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  1. Invité

    D'où vient la violence gratuite ?

    Maurice Berger: «Non, la violence gratuite n’est pas due à la ghettoïsation» FIGAROVOX/GRAND ENTRETIEN - Les violences gratuites sont en augmentation constante en France. Pour le pédopsychiatre Maurice Berger, auteur d’un livre sur son expérience auprès des adolescents hyperviolents, elles sont le fruit de facteurs psychologiques et culturels. En tant que pédopsychiatre dans un centre éducatif renforcé (CER), vous êtes confronté quotidiennement aux jeunes qui commettent des «violences gratuites». Un terme revient souvent dans le débat public, surtout récemment: jugez-vous que l’on assiste à un «ensauvagement» de la société ? Toutes les deux minutes, une plainte est déposée à la police pour une violence gratuite et tout citoyen peut être confronté à une telle agression. Pour moi, l’ensauvagement, c’est lorsque la parole ne fait plus tiers, lorsqu’existe un différend même minime entre individus. Il y a quelques années, 85 % des mineurs traduits devant la justice changeaient de comportement après leur rencontre avec l’institution judiciaire, la parole du juge. Ils ne sont plus que 65% actuellement, et c’est d’eux dont je parle ici. L’impulsivité prime, l’autre n’est plus considéré que comme un objet sur lequel décharger la tension qu’on ressent dans l’immédiateté, comme une gêne à éliminer. Ceci soulève la question de savoir quelles sont conditions nécessaires pour qu’un individu se civilise. En tant que médecin, j’affirme que ces comportements extrêmes sont de plus en plus fréquents et de plus en plus grave. Cette évolution n’est pas soudaine, j’en écrivais la certitude en 1992. L’attitude des gouvernements successifs a été de penser implicitement «après moi, le déluge», déluge qui est là maintenant ; et aussi de se plier à une idéologie qui définit comme «sécuritaire» et animée d’intentions électorales toute personne qui alarme sur ce sujet. En tant que médecin qui, depuis 40 ans, a le plus travaillé en France sur la prise en charge des enfants et adolescents violents, j’affirme que ces comportements extrêmes sont de plus en plus fréquents et de plus en plus graves. Un facteur parmi d’autres est l’impunité importante concernant la première atteinte aux personnes, que j’appelle le droit de tabassage. En réadaptation fonctionnelle où je travaille aussi, je reçois des adultes qui gardent à vie des séquelles physiques ou cérébrales définitives après une agression pour un supposé mauvais regard, et dont l’agresseur mineur n’est puni que d’un sursis car il n’était pas récidiviste. La vie ou la qualité de la vie restante de la victime est ainsi démonétisée. Or c’est simple, quand on n’est pas puni, on recommence. (...) Aucun des jeunes que j’ai rencontrés n’a manifesté de réel sentiment de culpabilité pour ses violences. Le plus grave est l’absence d’empathie, de capacité de comprendre ce que l’autre peut ressentir. Ainsi je demande à un jeune qui a mis un adulte dans le coma pour un supposé mauvais regard, pourquoi il n’a pas tué sa victime. Réponse: «parce qu’un copain m’a tiré en arrière par mon sweat». Je l’interroge sur ce que cela aurait fait à la mère de sa victime si son fils était mort. «Elle aurait été triste un moment, puis il faut passer à autre chose, ne pas s’apitoyer toute sa vie, c’est ballot. Il aurait dû mourir un jour de toute manière». Aucun des jeunes que j’ai rencontrés n’a manifesté de réel sentiment de culpabilité pour ses violences, ce qui est très déstabilisant pour les professionnels, il faut passer par d’autres voies. En quoi les structures familiales sont-elles en partie responsables de l’apparition de comportements violents? Je demande à chaque jeune que je rencontre de me raconter son histoire, et il apparaît que dans la région où je travaille, la grande majorité de ces mineurs sont issus de l’immigration originaire du Maghreb. Ce qui m’a amené à travailler à partir des écrits de