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« Le moment néofasciste du néolibéralisme »


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Membre, Un poulpe, un bocal, what else?...Pataphysicien débile...Le seul être respectable après le céphalopode est le phoque..., 53ans Posté(e)
sush'bar Membre 4 722 messages
Maitre des forums‚ 53ans‚ Un poulpe, un bocal, what else?...Pataphysicien débile...Le seul être respectable après le céphalopode est le phoque...,
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Ou comment se donner bonne conscience. ..:crazy:

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« Néo-fascisme, n’est-ce pas le terme approprié ? »

Ce qui pèse et menace maintenant, en France et dans d’autres pays d’Europe, c’est un néo-fascisme (n’est-ce pas le terme approprié ?) convenant au néo-libéralisme, au service de la poursuite du néo-libéralisme, utilisant les dégâts mêmes du néo-libéralisme pour permettre à celui-ci de durer.

Néo-fascisme ne doit pas être compris comme « presque fascisme », mais comme fascisme d’aujourd’hui, qui n’a plus besoin de recopier les gesticulations du passé. Tout le baratin sur la mue du FN, sa « dédiabolisation », son « virage républicain » - de même que le feuilleton médiatique des bisbilles entre le père et la fille Le Pen -, ne visent qu’à donner de la crédibilité à l’opération de réfection de façade pour faire passer le FN pour une nouvelle droite radicale et populaire avec qui des alliances deviendraient possibles.

Mais en réalité, ce néo-fascisme est tout aussi violent, brutal, anti-social, anti-ouvrier, anti-populaire que le fascisme du 20e siècle. Attention : ce néo-fascisme ne se réduit pas au seul FN, il gangrène la société française au-delà des activités du parti lepeniste.

Mais alors, pourquoi ça marche ? Sans doute beaucoup parce que le désarroi, la désespérance sont littéralement sans précédent depuis des décennies. Avec l’élection de Hollande et d’une majorité de députés PS à l’Assemblée Nationale, des millions de gens attendaient du changement et ont eu - au nom de la gauche ! - la poursuite de la politique néolibérale de Sarkozy. Et au fur et à mesure des désastres électoraux, Hollande-Valls persistent dans cette politique. Il y a même le calcul que c’est la poursuite de la montée de l’extrême-droite qui pourrait rendre possible leur ré-élection en 2017.

La souffrance sociale et la médiocrité politicienne sont une aubaine pour les néofascistes. Le terrain leur est d’autant plus favorable qu’un délitement de la société est à l’oeuvre, et avec lui une perte des repères historiques et politiques : insécurité économique et sociale qui déstabilise le monde du travail et nourrit la peur de l’avenir, démantèlement de règles et d’institutions sociales anticapitalistes mises en place au 20e siècle ; conséquences en chaine de la mondialisation capitaliste, des guerres qui ne finissent pas, et des drames humains (réfugiés...) qui s’ensuivent ; succès dans la fabrication d’un choc des civilisations et installation du terrorisme comme une question quotidienne dans l’actualité, avec les demandes et les dérives sécuritaires que ceci provoque et rend possible, perte de poids d’institutions politiques au profit des firmes, défis provoqués par l’accélération des nouvelles technologies, de la technique, qui ouvrent des possibles immenses mais en même temps virtualisent le monde...

https://reporterre.net/Le-neo-liberalisme-glisse-vers-le

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Invité Quasi-Modo
Invités, Posté(e)
Invité Quasi-Modo
Invité Quasi-Modo Invités 0 message
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il y a 11 minutes, fx. a dit :

Ce qui pèse et menace maintenant, en France et dans d’autres pays d’Europe, c’est un néo-fascisme (n’est-ce pas le terme approprié ?) convenant au néo-libéralisme, au service de la poursuite du néo-libéralisme, utilisant les dégâts mêmes du néo-libéralisme pour permettre à celui-ci de durer.

 Néo-fascisme ne doit pas être compris comme « presque fascisme », mais comme fascisme d’aujourd’hui, qui n’a plus besoin de recopier les gesticulations du passé. Tout le baratin sur la mue du FN, sa « dédiabolisation », son « virage républicain » - de même que le feuilleton médiatique des bisbilles entre le père et la fille Le Pen -, ne visent qu’à donner de la crédibilité à l’opération de réfection de façade pour faire passer le FN pour une nouvelle droite radicale et populaire avec qui des alliances deviendraient possibles.

Un intellectuel tout à fait honnête conclurait donc que le terme fascisme qui renvoie historiquement à un mouvement politique italien bien défini est juste inapproprié. En gros cette phrase revient à dire : c'est pareil mais c'est pas pareil. C'est curieux cette mode de gesticuler et de tordre les idées des uns et des autres jusqu'à leur trouver une similitude avec ces mouvements du passé. Tout ça pour attirer l'attention et faire sa place sur le parre-terre des intellectuels médiatiques. Pathétique.

Finalement pourquoi utiliser ces mots qui font peur et courcircuitent la réflexion, au lieu de simplement décrire ce qui ne va pas en termes clairs, et nommer ensuite des solutions?

il y a 45 minutes, fx. a dit :

https://www.lesechos.fr/08/11/2017/lesechos.fr/030844041178_les-patriotes-de-philippot--un-programme-copie-colle-du-fn--.htm

Toujours en mal de diabolisation devant les vérités qui dérangent semble t il ...

