Aller au contenu

Confiance en la science


Flower00

Messages recommandés

Membre, 153ans Posté(e)
Flower00 Membre 4 803 messages
Maitre des forums‚ 153ans‚
Posté(e)
Il y a 1 heure, Petit ours a dit :

Et bien je crois que  tous dépend ce qu'on fait avec elle  ...Médecine,Connaissance,Conquête spacial,robot,informatique,progress.

Mais on l'utilise  aussi  pour faire  des  guerres ,crée des bombes  atomique,des  experience sur des animaux. etc 

La science n'es pas bien ou mal elle peut prendre ou sauver des vie trouver des solutions ou crée de nouveaux problèmes  il n'y'a pas de notions de moral comme sur des sujets de religion,de philosophie.... 

Tous dépend donc de l’ethnique des gens qui l'utiliseront ... j'ai  donc plus de confiance dans la nature le divin  et finalement toutes  les choses abstraite.... par ce que la science   restent   dans les mains des Hommes  :) 

 

 

 

 

 

Le premier pays qui aura l'ordinateur quantique pourra cracker tous les mots de passe.

Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Annonces
Maintenant
  • Réponses 63
  • Créé
  • Dernière réponse
Membre, 48ans Posté(e)
Fraction Membre 6 815 messages
Maitre des forums‚ 48ans‚
Posté(e)
Il y a 3 heures, Flower00 a dit :

Pensez-vous que la science apporte plus de bien que de mal, autant de bien que de mal, moins de bien que de mal ?

Et pourquoi ?

Bonsoir,

D'abord, il m'apparaît légitime de recadrer le débat :

La science n'est, dans son objet d'étude, et dans son projet immédiat, ni bien ni mal.

Ce n'est qu'un système de représentation et de formalisme à vocation objective et rationnelle.

La sociologie, l'anthropologie, ou l'astrophysique n'offrant aucun levier d'action ni de correction, n'en sont pas pour autant moins scientifiques.

 

A la rigueur, parler du projet technique et ingénieur serait plus prompt à être dimensionné par la notion du bien.

En ce sens, la technicité et l'ingénierie sont majoritairement imputables d'un pragmatisme qui s'extrapole en sagesse.

Mais si on "cherche la petite bête", le pragmatisme n'est pas systématiquement bien, dans la mesure de son relativisme : la bombe artisanale est un pragmatisme local, particulier, et égoïste, mais c'est un mal général indéniable.

On pourrait en dire de même pour tout ce qui est davantage polluant, déstructurant, que progressiste, comme le traffic de cocaïne qui crée de la croissance mais qui fait sauter les neurones comme des pop-corns.

C'est le rapport universel "coût / bénéfice" souvent si difficile à mesurer et à interpréter.

 

Ensuite, pardon d'être un peu indigeste, mais votre titre "confiance en la science" m'inspire une problématique davantage philosophique que proprement vertueuse.

Je dirais qu'avoir intellectuellement confiance en la science n'exclut pas de la réduire à un sous-ordre de l'idéalisme, et de la réduire à la stricte objectivité et mesurabilité de la dimension réaliste.

C'est l'éternel débat irréconciliable entre les réalistes et les idéalistes, ou les solipsistes.

En vertu de sa vérifiabilité reproductible, la science s'arroge indûment le monopole de la dimension réaliste, et elle réduit son défaut de probance macrocosmique à une question métaphysique présumée hors-champ, en lui imputant un acte de foi irrationnel par une équivalence axiomatique "improuvabilité <=> vacuité".

En toute rigueur, la preuve n'est que la dimension objective ou plutôt perceptive de l'évidence, les deux autres étant la démonstration et l'intuition.

Pour que l'expérience humaine aboutisse à un modèle de représentation macrocosmique de la réalité, il existe ce qu'on appelle l'abduction, c'est-à-dire la réalisation d'un modèle global qui explique et justifie l'intégralité de la vie de l'observateur, en passant accessoirement outre l'expérience laboratoire qui est imputable d'une approche analytique subordonnée, voire soumise à l'interprétation de ce même observateur.

En outre, l'ordre épistémologique inverse déloyalement la charge de la preuve par une axiomatique originelle, qui objective indûment la chose en soi.

En conclusion, la confiance est une subordination de circonstance, et elle ne signifie en aucun cas une soumission inconditionnelle.

