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À la campagne, la double épreuve des victimes de violences conjugales


Baby miscookiyou

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Membre, 26ans Posté(e)
Baby miscookiyou Membre 72 messages
Baby Forumeur‚ 26ans‚
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http://www.slate.fr/story/183561/campagne-ruralite-femmes-victimes-violences-conjugales-feminicides-associations

Peur de parler, maillage associatif faible, mobilité réduite... En milieu rural, les femmes victimes de violences conjugales ont plus de mal à sortir du silence. Le sujet reste cependant peu étudié.

e rencontrer dans ses jeunes années, cohabiter dans un appartement, puis faire construire une maison dans une bourgade à la campagne. Pour certains couples, la trajectoire paraît idyllique. Elle a été un calvaire pour Elsa*. En 2013, la jeune femme quitte la banlieue havraise avec son compagnon pour emménager dans un village normand de quelques centaines d'habitant·es. Victime de violences, elle a porté plainte quelques mois auparavant contre celui qui l'accompagne. Elle raconte le procès, la condamnation, puis son retour auprès de son compagnon.

«J'ai très mal vécu la campagne. Je me suis retrouvée seule, loin de mes proches, dans un lieu où je ne connaissais personne», se souvient Elsa qui préfère taire son identité à cause de son divorce. Personne, sauf son «bourreau», comme elle le surnomme parfois.

De cette période, Elsa retient les «humiliations» et les «insultes» et se souvient s'être sentie comme un «chien», selon la nouvelle plainte qu'elle déposera ensuite. «Au début, j'avais un emploi au Havre, mais j'ai dû l'abandonner. Je n'avais plus la force de prendre la route», ajoute-t-elle. Sa plainte sera classée sans suite, faute de preuves.

L'association est aussi à l'origine d'une des premières et rares publications sur le sujet, «Les violences faites aux femmes en milieu rural, une étude en Midi-Pyrénées et en Pays de la Loire», diffusée dès 2014. Selon l'étude, qui s'appuie sur des données du ministère de l'Intérieur, entre 45 et 55% des féminicides ont ainsi été commis dans la zone de compétence de la gendarmerie nationale chaque année entre 2011 et 2014, c'est-à-dire plutôt dans des espaces ruraux ou périurbains.

«La question des violences conjugales en milieu rural a longtemps été un gros angle mort. Il y avait très peu de ressources documentaires disponibles jusqu'à la parution d'études récentes», confirme Clémentine Comer, docteure en sciences politiques à l'université de Rennes 1 et intervenante du colloque à Gaillac.

En campagne comme en ville

Parmi ces études, le rapport 2019 «Femmes et ruralité, pour l'égalité entre les femmes et les hommes dans les territoires ruraux franciliens» du centre Hubertine-Auclert rapporte des chiffres de la Miprof (la mission interministérielle pour la protection des femmes contre les violences) selon lesquels la prévalence sur deux ans des violences commises par le conjoint ou ex-conjoint et subies par les femmes est identique en commune rurale et dans l'agglomération parisienne (avec respectivement 1,7% et 1,6% des femmes concernées par au moins un acte de violence physique ou sexuelle).

Des études fatalement centrées sur les femmes: elles représentent 72% des victimes de violences conjugales et la quasi-totalité des victimes en cas de violences sexuelles, selon le rapport d'enquête «Cadre de vie et sécurité» 2018 réalisé par le ministère de l'Intérieur à partir d'un travail de l'Insee et de l'Observatoire national de la délinquance, et des réponses pénales.

En outre, sur un total de 149 victimes au sein de couples l'année dernière, 121 victimes étaient des femmes. Et «sur trente-et-une femmes auteurs d'homicide, quinze d'entre elles avaient déjà été victimes de violences de la part de leur partenaire», précise l'étude nationale sur les morts violentes au sein du couple 2018 du ministère de l'Intérieur.