Si tu lis bien ton article ils en parlent des différences (et même si l'article veut les minimiser, elles ne sont pas des moindres à y bien réfléchir!). Prenons simplement le Frexit. C'est pareil ou pas pareil de rester dans l'UE ou d'en sortir? Bref en plus tu trolles ton propre sujet qui part totalement en hors sujet sur ce points là.

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Membre, 115ans Posté(e)
stvi Membre 20 709 messages
Mentor‚ 115ans‚
Posté(e)
Il y a 2 heures, fx. a dit :

 

Personne n'est responsable de tes problèmes de compréhension .

j'ai très bien compris où tu veux en venir .... ça t'emmerde qu'on traduise tes copiés collés à rallonge en langage clair hein!

soit tu es payé pour faire ta propagande d’extrême gauche soit tu es complètement formaté (pour être poli)   ....dis le carrément que tu veux avec tes coidéologues faire passer le libéralisme pour une doctrine fasciste alors que ce qualificatif est bien réservé aux bas du front (national et de gauche ) ....

le libéralisme peut être qualifié de fasciste s'il tombe dans les extrêmes ...pour le reste quasi-Modo a parfaitement traduit tes copiés collés ... et puis si un homme n'en a rien à foutre de sa réélection ,et agit en fonction de ce pourquoi il a été élu ( ne t'en déplaise) c'est à dire remettre le pays dans des normes Européennes afin de pouvoir s'aligner sur des standards économiques et politiques ,je ne vois pas en quoi il serait fasciste ,même s'il ne plait pas aux cheminots et à la CGT ...

dans quatre ans ,tu pourras militer pour une élection de Mélenchon ,mais c'est inutile de penser qu'il y aura une révolution par la rue ...

 

Il y a 2 heures, Quasi-Modo a dit :

A tous les enfants mal élevés qui crient au fascisme dès qu'un homme politique se montre un peu autoritaire, j'ai envie de faire relire la fable de Pierre et le loup, toujours aussi efficace chez les petits, mais inefficace chez les grands qui sont devenus cons comme des balais et incapables de remettre en cause leurs préjugés.

Le jour où vous n'aurez plus du "néofascisme libéral" mais que vous aurez un vrai dictateur en face de vous et au plus haut sommet de l'Etat, je vous garantis que vous allez le regretter votre "néofascisme libéral". :D

Les critiques du système actuel on peut les conjuguer de toutes les façons dont on le souhaite, et même convoquer niaisement les repoussoirs ultimes de l'Histoire de l'Occident comme le fascisme ou le nazisme, mais ce qui compte ce sont les solutions.

 

Il y a 1 heure, fx. a dit :

Mais en réalité, ce néo-fascisme est tout aussi violent, brutal, anti-social, anti-ouvrier, anti-populaire que le fascisme du 20e siècle. Attention : ce néo-fascisme ne se réduit pas au seul FN, il gangrène la société française au-delà des activités du parti lepeniste.

il a oublié d'inclure la gauche fasciste dans son explication de texte ....Et puis ça fait bien longtemps que les ouvriers et les classes populaires sont chez Marine ....l'extrême gauche en est réduite à glorifier la lutte des classes et à haïr tout ce qui n'est pas à gauche d'hamon ...

https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/le-nouveau-fascisme-de-gauche-198082

 

Le terme fascisme n’est pas à prendre ici dans sa définition politique strict, mais plutôt dans sa définition populaire. C’est à dire un mode de pensée et d’action extrémiste, intolérant, fermé d’esprit, discriminant, coercitif, violent et donc liberticide envers ceux qui ont une autre vision des choses. Et donc de soumettre à l’aide de méthodes coercitives et abusives à la place de l’utilisation de la raison, donc de la mise en place de débats (ce qui normalement distingue une dictature d’une démocratie).

Un autre point important à souligner est ce que cette nouvelle gauche a dévié des principes originels de la gauche du XIXe qui consistait à défendre le peuple et ces valeurs. Les mouvements extrémistes tendaient donc logiquement vers une lutte des classes féroces qui ont pris la forme des attentats des mouvements anarchistes fin XIXe début XXe, ou encore des mouvements radicaux comme action direct, les brigades rouges ou la bande à baader dans les années 70/80.

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Membre, Obsédé textuel, 73ans Posté(e)
Gouderien Membre 38 631 messages
73ans‚ Obsédé textuel,
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Il y a 3 heures, versys a dit :

Et donc, dans cette "caricature de démocratie", que reste t il et à quel moment le peuple peut il encore s'exprimer et espérer sortir de cette fatalité: se soumettre à un état tout puissant ou à une économie toute puissante...?  :vava:

Je pense que cette "économie toute puissante" est au pouvoir pour un bon moment.