Cordialement, Fraction.

 

Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Membre, 51ans Posté(e)
épixès Membre 1 815 messages
Forumeur alchimiste ‚ 51ans‚
Posté(e)
Il y a 4 heures, Flower00 a dit :

Pensez-vous que la science apporte plus de bien que de mal, autant de bien que de mal, moins de bien que de mal ?

Et pourquoi ?

La science à pour but de produire de la connaissance et elle a la sagesse de se refuser à nous dire ce que nous devons en faire puisque se déclarant incompétente pour le faire. Le savoir offre la possibilité de changer le monde et c'est une terrible responsabilité qui échoit à la philosophie, la politique et relève du débat de société.

La science nous apporte plus de mal que de bien mais uniquement parce que nous sommes des êtres irrationnels guidés par leurs émotions et que précisément, la science reste l'apanage des experts dont le discours complexe reste opaque aux citoyens comme aux politiques plus préoccupés de répondre à l'actualité que de se doter d'une vue d'ensemble requérant de sacrifier du présent individuel pour assurer un avenir collectif.

Ecouter la science demanderait d'abandonner notre mode de vie actuel et de consentir à des sacrifices inacceptables car nous sommes plus sensibles à la perte qu'aux gains, de penser non seulement aux autres mais à ceux qui nous suivront. Etre rationnels exigerait de gérer nos ressources pour ce qu'elles sont: des réserves extrêmement limitées qui ne devraient pas être gaspillées dans les frivolités de choix que nous impose la société de consommation et qui nous sont devenues si essentielles. 

Le savoir est cumulatif, la sagesse ne l'est pas. Chaque bribe de sagesse meurt avec celui qui l'a découverte car elle demande d'être vécue pour être vraiment comprise tandis que nous sommes tous héritiers du savoir de nos aïeux et tant qu'il en sera ainsi nous continuerons à mésuser de la science.

 

Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Invité riad**
Invités, Posté(e)
Invité riad**
Invité riad** Invités 0 message
Posté(e)
il y a 41 minutes, Répy a dit :

L'homme préhistorique qui a inventé l'arc et la flèche a pu chasser plus efficacement mais aussi combattre son ennemi qui voulait le même territoire.

Une pierre deux coups, c'est ce que j'appelle une vrai réussite.

Citation

Exemple l'énergie nucléaire peut faire une énergie colossale sous un très faible volume 1kg de matière qui disparaît par la formule E =mc² dégage autant d'électricité que 1,2 millions de tonnes de pétrole. Mais avec ce même uranium 235, on a fait la bombe d'hiroshima.

Faut pas oublier la beauté du champignon, Les bonnes choses valent le coup de sacrifiées quelques millions de malheureux.

Citation

Avec la dynamite on abat des pans de carrière pour avoir les granulats de nos routes et de nos bâtiments mais cette m^me dynamité a fait les explosifs de militaires et des terroristes.

Oui mais c'est quand même déroutant, comment les djihadistes peuvent savoir que pour avoir le prix Nobel, faut pas utiliser ses inventions?

Citation

avec les fusées on peut envoyer des satellites de télécommunications ou bien de météo mais des fusées peuvent envoyer des bombes sur les adversaires.

C'est logique, faut commencer par les cibles les plus proches, d'abord les adversaires puis la lune puis Mars.

Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Membre, 35ans Posté(e)
Virtuose_en_carnage Membre 6 804 messages
Maitre des forums‚ 35ans‚
Posté(e)
il y a 28 minutes, épixès a dit :

La science à pour but de produire de la connaissance et elle a la sagesse de se refuser à nous dire ce que nous devons en faire puisque ses déclarant incompétente pour le faire. Le savoir offre la possibilité de changer le monde et c'est une terrible responsabilité qui échoit à la philosophie, la politique et relève du débat de société.

La science nous apporte plus de mal que de bien mais uniquement parce que nous sommes des êtres irrationnels guidés par leurs émotions et que précisément, la science reste l'apanage des experts dont le discours complexe reste opaque aux citoyens comme aux politiques plus préoccupés de répondre à l'actualité que de se doter d'une vue d'ensemble requérant de sacrifier du présent individuel pour assurer un avenir collectif.

