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La catastrophe nucléaire de Kychtym (29/09/1957)


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Gouderien Membre 15775 messages
Obsédé textuel‚ 67ans
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Ce topic ne s'adresse pas aux fans inconditionnels du nucléaire qui se trouvent sur ce forum (j'espère pour eux qu'EDF a au moins le bon goût de leur faire un rabais sur leur facture d'électricité, ça me paraît la moindre des choses:p), mais aux autres. Qu'ils sachent donc, s'ils l'ignoraient, qu'il n'y a pas eu deux catastrophes majeures dues au nucléaire civil (Tchernobyl et Fukushima), mais trois. On oublie trop souvent la catastrophe de Kychtym, dans l'Oural, en 1957. Celle-ci a en effet longtemps été tenue secrète par les Soviétiques (on comprend pourquoi), mais aussi par les Occidentaux, qui étaient tout à fait au courant, mais qui craignaient que la nouvelle de ce désastre ne fasse du tort à la filière nucléaire, alors en plein développement. L'article ci-après est extrait de la Wikipédia; il n'est pas complet, notamment on ne trouve pas le chiffre précis des victimes, mais il a au moins le mérite d'exister. Le roman de James Rollins "le Dernier oracle" se déroule en grande partie dans cette région de l'Oural, complètement polluée et dévastée non seulement par cet accident mais aussi par l'extraction intensive et sans précautions et par le traitement pendant des années du plutonium et autres matières dangereuses - ou comment le nucléaire peut détruire entièrement une région d'un pays :

 
 
 
   
   
   
   
   
 

 


 Consultez la documentation du modèle

La catastrophe de Kychtym est une contamination radioactive qui s'est produite le 29 septembre 1957 au complexe nucléaire Maïak, une usine de retraitement de combustible nucléaire située près de la ville d'Oziorsk en Union soviétique, dans l'actuelle Russie.

Mesurée comme niveau 6 sur l'échelle internationale des événements nucléaires, c'est, avec la catastrophe de Tchernobyl et celle de Fukushima, l'un des plus graves accidents nucléaires jamais connus.

La catastrophe a été nommée d'après la ville de Kychtym, seule ville proche connue à cause du secret maintenu par les Soviétiques sur cet accident.

Contexte :

Après la Seconde Guerre mondiale, l'Union des républiques socialistes soviétiques a un retard technique sur les États-Unis dans le développement et la mise au point d'armes nucléaires. Elle se lance alors dans l'urgence dans un programme de recherche et développement dans le but d'obtenir une quantité suffisante d'uranium et de plutonium de qualité militaire. Le complexe nucléaire Maïak est très rapidement construit entre 1945 et 1948. Les physiciens soviétiques chargés du projet, ayant plusieurs lacunes en matière de physique nucléaire, prennent des décisions peu judicieuses en matière de sécurité. Également, l'impact écologique n'est pas pris en compte au début de la construction du site. Par exemple, les premières années le complexe ne stocke pas les déchets liquides hautement radioactifs générés, mais les rejette dans un cours d'eau à proximité, lequel se déverse dans le fleuve Ob, qui se jette à son tour dans l'océan Arctique. Plus tard, le lac Karachaï sera utilisé comme lieu d'entreposage à l'air libre.

Un site d'entreposage pour déchets nucléaires liquides est construit vers 1953. Il comprend des réservoirs en acier enveloppés de béton, le tout enterré à 8,2 mètres de profondeur. À cause du taux élevé de radiations, les déchets ont une température élevée qui est provoquée par la chaleur de désintégration (même si une réaction en chaîne n'est pas possible). Pour cette raison, un système de refroidissement est construit autour de chaque banque de 20 réservoirs. Les systèmes de surveillance et de contrôle des systèmes de refroidissement sont insuffisants.

Explosion :

En septembre 1957, le système de refroidissement de l'un des réservoirs, qui contenait entre 70 et 80 tonnes de déchets nucléaires, tombe en panne. La température du réservoir s'élève, ce qui provoque une explosion chimique des déchets secs (principalement du nitrate d'ammonium et des acétates). L'explosion, dont la puissance estimée équivaut à celle de l'explosion de 70 à 100 tonnes de TNT, projette dans les airs le couvercle en béton, d'une masse de 160 tonnes.

