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Elle, il, veut toujours avoir le dernier mot, et vous?


PapesseJeanne

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Modérateur, ©, 109ans Posté(e)
January Modérateur 62 595 messages
109ans‚ ©,
Posté(e)

Bon, dans une engueulade sur des trucs subjectifs je peux comprendre qu'on tienne fort la barre et qu'on ne veuille pas abdiquer, mais dans un débat ? Parce-que honnêtement moi ici il y a des gens qui m'ont fait vachement douter, même, il y en a qui m'ont fait revoir tout mon raisonnement pour changer carrément d'avis à la fin, et j'ai aimé ça ! Là moi je serais du genre à dire merci ! En revanche, ça ne peut se passer comme ça que si l'échange est respectueux.

D'ailleurs, merci Titenath au passage, et plein d'autres franchement ! 

 

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Membre, Forumeur discret, 63ans Posté(e)
Kid_Ordinn Membre 9 795 messages
63ans‚ Forumeur discret,
Posté(e)

Salut SAS,le post

Ça ne me gène pas de ne pas avoir le dernier mot,de toute façon j'ai toujours raison,alors je laisse le mot de la fin à mon interlocuteur et le laisse mariner dans son jus d'erreur :D

Rhoo je plaisante ! On est pas plus crédible en ayant le dernier mot

 

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Animatrice, Dindasse prête à servir !!! V.I.Pintade, 47ans Posté(e)
titenath Animatrice 45 847 messages
47ans‚ Dindasse prête à servir !!! V.I.Pintade,
Posté(e)
il y a 4 minutes, January a dit :

 

D'ailleurs, merci Titenath au passage, et plein d'autres franchement ! 

 

Merci de quoi ?

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Modérateur, ©, 109ans Posté(e)
January Modérateur 62 595 messages
109ans‚ ©,
Posté(e)
il y a 6 minutes, titenath a dit :

Merci de quoi ?

De m'avoir fait douter et même changer d'avis parfois parce-que tu as su présenter tes convictions et qu'elles ont fait vaciller les miennes ou sont venues les enrichir. Donc j'ai appris, grâce à toi. On dit merci quand c'est comme ça :fleur:

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Animatrice, Dindasse prête à servir !!! V.I.Pintade, 47ans Posté(e)
titenath Animatrice 45 847 messages
47ans‚ Dindasse prête à servir !!! V.I.Pintade,
Posté(e)
il y a 4 minutes, January a dit :

De m'avoir fait douter et même changer d'avis parfois parce-que tu as su présenter tes convictions et qu'elles ont fait vaciller les miennes ou sont venues les enrichir. Donc j'ai appris, grâce à toi. On dit merci quand c'est comme ça :fleur:

Ah bon ? J'ai réussi ça moi ? :ange2::yahoo:  Ne m'écoute pas trop quand même, ça m'arrive de dire aussi des bêtises :ninja:

:bisou:

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Membre, 108ans Posté(e)
cristal Membre 678 messages
Baby Forumeur‚ 108ans‚
Posté(e)

on pense toujours avoir raison, mais dans la discussion, si on écoute l'autre et qu'il nous prouve le contraire, je ne vois pas pourquoi on s'obstinerait à vouloir avoir le dernier mot

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Membre, 57ans Posté(e)
ping Membre 6 305 messages
Baby Forumeur‚ 57ans‚
Posté(e)

l était un brave marinier en son pays. Homme simple et bien peu bavard, il avait pour seul revenu un modeste bateau pour transporter les gens qui voulaient aller de manière plus commode, d'un endroit à l'autre, le long de la rivière. Ce n'était pas un coche d'eau, son embarcation était trop petite pour prendre beaucoup de passagers, non plus qu'un un taxi ; le mot était alors inconnu dans nos régions. C'était une grande barque qu'il avait aménagée pour le confort de qui voulait voyager à l'écart des importuns.

Ce brave homme se contentait de peu, même son métier lui laissait bien assez pour vivre. Ce qu'il recherchait surtout c'était l'occasion de parcourir la Loire au gré des envies de quelques voyageurs prestigieux, des gens pressés et peu regardants sur le prix. Il naviguait en toute saison quand les autres restaient à quai, faute d'eau ou de conditions propices. C'est ce qui avait fait son renom.

Il avait transporté ainsi, de la manière la plus discrète possible, quelques émissaires secrets, deux ou deux trois dames fort élégantes, favorites d'un Prince ou peut-être d'un roi, des percepteurs de la gabelle, désireux de voyager incognito et des bandits qui voulaient échapper à leurs poursuivants.

De cette discrétion chacun se louait ; les passagers pour l'habileté de l'homme à savoir passer inaperçu et le capitaine pour les belles bourses qu'il recevait en échange. Il naviguait tel une ombre, longeait la rive, traversait les villes la nuit. Il avait acquis une grande maîtrise dans l'art de se fondre dans le paysage

De notre curieux capitaine, nous ne saurons rien. Muet comme une carpe, jamais il ne racontait à quiconque la nature des activités qui le tenaient si longtemps éloigné de sa maison. Sans amis, il passait aux yeux de tous pour un rustre et un taiseux. C'était là la meilleure manière de ne pas attirer la curiosité des curieux ; il s'en portait le mieux du monde.

Il aurait pourtant pu raconter bien des choses. Il avait de longs moments en tête-à-tête sur sa grande plate avec des personnages riches en anecdotes et jamais avares de confidences. La Loire pousse à la contemplation et favorise bien des conversations intimes que l'on ne tiendrait pas en un lieu ordinaire. Même les plus endurcis se laissent prendre à son charme et à la magnificence de ses paysages.

