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Les cinq pilliers du Capital

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Leverkuhn

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Membre, 42ans Posté(e)
Leverkuhn Membre 357 messages
Forumeur accro‚ 42ans‚
Posté(e)

Mesdames et messieurs bonjour:bienvenue:

Il est étonnant de constater la manière avec laquelle ici, les gens de la Bonne Société décrivent la monde dans lequel ils vivent. Il doit exister une forme d’étanchéité, une frontière invisible et hermétique entre leur monde et celui du reste de la population. Le monde dans lequel ils vivent, un monde libre, un monde libéré des croyances se révèle par contraste avec le monde qu’ils critiquent, emprunt de barbaries, de servitudes, de religions.

Ce monde qu’ils critiquent, c’est celui des autres, des étrangers, des opposants, des dictateurs sanguinaires et des religieux fanatiques.

S’agissant du sang et de la servitude, l’Histoire de ces deux derniers siècles et l’actualité a su montrer à quel point leur monde n’était pas étranger à la vallée de larmes qui ruissellent ici et là de bas en haut.

S’agissant de la Religion, il y a toujours une forme de réticence à décrire leur monde, le monde qu’ils défendent comme un monde emprunt de croyances. Il m’apparaît donc important de mettre en lumière la croyance religieuse qui occupe ce joli petit monde et qui ruisselle de haut en bas : la Religion du capital.

Laissez moi donc vous énumérer les 5 piliers de cette religion.

  • Le Marché, garant sacré de l’Intérêt Général :

Nous avons tous à cœur de défendre l’intérêt général, mais il nous est assez difficile de savoir à qui ce générique réfère. Dans la Religion Capitaliste, cet intérêt général doit être le reflet déformant de son intérêt propre. Chacun doit avoir à cœur au nom de l’intérêt général de se préoccuper uniquement de sa personne. La fortune des uns et des autres n’est dépendante que de soi, et la fortune de l’être générique dépend de cette indépendance des intérêts particuliers. Il y a donc une nécessité à recourir au marché pour servir l’intérêt général.

  • L’accumulation au service de l’intérêt générique :

Le salut réside dans l’accumulation de biens de l’être générique. S’agissant de la richesse, le reflet de l’intérêt général doit prendre tout son aspect déformant. Il ne s’agit pas de mesurer la Richesse Générale à l’aune de votre propre richesse. La Richesse qui doit tous nous occuper, c’est la richesse des Nations.

  • Obéir à la Loi du Marché :

Le marché est un instrument, mais en tant qu’il est un instrument nécessaire, il devient davantage qu’un instrument. Il devient la Loi à laquelle nous devons obéir. Notre salut passe donc par l’obéissance aux lois du marché et l’enfer vient de la désobéissance à ses lois. Tout malheur implique une infraction, toute infraction implique une colère qu’on se doit d’apaiser par le sacrifice.

  • Le sacrifice aux marchés :

Dans sa miséricorde, le Marché tolère certaines fautes qu’il sanctionne par la pauvreté mais donne des occasions à tous de se racheter par la dette. Le marché est miséricordieux, mais il exige cependant des sacrifices. Plus de travail, et moins de biens pour vous. Faites le pour votre salut.

  • Fétichisme de la marchandise :

Toute chose que vous avez produite ou que la nature a produite, passant par le marché devient une marchandise. En devenant marchandise, la chose acquiert une qualité qu’elle n’avait pas autrefois, une valeur. Les choses n’ont de valeur qu’en passant par le marché. Il ne faut accorder d’importance qu’à ce qui a de la valeur. Il ne faut accorder d’importance qu’aux marchandises.

 

Mes chers amis, l’heure est grave sachez le, la laïcité est bafouée. L’Église capitaliste se trouve au cœur de nos institutions ! Il est de notre devoir à nous, gens de la Bonne Société, de lutter contre l’obscurantisme et le fanatisme religieux.

Chers amis, ne perdons pas de temps. Écrasons l’infâme !

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Membre, 58ans Posté(e)
Témoudjine Membre 1 725 messages
Forumeur vétéran‚ 58ans‚
Posté(e)

 

Des mots pour les mots. Un alignement de banalités présentées comme des réflexions profondes.