Ecouter la science demanderait d'abandonner notre mode de vie actuel et de consentir à des sacrifices inacceptables car nous sommes plus sensibles à la perte qu'aux gains, de penser non seulement aux autres mais à ceux qui nous suivront. Etre rationnels exigerait de gérer nos ressources pour ce qu'elles sont: des réserves extrêmement limitées qui ne devraient pas être gaspillées dans les frivolités de choix que nous impose la société de consommation et qui nous sont devenues si essentielles. 

Le savoir est cumulatif, la sagesse ne l'est pas. Chaque bribe de sagesse meurt avec celui qui l'a découverte car elle demande d'être vécue pour être vraiment comprise tandis que nous sommes tous héritiers du savoir de nos aïeux et tant qu'il en sera ainsi nous continuerons à mésuser de la science.

 

La science qui a pour but de produire, quelle définition moderne atroce de la science.

Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Membre, 51ans Posté(e)
épixès Membre 1 815 messages
Forumeur alchimiste ‚ 51ans‚
Posté(e)
Il y a 1 heure, Virtuose_en_carnage a dit :

La science qui a pour but de produire, quelle définition moderne atroce de la science.

Produire de la connaissance est chose noble et digne de respect.

Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Membre, 77ans Posté(e)
hybridex Membre 9 919 messages
Maitre des forums‚ 77ans‚
Posté(e)
Il y a 2 heures, Fraction a dit :

En vertu de sa vérifiabilité reproductible, la science s'arroge indûment le monopole de la dimension réaliste

Je ne suis pas d'accord avec ça. Un vrai scientifique sait que les représentations scientifiques du réel sont imparfaites, et que les lois qu'il édicte et utilise n'ont qu'un domaine de validité limité. D'où, par exemple le génie d'Einstein, cherchant une expression de lois de la physique la plus générale possible.

Le réalisme scientifique est par nature relatif. En revanche dans ses domaines de pertinence, on n'a peu de chance d'être plus réaliste que la science en la contredisant. Il est extrêmement improbable, par exemple que les "platistes" aient raison.

Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Membre, 35ans Posté(e)
Virtuose_en_carnage Membre 6 804 messages
Maitre des forums‚ 35ans‚
Posté(e)
il y a 16 minutes, épixès a dit :

Produire de la connaissance est chose noble et digne de respect.

Non. Produire est une expression capitaliste qui se rattache à la production et qui s'inféode au savoir-faire. En ces termes, la science moderne n'a jamais autant produit de la science avec un nombre d'article défiant toute concurrence, articles d'une vacuité extrême. Non, la science ne produit pas, elle explique et améliore la compréhension sans doute.  Elle découvre ou crée aussi sans aucun doute. Mais elle ne produit pas. Désolé d'être un vieux con.

Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Membre, 51ans Posté(e)
épixès Membre 1 815 messages
Forumeur alchimiste ‚ 51ans‚
Posté(e)
il y a 13 minutes, Virtuose_en_carnage a dit :

Non. Produire est une expression capitaliste qui se rattache à la production et qui s'inféode au savoir-faire. En ces termes, la science moderne n'a jamais autant produit de la science avec un nombre d'article défiant toute concurrence, articles d'une vacuité extrême. Non, la science ne produit pas, elle explique et améliore la compréhension sans doute.  Elle découvre aussi sans aucun doute. Mais elle ne produit pas. Désolé d'être un vieux con.

Produire est un mot qui comme bien d'autre est polysémique et c'est en niant cette plurivocité que vous adoubez l'appropriation sémantique d'une vision capitaliste que vous décriez par ailleurs. Je ne peux que vous soutenir dans le choix de cet adversaire mais vos méthodes de combat ne servent pas une meilleure compréhension des choses en clivant le débat et en réduisant le monde en une lecture binaire où tout se rattache à votre cheval de bataille, pour ou contre.

Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Membre, 35ans Posté(e)
Virtuose_en_carnage Membre 6 804 messages
Maitre des forums‚ 35ans‚
Posté(e)
il y a 1 minute, épixès a dit :

Produire est un mot qui comme bien d'autre est polysémique et c'est en niant cette plurivocité que vous adoubez l'appropriation sémantique d'une vision capitaliste que vous décriez par ailleurs. Je ne peux que vous soutenir dans le choix de cet adversaire mais vos méthodes de combat ne servent pas une meilleure compréhension des choses en clivant le débat et en réduisant le monde en une lecture binaire où tout se rattache à votre cheval de bataille.

