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Tout ce qui a été posté par Mórrígan
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Vos propos me rappellent ceux de Corentin Eveno (L'art d'avoir toujours réponse à tout - Guide pratique de la répartie). En revanche, aucune référence à la sorcellerie. On pourrait voir, en effet, l'éloquence comme une forme de super pouvoir. Exact. En Europe, des personnes sont jugées jusqu'au moins en 1945, et emprisonnées, à l'instar d'Helen Duncan, une soi-disante médium. Dans le reste du monde, de nos jours, des femmes sont encore jugées pour sorcellerie et bannies, lynchées, voire tuées. Souvent parce qu'elles sont impliquées dans des litiges, qu'il y a des intérêts pécuniaires. Inde, Afrique subsaharienne... Le chemin risque d'être encore très long.
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Cette phrase prononcée par C. De Haas a suscité une vive polémique, en son temps (2018). Elle s'est appuyée sur un constat (une femme sur deux est victime de viol, d'agression ou d'harcèlement) et en a tiré une conclusion statistique, erronée. Elle l'a reconnu ensuite. L'idée qu'il fallait retenir -on l'aura compris- c'est que les violences sexuelles ne sont pas un phénomène marginal. Au contraire, ces violences sont systémiques. Elle dénonçait également l'impunité et le manque d'action des institutions eu égard auxdites violences. C'est une phrase choc, ne reposant sur aucune donnée statistique... Un peu comme la vôtre lorsque vous écrivez que la "majorité des femmes répondent vertement à la drague" et sans tenir compte qu'elles pourraient davantage avoir peur des représailles. Cela étant dit, C. De Haas représentait son association, aucunement l'entièreté des féminismes, des féministes, des femmes plus en général. Elle a pu se montrer maladroite, comme vous. Je ne devrais même pas avoir à demander ni exiger le respect dans l'espace public. Ce n'est pas un physique qui est en cause, mais un comportement. Il suffit de se déplacer dans les prétoires et de lire les médias afin de le constater (pour exemple certains acteurs et chanteurs appréciés par la gent féminine ont été mis en cause dans des affaires de violences sexuelles). En outre, le code pénal ne fait aucune distinction, que vous soyez Brad Pitt ou bien Jean-Michel du PMU. Pas d'alinéa prévoyant une exception pour les personnes qui n'ont pas les abdos de Tibo Inshape. Si une femme vous harcèle et vous pelote, vous êtes tout à fait en droit de lui dire que vous ne consentez pas -sans passer pour un rabat-joie- et de porter plainte. Le respect et la dignité sont non genrés. #metoo n'est pas un mouvement revanchard, il appelle à prendre conscience des violences sexuelles dont les victimes sont, oui, principalement des femmes (mais des hommes témoignent aussi). Depuis ce mouvement, on peut toujours séduire, flirter... aimer. Sans problème. Ce qui est dénoncé c'est la non prise en compte du consentement (ou de son absence). Si votre style de drague dépend de l'ambiguïté ou de la pression que vous mettez à autrui, ce n'est pas #metoo le problème, c'est votre méthode. Il existe des mythes et des stéréotypes autour du harcèlement sexuel, de rue, et des agressions sexuelles, comme il en existe autour du viol... On l'aura lu tout au long de ce fil. E.Dupont Moretti parlait de ne plus pouvoir prendre un ascenseur avec une femme, de mémoire... Vous revendiquez des frustrations masculines personnelles. Je dénonce des violences réelles, qui touchent de nombreuses personnes, quotidiennement. Ce discours victimaire émanant de certains hommes que je qualifierais aussi de paranoïaques et d'égocentriques est passablement dérangeant. Il y a en quelque sorte un inversement des rôles, un manque d'empathie envers les femmes traitées comme des objets (et non plus comme des sujets de droit), parfois une confusion volontaire (ou non) entre séduction respectueuse et comportements oppressifs. Lorsque l'on détourne le débat vers les pauvres dragueurs incompris, on risque de minimiser le vécu de celles et ceux qui vivent des agressions ou du harcèlement quotidiens. Ecrire qu'on ne peut plus rien faire, ne plus draguer, est exagéré et vous le savez. Nous n'occupons pas l'espace public de la même manière suivant notre sexe (femme ou homme). De nombreuses études sociologiques le démontrent. Dans l'espace public, les femmes mettent en place des stratégies conscientes ou inconscientes afin de se protéger (éviter certains lieux, marcher vite, ne pas s'attarder) et sont souvent assignées à des déplacements fonctionnels (courses, travail, enfants...). Les hommes occupent l'espace public librement. In fine, la rencontre spontanée, celle qu'on imagine dans un parc, une rue ou un café est souvent asymétrique ou chargée de tension... Les hommes et les femmes se croisent mais ne se rencontrent pas vraiment. Pourquoi ne pas aller draguer sur les applications de rencontre ? En principe, tout le monde est là pour cela, non ?
