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À propos de ce blog

Des besoins d'écrire et de décrire, un défouloir plus un boudoir pour s'émouvoir et ne plus broyer du noir, l'écriture sans fioriture ni forfaiture, simplement dire

Billets dans ce blog

voyage

Allongé sur mon lit, droit comme un "i", le corps lourd et fatigué, usé par le temps et ses vicissitudes, les yeux fixés au plafond, je me perds dans mes pensées et je voyage. Je me rappelle de cette odeur de pain grillé le matin, le café qui chauffe sur le gaz et son odeur de caramel qui se dégage de cette cafetière à col de cygne jaune dans cette cuisine où une table trône en mélaminé recouvert de bakelite. Mon père assis à cette table fumant sa première cigarette de son paquet de gauloises br

roux-avant

roux-avant dans humeur vagabonde

effluves croisées

J'avançais doucement, baguenaudant le long de la rivière. Le temps est doux et calme, les nuages s'amusent du ciel bleu mais le vent léger emporte avec lui ces empêcheurs de flâner en rond. La rivière s'écoule doucement faisant des clapotis délicats avec une légère écume rappelant que les arbres sont en fleur et délivrent leur pollen. Les senteurs sont présentes, les cerisiers, les églantiers et autres dégagent des parfums délicats et enivrants.  Ma promenade m'emmène sur un pont : je m'y e

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L'adieu

Il y a un temps pour tout, il y a un temps pour nous tous de dire adieu à une petite part de nos vies. Il est 21h, un dimanche soir classique, un week end tout ce qu'il y a de plus classique à ce détail près que leurs vies ne sont plus que côtoiement et non partage. Des mots durs, des actes forts, des envies différentes et différées, des peines qu'on ne partagent plus, des joies que l'on veut secrètes...plus rien ne jointe la vie à deux. On se tient par un fil, on se retient pas le fil du r

roux-avant

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métamorphe

Je suis léger comme l'air qui me porte, je parcours les ciels comme un bolide....je me sens libre et détaché de tout...sentir l'air sur soi c'est ressentir les bienfaits du monde. Je regarde sous moi et je vois la Terre, ce monde vaste m'apparaît aussi petit et frêle que large et infini...sentiment partagé et étrange de pouvoir enserrer le vaste monde sans jamais le faire véritablement, tellement il est vaste...je passe entre deux rochers et je ressens la fraîcheur minérale qui me rappelle que n

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une belle

Elle avait les cheveux blonds couleur d'un champ de blé en juillet, une peau albe comme un cierge de Pâques, des yeux comme des noisettes que l'on ramasse en automne et des mains, oh oui des mains douces et délicates. Ses longs doigts fins se terminaient par des ongles fins comme des griffes d'une tigresse qui avance doucement, dans une jungle épaisse, ne laissant que peu de lumières passées. Elle avance à pas de velours, sans bruit, sans même ébranler une once d'un feuillage. L'air semblait gli

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Eh toi qui me regardes

Eh toi qui me regardes avec ces yeux cristallins, Oui toi qui me dévisages avec cet air doucement malin, Tu crois que je ne t'ai pas vu depuis deux heures Qui m'envisages avec ton souffle empli de chaleur ?   Je sais bien que je suis dans ton esprit ancré Comme un navire l'est dans son havre de paix. Mais as-tu conscience qu'il n'y aura rien de bien Qui pourra subvenir de ce moment qui t'appartient ?   Je sais que tu vois en moi cet obscur objet

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Souvenir d'elle

Un soir que je rentrais un peu plus tard qu'à l'habitude, je m'asseyais fourbu dans un fauteuil trop usé pour réparer ce corps trop difficile à supporter. Mais il était pour moi ce moment donné de tranquillité et de quiétude dans une journée trop longue et trop stressante. J'aimais à m'asseoir ainsi pour contempler ce qu'il y a de plus beau à contempler dans une vie : elle était assoupie sur le canapé, allongée de tout son long, ses mains jointes et sa joue gauche posée délicatement sur elles. E

roux-avant

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