Jusqu'à preuve du contraire, la meilleure approche pour modéliser la complexité reste le binaire.

Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Membre, 48ans Posté(e)
Fraction Membre 6 815 messages
Maitre des forums‚ 48ans‚
Posté(e)
il y a 13 minutes, hybridex a dit :

Je ne suis pas d'accord avec ça. Un vrai scientifique sait que les représentations scientifiques du réel sont imparfaites, et que les lois qu'il édicte et utilise n'ont qu'un domaine de validité limité. D'où, par exemple le génie d'Einstein, cherchant une expression de lois de la physique la plus générale possible.

Le réalisme scientifique est par nature relatif. En revanche dans ses domaines de pertinence, on n'a peu de chance d'être plus réaliste que la science en la contredisant. Il est extrêmement improbable, par exemple que les "platistes" aient raison.

L'humilité de la science face à son imperfection n'a jamais fait l'objet d'un quelconque doute pour moi.

Ce dont je parle, c'est de son appropriation indue de la dimension réaliste.

La dimension réaliste est récursive : une chose que j'ai perçue est indéniable en sa qualité de perception.

Mais on a le droit de la dénier en sa qualité de réalité et de chose en soi.

Ce n'est qu'en cela que la science est présomptueuse et axiomatique : la molécule observée au microscope n'est pas indéniablement une molécule, ce n'est qu'une perception, a priori.

C'est ensuite le rôle de l'abduction d'expliquer cette perception, et en cela la science n'a pas le monopole du réalisme.

Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Membre, 38ans Posté(e)
Vicen Membre 1 062 messages
Forumeur expérimenté‚ 38ans‚
Posté(e)

#Tout les modèles sont faux, mais certains sont utiles.

Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Membre, Poisson rouge très très méchant, 40ans Posté(e)
Loopy Membre 3 109 messages
40ans‚ Poisson rouge très très méchant,
Posté(e)
Il y a 3 heures, Virtuose_en_carnage a dit :

Jusqu'à preuve du contraire, la meilleure approche pour modéliser la complexité reste le binaire.

Il faudra m'expliquer ça... Oo

La seule façon cohérente que j'ai de l'interpréter c'est de le reformuler en disant que le numérique est le meilleur outil de modélisation des systèmes complexe  (ce qui est vrai, je pense) mais l'outil et l'approche sont deux choses différentes. La meilleur approche dépend de ce qu'on veut modéliser. Probabiliste, déterministe, directe, inverse, par optimisation, par apprentissage, etc, ca ce sont des approches.

Du coup je n'ai pas saisi le fond de la pensée je crois.

Il y a 3 heures, Virtuose_en_carnage a dit :

Non. Produire est une expression capitaliste qui se rattache à la production et qui s'inféode au savoir-faire. En ces termes, la science moderne n'a jamais autant produit de la science avec un nombre d'article défiant toute concurrence, articles d'une vacuité extrême. Non, la science ne produit pas, elle explique et améliore la compréhension sans doute.  Elle découvre ou crée aussi sans aucun doute. Mais elle ne produit pas. Désolé d'être un vieux con.

Decouvrir (et partager la découverte) c'est précisément ce qu'on appelle produire de la connaissance. Ce qui distingue le capitalisme, ce n'est pas de produire, mais de produire (et capitaliser) de la richesse, c'est à dire associer une valeur marchande à la production. La science n'associe pas de valeur marchande à la connaissance, même si elle doit bien s'exercer dans le système capitaliste de nos économies. Les découvertes scientifiques sont publics (sauf réquisition militaires) et libre de droit, elles n'ont pas de valeur marchande. Comme le.disais @Fraction en abordant le sujet par l'angle de l'ingénierie et du pragmatisme ou du réalisme, par contre, les technologies ou savoir faire qui en découlent peuvent avoir une valeur marchande, et participent d'ailleurs à financer la science dans le système capitaliste. Les moyens et éthiques des financements sont une autre question, et sont critiquables, cependant il n'en reste pas moins que "produire des connaissances" n'a rien de capitaliste. 

Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Membre, Poisson rouge très très méchant, 40ans Posté(e)
Loopy Membre 3 109 messages
40ans‚ Poisson rouge très très méchant,
Posté(e)
Il y a 3 heures, Fraction a dit :

L'humilité de la science face à son imperfection n'a jamais fait l'objet d'un quelconque doute pour moi.

