Aller au contenu
  • billets
    3
  • commentaires
    9
  • vues
    102 511

À propos de ce blog

La preuve par 8

Billets dans ce blog

 

Histoire de vieux pots

Petite balade à Belleville.
Entre les putes et les civils,
Je déambule d’un air tranquille,
En quête d’aventure, pas d’idylle.
J’ai sorti le swag, je suis trop trop soin,
Prêt à casser de la tchoin,
J’ai mon tinder qu’attend pas loin,
Je suis préparé, j’ai tout fait bien.

J’arrive au lieu de rendez-vous.
« Salon de massage Paisible bambou »
J’ai compris le message, j’entre ;
Je me dirige vers l’hôtesse et lui glisse, tendre : « Je veux qu’une asiatique m’astique
Et je veux qu’elle gobe vite, je veux pas qu’elle mastique.
Je crache la purée, j’envoie du mastic.
Bébé, j’ai sorti l’huile, je veux que tu masses trique.
Vas-y joue moi des tours, je veux qu’y ait masse tricks.
Je veux tes lèvres autour et sentir paroi gastrique. »
Elle m’envoie la gérante, m’envoie au casse-pipe ;
Je vois la vieille qui rentre, je sens le bad trip.
Mémé toute souriante, genre stéréotype,
M’emmène tranquillement en tirant sur mon slip. M’installe sur table haute,
M’entrave avec menottes.
Tandis qu’elle se dépiaute
Je cris « c’est toi Maki hot ? »
Elle acquiesce, me décalotte.
Résigné, je la plote.

Et là
Je te l’ai tendue,
Détendu, nu,
Ma tentacule
Tant attendue,
L’attente l’accule.
T’as tendinite
Alors je descends ta culotte.
Débridé donc  je tripote
Toute ridée mais je m’y frotte
Peinture rupestre dans ta grotte.
Je viens niquer comme Cro-Magnon,
Te limer jusqu’au moignon.
Je viens pour faire craquer l’oignon.
Vide mes bourses, prend mon pognon !
Je déverse liquidités,
Découvert illimité !
Je découvre félicité
Dans la fente d’un fruit gâté.
Terminé par femme mature,
Je suis battu, j’ai courbatures,
Tandis qu’elle part dans un fou rire,
Vieille peau me laisse en confiture.


Kégéruniku 8

Kégéruniku 8

 

Improvisite

Personnes quelconques, vie banale,
Je crois que la télé nous a banane.
On restera pas dans les annales,
La chance nous a fait le coup de la panne.
Tu voulais vivre dans les étoiles
Et en fait ta vie s’étiole.
T'aurais voulu mettre les voiles
Mais t'étais qu'une petite tafiole.
Et comme tous les autres tu t'es rangé
Loin de ces rêves qui te démangeaient.
Entre picole et canapé,
Tu veux juste qu'on te foute la paix.
Si l’amour propre est un moustique
T’as prévu le stock de citronnelle.
Aucune chance qu’il ne te pique
Qu’il ne t’érafle ou te cherche querelle.
T’as l’air plus zen qu’un moine bouddhiste
Mais t’es juste mort à l’intérieur.
A vivre sa vie sans prise de risque
Elle y perd toute sa saveur.
Ce qui t’entoure n’a aucun goût,
Ceux qui t’entourent te dégoûtent ;
Balance tout à l’égout,
Dégueule jusqu’à la dernière goutte.
Mais t’es trop lâche pour tout lâcher,
Tu mérites juste de te faire lyncher.
Tu sais rien faire sauf te cacher
Et pleurer tes chances gâchées.
Et tu sombres tout doucement
Pour ne pas prendre de décision.
Et tu te places en isolement
Comme si t’étais ton propre maton.
La vie c'est dur, ma bite aussi.
Deux points de suture, pourquoi tu cries?
T'engueules les murs, t'habite ici.
Tu joues sécure et tu fais l'aigri?!
Serait peut-être temps de changer de disquette!
Disent que tu t'uses comme une gisquette.
Tise gin, suze, juste une lichette;
Tchin et motiv' finit en moquette.
De jolis mots plein la bouche
Mais y a rien quand t'accouches. Tu fais qu'attendre les cafouilles,
Toujours à faire le guet.
Mais souvent quand ça bafouille
En fait c'est toi qui bégaie.
Tu t'imagine comme géant
Qui peine à s'éveiller.
Mais t'es qu'un petit con gênant
Qui a bien assez veillé!
  Tu sais la vie ne livre pas.
Tu sais pas quoi dire, ne l'ouvre pas.
Tu cherches l'avenir, délivre toi.
Les faux départs ça n'arrive pas.

Kégéruniku 8

Kégéruniku 8

 

Loverdose

Ce qui me tue c'est la joie. Sa logique, ses idées, sa façon de faire. Si les filles de joie sont des salopes, je ne sais plus quoi penser de la mère. Insuportable trainée qui se donne, sans faire payer, au premier des abrutis. Mais qui va se refuser, ou du moins se faire prier, pour quiconque à de l'esprit. Je veux bien comprendre, qu'étant plus simples à divertir, elle choisisse les imbéciles, pour n'avoir que moins d'efforts à fournir, parce que se donner de la peine est une chose que la joie ne peut comprendre. Mais tout de même, j'ai du mal à imaginer qu'on puisse à ce point préférer la facilité qu'on en finisse par se donner en premier lieu aux imbéciles heureux. Et voilà qu'en conséquence, je me retrouve contraint à m'abandonner dans les bras d'une autre, parce que la joie n'éprouvant qu'indifférance me laisse et se donne aux bêtement satisfaits et à la boue dans laquelle ils se vautrent. Alors, ce n'est pas si beau l'amour, quand c'est un souffle sans inspiration qui vous réchauffe l'oreille, quand c'est une caresse désespérée qui vous force à la compassion perverse, quand c'est sans joie qu'il nous faut le faire. Parce que l'amour ce n'est pas la joie et que la joie ne m'aime pas. Pas que je pense bien, mais forcé d'admettre que je suis bien là, j'en conclus que mon esprit me ferme ses bras, à celle là même qui ne m'aime pas. Et si je baise sans capote, c'est dans l'espoir vénérien d'attraper la bêtise qui m'apportera la joie. Parce que je l'aime cette salope, comme tant d'autres idiots avant moi.

Kégéruniku 8

Kégéruniku 8

×

Information importante

Ce site internet utilise des cookies pour améliorer l'expérience utilisateur. En naviguant sur ce site vous acceptez que des cookies soient placés sur votre navigateur. Conditions d’utilisation Politique de confidentialité