Si je vous dévoile l'existence de ce curieux passeur au long cours clandestin, c'est que j'ai eu vent de son histoire dans des circonstances que je ne peux vous dévoiler. Acceptez de ne pas en savoir plus ou bien passez votre chemin ! La Loire doit garder ses mystères et l'histoire se suffit à elle-même : nul besoin d'en donner les sources.

Le capitaine reçut un jour un client qui, de prime abord, ne différait pas des autres. L'homme, soucieux de ne pas se montrer, donna un rendez-vous dans un lieu à l'abri des regards et ne dit rien de sa véritable identité. Il voulait, dans le plus grand secret, faire un long trajet pour quitter une terre sous le contrôle du Roy de France et s'en aller à la rencontre d'un représentant du Duc de Bourgogne.

Rien n'est pire que d'avoir affaire à des fourbes et des traîtres. Ils sont souvent ainsi dans leurs relations quotidiennes. Ces gens sont de peu de fiance, toujours prompts à tromper le premier venu et la terre entière. Celui-ci était en son domaine une pointure, un modèle absolu, le paradigme de la félonie. Il la portait sur lui et son teint gris, ses traits émaciés ne faisaient qu'ajouter au sentiment de malaise qui émanait de toute sa personne …

Le capitaine pourtant, en bon professionnel du secret, accepta sans se formaliser outre mesure la mission qui lui était confiée. Elle exigerait de lui beaucoup d'efforts car il s'agissait de remonter la rivière sur plus de cent lieues. Il aurait à passer quelques jours avec ce personnage si rebutant mais la bourse promise méritait bien quelques désagréments.

C'est quand ils furent seuls sur l'eau que le Capitaine comprit que ses pressentiments étaient bien en-deçà de la réalité. L'homme était de surcroît pédant et d'une prétention folle. Les rares fois où il rompait le silence pour passer le temps en daignant s'adresser au marinier, il usait d'une langue confuse, d'un discours méprisant et n'écoutait jamais les réponses de son interlocuteur.

Le voyageur avait un avis sur tout, en faisait part en de longues explications savantes et hermétiques. Il raisonnait, ratiocinait, pérorait, jabotait. C'était alors un moulin à paroles incompréhensibles pour le commun des mortels et ce brave marinier avait déjà beaucoup à faire pour remonter un courant puissant à la force des bras.

Le capitaine comprit bien vite qu'il était inutile de perdre son temps à lui répondre et en prit son parti. Ce douteux passager, le pire des pédants, savait tout et n'avait que faire de l'avis d'un homme qu'il jugeait si médiocre. Jamais voyage ne parut aussi long et pénible pour le pauvre passeur . Mais qu'importe, la bourse promise valait bien de supporter ce malotru.

Soudain, le vent se leva, le ciel se chargea de nuages noirs et menaçants. Les animaux, les oiseaux surtout, manifestaient leur inquiétude ; pour qui savait les comprendre, et c'était le cas de notre passeur, les signes de l'orage étaient patents. La Loire se couvrait de vagues, la barque filait, poussée dans le dos, par un vent qui lui permettait de défier le courant.

Le Capitaine essaya d'interrompre un long monologue tenu par ce maudit voyageur pour tenter de lui faire entendre raison. Il fallait absolument se mettre à l'abri sur la berge, le temps qu'éclate cet orage qui menaçait ; mais ses efforts furent vains . L'autre haussa les épaules et continua son discours logorrhéique sans se soucier de ce trublion qui avait l'outrance de vouloir lui couper la parole.

L'homme de la rivière eut alors une mauvaise pensée. C'est de celle-ci qu'il se repentirait toute sa vie et qui lui ferait dévoiler, un jour, le récit de cet épisode noir de son existence. Mais pour le reste, il n'eut jamais rien à se reprocher, si ce n'était d'avoir pris la peine de récupérer la grosse bourse qui lui avait été promise et qui lui était due après tout !

La barque devient incontrôlable, le vent forcit encore plus. Les deux hommes étaient pris au cœur d'un orage violent. Le ciel était zébré de nombreux éclairs et le bruit infernal de la rivière avait enfin coupé la parole à notre bavard impénitent. Le capitaine l'observait du coin de l'œil ; il avait bien assez à faire pour se maintenir tant bien que mal à flot.

Notre pédant avait perdu sa morgue ; ce fut un homme livide, en proie à une indicible terreur, qui soudain implora le capitaine d'aller jusqu'à la terre. Le marin haussa les épaules et ne répondit pas : il n'avait jamais été écouté jusque-là, il n'y avait pas de raison que ça change, d'ailleurs il n'était plus temps L'autre alors se mit en rage, hurla des insanités que je m'interdis de répéter ici. Il se leva et voulut, dans un geste de défi , donner un coup au brave passeur.

Mais , frappé par la foudre, le méchant homme perdit l'équilibre et chut dans la rivière. Dans un dernier sursaut de vie, il réussit à crier « Au secours, je me noie ! ». Le capitaine, occupé à la manœuvre de sa propre survie, le regarda sombrer, sans même une parole. Le sinistre, le répugnant personnage, bouffi d'orgueil avait toujours voulu avoir le dernier mot : il était servi pour l'éternité.

C'est ainsi que me fut rapportée cette histoire. Je vous en laisse juge. Nul n'en sut alors jamais rien à l'époque et je pense qu'il ne se serait trouvé personne sur la Loire pour remettre en cause la conduite de ce brave marinier. Il n'est pire défaut que de ne jamais écouter ses semblables. Que la foudre foudroie dans l'instant celui ou celle qui n'aura pas pris la peine de m'accorder un peu d'écoute.