Ce dont je parle, c'est de son appropriation indue de la dimension réaliste.

La dimension réaliste est récursive : une chose que j'ai perçue est indéniable en sa qualité de perception.

Mais on a le droit de la dénier en sa qualité de réalité et de chose en soi.

Ce n'est qu'en cela que la science est présomptueuse et axiomatique : la molécule observée au microscope n'est pas indéniablement une molécule, ce n'est qu'une perception, a priori.

C'est ensuite le rôle de l'abduction d'expliquer cette perception, et en cela la science n'a pas le monopole du réalisme.

C'est une analyse assez répandue je crois. Pour moi, l'une des portes de sorties est de définir la réalité par son aspect soit subjectif, soit objectif, soit absolue. Dans ma façon de voit les choses  Une réalité subjective est une sorte de croyance  une réalité objective est un observable direct ou indirect (et est l'objet de la science), et une réalité absolue est une chose à laquelle nous n'avons de toute facon pas accès et qui serait plutôt de l'ordre du spirituel ou du philosophique. Faisant cela, la science ne s'accorde finalement le monopole que sur une part du réalisme, celui qui est son objet d'étude et qui est observable. Par contre la science ne s'intéresse pas à l'idée de Dieu par exemple. 

Il s'agit cependant d'une approche très personnelle des choses.

Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Membre, 77ans Posté(e)
hybridex Membre 9 919 messages
Maitre des forums‚ 77ans‚
Posté(e)
Il y a 10 heures, Fraction a dit :

L'humilité de la science face à son imperfection n'a jamais fait l'objet d'un quelconque doute pour moi.

Ce dont je parle, c'est de son appropriation indue de la dimension réaliste.

La dimension réaliste est récursive : une chose que j'ai perçue est indéniable en sa qualité de perception.

Mais on a le droit de la dénier en sa qualité de réalité et de chose en soi.

Ce n'est qu'en cela que la science est présomptueuse et axiomatique : la molécule observée au microscope n'est pas indéniablement une molécule, ce n'est qu'une perception, a priori.

C'est ensuite le rôle de l'abduction d'expliquer cette perception, et en cela la science n'a pas le monopole du réalisme.

Il me semble que tu confonds la science et l'usage excessivement péremptoire qui peut en être fait.

Je ne comprends pas comment tu peux opposer abduction et démarche scientifique alors que l'abduction joue un rôle essentiel en recherche fondamentale. Sans abduction on aurait eu ni théorie atomique, ni relativité, ni mécanique quantique et aucune chance d'avoir le microscope qui permet de construire la représentation perceptible de la molécule que tu évoques. 

Un bel exemple de ce cheminement par abductions: https://www.pourlascience.fr/sd/astrophysique/la-pesanteur-des-corps-de-descartes-a-newton-4933.php

 

 

 

 

Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Membre, 35ans Posté(e)
Virtuose_en_carnage Membre 6 804 messages
Maitre des forums‚ 35ans‚
Posté(e)
Il y a 8 heures, Loopy a dit :

Il faudra m'expliquer ça... Oo

La seule façon cohérente que j'ai de l'interpréter c'est de le reformuler en disant que le numérique est le meilleur outil de modélisation des systèmes complexe  (ce qui est vrai, je pense) mais l'outil et l'approche sont deux choses différentes. La meilleur approche dépend de ce qu'on veut modéliser. Probabiliste, déterministe, directe, inverse, par optimisation, par apprentissage, etc, ca ce sont des approches.

Du coup je n'ai pas saisi le fond de la pensée je crois.

Decouvrir (et partager la découverte) c'est précisément ce qu'on appelle produire de la connaissance. Ce qui distingue le capitalisme, ce n'est pas de produire, mais de produire (et capitaliser) de la richesse, c'est à dire associer une valeur marchande à la production. La science n'associe pas de valeur marchande à la connaissance, même si elle doit bien s'exercer dans le système capitaliste de nos économies. Les découvertes scientifiques sont publics (sauf réquisition militaires) et libre de droit, elles n'ont pas de valeur marchande. Comme le.disais @Fraction en abordant le sujet par l'angle de l'ingénierie et du pragmatisme ou du réalisme, par contre, les technologies ou savoir faire qui en découlent peuvent avoir une valeur marchande, et participent d'ailleurs à financer la science dans le système capitaliste. Les moyens et éthiques des financements sont une autre question, et sont critiquables, cependant il n'en reste pas moins que "produire des connaissances" n'a rien de capitaliste. 

