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Jedino

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Tout ce qui a été posté par Jedino

  1. Plus j'y réfléchis, et plus je trouve tout ceci absurde. Les raisonnements logiques, les sciences, les croyances. On y va avec tant d'évidence que cela perd tout son sens. Avec ces instruments en main, tu as le pouvoir de démontrer ce que tu veux. Que la vie, ça n'existe pas. Que l'amour, ça n'existe pas. Que nous, nous n'existons pas. Tu peux détruire ce que la pensée cherche vainement à édifier, parce que la pensée, aussi grande aimerait-elle être, est faible, incroyablement faible. Elle souhaiterait tellement pouvoir se démontrer. Quoi qu'il paraît que ce qui est évident va de soi, et que le prouver par un argumentaire est déjà faire erreur. Une solution de facilité? Peut-être. Il n'empêche, notre volonté d'expliquer tout me paraît être une folie. On m'a appris, ou j'ai lu, je ne sais pas, je ne sais plus, que la pensée divise nécessairement ce qui, par essence, ne l'est pas. Le monde, l'univers, nous, ne sommes que des éléments d'une unité naturelle et universelle. Ce qui est ne s'explique pas. Non parce que cela va de soi, comme les phénoménologues aimeraient le laisser croire, mais parce que nous n'avons pas les moyens raisonnables d'y parvenir. Excusez-moi. Je délire. Je ne sais plus ce que je dis, ni ce que je pense.
  2. Jedino

    Une liberté étrange.

    Nous sommes parfaitement d'accords, Savanna.
  3. Jedino

    Une liberté étrange.

    Rien n'est simple, ni tout à fait compliqué. Tout comme ce qui est stable un jour ne l'est plus le lendemain pour une raison inconnue ou non. C'est, apparemment, la physique qui veut ça. Moi je crois que c'est nous. On aime ce qui est stable, mais ce qui est stable nous ennuie avec le temps. Et je n'irai pas plus loin. Je ne saurais, comme tu le dis, parler de ce que tu es et de ce que tu as vu ou connu.
  4. Jedino

    un jour = une histoire

    A considérer la vie comme l'ensemble des phénomènes utiles au bon fonctionnement d'un corps, ou à la considérer, un coup comme une conscience rendant le mouvement et l'action possible, un autre comme ce qui s'oppose à la mort, jamais la vie n'existe. Pourquoi? Dans un premier temps, il faut se pencher sur la mécanique d'un corps, aussi complexe soit-il. On y verra des relations logiques et efficaces, des mouvements, des cellules s'adonnant à optimiser un travail qu'elles effectuent sans y réfléchir nullement. Et donc, ces déplacements, ces évolutions, nous les attribuons à ce que nous nommons la vie, à défaut d'avoir un terme correct et juste. Cette même vie qu'on oppose ainsi à l'inaction, au non mouvement, bref, à la mort. Par définition, ce qui est mort est ce qui ne fonctionne plus. Le fonctionnement est de ce fait, la vie. Outre l'absurdité d'une telle opposition entre la mort et la vie, puisque l'une ne va pas sans l'autre, et que l'une n'existe pas sans l'autre, la vie n'est rien, sinon un comportement inné d'entités constituées de matières, et dénuées d'une quelconque conscience, ou d'un état de conscience, ou d'un soupçon de conscience. Quand même bien on définit la conscience comme mouvement, ce n'est qu'une façon d'user le terme pour désigner ce qui se fait automatiquement, tout comme les rivières s'écoulent en un sens et sans s'arrêter un jour. Dit-on pour autant que la rivière est consciente? Non. Pour quelle raison? Parce que nous estimons la cellule différente du reste. Là est notre erreur. Mais, il y va de notre devoir de nous penser autre, de nous voir quelque chose de plus qu'une simple conséquence logique et sans vie. Cela est la conséquence même de ce que nous considérons être la conscience, ou l'esprit, ou l'âme, autrement dit, une quelconque instance métaphysique qui nous permettrait d'être à la fois en vie, de la comprendre, et de la dépasser. En effet, être conscient, c'est savoir que l'on est, c'est savoir que l'on peut être, c'est savoir comment être. De fait, cette impression de choix libre nous empoisonne la vérité qui n'est autre que, au même titre que le reste, tout ceci n'est qu'un automatisme, qu'une manière autre à la matière de s'exprimer. Notre pensée se fait tout comme les océans, par accumulation. Parfois, elle érode ce qui paraît la contenir. D'autre fois, elle permet de la fleurir. Mais jamais, elle n'est sans elle, elle n'est autre qu'elle : sa nature se veut la même que ce qu'elle engendre, à savoir qu'un enchaînement évident, ou non, des possibles de la matière.
  5. Jedino