Orageusement vôtre.

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Membre, 64ans Posté(e)
PapesseJeanne Membre 2 167 messages
Baby Forumeur‚ 64ans‚
Posté(e)
il y a 58 minutes, ping a dit :

l était un brave marinier en son pays. Homme simple et bien peu bavard, il avait pour seul revenu un modeste bateau pour transporter les gens qui voulaient aller de manière plus commode, d'un endroit à l'autre, le long de la rivière. Ce n'était pas un coche d'eau, son embarcation était trop petite pour prendre beaucoup de passagers, non plus qu'un un taxi ; le mot était alors inconnu dans nos régions. C'était une grande barque qu'il avait aménagée pour le confort de qui voulait voyager à l'écart des importuns.

Ce brave homme se contentait de peu, même son métier lui laissait bien assez pour vivre. Ce qu'il recherchait surtout c'était l'occasion de parcourir la Loire au gré des envies de quelques voyageurs prestigieux, des gens pressés et peu regardants sur le prix. Il naviguait en toute saison quand les autres restaient à quai, faute d'eau ou de conditions propices. C'est ce qui avait fait son renom.

Il avait transporté ainsi, de la manière la plus discrète possible, quelques émissaires secrets, deux ou deux trois dames fort élégantes, favorites d'un Prince ou peut-être d'un roi, des percepteurs de la gabelle, désireux de voyager incognito et des bandits qui voulaient échapper à leurs poursuivants.

De cette discrétion chacun se louait ; les passagers pour l'habileté de l'homme à savoir passer inaperçu et le capitaine pour les belles bourses qu'il recevait en échange. Il naviguait tel une ombre, longeait la rive, traversait les villes la nuit. Il avait acquis une grande maîtrise dans l'art de se fondre dans le paysage

De notre curieux capitaine, nous ne saurons rien. Muet comme une carpe, jamais il ne racontait à quiconque la nature des activités qui le tenaient si longtemps éloigné de sa maison. Sans amis, il passait aux yeux de tous pour un rustre et un taiseux. C'était là la meilleure manière de ne pas attirer la curiosité des curieux ; il s'en portait le mieux du monde.

Il aurait pourtant pu raconter bien des choses. Il avait de longs moments en tête-à-tête sur sa grande plate avec des personnages riches en anecdotes et jamais avares de confidences. La Loire pousse à la contemplation et favorise bien des conversations intimes que l'on ne tiendrait pas en un lieu ordinaire. Même les plus endurcis se laissent prendre à son charme et à la magnificence de ses paysages.

Si je vous dévoile l'existence de ce curieux passeur au long cours clandestin, c'est que j'ai eu vent de son histoire dans des circonstances que je ne peux vous dévoiler. Acceptez de ne pas en savoir plus ou bien passez votre chemin ! La Loire doit garder ses mystères et l'histoire se suffit à elle-même : nul besoin d'en donner les sources.

Le capitaine reçut un jour un client qui, de prime abord, ne différait pas des autres. L'homme, soucieux de ne pas se montrer, donna un rendez-vous dans un lieu à l'abri des regards et ne dit rien de sa véritable identité. Il voulait, dans le plus grand secret, faire un long trajet pour quitter une terre sous le contrôle du Roy de France et s'en aller à la rencontre d'un représentant du Duc de Bourgogne.

Rien n'est pire que d'avoir affaire à des fourbes et des traîtres. Ils sont souvent ainsi dans leurs relations quotidiennes. Ces gens sont de peu de fiance, toujours prompts à tromper le premier venu et la terre entière. Celui-ci était en son domaine une pointure, un modèle absolu, le paradigme de la félonie. Il la portait sur lui et son teint gris, ses traits émaciés ne faisaient qu'ajouter au sentiment de malaise qui émanait de toute sa personne …

Le capitaine pourtant, en bon professionnel du secret, accepta sans se formaliser outre mesure la mission qui lui était confiée. Elle exigerait de lui beaucoup d'efforts car il s'agissait de remonter la rivière sur plus de cent lieues. Il aurait à passer quelques jours avec ce personnage si rebutant mais la bourse promise méritait bien quelques désagréments.

C'est quand ils furent seuls sur l'eau que le Capitaine comprit que ses pressentiments étaient bien en-deçà de la réalité. L'homme était de surcroît pédant et d'une prétention folle. Les rares fois où il rompait le silence pour passer le temps en daignant s'adresser au marinier, il usait d'une langue confuse, d'un discours méprisant et n'écoutait jamais les réponses de son interlocuteur.

Le voyageur avait un avis sur tout, en faisait part en de longues explications savantes et hermétiques. Il raisonnait, ratiocinait, pérorait, jabotait. C'était alors un moulin à paroles incompréhensibles pour le commun des mortels et ce brave marinier avait déjà beaucoup à faire pour remonter un courant puissant à la force des bras.

Le capitaine comprit bien vite qu'il était inutile de perdre son temps à lui répondre et en prit son parti. Ce douteux passager, le pire des pédants, savait tout et n'avait que faire de l'avis d'un homme qu'il jugeait si médiocre. Jamais voyage ne parut aussi long et pénible pour le pauvre passeur . Mais qu'importe, la bourse promise valait bien de supporter ce malotru.

Soudain, le vent se leva, le ciel se chargea de nuages noirs et menaçants. Les animaux, les oiseaux surtout, manifestaient leur inquiétude ; pour qui savait les comprendre, et c'était le cas de notre passeur, les signes de l'orage étaient patents. La Loire se couvrait de vagues, la barque filait, poussée dans le dos, par un vent qui lui permettait de défier le courant.