La radioactivité résultant de l'explosion était estimée initialement entre 2 et 50 MCi, mais a été précisée récemment autour de 740 PBq (20 MCi) dont 10 % soit 74 PBq a été dispersé dans l'atmosphère.

Dans les 10 à 11 heures suivantes, un nuage radioactif se déplace vers le nord-est jusqu'à une distance de 300 à 350 kilomètres du lieu de l'explosion. Les retombées radioactives provoquent une contamination à long terme d'une région dont la superficie est de 800 km2. Les retombées radioactives ont été longtemps considérées comme surtout constituées de césium 137 et de strontium 90[1], cependant les dernières évaluations précisent une répartition de 66 % de cérium 144, 25 % de zirconium 95, 5,4 % de strontium 90, 3,7 % de ruthénium 106, et 0,35 % de césium 137. Cette région est souvent appelée « VOuRS » (ВУРС, Vostotchno-Ouralskiï Radioactivnyï Sled, soit « Empreinte radioactive de l'Oural oriental »).

Conséquences :

Dans les jours qui suivent :

À cause du secret entourant le site, les populations des zones touchées ne furent pas averties de l'explosion et de ses conséquences. Une semaine plus tard, le 6 octobre, une opération d'évacuation commença pour 10.000 personnes de la région touchée, mais aucune raison officielle ne fut émise. Les personnes « devinrent de plus en plus hystériques à propos des conséquences d'un mal mystérieux qui les frappait. Les victimes perdaient la peau de leur visage, de leurs mains et d'autres parties exposées ». En 1980, Jaurès Medvedev révéla la nature et l'étendue du désastre.

Même si le gouvernement soviétique supprima des informations à propos de l'étendue du désastre, certaines personnes parvinrent à estimer que 200 personnes moururent de cancer à cause de l'exposition directe aux radiations. Pour réduire la propagation de la contamination radioactive consécutive à l'explosion, le sol contaminé fut excavé et stocké dans des sites clôturés qui furent appelés « cimetières de la Terre.

Les années suivantes :

En 1968, le gouvernement soviétique créa la réserve naturelle de l'Oural Est, région inaccessible sans autorisation, qui comprenait la totalité du VOuRS.

Des rumeurs d'un problème nucléaire près de Tcheliabinsk circulaient depuis plusieurs années en Occident. Après plusieurs recherches sur l'impact de la radioactivité sur les plantes, les animaux et les écosystèmes, le professeur Leo Tumerman, ancien chef du laboratoire de biophysique à l'Institut de biologie moléculaire à Moscou, parvint à démontrer qu'il y avait eu un sérieux accident nucléaire à l'est de l'Oural.

Selon Gyorgy, qui a invoqué la Freedom of Information Act américaine pour obtenir des informations de la CIA, cette dernière était au courant depuis 1957 de l'explosion, mais avait tenu secrètes ces informations dans le but de prévenir des conséquences fâcheuses sur l'industrie nucléaire américaine naissante. C'est en 1990 que le gouvernement soviétique a déclassifié les documents relatifs au désastre.

Au début du XXIe siècle, le niveau de radiation à Ozyorsk même, environ 0.1 mSv par an, est inoffensif. Même si officiellement la région du VOuRS est sûre pour les humains, des interrogations subsistent.

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PASCOU Membre 41881 messages
Forumeur alchimiste‚
Posté(e)
il y a 31 minutes, Gouderien a dit :

