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Jedino

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Tout ce qui a été posté par Jedino

  1. Avant de dire "soyez français !", encore faudrait-il savoir ce que serait être français et, surtout, être tous d'accord là-dessus. Parce que tel que tu le définis, je peux t'assurer que sans être un maghrébin, je ne suis absolument pas un Français. Je ne vais jamais voir des musées, des expos. Si je vois des lieux historiques, c'est parce que j'y ai pu y aller avec l'école. Je ne vais pas aux cortèges folkloriques, encore moins au théâtre. Le cinéma, à tout casser deux fois par an. S'ils ont envie de regarder une chaîne arabe, c'est leur droit, si j'ose dire. On ne va quand même pas les forcer à regarder une chaîne qui les emmerde, tout comme personne ne me forcera à regarder une quelconque chaîne de merde. S'ils n'ont plus aucun commerce, ça reste leur problème. Si les commerces ne fonctionnent plus, ils ferment, comme partout. Ce n'est pas un phénomène récent et apparu avec la malédiction des immigrés. S'ils sont obligés de faire plus de déplacements, grand bien à leur santé leur fasse. Donc être un Français, c'est être comme un homme politique ? C'est faire ce que lui fait ? Savez-vous seulement que les moeurs de la campagne n'ont par exemple rien à voir avec ceux du monde urbain ? Je suis simpliste, vous croyez ? Parce que j'affirme qu'il n'y a pas "un Français" mais "des Français" ? Le fait même de ne pas être en accord sur la question devrait vous prouver que ce rêve d'uniformité sympathique n'est qu'un rêve. Est-ce simpliste de dire qu'entre entendre et écouter, il y a un monde ? Je n'affirme pas que les immigrés sont parfaits dans l'histoire, je dis qu'en face nous ne le sommes pas non plus. Là est mon propos. Et parce que je sais que celui qui vient d'ailleurs est toujours celui qui ose le moins, c'est à celui qui accueille de faire le premier pas. Je ne me sentais absolument pas chez moi la première fois que j'ai vécu dans une ville, par exemple. Et je n'ai toujours pas les habitudes de vie que ces gens ont. Mais parce qu'ils ne me regardaient pas de travers quand je suis arrivé et ne me connaissais de toute façon pas, il ne m'était pas difficile de rentrer dans ce petit monde. Alors si être simpliste est être chaleureux avec l'autre, et de façon sincère, alors oui, je le suis profondément. Mais en tous les cas, vous et moi n'avons pas la même définition de ce qu'est être un Français. Je n'exige aucunement que cette personne fasse semblant de s'intéresser à des choses qui ne l'intéressent pas. Mais peut-être qu'un Français a le droit de se désintéresser à l'art et à l'Histoire (ce qui, je dois dire, n'est pas rare et n'est pas un mal, dans une certaine mesure, puisque nous ne nous intéressons pas en retour à des choses qui eux les intéressent), mais pas un Français qui viendrait d'ailleurs, sous prétexte qu'il n'est pas d'ici à l'origine (si tel est le cas) ? La seule exigence est sociale. Mais comme tout ce qui est social, on suppose une interaction, c'est-à-dire des actions venant des deux côtés. Et là, j'ai plus le sentiment que ni l'un ni l'autre ne le souhaite. J'aurais du mal à dire lequel des deux le veut le moins. D'ailleurs, le plus terrifiant dans l'histoire est que nous parlons de choses qui sont diverses par nature comme s'il n'existait que la dernière : il y a ceux pour qui tout va bien, ceux qui se débrouillent, et ceux pour qui ça ne va pas.
  2. J'irais pas trop vite, il existe des "soleils" verts et des gens qui ne voient pas le Soleil comme jaune. Ca fait d'eux des gens dans le faux ? Sommes-nous seulement, nous, dans le vrai ? Et je me sens plus en danger sur la route à Paris qu'en Seine Saint Denis dans ses rues. La sécurité, c'est un peu plus vaste que le simple type qui risque de t'agresser.
