-
Compteur de contenus
48 064 -
Inscription
-
Dernière visite
Type de contenu
Profils
Forums
Blogs
Calendrier
Vidéos
Quiz
Movies
Tout ce qui a été posté par Jedino
-
Et pourquoi j'arrive à philosopher parfois avec lemme et quelques autres dont je n'ai plus le nom alors? Et d'abord, j'suis pas fou. :sleep:
-
Les rares fois où j'ai essayé de poser un pseudo débat philosophique un peu cohérent, je me suis fait huer comme vache qui pue. Et pourtant, je ne suis pas une femelle
-
-
-
Personnellement, j'adore.
-
En effet, elle manque. Ce sentiment qui t'envahit, Celui-là qui perce ta vie, Jamais vraiment il ne t'oublie. Il te bouffe doucement l'âme, Ronge ce que parfois tu clames, Jusqu'à prendre ton seul sésame. Debout, tu t'en vas en rampant, Tu marches vers ce champ d'argent Où les morts prennent le vivant. J'ai aperçu un soir ce beau monsieur Qui descendait tout droit du haut des cieux. Sa mine était défaite, il était vieux, Et dans son regard, je n'y trouvais d'yeux. Pourtant, je me sentais comme percé, Dénudé face à son air déplacé Empli d'une sorte de vérité. Je fuyais vers ma seule lâcheté. J'en cherchais, malheureux, son consciencieux, Mais n'y trouvait bien que le sentencieux. Son ton paraissait des plus pernicieux : Je souffrais ainsi de voir ce monsieur.
-
Penser à quelqu'un c'est un peu faire son mal en désirant un bien, c'est songer à ce que tu pourrais connaître si tu te levais utilement ce matin. Mais, il faut bien l'admettre, ce n'est pas facile de se réveiller et de se dire qu'aujourd'hui, on va être autre chose que rien. Ca demande une certaine réaction à l'inaction. Donc c'est fatiguant. Et, ce qui est fatiguant est chiant. Voilà un principe psychico-physique inéluctable, non? Vraiment, réfléchir, c'est un truc génial, dans le fond. Tu as l'impression de refaire le monde alors que tu ne sais pas même faire ta vie. Ca te donne le sentiment de ne pas être un raté quand tu n'es que bon à rien. Oui, j'insiste sur ce terme. Sincèrement, je trouve assez pitoyable ce besoin de se sentir grand et puissant par la pensée qui veut que la pensée est chose immense. Une sorte de compensation de notre petite situation. Non parce qu'en vérité, nous sommes à ce point doués que nous n'arrivons pas même à contrôler le peu que nous ayons. Voilà la grandeur de l'homme. Je me sens presque intelligent à écrire ces bêtises. L'impression de dire du sensé donne une telle satisfaction qu'on se rend à peine compte de son côté dérisoire. Je ferais mieux d'être bouffé. Ou ridiculisé. Ou ignoré. Quoi que ça, on sache le faire. Divinement bien, même. L'idéal, c'est finalement de finir fini, inutile et brisé. La valeur d'une vie n'apparaît qu'au moment où elle n'en a plus. Effectivement, je suis en train de raconter qu'un suicidaire connaît mieux la vie qu'un idiot heureux. Et, en effet, je ne comprends pas comment on peut en douter. Un type qui s'amuse avec le bonheur est à côté de la plaque, pour moi. Non pas qu'il ait tort d'être égoïste. Il est comme ça. Juste qu'il a tort de ne pas vouloir le partager avec les autres. Oui, je me contredis. Et, oui, c'est logique. Il faut juste le transposer dans deux cerveaux fondamentalement différents. L'un idiot, l'autre très con. Ce qui m'embête, c'est que je ne parviens plus à écrire des histoires. Donc, je me répète à côté. Je décris les mêmes idées en changeant les mots. Remarque, ça compense un peu la part importante de blanc sur la page. Remarque aussi, il y a toujours plus de blanc que de noir. Je n'aimerais pas spéculer sur ce que ça peut signifier, mais je dirais que l'écriture a cela d'insignifiant qu'elle ne sait pas même combler à moitié le vide. Le plus drôle, c'est que ce vide, on le demande : il nous fait du bien. Le poids du noir est trop important. Pourtant, le noir, c'est l'absence de couleur. Mon dieu, c'est paradoxal! Je n'ai pas envie de le déchiffrer. Mais apparemment, l'absence nous porte facilement sur le coeur. Pour des êtres vides, nous sommes sacrément remplis. Dommage que ce qu'on y met soit tellement vide.