Le Capitaine essaya d'interrompre un long monologue tenu par ce maudit voyageur pour tenter de lui faire entendre raison. Il fallait absolument se mettre à l'abri sur la berge, le temps qu'éclate cet orage qui menaçait ; mais ses efforts furent vains . L'autre haussa les épaules et continua son discours logorrhéique sans se soucier de ce trublion qui avait l'outrance de vouloir lui couper la parole.

L'homme de la rivière eut alors une mauvaise pensée. C'est de celle-ci qu'il se repentirait toute sa vie et qui lui ferait dévoiler, un jour, le récit de cet épisode noir de son existence. Mais pour le reste, il n'eut jamais rien à se reprocher, si ce n'était d'avoir pris la peine de récupérer la grosse bourse qui lui avait été promise et qui lui était due après tout !

La barque devient incontrôlable, le vent forcit encore plus. Les deux hommes étaient pris au cœur d'un orage violent. Le ciel était zébré de nombreux éclairs et le bruit infernal de la rivière avait enfin coupé la parole à notre bavard impénitent. Le capitaine l'observait du coin de l'œil ; il avait bien assez à faire pour se maintenir tant bien que mal à flot.

Notre pédant avait perdu sa morgue ; ce fut un homme livide, en proie à une indicible terreur, qui soudain implora le capitaine d'aller jusqu'à la terre. Le marin haussa les épaules et ne répondit pas : il n'avait jamais été écouté jusque-là, il n'y avait pas de raison que ça change, d'ailleurs il n'était plus temps L'autre alors se mit en rage, hurla des insanités que je m'interdis de répéter ici. Il se leva et voulut, dans un geste de défi , donner un coup au brave passeur.

Mais , frappé par la foudre, le méchant homme perdit l'équilibre et chut dans la rivière. Dans un dernier sursaut de vie, il réussit à crier « Au secours, je me noie ! ». Le capitaine, occupé à la manœuvre de sa propre survie, le regarda sombrer, sans même une parole. Le sinistre, le répugnant personnage, bouffi d'orgueil avait toujours voulu avoir le dernier mot : il était servi pour l'éternité.

C'est ainsi que me fut rapportée cette histoire. Je vous en laisse juge. Nul n'en sut alors jamais rien à l'époque et je pense qu'il ne se serait trouvé personne sur la Loire pour remettre en cause la conduite de ce brave marinier. Il n'est pire défaut que de ne jamais écouter ses semblables. Que la foudre foudroie dans l'instant celui ou celle qui n'aura pas pris la peine de m'accorder un peu d'écoute.

Orageusement vôtre.

Le capitaine et le pédant...

merci pour cette fable dominicale de Fabum...

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Nouveau, 69ans Posté(e)
Klarysse Nouveau 1 message
Baby Forumeur‚ 69ans‚
Posté(e)
Il y a 18 heures, sirielle a dit :

"Avoir le dernier mot" peut être utile quand on a besoin de convaincre ou de décider, ce qui dans certains cas peut s'avérer important, mais pas dans n'importe quelle conversation évidemment.

Personnellement, je fais attention à ce que je dis. Je préfère me taire que risquer de dire une bêtise ou une vérité déformée. Et si on me prouve que j'ai tort normalement je le reconnais tout de suite justement selon la même logique. D'ailleurs je corrige ou précise mes propres mots fréquemment pour qu'ils expriment le mieux possible ma pensée. Par contre je ne donnerais pas raison à une personne qui cherche à me convaincre que j'ai tort par simple animosité.

Ceux qui refusent d'admettre leur erreur sont souvent des personnes qui ont peu confiance en elles ou en leur adversaire, et qui s'en sentent trop dévalorisées pour l'accepter. Elles peuvent vouloir sauver les apparences en leur faveur.

Bonjour Cirielle,

« Avoir le dernier  mot ». Ce n’est pas si important, le principal, selon moi, c’est d’exposer au mieux notre avis, par contre ce n’est pas toujours évident de trouver les bons mots qui expriment véritablement notre pensée, surtout quand il s’agit de personnes qui nous connaissent approximativement. Ceci dit nous avons nos propres raisons qui appartiennent à nos expériences et qui bien évidemment  (et, il faut l’admettre) ne sont pas forcément celles de nos interlocuteurs. Je pense aux enfants, ados, et également à certaines situations avec des « supérieurs » hiérarchiques ou tout simplement avec certains membres de notre famille-que l’on ne choisit pas- comme tout le monde le sait !

Pour échanger véritablement, je pense qu’il faut de la confiance, que l’on puisse confier nos arguments sans avoir l’air de passer pour un idiot(e), d’avoir à l’esprit que quelque chose puisse nous échapper.

Et, parfois, « Avoir le dernier  mot » avec des personnes obstinées  n’est pas gratifiant…

 

 

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Membre, 64ans Posté(e)
S.A.S Membre 3 368 messages
Baby Forumeur‚ 64ans‚
Posté(e)
il y a une heure, ping a dit :

l était un brave marinier en son pays. Homme simple et bien peu bavard, il avait pour seul revenu un modeste bateau pour transporter les gens qui voulaient aller de manière plus commode, d'un endroit à l'autre, le long de la rivière. Ce n'était pas un coche d'eau, son embarcation était trop petite pour prendre beaucoup de passagers, non plus qu'un un taxi ; le mot était alors inconnu dans nos régions. C'était une grande barque qu'il avait aménagée pour le confort de qui voulait voyager à l'écart des importuns.