Et une référence à Voltaire qui n’a jamais eu rien à faire du capitalisme qui n’existait pas à son époque.

 

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Membre, 42ans Posté(e)
Leverkuhn Membre 357 messages
Forumeur accro‚ 42ans‚
Posté(e)
Il y a 1 heure, Témoudjine a dit :

 

Des mots pour les mots. Un alignement de banalités présentées comme des réflexions profondes

 

C'est gentil mais tu sais, c'est à la portée de tous. Même le dernier des mongols peut y arriver :happy:

Il y a 1 heure, Témoudjine a dit :

Et une référence à Voltaire qui n’a jamais eu rien à faire du capitalisme qui n’existait pas à son époque.

Alors là tu m'épates, t'as compris la référence ! T'es vraiment une flèche Gengis !

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Membre, 58ans Posté(e)
lysiev Membre 9 997 messages
Maitre des forums‚ 58ans‚
Posté(e)

Donc il y a les gens de la bonne société et des gens de la mauvaise société? Qui sont les bons et les mauvais? 

Qu'est ce qui différencie une personne de la bonne société et d'une autre qui ne l'ai pas ? :hum:

 

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Membre, 42ans Posté(e)
Leverkuhn Membre 357 messages
Forumeur accro‚ 42ans‚
Posté(e)
Il y a 1 heure, lysiev a dit :

Donc il y a les gens de la bonne société et des gens de la mauvaise société? Qui sont les bons et les mauvais? 

Qu'est ce qui différencie une personne de la bonne société et d'une autre qui ne l'ai pas ? :hum:

 

C'est une question pour Copilot :):

Une personne de la "Bonne Société" est généralement quelqu'un de riche, bien éduqué, ayant des comportements raffinés, et impliqué dans des cercles sociaux influents.

À l'inverse, une personne de la "Mauvaise Société" pourrait être perçue comme ayant des difficultés économiques, un accès limité à l'éducation, et des comportements considérés comme déviants par les normes sociales dominantes.

Mais il est important de noter que ces distinctions sont souvent basées sur des préjugés et ne reflètent pas forcément la valeur réelle ou les qualités d'une personne.

Cela aide-t-il à clarifier la différence ?

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Membre, 58ans Posté(e)
lysiev Membre 9 997 messages
Maitre des forums‚ 58ans‚
Posté(e)
Il y a 1 heure, Leverkuhn a dit :

C'est une question pour Copilot :):

Une personne de la "Bonne Société" est généralement quelqu'un de riche, bien éduqué, ayant des comportements raffinés, et impliqué dans des cercles sociaux influents.

À l'inverse, une personne de la "Mauvaise Société" pourrait être perçue comme ayant des difficultés économiques, un accès limité à l'éducation, et des comportements considérés comme déviants par les normes sociales dominantes.

Mais il est important de noter que ces distinctions sont souvent basées sur des préjugés et ne reflètent pas forcément la valeur réelle ou les qualités d'une personne.

Cela aide-t-il à clarifier la différence ?

Je trouve cette différence complètement absurde et ridicule.

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Membre, Debout les morts..., 76ans Posté(e)
Anatole1949 Membre 37 456 messages
76ans‚ Debout les morts...,
Posté(e)
Il y a 16 heures, Leverkuhn a dit :

C'est une question pour Copilot :):

Une personne de la "Bonne Société" est généralement quelqu'un de riche, bien éduqué, ayant des comportements raffinés, et impliqué dans des cercles sociaux influents.

À l'inverse, une personne de la "Mauvaise Société" pourrait être perçue comme ayant des difficultés économiques, un accès limité à l'éducation, et des comportements considérés comme déviants par les normes sociales dominantes.

Mais il est important de noter que ces distinctions sont souvent basées sur des préjugés et ne reflètent pas forcément la valeur réelle ou les qualités d'une personne.

Cela aide-t-il à clarifier la différence ?

Quel raccourci idiot !