    un jour = une histoire

    Déblatérer sa haine avec ferveur, Rappeler ses peines avec rancœur, Montrer ses humaines douleurs, Défaire les chaînons de nos heurs, Hurler la vie qui n'est qu'une horreur, Raconter l'infini de notre malheur, Prouver l'anarchie habitant nos cœurs, Détruire l'envie de quitter nos peurs : Car, si vivre n'est que mourir tantôt, Pourquoi m'attarderais-je si tôt Que je connais la vanité de mes maux Et la vérité de ce qui est faux?
  6. Jedino

    un jour = une histoire

    On aime. Mais on s'oublie. On germe, Mais on s'enfuit. Pourquoi courir vers ce qui s'en va? Pourquoi ne pas aller à ce qui nous vient? L'effort nous importe-t-il tant? Nous sommes idiots. C'est ça. Nous ne voulons rien, Sinon s'essouffler tout le temps. En un sens, c'est beau. De l'autre, on se fatigue trop Pour ce qui ne sera pas. Pour ce qui sera faux.
  7. Je ne crois pas du tout à cette affaire-là mais, si les personnes vont en Enfer, ce n'est pas justement pour que le diable rende justice? Donc, en un sens, il est aussi Justice, non? C'était histoire de faire une remarque, hein! :D
  8. Et elle est où l'image du cycliste?!

  9. On a pas compris que parfois, avancer, c'est faire un pas en arrière. Tant pis pour nous.
  10. "Les poissons, ils sont pas carrés et panés comme à la cantine. Ils ont des yeux et des nageoires!" J'ai pas pu m'empêcher de penser aux inconnus, désolé :D
  11. Jedino

    un jour = une histoire

    Oui, je crois. Mais n'en suis pas forcément certain. Et puis, tu sais, l'habitude d'écrire s'apprend. J'écrivais bien plus maladroitement au début aussi. Bon, je ne sais pas si tu commences ou non. M'enfin, je sais qu'à force de s'exercer, et de lire, cela vient presque tout seul. Il n'empêche, c'est gentil :) N'hésite pas à te lancer dans un millier de phrases s'il le faut. Tu seras lue.
  12. Jedino

    Les parcs publics

    Ca veut dire que t'es déjà au chaud!
  13. Jedino

    Les parcs publics

    Quoi, l'est pas claire ma métaphore du manteau? :D
  14. Jedino

    Les parcs publics

    Tu vas finir poète, c'est pas possible autrement! T'as déjà l'manteau, et tu t'mets à en avoir les habitudes!
  15. Jedino

    un jour = une histoire

    Je voulais écrire des romans, je ne sais plus même écrire une nouvelle. La perversité de l'inspiration a eu raison de moi. Mon âme dérive le long du chemin de la vie, malgré elle. Peut-être aimerait-elle être éternelle? Je ne la voudrais pas si lâche, mais je ne suis pas elle. A peine suis-je ce que je suis. Pourquoi l'horizon est-il toujours fini là où j'aimerais de l'infini? Le Soleil se couche. La partie est finie. La poésie aussi. Entends-tu le chant de mon cœur? Il est là, bien mort. Songe, plus tard, à son sort. La loi est celle du plus fort. Du moins jusqu'au matin. Nous pensons maîtriser ce que nous appelons notre liberté. Liberté de penser, liberté d'agir. Je n'ai pourtant jamais goûté à ces plaisirs. Encore faut-il savoir que faire, comment faire. Quand je regarde autour du moi, quand je vois l'information inonder mon toit, non, je ne vois pas. La chanson est différente, mais la chanson est la même : savoir n'est pas réfléchir. Réfléchir n'est pas réfléchir justement. Mais où est la réflexion? Où est la justesse? Où sont ces bassesses de la vanité humaine? J'aimerais inventer une histoire. Une histoire géniale, une histoire qui plaît, car le génie ne se trouve que dans l'utile et l'apprécié. N'est-ce pas curieux? Je me souviens, je marchais comme quelqu'un. Je ne me sentais ni mal, ni bien. Je n'en sais rien. Je sais juste qu'à la fin, mon dédain a remplacé ma faim. C'est là l'arrivée des malheureux qui se perdent avant d'être montré dans le train. Mais le voyage vaut le détour. C'est ce qu'on en dit. Moi, je crois qu'il ne l'est que si nous savons voir. Voir qu'il est, voir qu'il est ce qu'il est. A la fois un don et un enfer dont on ne sort que sur les quatre mains. Nous nous sommes assis comme deux amis. Nous avions des choses à dire, et mieux fait de les taire. Parler d'une vie, c'est étouffer l'air d'une autre. Le silence est la discussion la plus profonde qui soi. On y dit ce que jamais on ne voit. Une phrase vaut mieux qu'un roman. Une phrase possède davantage que mille. Le roman n'est que la division d'un ensemble trop grand, trop puissant, pour être compris en lui-même. Le roman idéal tiendrait donc entre une seule majuscule et un seul point. Voyez ainsi, à travers le monde, combien il existe de romanciers. Je sais que ce que je dis ou fais n'a aucune importance. Pourtant, j'aime à penser que les rares lecteurs que j'ai gagnent à y consacrer du temps. J'aime m'imaginer apporter un quelque chose à une existence qui n'est pas la mienne. Je crois que vivre, c'est donner. Il en est assez, à qui sait s'arrêter. M'arrêterais-je un jour?
  16. Que c'est mignon tout plein! x)

    Non mais je ne sais pas. C'est peut-être moi qui passe plus souvent sur les sujets où tu passes de temps en temps, aussi.