psychologues maghrébins, et les membres de l’équipe de Centres Éducatifs Renforcés, en majorité originaires eux aussi d’Afrique du Nord, m’ont aidé à comprendre. Les familles concernées ici, et ce n’est pas le cas de toutes les familles d’origine maghrébine en France, où prime la solidarité, ont un fonctionnement clanique, c’est un corps dont chaque individu est un membre, sous l’autorité d’un patriarche ou d’une matriarche. Si un sujet s’éloigne géographiquement, ou se met à penser différemment, le groupe se vit comme amputé d’un membre et va chercher à le récupérer. Alors que le but d’une famille devrait être que les parents cherchent à ce que leur enfant se construise une pensée personnelle et puisse s’éloigner d’eux pour se construire un projet personnel, dans une famille clanique le mode de pensée est indifférencié, le but n’est pas qu’un sujet pense par lui-même, son identité est d’abord d’appartenir au groupe. Ainsi 50% des jeunes admis au CER ont pour projet de vivre à l’âge adulte dans l’appartement familial ou dans le même immeuble, et quand je demande ce qui se passerait si leur épouse souhaitait un appartement avec plus d’intimité, la réponse est «elle dégage». Dans ce cadre indifférencié, certains parents nous déclarent avoir décidé de ne jamais dire non à leur enfant! Les conséquences de ce fonctionnement sont d’abord que les codes du groupe priment sur la loi extérieure. Et la représentation que ces jeunes ont de la relation n’est pas de personne à personne mais de groupe à groupe. Si l’un d’eux est en difficulté dans une relation, il rameute son groupe: «mes frères vont venir te tuer». Un autre demande que le stage professionnel que l’éducateur lui cherche se situe précisément dans l’arrondissement où il vit. Le terme de ghettoïsation est donc inexact, car on est enfermé dans un ghetto ; alors qu’ici au contraire, la contrainte est intérieure, autosécrétée, car c’est l’éloignement qui est angoissant, en pensée, ou physiquement hors du territoire. (...) https://www.lefigaro.fr/vox/societe/maurice-berger-non-la-violence-gratuite-n-est-pas-due-a-la-ghettoisation-20191115
  2. La France ne fait plus partie des 50 destinations les plus sûres au monde, d'après l'index sur la "sûreté et la sécurité", publié dans le rapport 2019 sur la compétitivité touristique du World Economic Forum. Au total, 140 pays ont été passés au crible et sur le critère de la sûreté, la France ne se classe que 51e derrière la Gambie (50e), l'Azerbaïdjan (38e), le Rwanda (31e), la Malaisie (34e) ou même le Maroc (28e). La France paye cher la note du terrorisme islamique puisqu'elle se classe 120e sur 140 au tableau consacré au risque terroriste basé sur le nombre d'attaques et de morts, mais ce n'est pas tout... Outre le terrorisme, c’est surtout la petite délinquance qui cause ce sentiment d’insécurité pour les touristes : « Dans les guides étrangers, il y a parfois des pages entières sur les consignes de précaution à adopter », note Danièle Küss. Elle cite pêle-mêle les vols à la tire, les pickpockets sur les zones touristiques et les agressions, faits qui paraissent impensables pour des touristes chinois ou japonais : « C’est cela qui fait naître l’image d’une France dangereuse pour ses touristes. Autant le terrorisme est vu comme un phénomène global, autant la France a une image spécifique de mauvaise délinquance. » https://www.capital.fr/economie-politique/la-france-sort-du-top-50-des-pays-les-plus-surs-pour-voyager-1354058 https://www.20minutes.fr/societe/2639487-20191029-tourisme-france-toujours-pays-visiteurs Le classement intégral : http://reports.weforum.org/travel-and-tourism-competitiveness-report-2019/rankings/#series=TTCI.A.02 La France, une destination déconseillée ?
  3. Que préférez-vous discuter ? (1) la formation de coopératives agricoles, (2) l’aide aux personnes sdf ou handicapées (3) la lutte contre les mafias et la criminalité organisée ou (4) les questions religieuses et sexuelles. Pourquoi cette préférence ?