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Membre, 75ans Posté(e)
Morfou Membre 64 411 messages
Maitre des forums‚ 75ans‚
Posté(e)
il y a 5 minutes, Baby miscookiyou a dit :

http://www.slate.fr/story/183561/campagne-ruralite-femmes-victimes-violences-conjugales-feminicides-associations

Peur de parler, maillage associatif faible, mobilité réduite... En milieu rural, les femmes victimes de violences conjugales ont plus de mal à sortir du silence. Le sujet reste cependant peu étudié.

e rencontrer dans ses jeunes années, cohabiter dans un appartement, puis faire construire une maison dans une bourgade à la campagne. Pour certains couples, la trajectoire paraît idyllique. Elle a été un calvaire pour Elsa*. En 2013, la jeune femme quitte la banlieue havraise avec son compagnon pour emménager dans un village normand de quelques centaines d'habitant·es. Victime de violences, elle a porté plainte quelques mois auparavant contre celui qui l'accompagne. Elle raconte le procès, la condamnation, puis son retour auprès de son compagnon.

«J'ai très mal vécu la campagne. Je me suis retrouvée seule, loin de mes proches, dans un lieu où je ne connaissais personne», se souvient Elsa qui préfère taire son identité à cause de son divorce. Personne, sauf son «bourreau», comme elle le surnomme parfois.

De cette période, Elsa retient les «humiliations» et les «insultes» et se souvient s'être sentie comme un «chien», selon la nouvelle plainte qu'elle déposera ensuite. «Au début, j'avais un emploi au Havre, mais j'ai dû l'abandonner. Je n'avais plus la force de prendre la route», ajoute-t-elle. Sa plainte sera classée sans suite, faute de preuves.

L'association est aussi à l'origine d'une des premières et rares publications sur le sujet, «Les violences faites aux femmes en milieu rural, une étude en Midi-Pyrénées et en Pays de la Loire», diffusée dès 2014. Selon l'étude, qui s'appuie sur des données du ministère de l'Intérieur, entre 45 et 55% des féminicides ont ainsi été commis dans la zone de compétence de la gendarmerie nationale chaque année entre 2011 et 2014, c'est-à-dire plutôt dans des espaces ruraux ou périurbains.

«La question des violences conjugales en milieu rural a longtemps été un gros angle mort. Il y avait très peu de ressources documentaires disponibles jusqu'à la parution d'études récentes», confirme Clémentine Comer, docteure en sciences politiques à l'université de Rennes 1 et intervenante du colloque à Gaillac.

En campagne comme en ville

Parmi ces études, le rapport 2019 «Femmes et ruralité, pour l'égalité entre les femmes et les hommes dans les territoires ruraux franciliens» du centre Hubertine-Auclert rapporte des chiffres de la Miprof (la mission interministérielle pour la protection des femmes contre les violences) selon lesquels la prévalence sur deux ans des violences commises par le conjoint ou ex-conjoint et subies par les femmes est identique en commune rurale et dans l'agglomération parisienne (avec respectivement 1,7% et 1,6% des femmes concernées par au moins un acte de violence physique ou sexuelle).

Des études fatalement centrées sur les femmes: elles représentent 72% des victimes de violences conjugales et la quasi-totalité des victimes en cas de violences sexuelles, selon le rapport d'enquête «Cadre de vie et sécurité» 2018 réalisé par le ministère de l'Intérieur à partir d'un travail de l'Insee et de l'Observatoire national de la délinquance, et des réponses pénales.

En outre, sur un total de 149 victimes au sein de couples l'année dernière, 121 victimes étaient des femmes. Et «sur trente-et-une femmes auteurs d'homicide, quinze d'entre elles avaient déjà été victimes de violences de la part de leur partenaire», précise l'étude nationale sur les morts violentes au sein du couple 2018 du ministère de l'Intérieur.

Les idées reçues sur la vie à la campagne...nous ne sommes plus en 1950!

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Modérateur, ©, 109ans Posté(e)
January Modérateur 62 595 messages
109ans‚ ©,
Posté(e)

«Tout le monde se connaît dans un village, tout le monde observe tout le monde»   VRAI.

Mentionnons aussi la possible difficulté de se confier au médecin de famille, à la fois proche de l'auteur des violences et de la victime ou, par exemple, de porter plainte quand un gendarme joue dans le même club de football que le conjoint.  

Ceci ne devrait plus être un motif de silence. 

 

«À la campagne, les violences conjugales sont également davantage un tabou ou banalisées, en raison de la prégnance des stéréotypes sexistes et d'une société encore très patriarcale»  VRAI.

 

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Membre, 57ans Posté(e)
Auger Membre 10 659 messages
Maitre des forums‚ 57ans‚
Posté(e)
Il y a 11 heures, Morfou a dit :

Les idées reçues sur la vie à la campagne...nous ne sommes plus en 1950!