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C'est donc que l'objectif est atteint. Ah pas non pas tout à fait... S'il y a une insistance, une réccurence, on sort du champ de la drague, il s'agit de harcelèment (et non de drague lourde comme on l'entend encore trop souvent). Le refus de la personne qui est draguée doit absolument être pris en compte (tant implicite, qu'explicite). L'altérité doit être prise en compte, si non c'est qu'on impose à l'autre son désir coûte que coûte, que l'autre n'existe plus. Autant tenter de jeter son dévolu sur un lampadaire. Je vais encore faire du droit (en même temps je suis étudiante en droit) : en outre, la jurisprudence française a admis que le harcèlement de rue est constitué dès lors qu'il est commis par plusieurs individus, successivement (dans un laps de temps rapproché). Des actes qui se répètent ou se succèdent, même s'ils sont commis par des personnes différentes à la suite. Le harcèlement est intimidant et psychologiquement fatigant. On peut vite glisser de la drague à l'infraction pénale...parce que l'on accepte pas ce refus. Ego ? Education ? Les 2 ? Autre chose ? Si l'on sort du droit, la (pop) culture joue un rôle crucial, dès lors qu'il s'agit de sublimer les violences sexuelles. Ensuite, des phrases telles que "femme varie, bien fol est celui qui s'y fie" ou "non ça veut dire oui" qui laissent penser que les femmes sont instables et indignes de confiance, qui les infantilisent, sont dangereuses. Enfin les influenceurs masculinistes se revendiquant coach en séduction, qui vantent les violences sexuelles tout en volant des jeunes hommes, sont des calamités. Il y a encore beaucoup à faire en matière d'éducation et autour de la notion de consentement, oui, et c'est loin d'être un effet de mode mais le fruit d'un long cheminement (exactement !). En revanche, il demeure de nombreuses incompréhensions entre certaines générations de femmes, certaines prônant le laisser faire et la silenciation alors qu'elles ont elles-mêmes subi des violences sexuelles. Vous évoquiez le contexte social. Les filles sont éduquées dès l'enfance dans la crainte des violences sexuelles, du viol et du meurtre. J'ai été élevée de cette façon là par mes aïeules, qui ont été élevées exactement de la même façon. Si je me fie à mes connaissances empiriques (plus de droit, promis), je ne me fais suivre, harceler, insulter, siffler, menacer et agresser sexuellement (mains baladeuses dans la rue, en soirée, et tentatives de baiser forcé) que par, je vous le donne en mille... des hommes. Ce qui corrobore parfaitement avec ce que mes aïeules m'ont enseigné. J'ai la chance de ne pas avoir subi de viol. Quelle est ma faute ? Être présente dans l'espace public, être à leur goût comme de nombreuses autres femmes, me trouver sur leur route. Je ne réponds pas vertement, contrairement à ce qu'évoque @Danien, plutôt poliment et ne m'attarde jamais. Je suis loin d'être la seule. Je n'ai pas le temps de me servir de mon application The Sorority, ni même de mon "bouton" permettant enregistrement et géolocalisation. Lorsque je dois assister à un évenement en soirée, je choisis de plus en plus des chaussures plates (cela permet de courir plus vite). Ce sont des problématiques de femme dans l'espace public : Welcome. Tant que les femmes ne seront pas en sécurité dans l'espace public, et qu'importe l'heure (on se fait harceler, siffler, tout ce que vous voulez de bon matin, lorsqu'il fait bien jour), les tentatives de drague sur des inconnues échoueront systématiquement, parce que l'on subi couramment et également, outrage sexiste, harcèlement, agression sexuelle et/ou physique et pour les moins chanceuses d'entre nous, viol. Parce que ça va vite. Parce qu'on est méfiante, sans pour autant être impolie. Vous souhaitez que vos tentatives de drague dans l'espace public aboutissent ? Aidez-nous à rendre l'espace public plus sûr. Vous n'obtiendrez pas grand chose tant que l'espace public ne sera pas partagé, tant qu'il y aura une dissymétrie évidente en matière de sécurité entre hommes et femmes. On ne répond pas positivement à la drague lorsque l'on n'est pas sereine. On ne répond pas du tout. On file. Il y a aussi les transports en communs, les soirées qui sont censées bien se passer... C'est un calvaire d'être une femme dans cette société, et pourtant je ne voudrais pas être autre chose. Au contraire, je fais tout l'inverse. Je discrimine ce qui relève de la drague (autorisée) et ce qui relève du harcèlement (infraction pénale). En creux, il s'agissait également de vous rassurer... A l'impossible nul n'est tenu.