Ce topic ne s'adresse pas aux fans inconditionnels du nucléaire qui se trouvent sur ce forum (j'espère pour eux qu'EDF a au moins le bon goût de leur faire un rabais sur leur facture d'électricité, ça me paraît la moindre des choses:p), mais aux autres. Qu'ils sachent donc, s'ils l'ignoraient, qu'il n'y a pas eu deux catastrophes majeures dues au nucléaire civil (Tchernobyl et Fukushima), mais trois. On oublie trop souvent la catastrophe de Kychtym, dans l'Oural, en 1957. Celle-ci a en effet longtemps été tenue secrète par les Soviétiques (on comprend pourquoi), mais aussi par les Occidentaux, qui étaient tout à fait au courant, mais qui craignaient que la nouvelle de ce désastre ne fasse du tort à la filière nucléaire, alors en plein développement. L'article ci-après est extrait de la Wikipédia; il n'est pas complet, notamment on ne trouve pas le chiffre précis des victimes, mais il a au moins le mérite d'exister. Le roman de James Rollins "le Dernier oracle" se déroule en grande partie dans cette région de l'Oural, complètement polluée et dévastée non seulement par cet accident mais aussi par l'extraction intensive et sans précautions et par le traitement pendant des années du plutonium et autres matières dangereuses - où comment le nucléaire peut détruire entièrement une région d'un pays :

 
 
 
   
   
   
   
   
 

 


 Consultez la documentation du modèle

La catastrophe de Kychtym est une contamination radioactive qui s'est produite le 29 septembre 1957 au complexe nucléaire Maïak, une usine de retraitement de combustible nucléaire située près de la ville d'Oziorsk en Union soviétique, dans l'actuelle Russie.

Mesurée comme niveau 6 sur l'échelle internationale des événements nucléaires, c'est, avec la catastrophe de Tchernobyl et celle de Fukushima, l'un des plus graves accidents nucléaires jamais connus.

La catastrophe a été nommée d'après la ville de Kychtym, seule ville proche connue à cause du secret maintenu par les Soviétiques sur cet accident.

Contexte :

Après la Seconde Guerre mondiale, l'Union des républiques socialistes soviétiques a un retard technique sur les États-Unis dans le développement et la mise au point d'armes nucléaires. Elle se lance alors dans l'urgence dans un programme de recherche et développement dans le but d'obtenir une quantité suffisante d'uranium et de plutonium de qualité militaire. Le complexe nucléaire Maïak est très rapidement construit entre 1945 et 1948. Les physiciens soviétiques chargés du projet, ayant plusieurs lacunes en matière de physique nucléaire, prennent des décisions peu judicieuses en matière de sécurité. Également, l'impact écologique n'est pas pris en compte au début de la construction du site. Par exemple, les premières années le complexe ne stocke pas les déchets liquides hautement radioactifs générés, mais les rejette dans un cours d'eau à proximité, lequel se déverse dans le fleuve Ob, qui se jette à son tour dans l'océan Arctique. Plus tard, le lac Karachaï sera utilisé comme lieu d'entreposage à l'air libre.

Un site d'entreposage pour déchets nucléaires liquides est construit vers 1953. Il comprend des réservoirs en acier enveloppés de béton, le tout enterré à 8,2 mètres de profondeur. À cause du taux élevé de radiations, les déchets ont une température élevée qui est provoquée par la chaleur de désintégration (même si une réaction en chaîne n'est pas possible). Pour cette raison, un système de refroidissement est construit autour de chaque banque de 20 réservoirs. Les systèmes de surveillance et de contrôle des systèmes de refroidissement sont insuffisants.

Explosion :

En septembre 1957, le système de refroidissement de l'un des réservoirs, qui contenait entre 70 et 80 tonnes de déchets nucléaires, tombe en panne. La température du réservoir s'élève, ce qui provoque une explosion chimique des déchets secs (principalement du nitrate d'ammonium et des acétates). L'explosion, dont la puissance estimée équivaut à celle de l'explosion de 70 à 100 tonnes de TNT, projette dans les airs le couvercle en béton, d'une masse de 160 tonnes.

La radioactivité résultant de l'explosion était estimée initialement entre 2 et 50 MCi, mais a été précisée récemment autour de 740 PBq (20 MCi) dont 10 % soit 74 PBq a été dispersé dans l'atmosphère.