  3. Ou de considérer que quelqu'un qui vient en France plus tardivement que les autres a le droit d'avoir les mêmes droits que ceux qui y sont depuis un moment. Pourquoi y aurait-il des intentions malsaines partout ? Qu'un Français ait la peau blanche, jaune, noire, rouge ou violette, il reste un Français. Ce n'est pas histoire de masquer des chiffres qui affoleraient les populations (qui n'en ont d'ailleurs pas besoin, vu qu'elles le font sans), c'est simplement la loi. Donc oui, il y a des Français qui sont des cons, et la connerie n'est pas une affaire de couleur de peau ou de lieu de naissance. Cela se saurait, sinon. En revanche, ce qui se sait, c'est que faire des amalgames et créer des barrières est le meilleur moyen de se forger un adversaire. Nous avons trop tendance à croire que celui qui débarque depuis peu doit faire tous les efforts du monde pour s'intégrer. Il doit en faire, c'est vrai. Il a des devoirs, tout comme il a des droits. Mais en face, celui qui accueille a également des devoirs. Ce qui est intéressant, c'est que la différence, quelle qu'elle soit, amène toujours à une distance, à une sorte de barrière entre "lui" et "nous". Je ne sais pas exactement si c'est par peur, par goût de la norme sans décalage ou de je ne sais quelle explication idiote, mais c'est un fait que je vois tous les jours : ces gens différents par la culture, la religion, la peau, les capacités physiques, ont tendance à prendre distance avec les autres, comme sachant qu'ils seront mis à l'écart. Il faut aller les chercher, sans cesse, parce que notre petit monde si parfait a créé un environnement qui est peu propice à celui qui débarquerait avec ce qui fait de lui un "autre". Bref, la première étape consiste à passer d'un "nous" et "vous" à un "nous" tout court. Parler d'un immigré, d'un Français blanc par rapport à un jaune ou à un noir, c'est créer des divergences qui deviennent rapidement des jugements de valeur. Du constat d'une différence à la hiérarchisation, même "objective", de ces différences, c'est le meilleur moyen d'arriver à des séparations nettes dans une population, et donc, des incompréhensions. L'un ne comprendra pas pourquoi l'autre vient chez lui pour ne pas parler avec lui, l'autre ne comprendra pas pourquoi, une fois venu, personne ne lui parle comme s'il était simplement une personne, c'est-à-dire un semblable. Mais histoire de terminer avec mon sentiment personnel sur la question, je peux comprendre que certains craignent des choses en raison d'expériences personnelles ou par sentiment d'en voir "partout". Nous avons tous des représentations précises d'un environnement qui nous assure notre sécurité. Je comprends également ceux qui sont exaspérés par les premiers, par ces apparents préjugés qui ne font qu'aggraver une situation qui est déjà bien difficile. Et je comprends tout autant l'incompréhension des deux partis présents : l'un est du domaine de nos ressentis, l'autre de notre raison. Convaincre quelqu'un qui a peur que ce qui est là n'est pas dangereux, surtout quand cette chose-là le paraît par des manifestations que les "journaux" ne manquent pas de rappeler, n'est pas facile, pour ne pas dire impossible. En même temps, convaincre quelqu'un que notre ressenti est bien réel et qu'il serait ce qui est quand l'autre a des arguments rationnels, chiffrées, objectives, ce n'est pas facile non plus. En fait, ça illustre parfaitement la situation dans sa globalité, tout comme ça illustre d'autres problèmes actuels. Je veux dire par là que tout le monde parle, raconte des choses, en explique d'autres, argumente, et entend vaguement ce que dit l'autre afin de le contredire d'autant mieux, mais personne n'écoute vraiment l'autre et, en fait, ne converse avec lui. Or, il me semble que pour les "animaux sociaux" que nous serions, ce serait un minimum, pour ne pas dire la base de tout. Cette attitude, nous l'avons avec "l'autre" : nous le voyons, nous lui disons vaguement quelque chose, l'entendons rapidement, mais sans jamais converser réellement avec cette personne. Et à vrai dire, notre "société" a la même attitude : nous hochons la tête pour signifier que nous comprenons ces personnes, mais nous ne les écoutons pas. Alors oui, ils ne cherchent pas toujours, eux, à parler avec nous, à lancer une réelle discussion. Mais discuter avec quelqu'un qui ne vous écoute de toute façon pas, il n'y a qu'un idiot qui le voudrait. Il me semble. Maintenant, il paraît, si j'en crois la géniale sociologie, que toute "société" a besoin d'un "étranger" sur lequel se défouler et dont on peut accuser d'être la source de nos problèmes. J'ai la faiblesse de penser qu'elle a tort. Mais encore faut-il vouloir lui donner tort. Et désolé pour le pavé !
  4. Jedino

