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Hommage aux appelés de 14-18


Invité Barbara lebol

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Membre, Ite missa est..., 77ans Posté(e)
l'abbe resina Membre 7 730 messages
77ans‚ Ite missa est...,
Posté(e)
Le 14/11/2017 à 18:13, pila a dit :

La Guerre de 1914 découle d'un attentat et d'un ultimatum de l'Autriche-Hongrie à la Serbie.

La Serbie a refusé de se soumettre à un point de l'ultimatum.

Jeu des alliances : Serbie - Russie - France - Royaume-Uni.

Autriche-Hongrie - Allemagne - Italie (qui finira pas se retrouver dans l'autre camp.

Haine franco-allemande depuis 1871. Pas un jours dans les journaux français  de 1871-1914 sans que l'on parle de l'Allemagne (site Gallica).

Nicolas II (Russie), Guillaume II (Allemagne), Georges V (Royaume-Uni) étaient très proches parents; via la Reine Victoria. On s'étripe joyeusement via le Peuple.

Jaurès a tenté d'arrêter le déclenchement de la Guerre en appelant les ouvriers des divers pays à ne pas prendre les armes.

L'Empereur d'Autriche Charles 1er (1916-1918); via les princes de Bourbons-Parme; a essayé d'arrêter le conflit en 1917.

Des personnages ont saboté son travail. Dont des responsables français !!!

On parle de Clemenceau où non ? :(

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Membre, 47ans Posté(e)
Maxence22 Membre 8 799 messages
Forumeur accro‚ 47ans‚
Posté(e)
Le 26/11/2017 à 11:18, l'abbe resina a dit :

On parle de Clemenceau où non ? :(

Non.

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Membre, 75ans Posté(e)
Morfou Membre 64 362 messages
Maitre des forums‚ 75ans‚
Posté(e)

L'Afrique ayant été elle-même terrain de guerre, il aurait été difficile pour les natifs de ne pas y participer!

Il y a d'abord eu les volontaires, puis les appelés, comme pour la métropole!

Pour ceux qui sont arrivés en Europe, le climat en a touché plus d'un ce qui a décimé pas mal de groupes!

 

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Membre, 77ans Posté(e)
hybridex Membre 10 175 messages
Maitre des forums‚ 77ans‚
Posté(e)
Le 16/11/2017 à 13:43, azed1967 a dit :

ceux qu'on enovyait en première ligne, c'était les africains et autres colonies.

Il semblerait que ce soit faux. Dans l'idéologie foireuse de l'époque, le racisme des hauts gradés de l'armée n'aurait pas jugé pas les "peuples inférieurs " dignes de se battre. La principale chair à canon ça a été le paysan métropolitain. On n'aurait eu recours à eux que " faute de mieux".

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Membre, Forumeur confit, Posté(e)
Enchantant Membre 18 111 messages
Forumeur confit,
Posté(e)
Le 12/11/2017 à 15:31, Barbara lebol a dit :

[...] L'horreur du front disparaît lorsque nous lui tournons le dos ; nous faisons à son sujet des plaisanteries ignobles et féroces. Lorsque quelqu'un meurt, nous disons qu'il a fermé son cul et c'est ainsi que nous parlons de tout. Cela nous empêche de devenir fous. Tant que nous le prenons de cette façon, nous sommes capables de résister.

Dans ma jeunesse j'ai lu Les Croix de Bois de Roland Dorgelès, récemment j'écoutais sur la radio France Culture un extrait de la vie de Blaise Cendrars, notamment sur son roman autobiographique, la main coupée. C'est un bouquin que je vais acheter et lire prochainement que je ne connaissais pas, j'estime que seuls ceux qui ont vécus ces événements tragiques, par eux mêmes, pour leur génération, pour la nation tout entière, sont habilités à nous en parler ou l'écrire.

Tous les instants vécus sur le front, n'étaient pas d'une intensité tragique en permanence, l'esprit de corps, les périodes de calme sur le front, les bonnes rigolades entre copains, l'amitié entre hommes, créaient une profonde et durable incompréhension entre ces soldats du front et toute la population de l'arrière qui en subissait indirectement les conséquences. Notamment les femmes qui dés cette période, devinrent absolument indispensable pour perpétuer le travail des hommes en leur absence.