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Adultère, vol, meurtre ou tentative de meurtre, serments douteux etc... Il existe aussi diverses formes d'ordalies : au moyen de l'eau (froide ou bouillante), du feu (pour exemple il s'agissait de tenir un morceau de fer juste rougi par les flammes, si la personne se remettait rapidement de ses blessures, elle était de bonne foi), de duels judiciaires (avant qu'ils soient interdits par le roi). Certaines de ces formes d'ordalies existent depuis les droits primitifs, on en retrouve déjà des traces dans le Code d'Hammurabi (environ -1700 avant JC) ou dans le droit hébraïque (l'ordalie des eaux amères). L'ordalie est une justice fondée sur la croyance que dieu ne laisserait aucunement un innocent souffrir ou du moins le moins longtemps possible (la rémission doit être rapide). La justice est divinement révélée et non démontrée par les faits. Pourtant, il y a une spécificité s'agissant des suspicions de sorcellerie : si la personne suspectée de sorcellerie remonte à la surface, ce n'est pas qu'elle bénéficie d'une protection divine, bien au contraire, c'est qu'elle s'est aidé de ses pouvoirs conférés par le diable, au moment d'un pacte. Il y a d'ailleurs toute une imagerie et des théories qui sont nées autour d'un sabbat des sorcières. Pierre de Lancre (encore un juriste) y a largement contribué, en décrivant des fêtes païennes ou davantage en les fantasmant grandement. On dit qu'il aurait trouvé les femmes du Sud de la France très à son goût. Les sorcières sont censées être les concubines du diable, qui les aurait marqué à des endroits bien précis, bien cachés (poitrine, pubis, fesses). Ces femmes qui bénéficiaient d'un simulacre de procès, étaient déshabillées devant toute une assemblée et le moindre grain de beauté ou la moindre tâche de naissance était la preuve irréfutable qu'elles avaient pactisées avec le malin. Les sorcières étaient également censées être légères, elles étaient alors pesées publiquement, sur des balances servant usuellement pour le bétail. On brûlait sûrement des chats à la St Jean... réputés pour être des animaux mystiques, les animaliers des sorcières. Pas sûre qu'il y ait eu plus de victimes au Moyen-Âge que sous l'Ancien Régime cela dit, avant qu'Athénaïs de Montespan, la favorite de Louis XIV, et ses suivantes soient suspectées, à leur tour, de sorcellerie (Affaire des Poisons). La Chambre ardente, un tribunal d'exception est créé en 1679, aux fins de juger les affaires de sorcellerie, messes noires et confection de poisons. On dit que le roi a été envoûté par "la Montespan". Louis XIV met rapidement un terme à cette vague de persécutions. Cette chambre siège jusqu'en 1682, une centaine de personnes est tout de même jugée. Il est plus compliqué de faire exécuter des nobles, on en enferme quelques unes. Les procès-verbaux et les pièces compromettantes sont détruites sous ordre du roi. Mais ce n'est pas tout à fait la fin des chasses aux sorcières, le dernier procès aurait eu lieu à Lyon en 1745. Depuis la sorcellerie est devenue une superstition, moquée par les Lumières. La monarchie, alliée à l'Eglise, a également cherché à éradiquer divers rites païens tels que le culte des astres, perçus, comme une menace directe à l'ordre chrétien et monarchique... A l'unicité du pouvoir. Il fallait asseoir le pouvoir du roi une bonne foi pour toute. Bodin n'y est encore pas pour rien. C'est toujours affaire de pouvoir, sur les femmes, sur le peuple... J'ai un grain de beauté sous le pli du sein, la caboche dure et 2 chats En d'autres temps, j'aurais été soumise à l'ordalie et/ou conduite au bûcher. Ou s'évanouissent ou avouent n'importe quoi sous la torture, délirent, ce qui a permis à des hommes d'écrire tous ces traités absurdes de démonologie. Certaines de ces croyances et peurs ont subsisté, partiellement. C'est triste. L'histoire nous a enseigné la peur des sorcières, mais rarement la méfiance envers leurs bourreaux...