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Invité Ink 82
Invités, Posté(e)
Invité Ink 82
Invité Ink 82 Invités 0 message
Posté(e)
Il y a 3 heures, stvi a dit :

j'ai très bien compris où tu veux en venir .... ça t'emmerde qu'on traduise tes copiés collés à rallonge en langage clair hein!

soit tu es payé pour faire ta propagande d’extrême gauche soit tu es complètement formaté (pour être poli)   ....dis le carrément que tu veux avec tes coidéologues faire passer le libéralisme pour une doctrine fasciste alors que ce qualificatif est bien réservé aux bas du front (national et de gauche ) ....

le libéralisme peut être qualifié de fasciste s'il tombe dans les extrêmes ...pour le reste quasi-Modo a parfaitement traduit tes copiés collés ... et puis si un homme n'en a rien à foutre de sa réélection ,et agit en fonction de ce pourquoi il a été élu ( ne t'en déplaise) c'est à dire remettre le pays dans des normes Européennes afin de pouvoir s'aligner sur des standards économiques et politiques ,je ne vois pas en quoi il serait fasciste ,même s'il ne plait pas aux cheminots et à la CGT ...

dans quatre ans ,tu pourras militer pour une élection de Mélenchon ,mais c'est inutile de penser qu'il y aura une révolution par la rue ...

 

 

il a oublié d'inclure la gauche fasciste dans son explication de texte ....Et puis ça fait bien longtemps que les ouvriers et les classes populaires sont chez Marine ....l'extrême gauche en est réduite à glorifier la lutte des classes et à haïr tout ce qui n'est pas à gauche d'hamon ...

https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/le-nouveau-fascisme-de-gauche-198082

 

Le terme fascisme n’est pas à prendre ici dans sa définition politique strict, mais plutôt dans sa définition populaire. C’est à dire un mode de pensée et d’action extrémiste, intolérant, fermé d’esprit, discriminant, coercitif, violent et donc liberticide envers ceux qui ont une autre vision des choses. Et donc de soumettre à l’aide de méthodes coercitives et abusives à la place de l’utilisation de la raison, donc de la mise en place de débats (ce qui normalement distingue une dictature d’une démocratie).

Un autre point important à souligner est ce que cette nouvelle gauche a dévié des principes originels de la gauche du XIXe qui consistait à défendre le peuple et ces valeurs. Les mouvements extrémistes tendaient donc logiquement vers une lutte des classes féroces qui ont pris la forme des attentats des mouvements anarchistes fin XIXe début XXe, ou encore des mouvements radicaux comme action direct, les brigades rouges ou la bande à baader dans les années 70/80.

Bonjour, il paraît nécessaire de rapidement revenir dans le giron des conditions générales d'utilisation en évitant les insultes et la diffamation. Discourir avec sympathie tout en gardant des opinions fortes semble à la portée de tout à chacun, pour peu d'y mettre un peu d'éducation. L'échange gagnera en richesse et intérêt, je vous l'assure.

Eric Fassin n'est pas le premier à tenir cette analyse. Le fascisme est un concept utilisé depuis des décennies dans le prisme du discours critique. A mesure que le néolibéralisme sclérose la vie politique française et creuse certains maux, il se trouve des voix venues de milieux différents pour s'inquiéter de dérives. On peut citer la retentissante tribune de la magistrate Manuela Cadelli en 2016 : https://www.les-crises.fr/le-neoliberalisme-est-un-fascisme-par-manuela-cadelli/

Je ne la commente pas, car elle a été abondamment reprise. Je préfère utiliser un article plus ancien et théorique intitulé : "Néo-libéralisme et fin de la démocratie" paru en 2004 et qui s'est avéré profondément visionnaire. La gauche non-stalinienne, aujourd'hui ce centre mou aux marges flous du macronisme, s’est toujours souciée de ne pas jeter les bienfaits du libéralisme politique (pluralisme des rationalités en débat, justice, système de santé ou encore école indépendante, etc.) avec l’eau d’un libéralisme économique aliénant les corps et les âmes, écrit Wendy Brown, professeur de Sciences Politiques à Berkeley. Le problème aujourd’hui est que ces bienfaits ambigus, à la fois idéologiques et libérateurs, sont eux-mêmes en train de disparaître sous les attaques d’un « néo-libéralisme » visant non plus simplement à défendre une économie de marché mais à réduire toute la société aux normes du marché.

C'est pour cette raison que la notion de fascisme est interrogée. Car le néolibéralisme a muté sur des bases d’analyse sensiblement différentes de celles que faisait valoir Adam Smith. Le néo-libéralisme n’est d’ailleurs pas uniquement un ensemble de mesures économiques ; il ne s’agit pas seulement de faciliter le libre-échange, de maximiser les profits des entreprises et de remettre en cause les aides publiques. En effet, de l’esprit du sujet-citoyen aux pratiques impériales en passant par l’Éducation, rien n’échappe à l’analyse néo-libérale, quand elle est traduite en gouvernementalité. Si la rationalité néo-libérale met le marché au premier plan, elle n’est pas seulement - et n’est même pas d’abord - centrée sur l’économie ; elle consiste plutôt dans l’extension et la dissémination des valeurs du marché à la politique sociale et à toutes les institutions, même si le marché conserve en tant que tel sa singularité.