Ce n'est pas sans raison que les mouvements féministes se sont accentué partout dans le monde à cette époque là.

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Invité Barbara lebol
Invités, Posté(e)
Invité Barbara lebol
Invité Barbara lebol Invités 0 message
Posté(e)

En lisant le roman de Charles Exbrayat "Jules Matrat", j'avais été secouée par le sort réservé à toute une génération de jeunes gens, envoyée au massacre ; j'ai découvert aussi l'horreur vécue côté allemand avec " A l'Ouest rien de nouveau " de E. Maria Remarque.

Les villages privés de leur force vive, les membres décimés des familles, la dureté du front, les privations, le froid, la boue, l'inquiétude pour les proches, la souffrance physique des blessés, comment des responsables de guerre ont-ils pu faire subir ça à nos anciens ?

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Membre, 57ans Posté(e)
ping Membre 6 305 messages
Baby Forumeur‚ 57ans‚
Posté(e)

Et bien sur ce chef d'oeuvre de Kubrick:

 

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Invité Barbara lebol
Invités, Posté(e)
Invité Barbara lebol
Invité Barbara lebol Invités 0 message
Posté(e)

Les sentiers de la gloire de S. Kubrick ! Mon réalisateur préféré ! Je ne savais pas qu'il avait été censuré ; c'est révélé dans l'extrait de youtube : "5 raisons de voir les sentiers de la gloire".

Il est vrai qu'en 1957, date de sortie du film, on n'était pas si loin de la grande guerre, et l'attitude de l'armée française eut pu réveiller des souvenirs engourdis.

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Membre, 57ans Posté(e)
ping Membre 6 305 messages
Baby Forumeur‚ 57ans‚
Posté(e)

Tous ces pauvres fusillés pour l'exemple, :(

 

Il commande son exécution > Herduin et Millant. Sans doute une des pires «bavures» de la guerre. A Verdun, les deux officiers avaient réussi à s'arracher d'un piège allemand avec quarante hommes. Ils reviennent exténués, et omettent de rédiger un rapport. «J'espère partir bientôt en permission» écrit Herduin, la conscience tranquille. Mais le colonel exige qu'ils soient exécutés immédiatement pour abandon de poste ! Herduin écrira à sa « petite femme adorée » : «Crie après ma mort contre la justice militaire». Herduin demandera à commander lui-même le peloton d'exécution. «Nous ne sommes pas des lâches. Il paraît que nous n'avons pas assez tenu. Il faut tenir jusqu'au bout pour la France. Je meurs en brave et en Français. Et maintenant Visez bien En joue ! Feu ! »

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Membre, 44ans Posté(e)
Pirlouit2017 Membre 1 605 messages
Baby Forumeur‚ 44ans‚
Posté(e)
il y a une heure, Barbara lebol a dit :

Les sentiers de la gloire de S. Kubrick ! Mon réalisateur préféré ! Je ne savais pas qu'il avait été censuré ; c'est révélé dans l'extrait de youtube : "5 raisons de voir les sentiers de la gloire".

Il est vrai qu'en 1957, date de sortie du film, on n'était pas si loin de la grande guerre, et l'attitude de l'armée française eut pu réveiller des souvenirs engourdis.

Tu veux dire qu'en 1957, le masochisme demeurait beaucoup plus circonscrit et que cracher sur l'Armée n'avait pas encore été érigé en pur modèle civilisationnel.

Beaucoup plus juste, réaliste et intéressant est le roman de Kessel :

Résultat de recherche d'images pour "roman de kessel sur la grande guerre l'equipage"

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Membre, 47ans Posté(e)
Maxence22 Membre 8 799 messages
Forumeur accro‚ 47ans‚
Posté(e)

Sinon il y a aussi "Le Pantalon" et "Un long dimanche de fiançailles". Deux excellent films français. Il y a aussi une série de en six épisodes dont j'ai oublié le nom (il me semble que c'est "Ceux de 14").