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En effet et avant le Malleus Maleficarum, des ordalies fluviales, pour les femmes suspectées de sorcellerie, se pratiquaient déjà. Il s’agissait de plonger des femmes, dont le corps était lesté avec des pierres, au fond d’un lac ou d’une rivière. Si elles parvenaient à remonter à la surface, elles étaient reconnues coupables de sorcellerie et donc brûlées sur le bûcher. Si non elles se noyaient. Dans tous les cas, une suspicion de sorcellerie équivalait à la peine de mort. Il n’y avait aucune chance qu’elles en sortent vivantes. Il y a eu quelques autres traités de démonologie, écrits par des érudits tels que Jean Bodin. Bodin est connu pour être l’un des pères fondateurs de la théorie moderne de la souveraineté (absolue, indivisible, perpétuelle). Savant, en avance sur son temps, il a pourtant contribué à perpétuer des croyance rétrogrades. Tout un paradoxe.
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Un outil de répression sociale afin de condamner les femmes libres, érudites, veuves… trop indépendantes pour une société qui craignait tant leur savoir, que leur autonomie. Derrière les bûchers, il y a davantage de misogynie que de magie.
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Les nouvelles générations laissent moins passer les violences sexistes et sexuelles comparativement à leurs aïeules. C'est une avancée majeure. S'agissant de la drague (suivant le titre du sujet) ou de tentative de séduction (suivant vos propres termes), ce comportement n'est pas constitutif d'une infraction pénale, on sort donc du champ des violences sexistes et sexuelles. Que ce comportement soit initié par un inconnu ou une connaissance, c'est davantage une réponse polie qui est formulée ou une absence de réaction qui est à constater, voire même la fuite. Ce n'est pas parce que l'un initie la drague, la tentative de séduction, que l'autre est asolument obligé d'y répondre favorablement. Il faut bien envisager et surtout assimiler que si l'on prend une telle initative, il peut y avoir en retour un refus, pour diverses raisons. Ce n'est pas bon pour l'égo certes. Cela fait partie du champ des possibles. On peut déjà être en couple et de fait on ne va pas répondre favorablement à tous les hommes qui tentent le coup. On peut vouloir rester seule, tout simplement ne pas être intéressée etc... Autant de raisons qui relèvent de notre liberté, qu'il est impératif de respecter. Lorsqu'il s'agit d'une connaissance, un malaise peut s'installer, parce que l'on peut être amené à croiser à nouveau cette connaissance. C'est particulièrement vrai dans le milieu du travail, on y va avec des pincettes. Et encore parce que l'on peut vraiment apprécier la personne, en revanche les sentiments ne sont pas de la même nature (amitié). Ou les deux à la fois. Le refus est en principe poli et précautionneux. Lorsqu'il s'agit d'un inconnu, il peut y avoir une peur que cette drague se transforme en harcèlement, et cela arrive, d'où une absence de réaction (on fait comme si l'on avait rien entendu afin d'être tranquille), une stratégie d'évitement (pour exemple, on change de trottoir). Lorsqu'il y a un refus, il est bref et poli. L'espace public est hostile pour les femmes, il appartient davantage aux hommes. Certains hommes ne pensent pas à prendre ce paramètre en compte (la peur) ou bien ils n'en ont cure.