    Les Gravités

    zera : non non non, ce n'est pas ce que tu crois ! La gravité et moi, c'est une histoire d'attirance, un truc quasi fusionnel.
  5. Jedino

    Les Gravités

    La fin est bizarre ! En tout cas, j'y reste hermétique x)
  6. Jedino

    Discerner

    Savoir, c'est savoir ce qu'on veut savoir. Tout le reste est invisible à qui ne veut pas voir (car dans savoir, il y a voir).
  7. Jedino

    Jeu entre amis

    Ah qui sait ! Peut-être un jour.
  8. Jamais, en effet ! J'en tiendrai compte.

  9. Ah non, j'ai même pas relu (comme toujours, en fait). Pas la seule erreur, mais j'étais un tantinet remonté, ça doit être de là, le défaut d'attention.

    Je l'ai capté juste là, en relisant le sujet x)

  10. Quand tu dis faire une moyenne de 20 ans de 1994 à 1993, ça la fout moyen ! XD

  11. Je surestime pas : mais si tu fais une moyenne de 1994 à 1993, toi, j'admire ! Hahaha !

  12. Jedino

    Ca me fait bondir

    Me cite pas comme ça, ça me gêne ! Vu le nombre d'erreurs que j'ai glissé là-dedans, en mélangeant des mots et des dates
  13. Du coup j'ai relu mon paragraphe avec les calculs, et j'ai constaté qu'entre les lapsus de mots et de chiffres... C'est terrifiant.

  14. Jedino

    Jeu entre amis

    Je te l'ai pourtant dit ! Je ne fais que du fait, du réel, du concret !
  15. Jedino

    Jeu entre amis

    L'histoire de la roulette russe, je l'avais déjà faite ! Désolé !
  16. Jedino

    Jeu entre amis

    C'est déjà ça :D
  17. Si je vire tout ce qui est charge et loyer, j'ai quelque chose comme 150 euros pour me nourrir et faire les activités que je souhaite faire chaque mois. C'est vrai de tout les imprévus qui peuvent coûter également. Autrement dit, au lieu de m'acheter un bouquin, je file un billet. C'est un choix, en effet. Après, dans la mesure où je ne fume pas et ne bois rien, mon budget n'est pas tellement contraint. Il suffit d'être un tantinet raisonnable.
  18. Entre 5 et 10. Et si je n'ai pas de quoi sur moi, mis à part des pièces, je donne au minimum 3. Parce que l'idée, c'est pas de me rassurer, mais d'aider la personne.
  19. Jedino

    Ca me fait bondir

    La liste des avancées technologiques liée au spatial est loin d'être brève, pourtant. Le satellite est largement utilisé, et ce n'est pas donné en terme de coût. L'ordinateur a largement été amélioré en raison d'un besoin de calculer des trajectoires incroyablement complexes. C'est vrai avant, c'est vrai aujourd'hui. Et l'ordinateur, ce n'est pas qu'un outil de loisir. Tu as également l'airbag, la couverture anti-feu, les freins (notamment pour les TGV), etc. Alors oui, toutes ces choses sont finalement accessoires dans l'absolu. Rien n'est tout à fait nécessaire. Internet pas plus que le reste. Mais à ce compte-là, toute la recherche fondamentale pourrait être virée, ce qui implique un morceau certain de la physique. Et à ce titre-là, tu n'as plus grand chose au bout qu'il te reste. L'idée n'est pas de réduire la recherche pour le social, car tu dégrades indirectement le mieux-être futur (parce qu'il me semble que le défi, c'est de parvenir à donner à chacun ce dont il a besoin au minimum, ce qui à l'heure actuelle ne se fait clairement pas, et ne se ferait pas mieux si nous virions les coûtés de la recherche). L'idée, c'est de financer suffisamment les deux.
  20. - Tu comptes jouer bientôt, mec ? - Putain ouai, on t'attend ! - Deux secondes ! Je réfléchis. - Depuis quand tu sais réfléchir, toi ? C'est la vodka qui te rend lucide ? - Connard ! Bref, voilà une sympathique soirée entre amis. A quoi bon vous la conter ? Vous le connaissez. - T'es sérieux, là ? Tu joues ça ? - Bah ouai. - Tu te moques de nous ? - J'en ai l'air ? - Laisse-le donc jouer ce qu'il veut, merde ! S'il est con il est con, cherche donc pas. - Va te faire ! Que voulez-vous, l'amitié s'accompagne de la vulgarité. Et la vulgarité, elle, d'une certaine sincérité. - Bon, ça me fait chier. Je vais aller m'en griller une. - T'en as marre de perdre ? - Alors ça ! Bouge pas, mon gros. Je reviens t'entuber après. - J'en meurs d'impatience. Et il sort s'en griller une, donc. Cela lui laisse le temps d'apprécier le calme en cette soirée d'automne. Un peu plus tard, un type débarque et lui demande de loin : - T'en aurais pas une pour moi, dis-moi ? Il sort le paquet de sa poche, en prend une et la lui tend. - Et du feu ? - Putain d'assisté, ma parole. Il vient s'accouder à côté de lui. - T'es heureux ? - J'te d'mande pardon ? - T'as très bien pigé. Est-ce que t'es heureux ? - Qu'est-ce que ça peut bien te foutre ? - Simple question ! Déstresse. Ils se taisent à nouveau. - Bon ben, bonne soirée. Merci pour la clope. - Ouai. Il rentre, gonflé par cet abruti. - T'as déjà fini ? - Me fais pas chier, toi aussi. Et distribue, je compte bien te déculotter. - Monsieur devient sérieux ! Ils jouent. Et ils jouent. Et pour un temps certain. - Alors, est-ce que vous êtes heureux ? - Qu'est-ce que tu fous là, toi ? Je t'ai pas dit de dégager tout à l'heure ? D'arrêter de me faire chier ? - Non, tu ne l'as pas dit. Il sort un pistolet, le pointe sur la tablée. - On va calmer nos ardeurs, pour commencer. Bien, très bien. Maintenant, j'attends une réponse. Ou faut-il que je me répète ? - T'es cinglé, mon pauvre. Va te coucher, ça nous évitera des emmerdes, à nous et à toi. Il flingue le premier. - Où en étions-nous, déjà ? - Ouai, je l'étais. Jusqu'à ce qu'un fou furieux débarque nous faire chier, moi et mes potes. Il flingue le deuxième. - Y en aura-t-il un pour répondre correctement ? Ce n'est pourtant pas bien compliqué, il me semble. - J'dirais comme ça que ça va. Que j'suis ni malheureux ni heureux, quoi. Que bon, de toute façon, on s'en tape pas mal vu que le but n'est pas d'être heureux, mais de s'accepter soi-même et de vivre au mieux selon ses convictions et envies. Il flingue le troisième. - Décidément, ce n'est pas glorieux. J'ai connu plus performant. Bon, le dernier, il en pense quoi ? - Oui, je le suis. - Bah voilà ! Enfin un qui comprend quelque chose quand on lui cause. Et il s'en va, satisfait.
  21. Jedino