A bien des points de vue et dans beaucoup d'endroits, malheureusement oui, les mentalités en sont restées en 1950, pour ne pas dire au XiXème siècle.

J'ai pu le constater sur bien des sujets : l'homosexualité par exemple ou le statut du "père - chef de famille" ; et j'ai bien vu que la façon de voir les choses datait d'un autre temps.

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Modérateur, ©, 109ans Posté(e)
January Modérateur 62 595 messages
109ans‚ ©,
Posté(e)
il y a 1 minute, Auger a dit :

A bien des points de vue et dans beaucoup d'endroits, malheureusement oui, les mentalités en sont restées en 1950, pour ne pas dire au XiXème siècle.

J'ai pu le constater sur bien des sujets : l'homosexualité par exemple ; et j'ai bien vu que la façon de voir les choses datait d'un autre temps.

Voilà, nous sommes d'accord. 

On reste étranger à certaines choses, rien à faire, je le vois bien là où je suis. Oh bien sûr on se parle on se connaît on rigole ensemble (et encore moi j'ai du bol, je suis la femme du premier adjoint très estimé), mais rien à faire, il arrivera un moment où on sera mis de côté parce-qu'on n'est pas ici depuis cinq générations.. C'est pas méchant hein, c'est un "non mais toi tu peux pas savoir" c'est "oh là mais tu ne sais pas de quoi tu parles" "oui mais toi t'es pas ici depuis assez longtemps" "oh lala t'as pas connu tu peux pas dire"  et c'est ch!, vraiment super ch!...

Et je suis désolée mais c'est toujours le fait des anciens ce genre de réflexion. J'veux pas stigmatiser les vieux mais je crois qu'ils sont pire à la campagne qu'à la ville ! :D

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Membre, 57ans Posté(e)
Auger Membre 10 659 messages
Maitre des forums‚ 57ans‚
Posté(e)
il y a 1 minute, January a dit :

Voilà, nous sommes d'accord. 

On reste étranger à certaines choses, rien à faire, je le vois bien là où je suis. Oh bien sûr on se parle on se connaît on rigole ensemble (et encore moi j'ai du bol, je suis la femme du premier adjoint très estimé), mais rien à faire, il arrivera un moment où on sera mis de côté parce-qu'on n'est pas ici depuis cinq générations.. C'est pas méchant hein, c'est un "non mais toi tu peux pas savoir" c'est "oh là mais tu ne sais pas de quoi tu parles" "oui mais toi t'es pas ici depuis assez longtemps" "oh lala t'as pas connu tu peux pas dire"  et c'est ch!, vraiment super ch!...

Et je suis désolée mais c'est toujours le fait des anciens ce genre de réflexion. J'veux pas stigmatiser les vieux mais je crois qu'ils sont pire à la campagne qu'à la ville ! :D

100 % d'accord.

J'ai quitté une grande ville française pour vivre à la campagne et j'ai bien vu la mentalité Française empreinte de méfiance et de rejet de l'autre (l'autre est au sens large un "étranger") et d'un certain "passéisme" que l'on retrouve dans le statut des femmes.

Bien sûr, mon propos n'est pas de généraliser les situations, mais c'est quand même une réalité.

En France, les coutumes, les usages, les façons de vivre sont extrêmement différentes d'une région à l'autre.

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Membre, 75ans Posté(e)
Morfou Membre 64 411 messages
Maitre des forums‚ 75ans‚
Posté(e)
Il y a 3 heures, January a dit :

«Tout le monde se connaît dans un village, tout le monde observe tout le monde»   VRAI.

Mentionnons aussi la possible difficulté de se confier au médecin de famille, à la fois proche de l'auteur des violences et de la victime ou, par exemple, de porter plainte quand un gendarme joue dans le même club de football que le conjoint.  

Ceci ne devrait plus être un motif de silence. 

 

«À la campagne, les violences conjugales sont également davantage un tabou ou banalisées, en raison de la prégnance des stéréotypes sexistes et d'une société encore très patriarcale»  VRAI.

 

Au fin fond du Luberon?

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Modérateur, ©, 109ans Posté(e)
January Modérateur 62 595 messages
109ans‚ ©,
Posté(e)
il y a 9 minutes, Morfou a dit :

Au fin fond du Luberon?