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Ca dépend, ça dépasse... Le nombre de fois où j'ai vu le loup et la lune au détour d'un couloir ou lors d'un vide-grenier une testicule qui s'échappe d'un short en jean frangé. Le monokini est autorisé en France depuis des décennies sur l'immense majorité des plages publiques. Cependant il peut être interdit via un arrêté municipal. Les personnes qui sont vraiment choquées par la vue d'une poitrine de femme sur la plage, peuvent tout à fait fréquenter les plages de ces communes où l'interdiction a cours... et tout le monde est content.
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Mm, il semblerait qu'il y ait un alignement des planètes... Cependant, est-il tout à fait impossible que ce "comportement à caractère sexuel", dixit la femme qui l'a pratiqué, ait été spontanné comme elle l'affirme et comme le confirme P.Sébastien ? Par voie de conséquence, que ce dernier pâtisse de sa réputation de chanteur franchouillard et libertin ? C'est sur le chanteur que se concentre toute l'attention des internautes. Dans cette affaire qui n'en est pas encore une et qui ne le sera peut-être jamais d'ailleurs, la question se pose de savoir si la responsabilité pourrait être partagée entre la spectatrice, l'artiste et le camping (en présence de mineurs les organisateurs ont une obligation renforcée de vigilance). Ces propos mêlant slut shaming et culture du viol ne sont guère étonnants, ils correspondent à la pensée d'une frange (mal éduquée) de la population. La proposition de loi visant à modifier la définition pénale du viol (article 222-23 du code pénal) et des agressions sexuelles (article 222-22 du code précité) dispose que le consentement doit être : préalable, libre, éclairé, révocable et spécifique. Il s'agit de passer d'un consentement présumé à un consentement explicite. Cette nouvelle définition pénale n'écarte pas les critères usuels tels que la violence, la contrainte, la menace ou la surprise. Elle s'y ajoute. Cette loi participera, à l'évidence, à faire évoluer les mentalités.
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C'est uniquement sur le volet pénal que cette conductrice exerce son droit d'appel, suivant son conseil. Il ne s'agit pas de minimiser sa responsabilité civile, elle ne contesterait pas les indemnités versées aux parties civiles. Elle se serait défendue en invoquant un malaise. La contrainte physique interne est le plus souvent invoquée en matière d'infractions routières, bien qu'en pratique elle constitue rarement une cause d'exonération. Ainsi, n'est pas pénalement responsable le conducteur qui perd le contrôle de son véhicule à la suite d'un malaise brutal et imprévisible : https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000007071078/ Il faut donc prouver qu'il y a eu un malaise (1ère condition) et que ce malaise a été brutal et imprévisible (2ème condition). Dans cette affaire, les témoignages convergeraient au contraire vers l'image d'une conductrice consciente, lucide, en pleine possession de ses moyens. Le délit de fuite ne plaide pas non plus en sa faveur ou alors elle se serait remise rapidement dudit malaise. La thèse du malaise n'a pas été retenue en première instance, ce qui ne veut pas dire qu'elle ne le pourrait pas en seconde instance. Dans la mesure où, ce qu'elle pourrait dire en l'espèce, c'est "ce n'est pas de ma faute, mais celle du malaise",(pour vraiment simplifier la chose), qu'elle en est convaincue, il est tout à fait logique qu'elle interjette appel. D'autant qu'il semblerait que le ministère public ne l'ait, quant à lui, pas fait. Elle n'aurait donc rien de plus à perdre. Cela ne veut pas dire pour autant qu'elle n'est pas affectée par ce décès, seulement que pour elle ce n'est pas de sa faute et par voie de conséquence que la sanction pénale prononcée n'est pas juste.
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Mince, rattrapée par la Pat’Patrouille ! Utiliser le nom d’un acteur connu pour son corps d’athlète, aux fins de faire un jeu de mots mettant en exergue un signe de vieillesse naturel chez les hommes… est, il est vrai, pas très gentil. Du tout. Cependant cela appelle (tout de même) une vraie question (unisexe) : Comment expliquer qu’à mesure que les années s’envolent, la pudeur et les complexes semblent s’effacer comme une brume du matin, laissant place à une franchise nue et sereine ? Vous apprécierez le ton poétique.
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Il y a un principe d'égalité devant la loi. Devant mes yeux c'est un brin différent.