    Ca me fait bondir

    Le PIB français en 1994 était de 1150 milliards (de francs) environ. Je prends un recul de 20 ans par rapport à cette année. Celui de 2013 est environ de 2050 milliards (d'euros). On remarque donc qu'il a doublé, et donc que la valeur de 1,4 milliards n'est évidemment pas la même en proportion selon l'année. Mais ce n'est pas là moins point. J'ai fait le calcul, quand tu additionnes les PIB de 1994 à 1993, tu obtiens environ 32500 milliards. Quand tu prends 1% de ce total, ce qui n'est pas énorme, tu obtiens logiquement 325 milliards. Notre chiffre de 1,4 milliards paraît bien dérisoire à côté. En fait, il correspond à 0,5% environ de ces 325 milliards. Autrement dit, le total du coût de ce projet par rapport au total du PIB français représente 0,5% de 1% du total, soit absolument rien du tout (0,005%, si je ne suis pas trompé). Si tu prends la participation française, soit 20%, tu divises encore ce résultat par 5. Autant dire que si tu veux faire des économies avec ça, tu es assez mal barré. Certes, ce n'est pas "rien" vu que ça a un coût. Mais ce coût ne te permettra pas de faire tellement de choses à côté, comme aider des gens dans le besoin, ce en quoi nous sommes d'accord. En fait, sur le long terme, tu dégrades même virtuellement la vie de ces personnes, dans la mesure où comme le dit loopy, la recherche fondamentale a beau parfois délirer, elle fait avancer (malgré elle). Sans cette recherche-là, nous n'en serions absolument pas où nous en sommes aujourd'hui. Alors oui, l'intérêt d'aller sur un caillou qui tournicote dans le ciel, loin, très loin, et ça pour un instant en plus très bref, ça peut sembler aberrant. Oui, la somme que ça a coûté peut sembler colossale. Mais à la première affirmation, je répondrais que c'est par l'aberration que le cohérent finit par naître. Nous sommes à discuter ensemble, en ce jour, grâce à des idées aberrantes, et permises par des gens qui sont payés pour imaginer des choses qui finiront peut-être par ne jamais servir. Oui, cela coûte beaucoup pour des résultats non assurés. Mais ce coût n'est en général par sur du court terme, mais sur du long terme, comme le prouve ce projet réussi-ci, ce qui en limite à mes yeux le "poids". Pour la deuxième affirmation, je dirais que c'est typiquement l'erreur faite de raisonner à notre échelle (oh non, voilà une somme énorme) alors qu'en réalité 1,4 milliards représente à peine plus de 0,5% de notre PIB annuel actuel (ce qui n'est franchement pas énorme), et 0,1% si on prend ce que ça a coûté réellement à la France. Bref, vous bondissez pour de mauvaises raisons.
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