Prenons le temps de définir les termes. Le néolibéralisme : pose le postulat que le politique, et avec lui toutes les autres dimensions de l’expérience contemporaine, est soumis à une rationalité économique. Pour le dire autrement, l’être humain est intégralement conçu comme homo oeconomicus,et toutes les dimensions de la vie sont modelées par la rationalité marchande. En conséquence, toute action et toute décision politique obéissent à des considérations de rentabilité, et - c’est tout aussi important - toute action humaine ou institutionnelle est conçue comme l’action rationnelle d’un entrepreneur, sur la base d’un calcul d’utilité, d’intérêt et de satisfaction, conformément à une grille micro-économique moralement neutre, dont les variables sont la rareté, l’offre et la demande. Non seulement le néo-libéralisme conçoit tout, dans la vie sociale, culturelle et politique, comme réductible à un tel calcul, mais il développe aussi les pratiques et les récompenses institutionnelles qui permettent de réaliser cette conception. En d’autres termes, le discours et la politique qui véhiculent ses critères permettent au néo-libéralisme de façonner des acteurs rationnels et des prises de décision dictées, dans tous les domaines, par la logique marchande. Il est donc important de le souligner : dans son exigence de propagation de la rationalité économique, le néo-libéralisme est plus normatif qu’ontologique ; et il préconise à cet effet un cadre institutionnel, une série de mesures politiques et un discours. Le néo-libéralisme est un projet constructiviste : pour lui, la stricte application de la rationalité économique à tous les domaines de la société n’est pas un donné ontologique ; il oeuvre donc au développement, à la diffusion et à l’institutionnalisation de cette rationalité.

Nous avons donc un système politique qui investit tous les pans de la vie humaine, ne tolère que peu l'opposition (les tombereaux d'injures n'en sont qu'un exemple) comme en témoigne la concentration des médias qui relayent tous le même discours. D'ailleurs Hanna Arendt considère l'épisode du Maccarthisme dont on peut voir quelques résurgences dans certains discours en ces lieux, comme un épisode de totalitarisme. De droite, éduqué dans cette mouvance, charpenté intellectuellement à ses valeurs, la critique marxiste ne me fait pas peur et forme un outil critique très utile. La droite sociale y pioche d'ailleurs allègrement. Or forcé de constater que les noms d'oiseau fusent quand cette forme de critique s'exerce de nos jours.

L'incarnation d'homme providentiel, une agressivité envers des opposants, une administration en train de mettre sous la même bannière de fichés S des terroristes islamistes et des membres d'ONG qui distribuent des repas à des migrants, un coussin social malmené, des problèmes environnementaux majeurs passés au second voire troisième plan, des valeurs de l'humanisme démocratique attaquées au profit de l'individualisme et du matérialisme au point qu'il faille nier l'existence même d'une Nation en tant que peuple et délimitation (en dehors de la coupe du monde de foot)... Je vous épargne une trop longue liste : tout cela inquiète et interroge. A la célèbre phrase « Tout par l'État, rien hors de l'État, rien contre l'État ! » qui définit en résumant le fascisme, vous remplacez "Etat" par "Marché" (je mets une majuscule à dessein) et vous avez le tableau du contexte français et de bien de ses maux qui divisent notre société. Ces lézardent s’approfondissent d'ailleurs au point de gagner jusqu'au parti de Macron. Et comment pourrait-il en être autrement ? Les esprits éclairés doivent-ils fermer les yeux sur les perquisitions de citoyens dont un avocat mis en garde à vue puis finalement seulement désigné comme témoin assisté au seul motif d'une opposition au projet d'enfouissement de déchets radioactifs à Bure ? C'est un exemple parmi tant d'autres, car je vous sais sensible à d'autres questions comme environnementales, il me semble, dont vous savez certainement le peu de poids dans les préoccupations gouvernementales actuelles.

Autre article de réflexion qui interroge le concept de fascisme à propos de la politique actuelle en France : ttps://www.lemonde.fr/emploi/article/2015/10/26/neoliberalisme-globalise-et-fascisme-une-equation-improbable_4797342_1698637.html

 

Il y donc un véritable débat sur ce sujet et des voix qui ont lancé un réel pavé dans la marre qu'il est sage d'essayer de comprendre même si a priori la formulation hérisse le poil...

 

Bon week-end à vous

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Membre, 115ans Posté(e)
stvi Membre 20 709 messages
Mentor‚ 115ans‚
Posté(e)
Il y a 4 heures, Ink 82 a dit :

Il y donc un véritable débat sur ce sujet et des voix qui ont lancé un réel pavé dans la marre qu'il est sage d'essayer de comprendre même si a priori la formulation hérisse le poil...

Autre article de réflexion qui interroge le concept de fascisme à propos de la politique actuelle en France : ttps://www.lemonde.fr/emploi/article/2015/10/26/neoliberalisme-globalise-et-fascisme-une-equation-improbable_4797342_1698637.html

 

faire passer l'idée qu'un gouvernement  qui ne se réclame d'aucune orientation politique conventionnelle de gouvernement fasciste c' est de l'escroquerie intellectuelle ...le monde n'est pas une référence à part peut être pour une certaine gauche ,et puis pour faire du papier et des ventes on tape dans le sensationnalisme ...

le fascisme d'état actuel se retrouve dans les  régimes socialistes d'Amérique du sud et c'est de la diffamation de vouloir assimiler ces régimes au notre ...