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Le torse nu en ville était en train de passer tranquillement dans les usages. Les maires ont eu tôt fait de prendre des arrêtés. On en voit de moins en moins (chez les locaux également et pas que dans les stations balnéaires), depuis à peu près 5, 6 ans. Les récalcitrants sont souvent des hommes et ceux-ci sont d'ailleurs visés par diverses campagnes de publicité. Un bon slogan, vaut parfois mieux qu'un procès-verbal. A Royan : https://france3-regions.franceinfo.fr/nouvelle-aquitaine/charente-maritime/royan/a-royan-le-torse-nu-dans-les-rues-vous-coutera-une-amende-de-33-euros-3195513.html Dans les faits, c'est davantage Henri Calvasse, qu'Henry Cavill que l'on croise torse nu en ville (hélas !).
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Libérer les autres, c'est se libérer soi même .
Mórrígan a répondu à un(e) sujet de bouddean dans Inclassables
C'est prévenant de ta part, néanmoins je te rassure : les réponses sur ce fil de discussion ne sont pas plus "déplacées" que celles présentes sur d'autres fils en Philosophie. J'en profite pour saluer l'ami @Crabe_fantome qui était un des "meilleurs contributeurs" s'agissant de ce sujet. Impossible de le mentionner correctement, pourtant l'orthographe est la bonne. J'espère qu'il est parvenu à se libérer. -
Sécurité et liberté vont classiquement de pair. On retrouve cette idée chez des penseurs tels que Hobbes (Léviathan) et Rousseau (Le contrat social). On la retrouve peut-être aussi chez More, sous forme d'une subtile critique. Je n'ai pas lu Orwell même si je sais qu'il traite largement ce thème. Certaines libertés sont sacrifiées sur l'autel de la sécurité. Mais, une vie excessivement contrôlée et même paisible (Utopia), n'est, pour autant, pas synonyme de bonheur. C'est ok pour ce paradigme là ?
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Libérer les autres, c'est se libérer soi même .
Mórrígan a répondu à un(e) sujet de bouddean dans Inclassables
Gisèle Halimi. Nelson Mandela. On pourrait ajouter Robert Badinter également, Simone Veil et tant d'autres. Au travers leurs luttes contre l'esclavage, la torture, la peine de mort, la grossesse imposée... ces humanistes ont incarné une conviction profonde : aucune liberté individuelle ne peut véritablement s'affranchir sans liberté collective. Tant qu'un seul être humain est opprimé, personne n'est véritablement libre. Libérer les autres, c'est leur reconnaître une humanité, une dignité, un droit à l'autonomie. Se faisant, on se déleste soi-même des chaînes de la domination, de l'indifférence, de la peur... @bouddeanPourquoi déplacer le sujet ? -
Pourquoi, devrait-on vous donner une leçon d'humilité ? L'arrogance qui n'est soutenue par rien, ressemble en effet à un écho bruyant dans une pièce désespérément vide... En revanche, lorsqu'elle s'appuie sur la réflexion, elle devient affirmation, certes parfois dérangeante, mais toujours légitime. Vous vous croyez où ? Sage enfermé dans sa tour + célibataire + chaussette (sale) =
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Les décès dépassent les naissances en France, une première depuis 1945
Mórrígan a répondu à un(e) sujet de DroitDeRéponse dans France
Les natalistes et les grandsremplacés en PLS ! -
Le sage qui s'enferme dans sa tour d'ivoire croit contempler le monde, cependant il ne fait que contempler son propre reflet sur les vitres closes. Sans la rumeur des autres, la sagesse n'est que monologue.
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Test d'une recette de "Tableaux Paris" réussi : Tomates, abricots et burrata. Les abricots et les zestes de citrons twistent la classique tomate-mozza. En 5 minutes chrono, il suffit de faire rôtir des abricots coupés en tranches avec une gousse d'ail, un peu de beurre et une branche ou 2 de romarin. En attendant, on coupe des tranches fines de tomates de couleurs diverses (ou non), on les assaissone (sel + piment d'espelette). Dans un plat, on écrase une burrata, on ajoute un filet d'huile d'olive, on assaisonne. On recrouvre cette burrata avec les tranches de tomates et les abricots en les intercalant, comme un tian de légumes. On zeste un citron vert et un citron jaune ou l'un ou l'autre.
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