C'est exactement ça. Quand il y a trop de variables, on regarde juste une dynamique binaire car l'approche continue ne marche pas. Et quand bien même, on arrive à adopter une approche continue, il se passe quoi? On discrétise pour pouvoir faire quelque chose. A la fin, tu finis toujours avec des 0 et des 1. On peut aussi résumer au fait que plus tu es précis plus tu es localisé, plus tu es imprécis (mais suffisamment précis pour dire un truc) plus tu es général.

Il serait intéressant de savoir de quand date le terme de produire de la science. Je ne pense pas que du temps de Newton ou Leibniz, on parlait de produit de la science. L'introduction de ce terme me semble assez récente et fortement corrélé avec l'avènement du capitalisme. En outre, il va sans dire que la production scientifique moderne est forcément associée à une valeur marchande. La valeur marchande du scientifique qui la produit et qui est payé pour la produire. La valeur marchande des papiers qu'il soumet à des éditeurs privés. Les découvertes ne sont jamais publiques au sens où il faut toujours payer pour y avoir accès. Les tentatives HAL et arXiv en open-acces sont sympas mais sont loin d'avoir des papiers géniaux. Sinon il reste toujours les sites sci-hub et lib-gen, mais c'est illégal.

Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Membre, 48ans Posté(e)
Fraction Membre 6 815 messages
Maitre des forums‚ 48ans‚
Posté(e)
il y a une heure, hybridex a dit :

Il me semble que tu confonds la science et l'usage excessivement péremptoire qui peut en être fait.

Je ne comprends pas comment tu peux opposer abduction et démarche scientifique alors que l'abduction joue un rôle essentiel en recherche fondamentale. Sans abduction on aurait eu ni théorie atomique, ni relativité, ni mécanique quantique et aucune chance d'avoir le microscope qui permet de construire la représentation perceptible de la molécule que tu évoques. 

Un bel exemple de ce cheminement par abductions: https://www.pourlascience.fr/sd/astrophysique/la-pesanteur-des-corps-de-descartes-a-newton-4933.php

 

 

 

 

Bonjour,

C'est vous qui me faites hâtivement opposer science et abduction.

Littéralement, je n'ai fait que mettre l'abduction scientifique en concurrence avec d'autres formes d'abductions, jusqu'aux abductions strictement rationnelles, ou intuitives, et non sujettes à l'expérimentation.

En effet, ce qui fait la légitimité d'une abduction, c'est sa nécessité et sa suffisance intrinsèques à expliquer tantôt l'expérience laboratoire, tantôt l'expérience de l'ensemble de l'existence, et c'est là qu'il y a une discrimination illégitime de la part de la science.

Le solipsisme, par exemple, est une abduction réfractaire à toute expérimentation, et même à toute reproductibilité, en dépit de son éventuelle nécessité et suffisance à expliquer l'existence dans son intégralité.

En cette qualité, l'épistémologie le relègue à la question métaphysique, comme si le réalisme du solipsisme était un réalisme au rabais.

 

C'est la perception en tant que telle et non l'objet de la perception qui est indéniable, et c'est là que l'axiomatique intuitive scientifique devient relativement despotique.

C'est le réalisme perçu, et non la réalité en soi, qui est indéniable.

C'est le réalisme et non la réalité qui est légitimement récursif, et donc prompt à se juger lui-même et à arbitrer les réalismes concurrents.

Cordialement, Fraction

Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Membre, 77ans Posté(e)
hybridex Membre 9 919 messages
Maitre des forums‚ 77ans‚
Posté(e)
Il y a 2 heures, Fraction a dit :

Bonjour,

C'est vous qui me faites hâtivement opposer science et abduction.

Littéralement, je n'ai fait que mettre l'abduction scientifique en concurrence avec d'autres formes d'abductions, jusqu'aux abductions strictement rationnelles, ou intuitives, et non sujettes à l'expérimentation.

En effet, ce qui fait la légitimité d'une abduction, c'est sa nécessité et sa suffisance intrinsèques à expliquer tantôt l'expérience laboratoire, tantôt l'expérience de l'ensemble de l'existence, et c'est là qu'il y a une discrimination illégitime de la part de la science.