 

Il y a 4 heures, Ink 82 a dit :

Bonjour, il paraît nécessaire de rapidement revenir dans le giron des conditions générales d'utilisation en évitant les insultes et la diffamation. Discourir avec sympathie tout en gardant des opinions fortes semble à la portée de tout à chacun, pour peu d'y mettre un peu d'éducation. L'échange gagnera en richesse et intérêt, je vous l'assure.

je n'ai aucune intention de convaincre les extrémistes de gauche ,et ta proposition de discussion est nulle et non avenue..je ne fais que souligner des incohérences ,contre vérités en respectant les CGU ...les CGU ne m'imposent pas d'être mielleux ...

n'ayant pas trop de temps à ma disposition ,je suis obligé d'aller à l'essentiel et donc de ne pas tomber dans le piège de discussions interminables ...

 

 

 

 

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Invité Ink 82
Invités, Posté(e)
Invité Ink 82
Invité Ink 82 Invités 0 message
Posté(e)
il y a 36 minutes, stvi a dit :

faire passer l'idée qu'un gouvernement  qui ne se réclame d'aucune orientation politique conventionnelle de gouvernement

 

 

 

Erreur d'appréciation qui fausse donc votre jugement : "une politique libérale, oui j’assume, mais une politique pour les riches, sûrement pas", "j'ai bien compris que l'invitation qui m'avait été faite, c'était essentiellement de briser les tabous […]. Alors la première chose, c'était de dire «pourquoi je suis socialiste». Parce que ça, c'est un vrai tabou […]. Et pourquoi je crois que c'est utile d'être socialiste aujourd'hui. […] Moi je suis socialiste et je l'assume". dixit E. Macron lui-même. Vous pouvez en effet réfuter sans argumenter, en niant, en jouant de mauvaise foi (j'ai basé mon développement sur un article qui n'a jamais été publié dans Le Monde, au passage). Laissons alors juges de probité chacun avec les différents textes exposés. Ce n'est pas glorieux, mais nous autres hommes de droite fatiguons peu à ces devenues mauvaises habitudes socialistes. Je reprendrai la conversation avec plaisir si toutefois vous daignez revenir à l'échange d'idées vis-à-vis de ma démonstration.

 

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Invité fx.
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neo-fascisme-et-ideologie-du-desir-miche

Pour Michel Clouscard, l’ensemble capitaliste se découpe séquentiellement en libéralisme classique, national-socialisme et néo-libéralisme. Chaque métamorphose correspond à une exigence pour sauver le capitalisme des crises et donc du communisme. Après le plan Marshall et Mai 1968, les idéologues des secteurs pilotes comme l’audiovisuel, la mode, les loisirs, vont promouvoir avec succès la consommation d’émancipation transgressive comme prétendu combat d’avant-garde contre le néo-capitalisme. Ce qui assurera de formidables nouveaux profits et la neutralisation de la lutte des classes. L’Anti-Œdipe de Deleuze/Guattari paru en 1972 en exprimera l’exaltation maximale.

Michel Clouscard montre ici que la polémique avec ce dernier maillon des générations bourgeoises est la clé qui permet de révéler l’anthropologie bourgeoise totale. Il montre que l’idéologie transgressive, qui a pour fonction d’habiliter la consommation parasitaire et de prôner un activisme anti-étatique, est une transition vers une anthropologie néo-fasciste : l’opposition y est réduite à un spontanéisme groupusculaire et permet la destruction des institutions étatiques et la domination des trusts sur des masses schizophrénisées.

Michel Clouscard démontre que toute l’anthropologie bourgeoise ne s’avère qu’une psychose – forclusion de la production, du producteur, du rapport immédiat au monde – et en dernière instance un sadisme – annexion acritique brutale de l’autre, des produits, du monde. Les « machines désirantes » autistiques fusionnent alors en une machine de mort. La terreur néo-fasciste commence. On peut mesurer aujourd’hui toute l’actualité de cette critique : FMI, UE, banques contre la Grèce, l’Irlande, le Portugal ; les opérations de l’OTAN en Yougoslavie, Afghanistan, Irak, Côte d’Ivoire, Libye, Syrie, etc.

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Membre, Posté(e)
versys Membre 18 653 messages
Maitre des forums‚
Posté(e)
Il y a 11 heures, Quasi-Modo a dit :

Il reste une autre option : se soumettre à Mélenchon tout puissant :D

Mais Mélenchon ne propose rien d'autre que le bon vieil étatisme tout puissant qui a déja fait ses preuves, avec nationalisme et fachisme de gauche à tous les étages... :D

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Membre, Un con qui marche ira plus loin qu'un intellectuel assis, 53ans Posté(e)
DroitDeRéponse Membre 91 803 messages
53ans‚ Un con qui marche ira plus loin qu'un intellectuel assis,
Posté(e)
Le 29/06/2018 à 23:23, fx. a dit :

 

Je prétends que le néolibéralisme est un fascisme car l’économie a proprement assujetti les gouvernements des pays démocratiques mais aussi chaque parcelle de notre réflexion. L’État est maintenant au service de l’économie et de la finance qui le traitent en subordonné et lui commandent jusqu’à la mise en péril du bien commun.

Bon ben il prétend alors .

Le 29/06/2018 à 23:23, fx. a dit :

L’austérité voulue par les milieux financiers est devenue une valeur supérieure qui remplace la politique.

Non les milieux financiers n'aiment guère l'austérité , ça fait baisser la consommation et ça fait perdre de belles opportunités financières quand un état qui n'a pas su gérer sa dépense tombe . Les taux d'intérêts d'une Grèce ou d'un Vénézuela en difficultés sont tout de même plus intéressant pour qui est joueur que ceux d'une Allemagne avoisinant le zéro voire parfois négatif

Le 29/06/2018 à 23:23, fx. a dit :

Faire des économies évite la poursuite de tout autre objectif public

Dernière nouvelle . Ah il prétend ...