Dans les 10 à 11 heures suivantes, un nuage radioactif se déplace vers le nord-est jusqu'à une distance de 300 à 350 kilomètres du lieu de l'explosion. Les retombées radioactives provoquent une contamination à long terme d'une région dont la superficie est de 800 km2. Les retombées radioactives ont été longtemps considérées comme surtout constituées de césium 137 et de strontium 90[1], cependant les dernières évaluations précisent une répartition de 66 % de cérium 144, 25 % de zirconium 95, 5,4 % de strontium 90, 3,7 % de ruthénium 106, et 0,35 % de césium 137. Cette région est souvent appelée « VOuRS » (ВУРС, Vostotchno-Ouralskiï Radioactivnyï Sled, soit « Empreinte radioactive de l'Oural oriental »).

Conséquences :

Dans les jours qui suivent :

À cause du secret entourant le site, les populations des zones touchées ne furent pas averties de l'explosion et de ses conséquences. Une semaine plus tard, le 6 octobre, une opération d'évacuation commença pour 10.000 personnes de la région touchée, mais aucune raison officielle ne fut émise. Les personnes « devinrent de plus en plus hystériques à propos des conséquences d'un mal mystérieux qui les frappait. Les victimes perdaient la peau de leur visage, de leurs mains et d'autres parties exposées ». En 1980, Jaurès Medvedev révéla la nature et l'étendue du désastre.

Même si le gouvernement soviétique supprima des informations à propos de l'étendue du désastre, certaines personnes parvinrent à estimer que 200 personnes moururent de cancer à cause de l'exposition directe aux radiations. Pour réduire la propagation de la contamination radioactive consécutive à l'explosion, le sol contaminé fut excavé et stocké dans des sites clôturés qui furent appelés « cimetières de la Terre.

Les années suivantes :

En 1968, le gouvernement soviétique créa la réserve naturelle de l'Oural Est, région inaccessible sans autorisation, qui comprenait la totalité du VOuRS.

Des rumeurs d'un problème nucléaire près de Tcheliabinsk circulaient depuis plusieurs années en Occident. Après plusieurs recherches sur l'impact de la radioactivité sur les plantes, les animaux et les écosystèmes, le professeur Leo Tumerman, ancien chef du laboratoire de biophysique à l'Institut de biologie moléculaire à Moscou, parvint à démontrer qu'il y avait eu un sérieux accident nucléaire à l'est de l'Oural.

Selon Gyorgy, qui a invoqué la Freedom of Information Act américaine pour obtenir des informations de la CIA, cette dernière était au courant depuis 1957 de l'explosion, mais avait tenu secrètes ces informations dans le but de prévenir des conséquences fâcheuses sur l'industrie nucléaire américaine naissante. C'est en 1990 que le gouvernement soviétique a déclassifié les documents relatifs au désastre.

Au début du XXIe siècle, le niveau de radiation à Ozyorsk même, environ 0.1 mSv par an, est inoffensif. Même si officiellement la région du VOuRS est sûre pour les humains, des interrogations subsistent.

Le mensonge toujours....

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boeingue Membre 2625 messages
Forumeur alchimiste‚ 69ans
Posté(e)

l'écologie au pays des soviets et autres !!.........

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Gouderien Membre 15775 messages
Obsédé textuel‚ 67ans
Posté(e)
il y a 27 minutes, boeingue a dit :

l'écologie au pays des soviets et autres !!.........

Oui enfin la catastrophe de Fukushima a quand même prouvé que ce genre d'accident n'était pas réservé à l'ex-URSS. Le nucléaire, c'est le royaume international du mensonge et de l'opacité.

Voici un lien à propos de cette affaire de Kychtym :

https://www.dissident-media.org/infonucleaire/kychtym.html

Modifié par Gouderien
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Condorcet Membre 3538 messages
Forumeur alchimiste‚ 61ans
Posté(e)
il y a 55 minutes, Gouderien a dit :

Oui enfin la catastrophe de Fukushima a quand même prouvé que ce genre d'accident n'était pas réservé à l'ex-URSS. Le nucléaire, c'est le royaume international du mensonge et de l'opacité.

Fukushima c'est une civilisation millénaire qui évolue façon escargot. Résultat c'est l'électricien qui se contrôle lui-même. On sait ce que ça donne. Corruption, mafia, pognon, responsables politiques modestes obligés de vivre grand train et donc forcément corrompus, ça donne certain résultats. Une civilisation assez con pour s'engager dans une guerre mortelle qu'elle ne pouvait en aucun cas gagner, reproduit des schémas à la con plus qu'à son tour. Le nucléaire est tout simplement incompatible avec certaines formes de gouvernement.