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Membre, 42ans Posté(e)
Leverkuhn Membre 357 messages
Forumeur accro‚ 42ans‚
Posté(e)
Il y a 21 heures, lysiev a dit :

Je trouve cette différence complètement absurde et ridicule.

"L'hypocrisie est un vice à la mode. Et tous les vices à la mode passent pour vertus"

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Membre, Obsédé textuel, 73ans Posté(e)
Gouderien Membre 38 316 messages
73ans‚ Obsédé textuel,
Posté(e)
Le 10/12/2024 à 12:07, Leverkuhn a dit :

Mesdames et messieurs bonjour:bienvenue:

Il est étonnant de constater la manière avec laquelle ici, les gens de la Bonne Société décrivent la monde dans lequel ils vivent. Il doit exister une forme d’étanchéité, une frontière invisible et hermétique entre leur monde et celui du reste de la population. Le monde dans lequel ils vivent, un monde libre, un monde libéré des croyances se révèle par contraste avec le monde qu’ils critiquent, emprunt de barbaries, de servitudes, de religions.

Ce monde qu’ils critiquent, c’est celui des autres, des étrangers, des opposants, des dictateurs sanguinaires et des religieux fanatiques.

S’agissant du sang et de la servitude, l’Histoire de ces deux derniers siècles et l’actualité a su montrer à quel point leur monde n’était pas étranger à la vallée de larmes qui ruissellent ici et là de bas en haut.

S’agissant de la Religion, il y a toujours une forme de réticence à décrire leur monde, le monde qu’ils défendent comme un monde emprunt de croyances. Il m’apparaît donc important de mettre en lumière la croyance religieuse qui occupe ce joli petit monde et qui ruisselle de haut en bas : la Religion du capital.

Laissez moi donc vous énumérer les 5 piliers de cette religion.

  • Le Marché, garant sacré de l’Intérêt Général :

Nous avons tous à cœur de défendre l’intérêt général, mais il nous est assez difficile de savoir à qui ce générique réfère. Dans la Religion Capitaliste, cet intérêt général doit être le reflet déformant de son intérêt propre. Chacun doit avoir à cœur au nom de l’intérêt général de se préoccuper uniquement de sa personne. La fortune des uns et des autres n’est dépendante que de soi, et la fortune de l’être générique dépend de cette indépendance des intérêts particuliers. Il y a donc une nécessité à recourir au marché pour servir l’intérêt général.

  • L’accumulation au service de l’intérêt générique :

Le salut réside dans l’accumulation de biens de l’être générique. S’agissant de la richesse, le reflet de l’intérêt général doit prendre tout son aspect déformant. Il ne s’agit pas de mesurer la Richesse Générale à l’aune de votre propre richesse. La Richesse qui doit tous nous occuper, c’est la richesse des Nations.

  • Obéir à la Loi du Marché :

Le marché est un instrument, mais en tant qu’il est un instrument nécessaire, il devient davantage qu’un instrument. Il devient la Loi à laquelle nous devons obéir. Notre salut passe donc par l’obéissance aux lois du marché et l’enfer vient de la désobéissance à ses lois. Tout malheur implique une infraction, toute infraction implique une colère qu’on se doit d’apaiser par le sacrifice.

  • Le sacrifice aux marchés :

Dans sa miséricorde, le Marché tolère certaines fautes qu’il sanctionne par la pauvreté mais donne des occasions à tous de se racheter par la dette. Le marché est miséricordieux, mais il exige cependant des sacrifices. Plus de travail, et moins de biens pour vous. Faites le pour votre salut.

  • Fétichisme de la marchandise :

Toute chose que vous avez produite ou que la nature a produite, passant par le marché devient une marchandise. En devenant marchandise, la chose acquiert une qualité qu’elle n’avait pas autrefois, une valeur. Les choses n’ont de valeur qu’en passant par le marché. Il ne faut accorder d’importance qu’à ce qui a de la valeur. Il ne faut accorder d’importance qu’aux marchandises.

 

Mes chers amis, l’heure est grave sachez le, la laïcité est bafouée. L’Église capitaliste se trouve au cœur de nos institutions ! Il est de notre devoir à nous, gens de la Bonne Société, de lutter contre l’obscurantisme et le fanatisme religieux.