-
-
-
Des roses aux chrysanthèmes (Poème post-mortem)
Jedino a commenté un(e) billet du blog de konvicted dans ♪ Quand on est kon ♪
(Lire le Loup des steppes) Je ne sais pas. -
Des roses aux chrysanthèmes (Poème post-mortem)
Jedino a commenté un(e) billet du blog de konvicted dans ♪ Quand on est kon ♪
Bouah! T'as bien raison de ressortir les vieux gros mots (pas dans le sens qu'on pense : t'as vu, je suis à fond dedans, là). Puis, j'aime beaucoup le titre, surtout pour le fait que post-mortem... Sachant que tu sembles plutôt assez vivant. Enfin voilà :D -
Je l'ai lu rapidement, effectivement. Parce que lire, j'en fais une overdose, ou presque! Désolé^^'
-
Non mais en fait j'ai dit ça parce que j'ai aperçu le titre d'un sujet comme quoi le type était beurré et qu'il a massacré un arrêt de bus. C'est du rapport sans rapport, quoi. Mais je disais ça histoire de dire un truc, tu vois? Parce que moi, pas réfléchir! Pas ce soir! Toi comprendre?
-
Depuis une semaine, j'ai l'impression de refaire de la SVT alors que je n'en ai plus en cours, normalement, via Canguilhem et ton texte aujourd'hui! Mais, effectivement, Zarathoustra a raison de le souligner : c'est propre à toutes les idées.
-
Tu fais dans l'actualité, maintenant?
-
(J'ai pas pu m'empêcher de sourire en voyant que ta réponse était aussi longue, sinon plus, que mon billet... :D) Oui, il est certain qu'il faut distinguer la représentation des autres dans notre esprit et ce qu'ils sont en réalité. Maintenant, je ne sais pas si cela est pessimiste de dire que rien ne s'explique. Disons que j'ai le sentiment que nous cherchons à donner sens à tout ce qui nous entoure non pas pour le comprendre justement, mais plutôt pour s'y sentir, disons, "chez nous". Une question de bien être, quoi. Et je suppose, du coup, que cette motivation nous bloque. Après, je te dirais que les mathématiques, ce n'est pas mon truc. Quand on me l'explique, je le saisis. Mais, je suis incapable de l'appliquer par moi-même. Et si jamais j'y parviens, ce n'est jamais plus que par réutilisation d'un raisonnement que l'on m'a donné. Alors forcément, ma position est très négative. A tort ou à raison. Mais, au fond, ce que je dis pour les mathématiques, je le dis pour la physique, la chimie, la biologie, etc. Non pas parce qu'ils utilisent d'une manière ou d'une autre les mathématiques, bien que ça joue. Simplement, et peut-être qu'un autre texte que j'ai écris est plus clair à ce sujet, je considère la science comme, oui, le moyen de se sentir bien dans un monde qui, par nature, n'est pas comme nous. Pour différentes raisons, d'ailleurs, quand j'y réfléchis. Peut-être que, si j'en ai l'envie, je réfléchirai au pourquoi de ce besoin de diviser l'ensemble en différents sous-ensembles, ou domaines. Probablement par facilité de compréhension, et ce que cela implique. Peut-être pour autre chose aussi. Là, je ne sais pas. Sinon, nous sommes d'accords, oui. En réalité, c'est une réaction qui a suivi mon cours de philo', et où l'affirmation des phénoménologues selon laquelle "je suis mon corps" va de soi et n'est donc pas à démontrer est absurde. Un peu comme les axiomes. Je trouve profondément idiot de fonder un raisonnement sur des principes qui, eux, vont "de soi". Pourquoi? Parce que, rigide que je suis, soit on se restreint à tout démontrer, soit on se contente d'interpréter, de concevoir. Mais on s'amuse pas à mélanger les deux sous-prétexte que c'est indémontrable, histoire que tout colle. Mais je reste un adolescent de 19 ans, après.
-
Il est curieux de remarquer que la chose la plus abstraite et irréelle permet de décrire et de faire fonctionner ce qui nous entoure. La logique, ou les mathématiques (je ne différencie pas vraiment les deux idées ici), sont l'outil rendant possible la conceptualisation et la description de la nature, de nous-mêmes. Sans parler de notre capacité à raisonner qui se veut structurée. La question est, du coup, de savoir comment il est consciemment sensé de considérer la logique comme apte à expliquer? Evidemment, elle s'adapte presque parfaitement aux relations de cause à effet. On oublie que cette idée est déjà une idée voulue par la logique. En réalité, ce qui est logique ne l'est que d'apparence. Un phénomène se répètera en effet sous les mêmes conditions et selon les mêmes conséquences. Ceci donne lieu à une loi finalement évidente. Seulement, c'est faire là le raisonnement inverse de ce qu'il serait raisonnable de faire. Jamais un phénomène ne se fera selon la logique, mais la logique voudra que ce phénomène se fasse selon la loi tirée par supposition d'universalité. De même, une démonstration, qu'importe comment, ne démontre rien de plus que la cohérence de l'explication logique au phénomène, et non l'inverse. Autrement dit, c'est faire erreur que de considérer le savoir humain comme la description des choses. Il n'est, au contraire, qu'une représentation logique portée sur lui, adaptée à notre fonctionnement et nos vies.