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Invité Barbara lebol
Invités, Posté(e)
Invité Barbara lebol
Invité Barbara lebol Invités 0 message
Posté(e)

 

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Membre, 75ans Posté(e)
boeingue Membre 23 346 messages
Maitre des forums‚ 75ans‚
Posté(e)
Le 12/11/2017 à 17:32, pila a dit :

C'est peut-être à la Guerre qu'Hitler est devenu fou; finalement ! Il allait de poste en poste dans les tranchées transmettre les messages; sous la mitraille.

Cet Hitler ne voulut pas que l'on utilise les gaz en 39-45 car il avait été gazé en 14/18. Un de mes arrières-grands-pères en est mort en 1922.

il y a une autre raison !! les Anglos Saxons avaient prévenus les nazis qu'ils bombarderaient jour et nuit , l'Allemagne avec des produits chimiques et qu'il ne resterait rien ,de la "race supérieure " !!!!

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  • 11 mois après...
Invité Barbara lebol
Invités, Posté(e)
Invité Barbara lebol
Invité Barbara lebol Invités 0 message
Posté(e)

Villers-sous-Châtillon (Marne), lundi 4 juin 1917

« Ce matin, [le général] SCHMIDT réunit tous les officiers et sous-officiers du 409 et du DD. C'est à cause du moral.

On voit qu'il compte surtout sur les sous-offs pour le remonter. Il dit que la guerre doit être poussée jusqu'à la victoire et exhorte tous les officiers à donner l'exemple.

Dans la tranchée, on n’en voit pas tant qu'ici.

Enfin, cette conférence donne l'impression que le gouvernement à une trouille épouvantable et craint un mouvement. Les grosses têtes ont peur de sauter. Je suis très content d'avoir assisté à cette réunion car elle montre la crainte que les supérieurs ont du soldat.

 L'heure est très grave : peut-être sommes-nous arrivés à un instant décisif. Le tout est de savoir si ces craintes se réaliseront. »

Carnet de guerre de René BRISSARD, aspirant, puis lieutenant

à la compagnie de mitrailleuses du 409e régiment d’infanterie

 

Vosges, janvier 1915.

« Il fait très froid et on souffre beaucoup. Le pain est gelé et la morue est gelée. Le ravitaillement n’arrive pas. Le 26 au soir, on fait des tranchées avec de la neige à onze heures du soir. J’ai les pieds gelés et je me dirige vers le poste de secours. »

 

Carnet de route d’André DURIN

des 62e RIT, 334e RI et 114e Chasseurs

 

"Argonne, le 16 août 1916

Chers parents et chères soeurs,

Le 2, à Saint-Laurent, nous avons entendu le signal de l'alerte. On est venu nous chercher avec des véhicules, et on nous a amenés jusqu'à quelques kilomètres du front de Verdun. (…)

Vous ne pouvez pas avoir idée de ce qu'on a vu là-bas. Nous nous trouvions à la sortie de Fleury, devant le fort de Souville. Nous avons passé trois jours couchés dans les trous d'obus à voir la mort de près, à l'attendre à chaque instant. Et cela, sans la moindre goutte d'eau à boire et dans une horrible puanteur de cadavres. Un obus recouvre les cadavres de terre, un autre les exhume à nouveau. Quand on veut se creuser un abri, on tombe tout de suite sur des morts. Je faisais partie d'un groupe de camarades, et pourtant chacun ne priait que pour soi. Le pire, c'est la relève, les allées et venues à travers les feux de barrage continus. Puis nous avons traversé le fort de Douaumont, je n'avais encore jamais rien vu de semblable. Là, il n'y avait que des blessés graves, et ça respirait la mort de tous côtés. En plus, nous étions continuellement sous le feu. Nous avions à peu près quarante hommes morts ou blessés. On nous a dit que c'était somme toute assez peu pour une compagnie. Tout le monde était pâle et avait le visage défait."

 

Karl Fritz était caporal de l'armée allemande. Il appartenait au 10e bataillon de chasseurs alpins, 2e compagnie.

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