Ce brave homme se contentait de peu, même son métier lui laissait bien assez pour vivre. Ce qu'il recherchait surtout c'était l'occasion de parcourir la Loire au gré des envies de quelques voyageurs prestigieux, des gens pressés et peu regardants sur le prix. Il naviguait en toute saison quand les autres restaient à quai, faute d'eau ou de conditions propices. C'est ce qui avait fait son renom.

Il avait transporté ainsi, de la manière la plus discrète possible, quelques émissaires secrets, deux ou deux trois dames fort élégantes, favorites d'un Prince ou peut-être d'un roi, des percepteurs de la gabelle, désireux de voyager incognito et des bandits qui voulaient échapper à leurs poursuivants.

De cette discrétion chacun se louait ; les passagers pour l'habileté de l'homme à savoir passer inaperçu et le capitaine pour les belles bourses qu'il recevait en échange. Il naviguait tel une ombre, longeait la rive, traversait les villes la nuit. Il avait acquis une grande maîtrise dans l'art de se fondre dans le paysage

De notre curieux capitaine, nous ne saurons rien. Muet comme une carpe, jamais il ne racontait à quiconque la nature des activités qui le tenaient si longtemps éloigné de sa maison. Sans amis, il passait aux yeux de tous pour un rustre et un taiseux. C'était là la meilleure manière de ne pas attirer la curiosité des curieux ; il s'en portait le mieux du monde.

Il aurait pourtant pu raconter bien des choses. Il avait de longs moments en tête-à-tête sur sa grande plate avec des personnages riches en anecdotes et jamais avares de confidences. La Loire pousse à la contemplation et favorise bien des conversations intimes que l'on ne tiendrait pas en un lieu ordinaire. Même les plus endurcis se laissent prendre à son charme et à la magnificence de ses paysages.

Si je vous dévoile l'existence de ce curieux passeur au long cours clandestin, c'est que j'ai eu vent de son histoire dans des circonstances que je ne peux vous dévoiler. Acceptez de ne pas en savoir plus ou bien passez votre chemin ! La Loire doit garder ses mystères et l'histoire se suffit à elle-même : nul besoin d'en donner les sources.

Le capitaine reçut un jour un client qui, de prime abord, ne différait pas des autres. L'homme, soucieux de ne pas se montrer, donna un rendez-vous dans un lieu à l'abri des regards et ne dit rien de sa véritable identité. Il voulait, dans le plus grand secret, faire un long trajet pour quitter une terre sous le contrôle du Roy de France et s'en aller à la rencontre d'un représentant du Duc de Bourgogne.

Rien n'est pire que d'avoir affaire à des fourbes et des traîtres. Ils sont souvent ainsi dans leurs relations quotidiennes. Ces gens sont de peu de fiance, toujours prompts à tromper le premier venu et la terre entière. Celui-ci était en son domaine une pointure, un modèle absolu, le paradigme de la félonie. Il la portait sur lui et son teint gris, ses traits émaciés ne faisaient qu'ajouter au sentiment de malaise qui émanait de toute sa personne …

Le capitaine pourtant, en bon professionnel du secret, accepta sans se formaliser outre mesure la mission qui lui était confiée. Elle exigerait de lui beaucoup d'efforts car il s'agissait de remonter la rivière sur plus de cent lieues. Il aurait à passer quelques jours avec ce personnage si rebutant mais la bourse promise méritait bien quelques désagréments.

C'est quand ils furent seuls sur l'eau que le Capitaine comprit que ses pressentiments étaient bien en-deçà de la réalité. L'homme était de surcroît pédant et d'une prétention folle. Les rares fois où il rompait le silence pour passer le temps en daignant s'adresser au marinier, il usait d'une langue confuse, d'un discours méprisant et n'écoutait jamais les réponses de son interlocuteur.

Le voyageur avait un avis sur tout, en faisait part en de longues explications savantes et hermétiques. Il raisonnait, ratiocinait, pérorait, jabotait. C'était alors un moulin à paroles incompréhensibles pour le commun des mortels et ce brave marinier avait déjà beaucoup à faire pour remonter un courant puissant à la force des bras.

Le capitaine comprit bien vite qu'il était inutile de perdre son temps à lui répondre et en prit son parti. Ce douteux passager, le pire des pédants, savait tout et n'avait que faire de l'avis d'un homme qu'il jugeait si médiocre. Jamais voyage ne parut aussi long et pénible pour le pauvre passeur . Mais qu'importe, la bourse promise valait bien de supporter ce malotru.

Soudain, le vent se leva, le ciel se chargea de nuages noirs et menaçants. Les animaux, les oiseaux surtout, manifestaient leur inquiétude ; pour qui savait les comprendre, et c'était le cas de notre passeur, les signes de l'orage étaient patents. La Loire se couvrait de vagues, la barque filait, poussée dans le dos, par un vent qui lui permettait de défier le courant.

Le Capitaine essaya d'interrompre un long monologue tenu par ce maudit voyageur pour tenter de lui faire entendre raison. Il fallait absolument se mettre à l'abri sur la berge, le temps qu'éclate cet orage qui menaçait ; mais ses efforts furent vains . L'autre haussa les épaules et continua son discours logorrhéique sans se soucier de ce trublion qui avait l'outrance de vouloir lui couper la parole.

L'homme de la rivière eut alors une mauvaise pensée. C'est de celle-ci qu'il se repentirait toute sa vie et qui lui ferait dévoiler, un jour, le récit de cet épisode noir de son existence. Mais pour le reste, il n'eut jamais rien à se reprocher, si ce n'était d'avoir pris la peine de récupérer la grosse bourse qui lui avait été promise et qui lui était due après tout !