  17. C'est moi ou tu participes de plus en plus sur le forum? xD

  18. Jedino

    un jour = une histoire

    "Pour vivre faut payer Pour s'aimer faut payer Pour mourir faut payer" Un jour, comme ça, tu nais enfant. Doucement, tu grandis, tu changes, tu t'embellis. Ton ignorance s'estompe, ton savoir devient divin. L'âme qui t'habite vogue plus haut que l'amour que tu portes à ce monde, ce monde que tu renies, ce monde que tu envies, ce monde que tue l'envie. Ta philosophie sort de sa tombe pour évoluer dans l'obscurité de l'humanité. Tu prends conscience de ton coeur. De ta faiblesse, aussi. Tout t'apparaît comme immensément futile. Tu réfléchis, et tu t'y perds, entre la volonté d'être, et désir de finir bête. Tu deviens adulte. Tu choisis ton univers en magasin. Un coup d'amour, un coup du destin. Tu n'as qu'un cerveau et deux mains. Cela est loin, bien loin, des mille immondices que conserve l'hypocrisie de ton dessein. Le feu brûle dans tes yeux si clairs. Tu n'as que vingt ans, et l'impression d'avoir fait un long combat. Contre les autres, contre la vie, contre toi. Tu ne sais pas. Homme qui sait est homme qui doute. Toi, tu préfères tracer ta route, même si tu connais déjà le chemin. On ne choisit pas d'être malsain. Alors, tel le capitaine de ton navire, tu ne fais qu'un avec tes chagrins. Tu dis souvent que tu es le dessin de tes choix passés. Voilà, c'est décidé. Comment y changer? Personne ne voyage dans l'oublié. Pas même les fous raisonnés. Et, pourtant, tu trouves que tu en manques, de cet oxygène nécessaire. Tu le cherches ici bas, après avoir tenté si haut. Tout ça est tellement faux. Tu voudrais avaler de la chaux. Mais ton courage te fait défaut, car tu es lâche. Plus lâche que l'homme qui ne le voudrait pas. Plus lâche que celui qui s'en irait comme ça.
  19. C'est vrai qu'il est différent de ses autres livres, et, je trouve, puissant.
  20. Jedino

    Mes mots interdits

    Magnifique. Vraiment.
  21. Jedino

    un jour = une histoire

    Ils marchaient. Vers où ? Ni l’un ni l’autre ne le savait. D’ailleurs, peu leur importait. Ils ne souhaitaient rien de plus qu’un partage. Et, quoi de mieux qu’une situation anodine ? Cela se finirait bien. Ils ne parlaient pas tant pour autant. On ne discute vraiment qu’avec notre âme, dans le silence et la concentration légère des gens heureux. Voilà pourquoi le monde qui vivait autour d’eux n’existait pas. Ils n’y voyaient rien. Etrange paradoxe que celui qui cherche à devenir aveugle lorsqu’il possède la vue. Serait-ce une condition nécessaire pour rejoindre notre univers ? Ils conversaient. Gaiement. Pourtant, aucun détail ne rendait cette chose visible. J’aurais pu les voir que je ne les aurais pas vus. Il suffit de peu pour se défaire de ce qui nous entoure. Eux se suffisaient. Je crois qu’on remarque le bonheur à ce qu’il ne s’observe jamais réellement, tout comme la douleur n’est que rarement exprimée. Il n’y a bien que le sublime pour vouloir se démarquer. Cela faisait mon admiration pour ce couple que je n’ai pas encore croisé. Mais, au fond, que sommes-nous, sinon des liens à nouer ? Pour faire un nœud, encore faut-il une corde, préférentiellement une. Ce n’est pas par hasard que nous parlons de deux êtres qui paraissent comme un. Ils marchaient. En cela, je les admirais déjà. Non pas qu’ils étaient uniques ou distingués, bien que, d’une certaine façon, ils possédaient cette force qui marque un esprit faussement cravaché. Seulement, que dire, sinon sa surprise, face au spectacle de deux personnes qui ne se ressemblaient et ne se ressembleront probablement jamais, et qui, malgré tout, faisaient mines de mutuellement se combler ?
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