Chers amis, ne perdons pas de temps. Écrasons l’infâme !

Très intéressant. Le terme "église capitaliste" est à peine exagéré : le néo-libéralisme tel qu'il triomphe actuellement dans une (trop) large partie du monde doit beaucoup à la religion protestante. D'ailleurs dès qu'on ose critiquer le moindre aspect de cette idéologie pernicieuse, on se fait tout de suite traiter comme si on était un hérétique, coupable de sacrilège. La croyance dans "la main invisible du marché" ressort d'ailleurs bien plus d'une religion que d'une science exacte, ce que l'économie n'est absolument pas. Au fond, dans le monde actuel, le Très Saint Marché est la seule divinité dont l'existence ne fasse absolument aucun doute... Vive l'athéisme!:dev:

Modifié par Gouderien
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Membre, 58ans Posté(e)
lysiev Membre 9 997 messages
Maitre des forums‚ 58ans‚
Posté(e)
Il y a 4 heures, Leverkuhn a dit :

"L'hypocrisie est un vice à la mode. Et tous les vices à la mode passent pour vertus"

Qu'est ce que l'hypocrisie vient faire la dedans?:hum:

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Membre, 42ans Posté(e)
Leverkuhn Membre 357 messages
Forumeur accro‚ 42ans‚
Posté(e)
Le 11/12/2024 à 19:08, Gouderien a dit :

Très intéressant. Le terme "église capitaliste" est à peine exagéré : le néo-libéralisme tel qu'il triomphe actuellement dans une (trop) large partie du monde doit beaucoup à la religion protestante. D'ailleurs dès qu'on ose critiquer le moindre aspect de cette idéologie pernicieuse, on se fait tout de suite traiter comme si on était un hérétique, coupable de sacrilège. La croyance dans "la main invisible du marché" ressort d'ailleurs bien plus d'une religion que d'une science exacte, ce que l'économie n'est absolument pas. Au fond, dans le monde actuel, le Très Saint Marché est la seule divinité dont l'existence ne fasse absolument aucun doute... Vive l'athéisme!:dev:

Bonsoir, c'est en effet une idée répandue que celle d'associer capitalisme et protestantisme. Cependant c'est une idée pour laquelle je suis particulièrement sceptique. Dans l'imaginaire, il se dessine une frontière entre d'un côté pays catholiques plus "socialistes", et pays protestants capitalistes.  La France suit la même trajectoire de développement que les pays anglo-saxons, y compris sur le plan idéologique du libéralisme au XVIIIe et XIXe siècle. Mais la France n'est pas protestante. L'Allemagne à l'inverse ne suit pas du tout la même trajectoire (aussi bien politiquement qu'économiquement) que les pays anglo-saxons, et pourtant elle est à dominante protestante.

Il y a quelque chose d'autre qui se joue avec le capitalisme sur le plan des idées, comme sur le plan matériel, la religion naturelle d'un côté et l’État moderne de l'autre.

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Membre, 1ans Posté(e)
Engardin Membre 1 566 messages
Forumeur vétéran‚ 1ans‚
Posté(e)

Je me pose la question : est-ce que c'est une particularité des civilisations indoeuropéennes notre société de castes (vu que chez nous comme aux Indes ça a atteint des summums )  ou est-ce un trait commun de toutes les civilisations humaines ?

On dit que ce sont les peuples eux-mêmes qui sont responsables de leur servitude.

Il ne faudrait pas oublier cette frange non négligeable des peuples qui collabore avec la ou les castes supérieures, pour en recevoir des miettes et qui en sont le bras armé... 