Le 29/06/2018 à 23:23, fx. a dit :

. Le principe de l’orthodoxie budgétaire va jusqu’à prétendre s’inscrire dans la Constitution des Etats. La notion de service public est ridiculisée.

Pourquoi dès lors qu'un état n'est pas au bord de ne plus pouvoir payer ses fintctionnaires , il ridiculiserait la notion de service public ?

Le 29/06/2018 à 23:23, fx. a dit :

Le nihilisme qui s’en déduit a permis de congédier l’universalisme et les valeurs humanistes les plus évidentes : solidarité, fraternité, intégration et respect de tous et des différences.

Il a déduit tout seul mais mal . On peut vouloir se désendetter précisément pour éviter la chute du service public, l'Histoire ne manque pas de ses exemples où le point de bascule est passé et le service public disparait du jour au lendemain

Le 29/06/2018 à 23:23, fx. a dit :

Même la théorie économique classique n’y trouve plus son compte : le travail était auparavant un élément de la demande, et les travailleurs étaient respectés dans cette mesure ; la finance internationale en a fait une simple variable d’ajustement.

 

https://www.les-crises.fr/le-neoliberalisme-est-un-fascisme-par-manuela-cadelli/

Bon manuela prétend donc laissons manu prétendre

https://prisedechoux.wordpress.com/2016/03/03/petite-lecon-de-philosophie-politique-pour-manuela-cadelli/

Quand vous êtes libéral et que vous tombez sur un article qui tente maladroitement de vous expliquer que le néolibéralisme c’est mal et ça tue des chatons, mais que cet article tape systématiquement à côté, il y a deux réactions possibles. Soit vous l’ignorez en vous demandant quand les gens qui rédigent ces papiers vont-ils apprendre à se renseigner sur les sujets qu’ils traitent. Soit vous vous appliquez à le démonter. Mais pour cela, il faut avoir du temps à perdre, et cela tombe bien, j’en ai aujourd’hui.

Je me considère comme un libéral classique, mais ma position est un peu mouvante selon mon humeur et les sujets. Il m’arrive de dire que je suis un left-libertarian ou un anarchiste de droite. Cela dépend pas mal de qui j’ai envie de troller. Tout cela pour dire que je ne me reconnais en rien dans ce qui est décrit comme étant le « néolibéralisme ». Pourtant, je suis prêt à accepter qu’il existe. De fait, on peut dire avec Serge Audier que dans la mouvance de Hayek et d’autres, le libéralisme a changé, en tout cas, qu’a existé une volonté de le réformer dans l’entre-deux guerres. Le travail de Audier montre surtout les divergences d’opinions assez importantes qui peuvent exister chez les (néo)libéraux et, plus encore, il démonte méthodiquement les élucubrations gauchistes et droitistes au sujet du néolibéralisme qui n’en font qu’une caricature impropre à porter le nom de « pensée ». La lecture de Audier par tous les anti-libéraux de gauche et de droite leur ferait à ce propos le plus grand bien.

Le plus agaçant dans ce genre de texte, c’est que cette incapacité des anti-libéraux primaires à penser correctement le (néo)libéralisme leur donne pourtant énormément de crédit et par là, leur sous-produit intellectuel devient une doxa répétée à l’envi tant dans les journaux que sur les réseaux sociaux. Ces personnes traînent le mot « libéralisme » dans la boue sans fondement et cela m’est difficilement supportable. De plus, et malheureusement, cette pseudo critique les empêche d’affronter correctement le mal qu’ils dénoncent. Et je dis bien « malheureusement », car contrairement à ce que beaucoup peuvent penser, libéraux comme anti-libéraux, ce qui est parfois dénoncé existe bel et bien la plupart du temps et peut effectivement être considéré comme un mal.

Le problème c’est que tout ceci n’a que très peu de rapport avec libéralisme (du moins bien compris) et qu’une fois de plus, la racine du problème est bien à chercher du côté de nos élites politiques social-démocrates. Mieux, c’est justement le libéralisme qui permettrait de mettre fin au grand bazar économico-politique qui est le nôtre aujourd’hui.

Problème de définition et logique pour les nuls

Dans le genre, c’est Manuela Cadelli qui vient d’en rajouter. J’aurais pu ignorer ce texte comme bien d’autres s’il n’avait pas énormément tourné sur les réseaux sociaux belges et si nos politiciens (Miller, Di Rupo et ensuite Lacroix) n’étaient pas entrés dans la danse pour, oh surprise ! dire absolument n’importe quoi.

Ainsi, pour Manuela Cadelli, présidente de l’Association syndicale des magistrats (un syndicat  de la magistrature belge marqué à gauche), le néolibéralisme est un fascisme. Je ne vais pas pouvoir répondre à tout ce texte dans les détails car, comme toujours, les approximations lancées sur trois pages demanderaient un livre entier pour y répondre. Je vais me contenter du principal.