Non, juste chez moi, en frontière Suisse. Et puis va en Savoie tu vas voir !! 

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Animatrice, Dindasse prête à servir !!! V.I.Pintade, 47ans Posté(e)
titenath Animatrice 45 845 messages
47ans‚ Dindasse prête à servir !!! V.I.Pintade,
Posté(e)
Il y a 3 heures, January a dit :

J'veux pas stigmatiser les vieux mais je crois qu'ils sont pire à la campagne qu'à la ville ! 

:rolle:

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Membre, Raphaël 🇦🇲🇵🇸, 22ans Posté(e)
Petit ours Membre 5 438 messages
Maitre des forums‚ 22ans‚ Raphaël 🇦🇲🇵🇸,
Posté(e)

Les mentalités changent beaucoup selon les lieus, régions et milieux socio-culturel certains vivent toujours en 1920. 

Quand les gens se connaissent depuis 5 générations, il peut y avoir une sorte de "secret de village." non ? En plus du manque d'associations et du sexisme ? 

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Membre, 26ans Posté(e)
Baby miscookiyou Membre 72 messages
Baby Forumeur‚ 26ans‚
Posté(e)
Il y a 14 heures, Morfou a dit :

Les idées reçues sur la vie à la campagne...nous ne sommes plus en 1950!


Je dois vivre dans une faille temporelle par ce que dans le village de ma grand-mère les gens on toujours une mentalité  très refermée et "vielle France".

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Membre, 145ans Posté(e)
Bio choc Membre 144 messages
Baby Forumeur‚ 145ans‚
Posté(e)

Que de clichés sur la ruralité.

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Membre, 80ans Posté(e)
marine10 Membre 3 172 messages
Baby Forumeur‚ 80ans‚
Posté(e)

Quand j'étais petite, j'habitais un village.

On connaissait les femmes qui se prenaient régulièrement la porte dans l'oeil.

On trouvait ça normal.

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Membre, 26ans Posté(e)
Baby miscookiyou Membre 72 messages
Baby Forumeur‚ 26ans‚
Posté(e)
il y a 3 minutes, marine10 a dit :

Quand j'étais petite, j'habitais un village.

On connaissait les femmes qui se prenaient régulièrement la porte dans l'oeil.

On trouvait ça normal.

Autres  temps autres mœurs... 

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Membre, Raphaël 🇦🇲🇵🇸, 22ans Posté(e)
Petit ours Membre 5 438 messages
Maitre des forums‚ 22ans‚ Raphaël 🇦🇲🇵🇸,
Posté(e)

 

https://www.politis.fr/articles/2016/03/violences-conjugales-en-zone-rurale-plus-dur-de-sen-sortir-34403/

Violences conjugales : « En zone rurale, plus dur de s’en sortir »

De nombreuses études ont été publiées sur les violences conjugales en France, mais peu encore se sont penchées sur la situation des femmes qui en sont victimes dans les zones rurales. Les violences faites aux femmes en milieu rural, publiée le 24 mars par le réseau d’associations Solidarité Femmes, met en lumière les difficultés particulières que ces dernières rencontrent pour sortir de la violence. Une étude menée par 11 des associations de ce réseau, auprès de 730 femmes en 2011-2012 et 1.134 en 2014, dans les zones rurales des régions Midi-Pyrénées et Pays-de-la-Loire. Françoise Brié, porte-parole de la Fédération nationale de Solidarité Femmes, revient sur ses principales constatations.

Quel est le profil des femmes dont la situation a été suivie pour cette étude ?

Françoise Brié : Plus de 50 % des femmes reçues dans les associations du réseau Solidarités Femmes vivent en couple, et une très grande majorité d’entre elles ont au moins un enfant. Ces dernières sont avant tout victimes de violence conjugales.

En quoi la vie en milieu rural augmente-t-elle les difficultés des femmes à sortir de la violence ?

Nous avons constaté que l’environnement des femmes dans les zones rurales pouvait être des freins supplémentaires dans leur parcours pour sortir des violences conjugales. Ce sont des spécificités liées aux inégalités territoriales. Il y a un vrai manque de services de proximité, notamment dans le secteur de la santé et de la justice. Les associations et les structures spécialisées, qui leur permettraient d’être accompagnées, sont également peu nombreuses. Pour y avoir accès, il faut obligatoirement des moyens de transports. Or, la mobilité est une difficulté de plus pour ces femmes, qui n’ont pas toutes accès à une voiture individuelle.