Modifié par Engardin
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Membre, 51ans Posté(e)
Moudjik1 Membre 949 messages
Mentor‚ 51ans‚
Posté(e)

https://www.google.com/url?sa=t&source=web&rct=j&opi=89978449&url=https://citations.ouest-france.fr/citation-rene-bellaiche/religion-opium-peuple-argent-religion-104955.html&ved=2ahUKEwjP39q996OKAxW_XGwGHanrCfY4ChAWegQIFRAB&usg=AOvVaw1EnB1jPoQkHYJ_szy2ce71

Oui le fric est bien le grand unificateur de cette société. C'est lui qui relie toutes les l'avidités. La religion de l'homme est la religion du veau d'or, le fric, encore du fric et rien que le fric

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Membre, Forumeur confit, Posté(e)
Enchantant Membre 17 546 messages
Forumeur confit,
Posté(e)
il y a 45 minutes, Moudjik1 a dit :

Oui le fric est bien le grand unificateur de cette société. C'est lui qui relie toutes les l'avidités. La religion de l'homme est la religion du veau d'or, le fric, encore du fric et rien que le fric

Curieux la nature humaine ?
Ceux qui n’ont pas ou peu de fric se font les champions d’une moralité de spectateur, en dénonçant l’horreur et les travers des nantis !
Alors que le fric, c’est amoral comme les lois de la nature, le fric n’est pas immoral…
Et ces derniers de réclamer toujours plus de fric, pour leur pomme exclusivement ! 
Cherchez la contradiction ! :D
 

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Membre, 58ans Posté(e)
lysiev Membre 9 997 messages
Maitre des forums‚ 58ans‚
Posté(e)

Moi , je trouve marrant d'associer les croyances de certains à leur capital financier.

D'associer catholique à riche et protestant à pauvre. Je trouve les raccourcis de certains, vraiment effarant.

Donc si tu ne crois en aucun dieu , tu es quoi sdf :D 

Moi aussi, je peux en dire des conneries sur le sujet la preuve.:laugh:

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Membre, 48ans Posté(e)
Fraction Membre 6 815 messages
Maitre des forums‚ 48ans‚
Posté(e)
Le 10/12/2024 à 12:07, Leverkuhn a dit :

Mesdames et messieurs bonjour:bienvenue:

Il est étonnant de constater la manière avec laquelle ici, les gens de la Bonne Société décrivent la monde dans lequel ils vivent. Il doit exister une forme d’étanchéité, une frontière invisible et hermétique entre leur monde et celui du reste de la population. Le monde dans lequel ils vivent, un monde libre, un monde libéré des croyances se révèle par contraste avec le monde qu’ils critiquent, emprunt de barbaries, de servitudes, de religions.

Ce monde qu’ils critiquent, c’est celui des autres, des étrangers, des opposants, des dictateurs sanguinaires et des religieux fanatiques.

S’agissant du sang et de la servitude, l’Histoire de ces deux derniers siècles et l’actualité a su montrer à quel point leur monde n’était pas étranger à la vallée de larmes qui ruissellent ici et là de bas en haut.

S’agissant de la Religion, il y a toujours une forme de réticence à décrire leur monde, le monde qu’ils défendent comme un monde emprunt de croyances. Il m’apparaît donc important de mettre en lumière la croyance religieuse qui occupe ce joli petit monde et qui ruisselle de haut en bas : la Religion du capital.

Laissez moi donc vous énumérer les 5 piliers de cette religion.

  • Le Marché, garant sacré de l’Intérêt Général :

Nous avons tous à cœur de défendre l’intérêt général, mais il nous est assez difficile de savoir à qui ce générique réfère. Dans la Religion Capitaliste, cet intérêt général doit être le reflet déformant de son intérêt propre. Chacun doit avoir à cœur au nom de l’intérêt général de se préoccuper uniquement de sa personne. La fortune des uns et des autres n’est dépendante que de soi, et la fortune de l’être générique dépend de cette indépendance des intérêts particuliers. Il y a donc une nécessité à recourir au marché pour servir l’intérêt général.

  • L’accumulation au service de l’intérêt générique :

Le salut réside dans l’accumulation de biens de l’être générique. S’agissant de la richesse, le reflet de l’intérêt général doit prendre tout son aspect déformant. Il ne s’agit pas de mesurer la Richesse Générale à l’aune de votre propre richesse. La Richesse qui doit tous nous occuper, c’est la richesse des Nations.

