’elle avait utilisé ses frais de mandat – chaque député reçoit 5950 euros par mois – pour régler des dépenses personnelles qui n’ont absolument rien à avoir avec son mandat de député. Cette somme vient en complément des indemnités de chaque député qui s’élèvent à 7637,39 brut par mois. Site de rencontre, garde des chiens, frais d’obsèques… Mediapart cite des frais de pension pour ses deux chiens Smoothie et Chouchou pour un montant de plusieurs milliers d’euros entre 2022 et 2023, un abonnement à un site de rencontres pour 39,90 € par mois ou encore des frais d’obsèques de 5971,93 € pour l’enterrement de sa mère. Au total, plus de 10 000 € de frais personnels ont été réglés avec l’argent de l’enveloppe de frais de mandat. Suite de l'article : https://www.ladepeche.fr/2024/09/14/deputee-rn-arretee-sans-permis-site-de-rencontre-et-garde-de-chiens-payes-par-ses-frais-delue-qui-est-christine-engrand-12197480.php
  20. "JUSTICE - Une première prise de parole. Dominique Pelicot, principal accusé dans l’affaire des viols de Mazan, qui n’était plus apparu à l’audience depuis mercredi dernier pour raisons de santé, a fait son retour, ce mardi 17 septembre, devant la cour criminelle du Vaucluse. Pour la première fois, Dominique Pelicot, qui a reconnu les faits sans jamais s’expliquer, va être interrogé sur les faits et sa personnalité, a annoncé le président de la cour, Roger Arata. À la barre, ses premiers mots ont été : « Bonjour Monsieur le président, je reconnais les faits dans leur totalité ». « Je suis un violeur » comme les co-accusés « dans cette salle » Le principal accusé est d’abord revenu sur des faits graves survenus pendant son enfance, et notamment des violences sexuelles perpétrées par un infirmier, qu’il a subi à l’âge de 9 ans. À la barre, il a ensuite parlé de son ex-épouse, Gisèle Pelicot. Dominique Pelicot est accusé de l’avoir droguée, violée, et fait violer par des dizaines d’hommes recrutés sur internet. « On a eu trois enfants et 7 petits enfants que je n’ai jamais touchés. Je suis un violeur comme les autres dans cette salle. Ils savaient tout, ils ne peuvent pas dire le contraire », a-t-il ensuite affirmé. Au sujet de Gisèle Pelicot, il déclare : « elle ne méritait pas ça ». Suite de l'article : https://www.huffingtonpost.fr/justice/article/proces-des-viols-de-mazan-dominique-pelicot-a-pris-la-parole-pour-la-premiere-fois_239715.html
  21. J'ai tendance à le préférer en duo avec Sofiane Pamart. Deux morceaux figurent dans ma playlist depuis quelques années, suscitant toujours autant de réflexion et d'émotions :
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