Quel est l’impact du manque de médecins ruraux pour les femmes victimes de violences conjugales ?

Les médecins sont souvent les premières personnes auxquelles elles se confient. Ce sont eux qui sont à même de repérer les violences qu’elles subissent, et qui les orientent. Le problème, c’est aussi qu’il s’agit souvent du médecin de famille, qui connaît tout le monde. Les chiffres de nos associations montrent qu’il y a de la violence en milieu rural comme en milieu urbain. Sauf qu’en ville, il y a plus de médecins, de services spécialisés et d’hébergements, donc plus de solutions de replis pour les victimes de violences.

Quelles sont les solutions qui peuvent être mises en place pour améliorer leur condition ?

S’il y a aussi peu de structures de proximité et d’associations spécialisées, c’est aussi par manque de financement. Il faut donc renforcer le secteur associatif spécialisé dans ces communes rurales, et créer des structures spécialisées dans les violences conjugales qui rassembleraient plusieurs services, comme l’accès au droit et l’accompagnement. Il faudrait développer la connaissance du numéro d’écoute (3919), puisque nous avons également constaté que ce numéro était peu connu en milieu rural. De par les difficultés de mobilité dans ces communes, il faudrait développer ces centres d’appels, pour au moins assurer à ces femmes un meilleur suivi téléphonique. Mais ce qui est primordial, c’est un soutien financier aux associations déjà présentes ; à la création de permanences et de lieux d’hébergement spécialisés en milieu rural, pour accueillir les femmes qui ont fui le domicile conjugal.

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Membre, 75ans Posté(e)
Morfou Membre 64 411 messages
Maitre des forums‚ 75ans‚
Posté(e)
il y a une heure, January a dit :

Non, juste chez moi, en frontière Suisse. Et puis va en Savoie tu vas voir !! 

Peur de parler, maillage associatif faible, mobilité réduite... En milieu rural, les femmes victimes de violences conjugales ont plus de mal à sortir du silence. Le sujet reste cependant peu étudié.

 

Le sujet reste cependant peu étudié...pourtant affirmations?

A vous lire, ma campagne dite, profonde, a plus d'attraits que votre ville ou village frontalier!

Maillage associatif faible? mobilité réduite?

 

 

 

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Modérateur, ©, 109ans Posté(e)
January Modérateur 62 595 messages
109ans‚ ©,
Posté(e)
il y a 25 minutes, Morfou a dit :

A vous lire, ma campagne dite, profonde, a plus d'attraits que votre ville ou village frontalier!

Ta campagne ne peut pas représenter Toutes les campagnes, tu vois, la mienne, c'est pas la même. Tu peux comprendre que tu n'es pas seule au monde et qu'aucun d'entre nous ne puisse faire référence non ?

Evidemment mobilité réduite et maillage associatif faible, qu'est ce qui te choque ?

 

 

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Animatrice, Dindasse prête à servir !!! V.I.Pintade, 47ans Posté(e)
titenath Animatrice 45 845 messages
47ans‚ Dindasse prête à servir !!! V.I.Pintade,
Posté(e)
il y a 4 minutes, January a dit :

Tu peux comprendre que tu n'es pas seule au monde et qu'aucun d'entre nous ne puisse faire référence non ?

:ninja:

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Membre, 75ans Posté(e)
Morfou Membre 64 411 messages
Maitre des forums‚ 75ans‚
Posté(e)
Il y a 2 heures, Petit ours a dit :

 

https://www.politis.fr/articles/2016/03/violences-conjugales-en-zone-rurale-plus-dur-de-sen-sortir-34403/

Violences conjugales : « En zone rurale, plus dur de s’en sortir »

De nombreuses études ont été publiées sur les violences conjugales en France, mais peu encore se sont penchées sur la situation des femmes qui en sont victimes dans les zones rurales. Les violences faites aux femmes en milieu rural, publiée le 24 mars par le réseau d’associations Solidarité Femmes, met en lumière les difficultés particulières que ces dernières rencontrent pour sortir de la violence. Une étude menée par 11 des associations de ce réseau, auprès de 730 femmes en 2011-2012 et 1.134 en 2014, dans les zones rurales des régions Midi-Pyrénées et Pays-de-la-Loire. Françoise Brié, porte-parole de la Fédération nationale de Solidarité Femmes, revient sur ses principales constatations.