Pour le mensonge et l'opacité je suppose que tu évoques l'AIEA.

Que t'a appris à la lecture de leurs rapports ? :hum:

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shyiro Membre 10478 messages
Forumeur alchimiste‚
Posté(e)

 

Il y a 2 heures, Gouderien a dit :

il n'y a pas eu deux catastrophes majeures dues au nucléaire civil (Tchernobyl et Fukushima), mais trois. 

La 3è la plus connu est :

L'accident nucléaire de Three Mile Island s'est produit le 28 mars 1979 dans la centrale nucléaire de Three Mile Island (3,3 km2). L'île est située sur la rivière Susquehanna, près de Harrisburg, dans l'État de Pennsylvanie aux États-Unis.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Accident_nucléaire_de_Three_Mile_Island

 

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Répy Membre 11589 messages
scientifique‚
Posté(e)
il y a 35 minutes, shyiro a dit :

La 3è la plus connu est :

L'accident nucléaire de Three Mile Island s'est produit le 28 mars 1979 dans la centrale nucléaire de Three Mile Island (3,3 km2). L'île est située sur la rivière Susquehanna, près de Harrisburg, dans l'État de Pennsylvanie aux États-Unis.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Accident_nucléaire_de_Three_Mile_Island

Dans ce cas, l'enceinte de confinement en béton a gardé à l'intérieur la quasi totalité des produits radioactifs. seuls quelques effluent gazeux ont été relâché pour faire tomber la pression. 

L'irradiation de la population environnante environ 0,2 mSv est restée au niveau de la radioactivité naturelle.

C'est d'ailleurs après cet accident que tous les réacteurs construits après cette date ont été équipés de filtres à sable permettant de pieger une grande partie des effluents radioactifs gazeux qui seraient relâchés en cas de forte surpression à l'intérieur.

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Gouderien Membre 15775 messages
Obsédé textuel‚ 67ans
Posté(e)
Il y a 1 heure, Condorcet a dit :

Fukushima c'est une civilisation millénaire qui évolue façon escargot. Résultat c'est l'électricien qui se contrôle lui-même. On sait ce que ça donne. Corruption, mafia, pognon, responsables politiques modestes obligés de vivre grand train et donc forcément corrompus, ça donne certain résultats. Une civilisation assez con pour s'engager dans une guerre mortelle qu'elle ne pouvait en aucun cas gagner, reproduit des schémas à la con plus qu'à son tour. Le nucléaire est tout simplement incompatible avec certaines formes de gouvernement.

Pour le mensonge et l'opacité je suppose que tu évoques l'AIEA.

Que t'a appris à la lecture de leurs rapports ? :hum:

L'électricien qui se contrôle lui-même… comme en France tu veux dire?

Et je te signale que la centrale de Fukushima était dotée de matériel américain. Ce qu'on peut surtout reprocher aux Japonais, c'est d'avoir trop fait confiance à la technologie de l'Oncle Sam. Et le gouvernement du Japon, au cas où tu ne le saurais pas, est une démocratie. Et pour la "civilisation millénaire qui évolue de façon escargot" tu repasseras, la modernisation du Japon s'étant déroulée avec une rapidité extraordinaire.

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Condorcet Membre 3538 messages
Forumeur alchimiste‚ 61ans
Posté(e)
il y a 7 minutes, Gouderien a dit :

L'électricien qui se contrôle lui-même… comme en France tu veux dire?

Et je te signale que la centrale de Fukushima était dotée de matériel américain. Ce qu'on peut surtout reprocher aux Japonais, c'est d'avoir trop fait confiance à la technologie de l'Oncle Sam. Et le gouvernement du Japon, au cas où tu ne le saurais pas, est une démocratie. Et pour la "civilisation millénaire qui évolue de façon escargot" tu repasseras, la modernisation du Japon s'étant déroulée avec une rapidité extraordinaire.