  • Obéir à la Loi du Marché :

Le marché est un instrument, mais en tant qu’il est un instrument nécessaire, il devient davantage qu’un instrument. Il devient la Loi à laquelle nous devons obéir. Notre salut passe donc par l’obéissance aux lois du marché et l’enfer vient de la désobéissance à ses lois. Tout malheur implique une infraction, toute infraction implique une colère qu’on se doit d’apaiser par le sacrifice.

  • Le sacrifice aux marchés :

Dans sa miséricorde, le Marché tolère certaines fautes qu’il sanctionne par la pauvreté mais donne des occasions à tous de se racheter par la dette. Le marché est miséricordieux, mais il exige cependant des sacrifices. Plus de travail, et moins de biens pour vous. Faites le pour votre salut.

  • Fétichisme de la marchandise :

Toute chose que vous avez produite ou que la nature a produite, passant par le marché devient une marchandise. En devenant marchandise, la chose acquiert une qualité qu’elle n’avait pas autrefois, une valeur. Les choses n’ont de valeur qu’en passant par le marché. Il ne faut accorder d’importance qu’à ce qui a de la valeur. Il ne faut accorder d’importance qu’aux marchandises.

 

Mes chers amis, l’heure est grave sachez le, la laïcité est bafouée. L’Église capitaliste se trouve au cœur de nos institutions ! Il est de notre devoir à nous, gens de la Bonne Société, de lutter contre l’obscurantisme et le fanatisme religieux.

Chers amis, ne perdons pas de temps. Écrasons l’infâme !

Le capitalisme n’a jamais eu pour prétention de se substituer à la spiritualité, ni même à la Nation.

Parler de « religion capitaliste » est un procès d’intention à la limite du bûcher des vanités.

Oui, le capitalisme tend à absorber le déterminisme des nations, surtout depuis la loi de 1973,

c’est-à-dire la séparation de la banque centrale et de l’Etat, tout comme la loi de 1905 l’avait fait s’agissant de l’Eglise.

 

L’Etat et la Nation sont aujourd’hui réduits à une vague qualité de « syndicat citoyen ».

Mais cette redéfinition historique est indigne.

La Nation n’est pas une prestataire de service, c’est une identité.

Elle aspire au sommet de la pyramide de Maslow.

La Nation n’est pas un syndicat, c’est notre matrice, la matrice des personnes citoyennes, morales et physiques.

 

Le peuple français souffre, certes.

Mais la Nation française, elle, est gravement malade.

Or, les hommes ne peuvent pas s’épanouir sans leur matrice nationale.

Si les nations n’existaient pas, alors on pourrait vendre ses enfants en pièces détachées à des trafiquants d’organes.

On pourrait également titriser les destins des pauvres, en les mettant sur le marché.

On pourrait aussi dépouiller les seniors inactifs de leur patrimoine, pour ceux qui ont la chance d’en avoir.

 

Le marché a 20 ans de visibilité maximum, alors que l’Etat a 50 ans de visibilité.

L’Etat est borgne parmi les aveugles.

Même les libéraux les plus revendicatifs savent que le marché est incapable de se coordonner sans un vaisseau amiral affranchi des lois du marché.

Les libéraux prônent autant la cupidité égoïste que la responsabilité individuelle et familiale.

En effet, la famille existait avant l’Etat, et elle lui survivra.

 

L’amour est stratifié :

Il y a l’amour sensible, puissant mais aveugle.

Il y a l’amour rationnel, légitimiste mais déraciné.

Il y a l’amour déontologique, endurant mais froid.

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Membre, 42ans Posté(e)
Leverkuhn Membre 357 messages
Forumeur accro‚ 42ans‚
Posté(e)
Il y a 1 heure, Fraction a dit :

Oui, le capitalisme tend à absorber le déterminisme des nations, surtout depuis la loi de 1973,

c’est-à-dire la séparation de la banque centrale et de l’Etat, tout comme la loi de 1905 l’avait fait s’agissant de l’Eglise.

Il y a une confusion ici. La Banque de France n'est pas séparée de l’État, c'est une institution publique qui appartient à l’État. Son gouverneur est d'ailleurs nommé par le Président de la République. Il ne viendrait pas à l'idée de dire que la Justice est séparée de l’État.

Si vous voulez parler d'indépendance de la Banque de France, ce n'est pas 1973 mais 1994.