Quel est le profil des femmes dont la situation a été suivie pour cette étude ?

Françoise Brié : Plus de 50 % des femmes reçues dans les associations du réseau Solidarités Femmes vivent en couple, et une très grande majorité d’entre elles ont au moins un enfant. Ces dernières sont avant tout victimes de violence conjugales.

En quoi la vie en milieu rural augmente-t-elle les difficultés des femmes à sortir de la violence ?

Nous avons constaté que l’environnement des femmes dans les zones rurales pouvait être des freins supplémentaires dans leur parcours pour sortir des violences conjugales. Ce sont des spécificités liées aux inégalités territoriales. Il y a un vrai manque de services de proximité, notamment dans le secteur de la santé et de la justice. Les associations et les structures spécialisées, qui leur permettraient d’être accompagnées, sont également peu nombreuses. Pour y avoir accès, il faut obligatoirement des moyens de transports. Or, la mobilité est une difficulté de plus pour ces femmes, qui n’ont pas toutes accès à une voiture individuelle.

Quel est l’impact du manque de médecins ruraux pour les femmes victimes de violences conjugales ?

Les médecins sont souvent les premières personnes auxquelles elles se confient. Ce sont eux qui sont à même de repérer les violences qu’elles subissent, et qui les orientent. Le problème, c’est aussi qu’il s’agit souvent du médecin de famille, qui connaît tout le monde. Les chiffres de nos associations montrent qu’il y a de la violence en milieu rural comme en milieu urbain. Sauf qu’en ville, il y a plus de médecins, de services spécialisés et d’hébergements, donc plus de solutions de replis pour les victimes de violences.

Quelles sont les solutions qui peuvent être mises en place pour améliorer leur condition ?

S’il y a aussi peu de structures de proximité et d’associations spécialisées, c’est aussi par manque de financement. Il faut donc renforcer le secteur associatif spécialisé dans ces communes rurales, et créer des structures spécialisées dans les violences conjugales qui rassembleraient plusieurs services, comme l’accès au droit et l’accompagnement. Il faudrait développer la connaissance du numéro d’écoute (3919), puisque nous avons également constaté que ce numéro était peu connu en milieu rural. De par les difficultés de mobilité dans ces communes, il faudrait développer ces centres d’appels, pour au moins assurer à ces femmes un meilleur suivi téléphonique. Mais ce qui est primordial, c’est un soutien financier aux associations déjà présentes ; à la création de permanences et de lieux d’hébergement spécialisés en milieu rural, pour accueillir les femmes qui ont fui le domicile conjugal.

Billevesées...

Il y a 5 heures, Auger a dit :

100 % d'accord.

J'ai quitté une grande ville française pour vivre à la campagne et j'ai bien vu la mentalité Française empreinte de méfiance et de rejet de l'autre (l'autre est au sens large un "étranger") et d'un certain "passéisme" que l'on retrouve dans le statut des femmes.

Bien sûr, mon propos n'est pas de généraliser les situations, mais c'est quand même une réalité.

En France, les coutumes, les usages, les façons de vivre sont extrêmement différentes d'une région à l'autre.

Heureux que vous ne vouliez pas généraliser...:facepalm:

Il y a 2 heures, Petit ours a dit :

Les mentalités changent beaucoup selon les lieus, régions et milieux socio-culturel certains vivent toujours en 1920. 

Quand les gens se connaissent depuis 5 générations, il peut y avoir une sorte de "secret de village." non ? En plus du manque d'associations et du sexisme ? 

Dites pas de conneries...

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Membre, 75ans Posté(e)
Morfou Membre 64 411 messages
Maitre des forums‚ 75ans‚
Posté(e)
Il y a 1 heure, January a dit :

Ta campagne ne peut pas représenter Toutes les campagnes, tu vois, la mienne, c'est pas la même. Tu peux comprendre que tu n'es pas seule au monde et qu'aucun d'entre nous ne puisse faire référence non ?

Evidemment mobilité réduite et maillage associatif faible, qu'est ce qui te choque ?

 

 

La généralisation !

Votre coin n'est absolument pas représentatif de ce qui peut se passer en zone rurale!

 

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