Le solipsisme, par exemple, est une abduction réfractaire à toute expérimentation, et même à toute reproductibilité, en dépit de son éventuelle nécessité et suffisance à expliquer l'existence dans son intégralité.

En cette qualité, l'épistémologie le relègue à la question métaphysique, comme si le réalisme du solipsisme était un réalisme au rabais.

 

C'est la perception en tant que telle et non l'objet de la perception qui est indéniable, et c'est là que l'axiomatique intuitive scientifique devient relativement despotique.

C'est le réalisme perçu, et non la réalité en soi, qui est indéniable.

C'est le réalisme et non la réalité qui est légitimement récursif, et donc prompt à se juger lui-même et à arbitrer les réalismes concurrents.

Cordialement, Fraction

Merci pour ces échanges.

Je n'arriverai à te comprendre que si tu m'expliques ce que tu  entends par réalisme.

C'est un terme dont il existe tant d'acceptions!

 

 

 

 

 

 

Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Membre, 48ans Posté(e)
Fraction Membre 6 815 messages
Maitre des forums‚ 48ans‚
Posté(e)
Il y a 11 heures, Loopy a dit :

C'est une analyse assez répandue je crois. Pour moi, l'une des portes de sorties est de définir la réalité par son aspect soit subjectif, soit objectif, soit absolue. Dans ma façon de voit les choses  Une réalité subjective est une sorte de croyance  une réalité objective est un observable direct ou indirect (et est l'objet de la science), et une réalité absolue est une chose à laquelle nous n'avons de toute facon pas accès et qui serait plutôt de l'ordre du spirituel ou du philosophique. Faisant cela, la science ne s'accorde finalement le monopole que sur une part du réalisme, celui qui est son objet d'étude et qui est observable. Par contre la science ne s'intéresse pas à l'idée de Dieu par exemple. 

Il s'agit cependant d'une approche très personnelle des choses.

Bonjour,

Je reconnais une consanguinité réconfortante dans votre discours, comme une oasis de bon sens dans un monde trop limité.

Et puisque nous en sommes à offrir nos théories propres, je me permets de réduire l'une des miennes, réduction qui n'a évidemment pas de valeur démonstrative :

 

_ L'électronique animale est réductible à une polarité triple : "sensibilité - représentation - moteur". Cette électronique est une fédération systématique du bien propre.

_ Sous l'effet de la maturation, cette électronique animale s'extrapole en une électronique personnelle : "morale - justice - sagesse". Cette électronique est une fédération du Bien absolu, bien qu'il s'agisse davantage d'une systématicité adaptable que d'un absolutisme péremptoire.

Cette électronique est infiniment transposable dans quelle que cosmologie que ce soit.

Mais c'est dans les cosmologies idéalistes, ou plus modestement dualistes, que la transposition est la plus fructueuse.

Si cela vous parle, je vous invite à lire mon blog :

 

 

Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Membre, 77ans Posté(e)
hybridex Membre 9 919 messages
Maitre des forums‚ 77ans‚
Posté(e)
Il y a 11 heures, Loopy a dit :

C'est une analyse assez répandue je crois. Pour moi, l'une des portes de sorties est de définir la réalité par son aspect soit subjectif, soit objectif, soit absolue. Dans ma façon de voit les choses  Une réalité subjective est une sorte de croyance  une réalité objective est un observable direct ou indirect (et est l'objet de la science), et une réalité absolue est une chose à laquelle nous n'avons de toute facon pas accès et qui serait plutôt de l'ordre du spirituel ou du philosophique. Faisant cela, la science ne s'accorde finalement le monopole que sur une part du réalisme, celui qui est son objet d'étude et qui est observable. Par contre la science ne s'intéresse pas à l'idée de Dieu par exemple. 

Il s'agit cependant d'une approche très personnelle des choses.

Que deviennent les mathématiques, science réputée exacte s'il en est, mais dont tout les objets sont de pures abstractions dans cette classification?

Ps: J'adore ça

Citation

"L'ouverture d'esprit ne se limite pas toujours à une fracture du crâne... "

Seulement c'est parfois un sacré casse-tête!

Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Annonces
Maintenant

Archivé

Ce sujet est désormais archivé et ne peut plus recevoir de nouvelles réponses.


×