Il est bon de vérifier ses sources. La coup de la loi de 1973 est un vieux poncif agité par les confusionnistes d'extrême droite.

Il y a 2 heures, lysiev a dit :

Moi aussi, je peux en dire des conneries sur le sujet la preuve.:laugh:

A ce sujet, je crois que personne n'a besoin de preuves, moi je te crois sur parole :drinks:

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Membre, 48ans Posté(e)
Fraction Membre 6 815 messages
Maitre des forums‚ 48ans‚
Posté(e)
il y a 11 minutes, Leverkuhn a dit :

Il y a une confusion ici. La Banque de France n'est pas séparée de l’État, c'est une institution publique qui appartient à l’État. Son gouverneur est d'ailleurs nommé par le Président de la République. Il ne viendrait pas à l'idée de dire que la Justice est séparée de l’État.

Si vous voulez parler d'indépendance de la Banque de France, ce n'est pas 1973 mais 1994.

Il est bon de vérifier ses sources. La coup de la loi de 1973 est un vieux poncif agité par les confusionnistes d'extrême droite.

Visiblement, nous n'avons pas les mêmes références.

A mon avis, c'est vous qui devriez vérifier vos sources.

C'est depuis 1973 que la France est obligée d'emprunter sur les marchés, et qu'elle n'a plus la possibilité de faire tourner la "planche à billets" à son profit.

C'est cet évènement qui a été le plus déterminant s'agissant de l'indépendance de la banque centrale.

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Membre, 42ans Posté(e)
Leverkuhn Membre 357 messages
Forumeur accro‚ 42ans‚
Posté(e)
il y a 19 minutes, Fraction a dit :

Visiblement, nous n'avons pas les mêmes références.

A mon avis, c'est vous qui devriez vérifier vos sources.

C'est depuis 1973 que la France est obligée d'emprunter sur les marchés, et qu'elle n'a plus la possibilité de faire tourner la "planche à billets" à son profit.

C'est cet évènement qui a été le plus déterminant s'agissant de l'indépendance de la banque centrale.

C'est tout le contraire, la loi de 1973 réaffirme la subordination de la politique monétaire au gouvernement.

Je ne sais pas si c'est fiable pour vous par les temps qui courent mais je vous mets quand même ce lien à disposition :

https://www.liberation.fr/checknews/2018/12/18/la-loi-de-1973-a-t-elle-oblige-l-etat-a-emprunter-sur-les-marches-financiers_1697818/#mailmunch-pop-1146266

Au passage, le capitalisme ne se résume pas du tout à la question monétaire.

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Membre, 48ans Posté(e)
Fraction Membre 6 815 messages
Maitre des forums‚ 48ans‚
Posté(e)
il y a 58 minutes, Leverkuhn a dit :

C'est tout le contraire, la loi de 1973 réaffirme la subordination de la politique monétaire au gouvernement.

Je ne sais pas si c'est fiable pour vous par les temps qui courent mais je vous mets quand même ce lien à disposition :

https://www.liberation.fr/checknews/2018/12/18/la-loi-de-1973-a-t-elle-oblige-l-etat-a-emprunter-sur-les-marches-financiers_1697818/#mailmunch-pop-1146266

Au passage, le capitalisme ne se résume pas du tout à la question monétaire.

Effectivement, cet article de presse peut relativiser la date péremptoire de mon argument.

Mais il n'en compromet pas le fond.

Vous n'êtes toujours pas dans le sentier du topic qu'est "la religion du capitalisme".

Changer de date, ça ne change pas le fond du problème.

 

De de Gaule à Macron, à partir de quand l'Etat est-il devenu tributaire des marchés ?

On s'en fout.

Ce qui compte, c'est le résultat.

On n'a jamais vu un Président aussi faible.

 

Giscard a planifié 20 réacteurs nucléaires.

Macron est incapable d'en planifier un seul.

La présidence française n'a jamais été aussi faible depuis 50 ans.

Parallèlement, les marchés engrangent des dividendes exponentiels.

C'est bien l'Etat qui ne sait pas gérer.

 

 

 

 

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