La barque devient incontrôlable, le vent forcit encore plus. Les deux hommes étaient pris au cœur d'un orage violent. Le ciel était zébré de nombreux éclairs et le bruit infernal de la rivière avait enfin coupé la parole à notre bavard impénitent. Le capitaine l'observait du coin de l'œil ; il avait bien assez à faire pour se maintenir tant bien que mal à flot.

Notre pédant avait perdu sa morgue ; ce fut un homme livide, en proie à une indicible terreur, qui soudain implora le capitaine d'aller jusqu'à la terre. Le marin haussa les épaules et ne répondit pas : il n'avait jamais été écouté jusque-là, il n'y avait pas de raison que ça change, d'ailleurs il n'était plus temps L'autre alors se mit en rage, hurla des insanités que je m'interdis de répéter ici. Il se leva et voulut, dans un geste de défi , donner un coup au brave passeur.

Mais , frappé par la foudre, le méchant homme perdit l'équilibre et chut dans la rivière. Dans un dernier sursaut de vie, il réussit à crier « Au secours, je me noie ! ». Le capitaine, occupé à la manœuvre de sa propre survie, le regarda sombrer, sans même une parole. Le sinistre, le répugnant personnage, bouffi d'orgueil avait toujours voulu avoir le dernier mot : il était servi pour l'éternité.

C'est ainsi que me fut rapportée cette histoire. Je vous en laisse juge. Nul n'en sut alors jamais rien à l'époque et je pense qu'il ne se serait trouvé personne sur la Loire pour remettre en cause la conduite de ce brave marinier. Il n'est pire défaut que de ne jamais écouter ses semblables. Que la foudre foudroie dans l'instant celui ou celle qui n'aura pas pris la peine de m'accorder un peu d'écoute.

Orageusement vôtre.

Une bien jolie histoire .

En conclusion  : ............ Il faut toujours écouter les gens qui connaissent leurs sujets sur le bout des doigts ... et avoir l'humilité d'éviter de parler de choses que l'on ne connaît pas ( par expérience ) personnelle .

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Membre, Forumeur confit, Posté(e)
Enchantant Membre 18 112 messages
Forumeur confit,
Posté(e)
il y a une heure, ping a dit :

l était un brave marinier en son pays. Homme simple et bien peu bavard, il avait pour seul revenu un modeste bateau pour transporter les gens qui voulaient aller de manière plus commode, d'un endroit à l'autre, le long de la rivière. Ce n'était pas un coche d'eau, son embarcation était trop petite pour prendre beaucoup de passagers, non plus qu'un un taxi ; le mot était alors inconnu dans nos régions. C'était une grande barque qu'il avait aménagée pour le confort de qui voulait voyager à l'écart des importuns.

Ce brave homme se contentait de peu, même son métier lui laissait bien assez pour vivre. Ce qu'il recherchait surtout c'était l'occasion de parcourir la Loire au gré des envies de quelques voyageurs prestigieux, des gens pressés et peu regardants sur le prix. Il naviguait en toute saison quand les autres restaient à quai, faute d'eau ou de conditions propices. C'est ce qui avait fait son renom.

Il avait transporté ainsi, de la manière la plus discrète possible, quelques émissaires secrets, deux ou deux trois dames fort élégantes, favorites d'un Prince ou peut-être d'un roi, des percepteurs de la gabelle, désireux de voyager incognito et des bandits qui voulaient échapper à leurs poursuivants.

De cette discrétion chacun se louait ; les passagers pour l'habileté de l'homme à savoir passer inaperçu et le capitaine pour les belles bourses qu'il recevait en échange. Il naviguait tel une ombre, longeait la rive, traversait les villes la nuit. Il avait acquis une grande maîtrise dans l'art de se fondre dans le paysage

De notre curieux capitaine, nous ne saurons rien. Muet comme une carpe, jamais il ne racontait à quiconque la nature des activités qui le tenaient si longtemps éloigné de sa maison. Sans amis, il passait aux yeux de tous pour un rustre et un taiseux. C'était là la meilleure manière de ne pas attirer la curiosité des curieux ; il s'en portait le mieux du monde.

Il aurait pourtant pu raconter bien des choses. Il avait de longs moments en tête-à-tête sur sa grande plate avec des personnages riches en anecdotes et jamais avares de confidences. La Loire pousse à la contemplation et favorise bien des conversations intimes que l'on ne tiendrait pas en un lieu ordinaire. Même les plus endurcis se laissent prendre à son charme et à la magnificence de ses paysages.

Si je vous dévoile l'existence de ce curieux passeur au long cours clandestin, c'est que j'ai eu vent de son histoire dans des circonstances que je ne peux vous dévoiler. Acceptez de ne pas en savoir plus ou bien passez votre chemin ! La Loire doit garder ses mystères et l'histoire se suffit à elle-même : nul besoin d'en donner les sources.

Le capitaine reçut un jour un client qui, de prime abord, ne différait pas des autres. L'homme, soucieux de ne pas se montrer, donna un rendez-vous dans un lieu à l'abri des regards et ne dit rien de sa véritable identité. Il voulait, dans le plus grand secret, faire un long trajet pour quitter une terre sous le contrôle du Roy de France et s'en aller à la rencontre d'un représentant du Duc de Bourgogne.