Le premier souci de cette carte blanche se situe au niveau des prémisses, c’est à dire la définition des deux principaux mots : néolibéralisme et fascisme. Ainsi, le néolibéralisme serait « un économisme total qui frappe chaque sphère de nos sociétés et chaque instant de notre époque » tandis que le fascisme « se définit comme l’assujettissement de toutes les composantes de l’État à une idéologie totalitaire et nihiliste ».

La définition de néolibéralisme est tellement vague et vide de sens, le (néo)libéralisme de Hayek et bien d’autres étant d’abord une philosophie du droit et du politique, qu’il n’y a rien à réfuter. Comment, en effet, tenter de contredire le vide ? Je ferais cependant remarquer que, dans l’histoire, la philosophie politique (au sens large) qui fut réfutée, et d’ailleurs par ses propres partisans, à cause de son économicisme, c’est le marxisme.

Dans sa définition du fascisme, Cadelli commet un contre-sens et des oublis. Un contre-sens parce que le fascisme ce n’est pas « l’assujettissement de l’État à une idéologie totalitaire », mais bien l’assujettissement de la société à un État totalitaire, dans les mots même de Mussolini. Choisir cette définition orientée, c’est refuser de voir que c’est justement l’idée d’un Etat fort, rien hors de l’État, qui a mené au fascisme dans l’histoire.

Et des oublis, car le fascisme suppose l’anti-libéralisme, la négation de l’individu, la toute-puissance de l’État, notamment militaire, et le roman national épique, héroïque et bidon. Ces oublis sont pratiques puisqu’ils permettent d’avancer que le libéralisme serait ce qu’il n’est pas. Si, en effet, on commence à affirmer que le (néo)libéralisme serait la négation de l’individu au profit de la toute-puissance de l’État, on entre dans le domaine du n’importe quoi intersidéral. Mais d’aucuns ne sont pas à ceci près

 

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Rien que du trivial manuela ...

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LouiseAragon Membre 14 351 messages
Baby Forumeur‚
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L'Onu : "condamnons le nazisme" : l'Ue s'abstient, Usa et Ukraine votent contre !

115 pays représentés aux Nations Unies ont voté en faveur de la motion, mais pas l'UE ... :hum:

C'est bizarre, non ? 

 L'axe Etats Unis-Canada-Ukraine qui ont voté "non" avec les pays de l'Union Européenne qui se sont abstenus met en évidence le choix de la part des blocs occidentaux de dédouaner le fascisme en tant qu'ennemi numéro un de l'humanité ... :hum: 

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Invité fx.
Invités, Posté(e)
Invité fx.
Invité fx. Invités 0 message
Posté(e)

À la fin de ce discours, le président de la République s’indigne contre ceux qui « trahissent même l’asile », au moment où le Sénat examine la loi Asile et immigration. En même temps, il fustige « tous les donneurs de leçon », qui, en revendiquant la solidarité, voudraient « tout et n’importe quoi ». Et de les apostropher : « regardez ailleurs ! » Peu après, aux côtés de Pedro Sanchez, le chef de gouvernement espagnol qui vient d’accueillir l’Aquarius, il propose sans rire des « sanctions en cas de non-solidarité »… comme si la France dont, après l’Italie, les ports étaient les plus proches, n’était pas la première concernée – avant de reprendre à son compte le discours de Matteo Salvini sur les ONG accusées de « faire le jeu des passeurs ». Nonobstant les beaux discours, la « tentation illibérale » n’est donc pas réservée à l’extrême droite europhobe ; elle menace également les dirigeants europhiles. Emmanuel Macron incarne bien lui-même ce néolibéralisme illibéral qui prétend nous sauver de l’extrême droite en imitant sa politique. Il est donc bien placé pour conclure : « sur ce sujet, nos élites économiques, journalistiques, politiques ont une responsabilité immense – immense ! »

Comment nommer cette « lèpre » ? Il ne suffira pas d’évoquer un « moment populiste ». Si Chantal Mouffe refuse de parler d’extrême droite pour lui préférer l’expression « populisme de droite », c’est que la philosophe plaide « pour un populisme de gauche » : les deux auraient en commun « un noyau démocratique », puisqu’ils font entendre, en leur apportant bien sûr des réponses différentes, les demandes des « catégories populaires », soit les « perdants de la mondialisation néolibérale ». Or, non seulement les dirigeants néolibéraux n’hésitent pas à mobiliser un populisme xénophobe, mais en retour, les leaders populistes, de Trump à Orbán en passant par Erdoğan, promeuvent des politiques néolibérales. Il est donc hasardeux d’attribuer au vote pour les seconds « l’expression de résistances à la condition post-démocratique engendrée par trente années d’hégémonie néolibérale ».

https://blogs.mediapart.fr/eric-fassin/blog/290618/le-moment-neofasciste-du-neoliberalisme

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LouiseAragon Membre 14 351 messages
Baby Forumeur‚
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image.png.42ca2f39c9342b06047d98169d7d90e7.png

Depuis une trentaine d’années, un peu partout en Europe, les extrêmes droites ont le vent en poupe. Si quelques partis imprègnent leurs diatribes de références néonazies, la plupart cherchent la respectabilité et envahissent le terrain social. 

Ces idéologies représentent entre 10 et 30 % de l'offre électorale ... voir la carte ...  