  4. extraits : Construit sur le mode d'un compte à rebours vers une « explosion » finale, La France Orange mécanique n'aborde son réel sujet que dans les derniers chapitres : si la délinquance explose en France, c'est, selon l'auteur, du fait de la « mondialisation », entendez de l'immigration. Le procédé est assez habile. Assommé sous une avalanche de chiffres et 45 pages d'affilée de faits divers relevés dans la presse locale, le lecteur non averti s'engouffre dans l'explication « culturelle » offerte par Laurent Obertone. Le livre, qui prétend casser les tabous, esquisse des solutions ultra-sécuritaires : des juges plus sévères, le retour de la peine de mort ou à tout le moins de la vraie perpétuité, la construction de 300 000 places de prisons, et moins d’immigration. Non « politisé » La France Orange mécanique, comme l'affirme son auteur ? Si sûrement que le député Gilbert Collard et Marine Le Pen en font la promotion depuis plusieurs semaines. « Ce livre, vous devez absolument le lire et le faire lire », vante la présidente du Front national en une du site du parti. <div>Présenté comme un travail scientifique, ce « livre choc » accumule pourtant sans aucune précaution des chiffres souvent non sourcés, erronés, et interprétés au forceps pour coller à la thèse de l'auteur. Détails.......(.....)...... La plupart des exemples de viols (et ils sont nombreux) cités par le livre sont commis dans un lieu public par des inconnus, si possible d'origine étrangère, ces fameux « sous-socialisés ». C'est oublier que la plupart des viols en France sont le fait de proches de la victime, comme le montre l'étude de la sociologue Véronique Le Goaziou, Le Viol, aspects sociologiques d'un crime. Le livre est issu du travail d'une équipe du Cesdip qui s'est penchée sur 425 affaires de viol jugées aux assises de Paris, Nîmes et Versailles. « On voit clairement dans ces dossiers que le viol est un crime de proximité, explique Véronique Le Goaziou dans un entretien au Midi Libre. Le nombre d'affaires dans lesquelles auteurs et victimes ne se connaissaient pas du tout est réduit. Dans la majorité des cas, auteur et victime entretiennent un lien relationnel, plus ou moins fort. Les viols les plus nombreux sont ceux qui interviennent à l'intérieur de la famille (47 % - ndlr). Les viols par inconnu représentent dans ma recherche 17 % des dossiers (29 % à Paris - ndlr). C'est important à dire car on a encore dans nos imaginaires la vision du violeur qui fond sur sa proie inconnue dans une rue sombre, ce n'est vraiment pas le plus courant. » Les viols sont également loin d'être le fait d'une catégorie sociale en particulier. « Les enquêtes de victimation montrent que les viols dont les auteurs sont connus sévissent dans tous les milieux sociaux et dans des proportions comparables », rappelle la chercheuse au CNRS dans un entretien à Mediapart. Mais cette réalité, qui met en cause non plus l'inconnu qui rôde dans nos rues, mais les amis, collègues, et conjoints des femmes vivant en France, est passée sous silence par La France Orange mécanique. Pour son auteur, « le traitement des violences faites aux femmes » ne peut être qu'un leurre médiatique permettant « aux associations, médias et politiques d'incriminer essentiellement les maris et les pères de famille ». lire cet excellent article en entier sur : http://www.raslfront-isere.org/blog/lire-article-557584-9783728-_la_france_orange_mecanique___flagrant_delire_secu.html
  5. Hussard Noir

    La France barbare

    La France barbare 17/01/2013 Chaque jour, on recense 13 000 vols, 2 000 agressions, 200 viols. Dans un livre événement, Laurent Obertone nous fait découvrir cette France d’apocalypse. Saisissant. (...) Il suffit d’assister aux audiences d’un tribunal correctionnel, d’une cour d’assises, de bavarder avec des policiers de terrain pour se rendre compte du climat de violence qui embrase, parfois pour un rien, une cité, un lieu public, une famille même. La nuit du réveillon du 31 décembre l’a une fois encore démontré : tel un rituel immuable, en chaque fin d’année, on joue à un drôle de jeu, l’incendie de voitures — 1 193 véhicules ont été brûlés cette fois-ci, selon Manuel Valls, le ministre de l’Intérieur. Les départements les plus touchés ? La Seine-Saint-Denis, le Haut-Rhin, le Bas-Rhin et les Bouches-du-Rhône. (...) Selon la DCPJ, en 2011, « un étranger sur dix mis en cause est un ressortissant roumain ». Lequel se trouve souvent impliqué pour des cambriolages, des escroqueries et des vols à l’étalage. Quant à la délinquance des Roumains mineurs, elle a