Bon, comment dire ? Pour rester poli tu commences à me faire iech.

Y a pas moyen. Du haut de ton ignorance crasse tu assènes des je te signale, tu repasseras, au cas où tu ne le saurais pas... etc.

Ça ne m'intéresse pas. Tu pourrais au moins profiter du fait qu'il y a quelques ingénieurs sur le forum qui prennent le temps d'expliquer des trucs. Mais non. Pas moyen de te déniaiser. Seulement ce sujet intéressant - que tu a eut la bonne idée de poster - tu l'as mis en science. Bonne idée cependant une truffe comme toi pourrait au moins la mettre un peu en sourdine dans ce contexte.

Tu n'as toujours pas répondu au sujet de l'AIEA.

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Gouderien Membre 15775 messages
Obsédé textuel‚ 67ans
Posté(e)
il y a 31 minutes, Condorcet a dit :

Tu n'as toujours pas répondu au sujet de l'AIEA.

Pourquoi, c'est un interrogatoire?

 

il y a 31 minutes, Condorcet a dit :

Bon, comment dire ? Pour rester poli tu commences à me faire iech.

Personne ne t'oblige à lire mes interventions. Je te trouve bien outrecuidant, de vouloir me donner des leçons! Ton dernier message à propos du Japon accumulait les erreurs et les contre-vérités, je me contente de te les signaler - ton message étant de plus incroyablement méprisant à l'égard d'un peuple qui n'a certainement pas de leçons de modernité à recevoir de nous. Et je connais assez bien l'histoire de ce pays, que j'aime beaucoup. Dois-je écrire : Puis-je vous faire remarquer, Monseigneur, que vous avez peut-être commis une légère erreur concernant tel ou tel point? Et ta sœur!

Fin de la discussion, tu me fais perdre mon temps.

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Répy Membre 11589 messages
scientifique‚
Posté(e)
Il y a 8 heures, PASCOU a dit :

Le mensonge toujours....

le mensonge était d'abord celui des "soviets" et puis ensuite quand la catastrophe a été connue des occidentaux, le mot d'ordre a été le silence absolu car eux aussi craignaient qu'une catastrophe nucléaire arrive chez eux.

Tant pour des raisons tant militaires que stratégiques, le nucléaire (militaire et civil) est entouré de secret !

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PASCOU Membre 41881 messages
Forumeur alchimiste‚
Posté(e)
Il y a 7 heures, Répy a dit :

le mensonge était d'abord celui des "soviets" et puis ensuite quand la catastrophe a été connue des occidentaux, le mot d'ordre a été le silence absolu car eux aussi craignaient qu'une catastrophe nucléaire arrive chez eux.

Tant pour des raisons tant militaires que stratégiques, le nucléaire (militaire et civil) est entouré de secret !

Oui, comme le nuage de Tchernobyl  c'est  arrêté à  nos frontières. 

A t on été  indemnisé ?

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Répy Membre 11589 messages
scientifique‚
Posté(e)
Il y a 2 heures, PASCOU a dit :

Oui, comme le nuage de Tchernobyl  c'est  arrêté à  nos frontières. 

A t on été  indemnisé ?

L'URSS au temps de Kroutchev n'aurait jamais indemnisé des français ou des étrangers pour des éventuels domages de santé lié à un nuage radioactif "qui n'existait pas" !

Les peuples de l'ex union soviétique n'étaient même pas au courant de la catastrophe.

D'ailleurs le nuage n'est pas venu directement vers l'Ouest mais il s'est dirigé vers la Sibérie orientale. C'est à la fin de son premier tour de Terre qu'il aurait pu passer au-dessus de l'Europe. Et alors les retombées étaient grandement diminuées.

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azad2B Membre 2777 messages
Le prendre au sérieux, nuit gravement à la santé‚
Posté(e)

Hé là faudrait tout de même pas toujours taper sue les mêmes.

Les Ricains ont connus le premier accident nucléaire sérieux en 1979.