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Membre, Posté(e)
Garlaban Membre 8 718 messages
Maitre des forums‚
Posté(e)
il y a 14 minutes, fx. a dit :

À la fin de ce discours, le président de la République s’indigne contre ceux qui « trahissent même l’asile », au moment où le Sénat examine la loi Asile et immigration. En même temps, il fustige « tous les donneurs de leçon », qui, en revendiquant la solidarité, voudraient « tout et n’importe quoi ». Et de les apostropher : « regardez ailleurs ! » Peu après, aux côtés de Pedro Sanchez, le chef de gouvernement espagnol qui vient d’accueillir l’Aquarius, il propose sans rire des « sanctions en cas de non-solidarité »… comme si la France dont, après l’Italie, les ports étaient les plus proches, n’était pas la première concernée – avant de reprendre à son compte le discours de Matteo Salvini sur les ONG accusées de « faire le jeu des passeurs ». Nonobstant les beaux discours, la « tentation illibérale » n’est donc pas réservée à l’extrême droite europhobe ; elle menace également les dirigeants europhiles. Emmanuel Macron incarne bien lui-même ce néolibéralisme illibéral qui prétend nous sauver de l’extrême droite en imitant sa politique. Il est donc bien placé pour conclure : « sur ce sujet, nos élites économiques, journalistiques, politiques ont une responsabilité immense – immense ! »

Comment nommer cette « lèpre » ? Il ne suffira pas d’évoquer un « moment populiste ». Si Chantal Mouffe refuse de parler d’extrême droite pour lui préférer l’expression « populisme de droite », c’est que la philosophe plaide « pour un populisme de gauche » : les deux auraient en commun « un noyau démocratique », puisqu’ils font entendre, en leur apportant bien sûr des réponses différentes, les demandes des « catégories populaires », soit les « perdants de la mondialisation néolibérale ». Or, non seulement les dirigeants néolibéraux n’hésitent pas à mobiliser un populisme xénophobe, mais en retour, les leaders populistes, de Trump à Orbán en passant par Erdoğan, promeuvent des politiques néolibérales. Il est donc hasardeux d’attribuer au vote pour les seconds « l’expression de résistances à la condition post-démocratique engendrée par trente années d’hégémonie néolibérale ».

https://blogs.mediapart.fr/eric-fassin/blog/290618/le-moment-neofasciste-du-neoliberalisme

"Macron fasciste"!!  rigolons un peu, toujours la même chansonnette .... En Mai 68, des banderoles représentaient le Général de Gaulle faisant le salut nazi... ce qui n'empêchait pas les mêmes manifestants de brandir le portrait du sanguinaire Mao comme héros du peuple ... Avec le recul c'est particulièrement savoureux!

Il n'y a aucun péril fasciste en France ni en Europe. Les seuls fascistes par les actes et les faits sont aujourd'hui à l'extrême-gauche avec les blacks-blocs. Même tenue noire que leurs aïeux des années30, cagoulés, sans aucun discours ni programme si ce n'est l'apologie de la violence comme unique horizon.

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versys Membre 18 653 messages
Maitre des forums‚
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il y a 6 minutes, LouiseAragon a dit :

Depuis une trentaine d’années, un peu partout en Europe, les extrêmes droites ont le vent en poupe.

Peut être parce que l'offre idéologique et les programmes obsolètes de la gauche ne font pas le poids... la nature a horreur du vide...

Mais la montée d'un extrémisme quel qu'il soit est toujours inquiétant et reste un marqueur des peurs d'une grande partie des populations face à ce que ces populations considèrent comme des menaces: perte d'identité nationale, immigrations, chomage, etc...

L'instrumentalisation de ces peurs peut conduire aux catastrophes que l'on connait...

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Membre, Doctor feel good, 60ans Posté(e)
brooder Membre 5 285 messages
60ans‚ Doctor feel good,
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il y a 6 minutes, versys a dit :

Peut être parce que l'offre idéologique et les programmes obsolètes de la gauche ne font pas le poids... la nature a horreur du vide...

Mais la montée d'un extrémisme quel qu'il soit est toujours inquiétant et reste un marqueur des peurs d'une grande partie des populations face à ce que ces populations considèrent comme des menaces: perte d'identité nationale, immigrations, chomage, etc...

L'instrumentalisation de ces peurs peut conduire aux catastrophes que l'on connait...

De quelles réelles peurs s'agit t-il. Nous n'avons (nos états) jamais été aussi riches, sécurisés, pomponnés je dirais même.

Il est réellement temps de prendre conscience de notre insatisfaction vicéral, morbide et surtout à gerber.

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Membre, Posté(e)
versys Membre 18 653 messages
Maitre des forums‚
Posté(e)
il y a 3 minutes, brooder a dit :

De quelles réelles peurs s'agit t-il. Nous n'avons (nos états) jamais été aussi riches, sécurisés, pomponnés je dirais même.

Il est réellement temps de prendre conscience de notre insatisfaction vicéral, morbide et surtout à gerber.

Ces insatisfactions sont le fond de commerce des partis d'opposition... ;)

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Membre, Doctor feel good, 60ans Posté(e)
brooder Membre 5 285 messages
60ans‚ Doctor feel good,
Posté(e)
il y a 2 minutes, versys a dit :

Ces insatisfactions sont le fond de commerce des partis d'opposition... ;)

Je dirais que le pouvoir crée sa propre opposition ;)

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