Rien n'est pire que d'avoir affaire à des fourbes et des traîtres. Ils sont souvent ainsi dans leurs relations quotidiennes. Ces gens sont de peu de fiance, toujours prompts à tromper le premier venu et la terre entière. Celui-ci était en son domaine une pointure, un modèle absolu, le paradigme de la félonie. Il la portait sur lui et son teint gris, ses traits émaciés ne faisaient qu'ajouter au sentiment de malaise qui émanait de toute sa personne …

Le capitaine pourtant, en bon professionnel du secret, accepta sans se formaliser outre mesure la mission qui lui était confiée. Elle exigerait de lui beaucoup d'efforts car il s'agissait de remonter la rivière sur plus de cent lieues. Il aurait à passer quelques jours avec ce personnage si rebutant mais la bourse promise méritait bien quelques désagréments.

C'est quand ils furent seuls sur l'eau que le Capitaine comprit que ses pressentiments étaient bien en-deçà de la réalité. L'homme était de surcroît pédant et d'une prétention folle. Les rares fois où il rompait le silence pour passer le temps en daignant s'adresser au marinier, il usait d'une langue confuse, d'un discours méprisant et n'écoutait jamais les réponses de son interlocuteur.

Le voyageur avait un avis sur tout, en faisait part en de longues explications savantes et hermétiques. Il raisonnait, ratiocinait, pérorait, jabotait. C'était alors un moulin à paroles incompréhensibles pour le commun des mortels et ce brave marinier avait déjà beaucoup à faire pour remonter un courant puissant à la force des bras.

Le capitaine comprit bien vite qu'il était inutile de perdre son temps à lui répondre et en prit son parti. Ce douteux passager, le pire des pédants, savait tout et n'avait que faire de l'avis d'un homme qu'il jugeait si médiocre. Jamais voyage ne parut aussi long et pénible pour le pauvre passeur . Mais qu'importe, la bourse promise valait bien de supporter ce malotru.

Soudain, le vent se leva, le ciel se chargea de nuages noirs et menaçants. Les animaux, les oiseaux surtout, manifestaient leur inquiétude ; pour qui savait les comprendre, et c'était le cas de notre passeur, les signes de l'orage étaient patents. La Loire se couvrait de vagues, la barque filait, poussée dans le dos, par un vent qui lui permettait de défier le courant.

Le Capitaine essaya d'interrompre un long monologue tenu par ce maudit voyageur pour tenter de lui faire entendre raison. Il fallait absolument se mettre à l'abri sur la berge, le temps qu'éclate cet orage qui menaçait ; mais ses efforts furent vains . L'autre haussa les épaules et continua son discours logorrhéique sans se soucier de ce trublion qui avait l'outrance de vouloir lui couper la parole.

L'homme de la rivière eut alors une mauvaise pensée. C'est de celle-ci qu'il se repentirait toute sa vie et qui lui ferait dévoiler, un jour, le récit de cet épisode noir de son existence. Mais pour le reste, il n'eut jamais rien à se reprocher, si ce n'était d'avoir pris la peine de récupérer la grosse bourse qui lui avait été promise et qui lui était due après tout !

La barque devient incontrôlable, le vent forcit encore plus. Les deux hommes étaient pris au cœur d'un orage violent. Le ciel était zébré de nombreux éclairs et le bruit infernal de la rivière avait enfin coupé la parole à notre bavard impénitent. Le capitaine l'observait du coin de l'œil ; il avait bien assez à faire pour se maintenir tant bien que mal à flot.

Notre pédant avait perdu sa morgue ; ce fut un homme livide, en proie à une indicible terreur, qui soudain implora le capitaine d'aller jusqu'à la terre. Le marin haussa les épaules et ne répondit pas : il n'avait jamais été écouté jusque-là, il n'y avait pas de raison que ça change, d'ailleurs il n'était plus temps L'autre alors se mit en rage, hurla des insanités que je m'interdis de répéter ici. Il se leva et voulut, dans un geste de défi , donner un coup au brave passeur.

Mais , frappé par la foudre, le méchant homme perdit l'équilibre et chut dans la rivière. Dans un dernier sursaut de vie, il réussit à crier « Au secours, je me noie ! ». Le capitaine, occupé à la manœuvre de sa propre survie, le regarda sombrer, sans même une parole. Le sinistre, le répugnant personnage, bouffi d'orgueil avait toujours voulu avoir le dernier mot : il était servi pour l'éternité.

C'est ainsi que me fut rapportée cette histoire. Je vous en laisse juge. Nul n'en sut alors jamais rien à l'époque et je pense qu'il ne se serait trouvé personne sur la Loire pour remettre en cause la conduite de ce brave marinier. Il n'est pire défaut que de ne jamais écouter ses semblables. Que la foudre foudroie dans l'instant celui ou celle qui n'aura pas pris la peine de m'accorder un peu d'écoute.

Orageusement vôtre.

Le méchant meurt à la fin du conte, la morale est sauve !

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Membre, 38ans Posté(e)
sirielle Membre 9 824 messages
Maitre des forums‚ 38ans‚
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il y a une heure, Klarysse a dit :

Bonjour Cirielle,

« Avoir le dernier  mot ». Ce n’est pas si important, le principal, selon moi, c’est d’exposer au mieux notre avis, par contre ce n’est pas toujours évident de trouver les bons mots qui expriment véritablement notre pensée, surtout quand il s’agit de personnes qui nous connaissent approximativement. Ceci dit nous avons nos propres raisons qui appartiennent à nos expériences et qui bien évidemment  (et, il faut l’admettre) ne sont pas forcément celles de nos interlocuteurs. Je pense aux enfants, ados, et également à certaines situations avec des « supérieurs » hiérarchiques ou tout simplement avec certains membres de notre famille-que l’on ne choisit pas- comme tout le monde le sait !