Voir l' article de Wikipédia dont j' extrais ceci :

L'industrie nucléaire affirme que cet accident n'a provoqué ni décès, ni blessures ou effets néfastes sur la santé. Un rapport de l'université Columbia soutient cette conclusion2, qui est également confirmée par l'analyse de cohortes du registre de cancérologie de Pennsylvanie 3,4 et par la communauté scientifique internationale, selon l'UNSCEAR5,6. Une autre étude, réalisée par Steven Wing de l'université de Caroline du Nord, a constaté que les taux de cancer du poumon et de leucémie ont été de 2 à 10 fois plus élevés dans les zones que les masses d'air ont traversées après être passées au-dessus de TMI que dans les autres zones[réf. souhaitée]. Le Radiation and Public Health Project, une organisation antinucléaire, fait état d'un pic de mortalité infantile dans les collectivités situées en aval, deux ans après l'accident

https://fr.wikipedia.org/wiki/Centrale_nucléaire_de_Three_Mile_Island

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saxopap Membre 4467 messages
SaXo‚ 99ans
Posté(e)

 

Le 06/06/2019 à 09:06, Répy a dit :

L'URSS au temps de Kroutchev n'aurait jamais indemnisé des français ou des étrangers pour des éventuels domages de santé lié à un nuage radioactif "qui n'existait pas" !

Lol Répy,  La question ne fut pas de savoir si ce nuage a ou n’a pas existé . Nier l’évidence n’a duré qu’un instant  En revanche, nos gouvernants nous ont suggéré de ne plus manger de légumes aux larges feuilles, car logiquement plus propices à recevoir les «  retombées ». Quelle perspicaceté !  

Le plus drôle est à venir: de nombreux médecins conseillaient à leurs patientes enceintes de ne pas voyager au centre de la France argumentant que la radio activité naturelle ( tellurique) y était plus importante. 

Chacun sait qu’il n’y a pas de femmes enceintes au centre de la France!  Mdr

Le 06/06/2019 à 09:06, Répy a dit :

NceTLes peuples de l'ex union soviétique n'étaient même pas au courant de la catastrophe.

D'ailleurs le nuage n'est pas venu directement vers l'Ouest mais il s'est dirigé vers la Sibérie orientale. C'est à la fin de son premier tour de Terre qu'il aurait pu passer au-dessus de l'Europe. Et alors les retombées étaient grandement diminuées.

 

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Répy Membre 11589 messages
scientifique‚
Posté(e)
Il y a 8 heures, saxopap a dit :

 

Lol Répy,  La question ne fut pas de savoir si ce nuage a ou n’a pas existé . Nier l’évidence n’a duré qu’un instant  ....

Le nuage de Kytchim n'existait pas selon les Russes !

Heureusement pour nous en Europe, son tour de terre a d'abord survolé la Sibérie et le Pacifique, lui faisant perdre une grande partie de sa radioactivité.

L'europe centrale avait été moins "arrosée" qu'avec le nuage de Tchernobyl.

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Pierrot89 Membre 2794 messages
Forumeur alchimiste‚
Posté(e)
Le 05/06/2019 à 17:38, Répy a dit :

Dans ce cas, l'enceinte de confinement en béton a gardé à l'intérieur la quasi totalité des produits radioactifs. seuls quelques effluent gazeux ont été relâché pour faire tomber la pression. 

L'irradiation de la population environnante environ 0,2 mSv est restée au niveau de la radioactivité naturelle.

C'est d'ailleurs après cet accident que tous les réacteurs construits après cette date ont été équipés de filtres à sable permettant de pieger une grande partie des effluents radioactifs gazeux qui seraient relâchés en cas de forte surpression à l'intérieur.

C'est exact que l'accident de Three Mile Island en 1979 a permis l'amélioration de la sûreté des réacteurs de type PWR (les plus nombreux dans le monde). Les émissions d'iodes radioactifs 131 et 132 ainsi que des Césiums 134 et 137 ont été extrêmement faibles (0,2 mSv et sans aucun impact sanitaire d'après tous les experts du Mon

L'accident de Tchernobyl résulte d'un type de réacteur spécifique utilisé (RBMK) qu’en Union Soviétique et donc non extrapolable aux réacteurs du monde et n'a donc pas fait l'objet d'amélioration de la sûreté.

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