-
Possible, oui. Cela dépend toujours des autres, finalement.
-
Ta remarque est légitime, mais cela fait bien longtemps que celui-ci a dérivé sur des textes et des poèmes de toutes sortes. Je sais qu'à mon arrivée en tout cas, le but était avant tout de s'exprimer. Que ce soit sa vie, ou autre chose.
-
L'âme s'élève comme se lèverait un homme de son sommeil. Elle regarde d'abord alentour, quand bien même elle ne risque rien, avant de se lancer dans la traversée, longue et difficile, de l'autre côté de la rue. Il ne faut pas oublier que chaque effort oublié par habitude reste un effort, et que chaque effort a un coût. Mais l'énergie du corps, c'est un peu le stock d'une entreprise : un potentiel de gain à venir. On ne bouge que pour plus y gagner. De même qu'on vend pour en sous-tirer un bénéfice. Après la métaphore de l'ordinateur, voilà celle de l'entreprise. Deleuze s'était déjà fait plaisir de ce côté-là. Moi, à vrai dire, j'ai l'impression d'en utiliser pas mal, des métaphores. Mais, plus j'y songe, et plus je trouve le concept idiot. Cela amène à des conjectures, à des comparaisons qui ternissent la beauté de l'un, ou de l'autre, pour un effet de style, ou par un souci de clarté. Parce qu'un type comprendra mieux le fonctionnement du cerveau si tu lui parles d'un disque dur et d'une carte mémoire, si tu lui dis que ses désirs, c'est un peu une industrie. En plus de montrer notre frustration face à ce qui nous échappe, cela en détruit toute l'essence complexe et singulière. Non, il n'avait pas tort, mon professeur, quand il parlait d'une société de l'approximation. Il ne se doutait simplement pas que cela s'applique au-delà de son domaine et des français. L'approximation d'un combat contre l'approximation. Mais, comment lui en vouloir? Comment lui reprocher d'ignorer que nous sommes des conjectures? Un amas de milliers de conjectures. Quand je parle d'amour, je parle de quelque chose qui s'en approche, qui est trop proche de ce que j'imagine, et trop loin de ce que c'est. Quand je parle d'un visage, je parle trop de ce que je vois, et pas assez de ce que je ne vois pas. Pourquoi? Parce que, justement, tout ceci n'est pas visible à mes yeux. Une vie n'est viable qu'au sein d'une approximation fade et bâtarde du monde. Entre ce que nous voyons, ce que nous aimerions voir, et ce que nous devrions voir. Comment nous en vouloir?
-
Bonjour Amazones! On peut tout dire, mais tout n'est pas bon à dire, parce que tout ne mérite pas d'être lu! En tout cas, pour ce que je fais. Mais, c'est une opinion toute personnelle (une opinion est-elle autre chose que profondément personnelle? Elle le devrait, si ce n'est pas ainsi). Enfin bref, merci :)
-
Merde, j'aimerais te le dire, J'aimerais pouvoir l'écrire, Te le décrire dans mon délire! Tu vois ce flingue dans ma main? Tu vois ces yeux emplis des tiens? Je n'ai pas un esprit sain, Je ne suis pas vraiment des miens. Mon coeur est probablement à toi. Ma raison, elle, s'en va. Tout ceci sonne faux, Comme ce poème, Lourd et blême. Les rimes s'en vont, Les rimes ne sont plus là. Oh! J'y ai déjà songé, crois-moi. Je crois même qu'un jour, j'avais la foi. Mais la gloire est pour les lâches, Et je suis de ceux qui sont tâches. A vouloir me percer, tu y arriveras : Je t'offrirai la lame, et tu le pourras. Car si mourir, je devais maintenant, Que cela soit de ta main, de ton faisant. Mes mots se perdent à t'écouter, J'en invente rien qu'à t'imaginer. Est-ce que cela vient vraiment d'en moi, D'en cette envie que j'ai d'être à toi? Tout se répète car jamais rien ne s'arrête : La chanson est la même, elle est en fête.