fait un bond spectaculaire entre 2009 et 2011 : plus de 102 % de hausse ! Ce qui représente 5 000 personnes qui agissent surtout dans les grandes villes, principalement sur les lieux très fréquentés par les touristes. Autre nouveauté : l’apparition de gangs de jeunes filles qui n’hésitent pas à s’en prendre violemment à d’autres jeunes filles. Comme ce lundi 7 janvier 2013, où une adolescente de 16 ans, qui se trouvait dans l’impasse près de son lycée à Savigny-sur-Orge (Essonne), a été poignardée par une bande de 4 ou 5 adolescentes… Blessée à l’abdomen, elle a pu avertir une copine du lycée et être conduite aux urgences de l’hôpital voisin. Et l’on pourrait y ajouter un phénomène à l’ampleur décuplée ces dernières années : les bagarres dans les cités entre bandes rivales avides de défendre leur territoire, ici pour développer leur trafic de drogue, là pour des histoires de jalousie… Cette délinquance qui survient chez des adolescents de plus en plus jeunes (12-13 ans) a de quoi inquiéter. Ce samedi 12 janvier 2013, à Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne), un homme de 65 ans n’a-t-il pas été frappé à mort par un jeune de 13 ans, membre d’une bande qui venait de s’introduire dans un parking privé. Il est vrai que l’autorité, d’où qu’elle vienne — policiers, pompiers, instituteurs —, est devenue pour certains totalement illégitime. Ce n’est pas un hasard si en moyenne 38 policiers et gendarmes sont victimes d’agression chaque jour… Un chiffre impensable au temps de nos sergents de ville ! C’est dire que le livre de Laurent Obertone, 28 ans, la France Orange mécanique, tombe à point nommé (pour voir la présentation). Un livre choc qui recense sinon tous les faits divers, du moins une très grande partie, qui ont secoué, ici une petite — ou une grande — ville, là une bourgade. Un livre qui nous fait découvrir la France barbare. Celle des braquages. Des affrontements violents entre communautés. Du crime organisé. Du crime gratuit, sans mobile apparent. Un livre qui révèle l’existence de bandes en plein Paris — 65 en 2011 — qui n’hésitent pas à tuer “l’adversaire”, autrement dit les membres d’une bande rivale. Comme en avril 2009 où, à proximité de la gare de Lyon, un jeune a reçu un coup de couteau qui l’envoya illico ad patres. Pendant deux ans, Obertone a dépouillé la presse régionale, de l’Union de Reims à la Montagne en passant par la Voix du Nord ou la Dépêche du Midi, pour y découvrir ces faits divers qui en disent long sur l’état de notre société. Même si certaines de ses analyses et certaines outrances toutes littéraires peuvent prêter à discussion, Obertone exhibe un pedigree qui accrédite le sérieux de son travail. Titulaire d’une maîtrise d’histoire qu’il a consacrée à “la délinquance en Franche-Comté sous la Révolution française”, il est également diplômé de l’École supérieure de journalisme de Lille (ESJ). En le lisant, peut-être vous frotterez-vous les yeux, comme ceux qui, voici quarante-deux ans, ont découvert le film de Stanley Kubrick Orange mécanique. Une oeuvre prémonitoire. À ceci près qu’aujourd’hui, nous ne sommes plus dans la fiction. Obertone, c’est ici et c’est maintenant. L'article complet... Source: Valeurs actuelles
  6. Lorsqu'on parle de communautarisme, on évoque les religions ou les ethnies; mais on oublie ces communautarismes qui se créé via des codes esthétiques. Accent, fringues, les racailles ont les leurs. Aucune loi n'interdit d'acheter et de porter du Lacoste, de chausser des pompes nike, de parler en lâchant un "fisse de pute" et un "nique sa mère" toutes les 10 secondes; alors que ce sont pourtant autant de codes autour desquels les racailles se réunissent. La racaille, pourtant parfaitement identifiée au travers de ces codes qui ne sont ni raciaux ni religieux, ne suscite aucune réflexion réprobative de la part du monde politique et encore moins du monde artistique (qui en font la promotion à travers le rap) . Le rap reprend ses codes, les plateaux télé invitent ses représentants régulièrement, participant ainsi à la pérennité de cette culture. Il est un lieu commun de dire que la culture se fait dans l'éducation bien plus que dans la répression : alors pourquoi le pouvoir a-t-il toujours favorisé les codes de ce qui, sur le modèle du gangsta rap aux USA, a participé de la création de ces racailles dont on ne sait pas (n'ose pas?) se débarrasser aujourd'hui ? Y a t-il une volonté de nourrir cette engeance plutôt que de la combattre, et si oui : d'où vient-elle et à qui profite t-elle ?
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