Pour échanger véritablement, je pense qu’il faut de la confiance, que l’on puisse confier nos arguments sans avoir l’air de passer pour un idiot(e), d’avoir à l’esprit que quelque chose puisse nous échapper.

Et, parfois, « Avoir le dernier  mot » avec des personnes obstinées  n’est pas gratifiant…

 

 

Bonjour Klarysse,

"Celui qui a le dernier mot" peut être celui qui décide après concertation. Par exemple si dans une conversation, un parent autorise ou pas son enfant à sortir, ça peut être important qu'il ait le dernier mot plutôt que de laisser son enfant courir un danger faute d'avoir tenu bon face à lui. Parfois laisser dire ou laisser faire peut être une négligence. Mais bien sûr s'il s'agit simplement d'un échange d'idées de peu de conséquences, celui qui a le dernier mot n'est pas forcément pour autant le plus convainquant. Et il n'est pas nécessaire de prendre les choses trop à cœur pour de simples points de vue. D'autant plus que le silence peut avoir du sens et qu'il faut savoir s'adapter aux différents désaccords patiemment parce qu'ils n'ont pas forcément la priorité. Du moment qu'on a soi-même la conscience tranquille, chacun ses responsabilités et son libre arbitre.

Selon moi, un débat ne se résume jamais uniquement à "celui qui a tort" face à "celui qui a raison", n'importe quel point de vue peut avoir son intérêt, même s'il est faussé. Par contre je pense qu'il est possible aussi de ne pas se tromper.

Et que la confiance qu'on voue à son interlocuteur doit être modérée, il est imprudent de confier n'importe quoi à n'importe qui, même si c'est vrai et respectueux.

 

 

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Membre, 64ans Posté(e)
S.A.S Membre 3 368 messages
Baby Forumeur‚ 64ans‚
Posté(e)
il y a 50 minutes, sirielle a dit :

Bonjour Klarysse,

"Celui qui a le dernier mot" peut être celui qui décide après concertation. Par exemple si dans une conversation, un parent autorise ou pas son enfant à sortir, ça peut être important qu'il ait le dernier mot plutôt que de laisser son enfant courir un danger faute d'avoir tenu bon face à lui. Parfois laisser dire ou laisser faire peut être une négligence. Mais bien sûr s'il s'agit simplement d'un échange d'idées de peu de conséquences, celui qui a le dernier mot n'est pas forcément pour autant le plus convainquant. Et il n'est pas nécessaire de prendre les choses trop à cœur pour de simples points de vue. D'autant plus que le silence peut avoir du sens et qu'il faut savoir s'adapter aux différents désaccords patiemment parce qu'ils n'ont pas forcément la priorité. Du moment qu'on a soi-même la conscience tranquille, chacun ses responsabilités et son libre arbitre.

Selon moi, un débat ne se résume jamais uniquement à "celui qui a tort" face à "celui qui a raison", n'importe quel point de vue peut avoir son intérêt, même s'il est faussé. Par contre je pense qu'il est possible aussi de ne pas se tromper.

Et que la confiance qu'on voue à son interlocuteur doit être modérée, il est imprudent de confier n'importe quoi à n'importe qui, même si c'est vrai et respectueux.

 

 

Entièrement d'accord avec ce qui est dit .

J'aimerais juste comprendre ( le sens ) de la phrase ..... (  Par contre je pense qu'il est possible aussi de ne pas se tromper  ) 

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Membre, 38ans Posté(e)
sirielle Membre 9 824 messages
Maitre des forums‚ 38ans‚
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il y a 46 minutes, S.A.S a dit :

Entièrement d'accord avec ce qui est dit .

J'aimerais juste comprendre ( le sens ) de la phrase ..... (  Par contre je pense qu'il est possible aussi de ne pas se tromper  ) 

On a beau ne jamais tout savoir dans l'absolu, ça n'empêche pas d'avoir un certain savoir, de l'utiliser et de le développer intelligemment. Et dans ce cas pouvoir être convaincu d'avoir raison à juste titre.

L'excès de scepticisme contribue à l'ignorance, mais pas à l'humilité, même s'il s'agit de ses propres pensées. A trop douter de tout, on peut en confondre le vrai et le faux.

 

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Membre, 64ans Posté(e)
S.A.S Membre 3 368 messages
Baby Forumeur‚ 64ans‚
Posté(e)
il y a 2 minutes, sirielle a dit :

On a beau ne jamais tout savoir dans l'absolu, ça n'empêche pas d'avoir un certain savoir, de l'utiliser et de le développer intelligemment. Et dans ce cas pouvoir être convaincu d'avoir raison à juste titre.

L'excès de scepticisme contribue à l'ignorance, mais pas à l'humilité, même s'il s'agit de ses propres pensées.

 

C'est une bonne chose d'être convaincus de défendre ( dans notre bon droit ) une cause ou une idée  ... en y mettant tout notre cœurs ... et parfois toute nos forces .

Mais il est essentiel aussi de rester ouvert aux idées des autres et d'accepter le dialogue ... même si ça va à l'encontre de nos idées .

Parfois il est aussi ( indispensable ) de savoir se retirer ou refuser de participer à des joutes verbales ne menant qu'a renforcer les convictions des deux partis ...

Vouloir gagner est humains ....

savoir éviter les conflits ( quand c'est possible ) ... c'est de la sagesse .

Je développe des idées personnelles sirielle .... ce n'est pas adressé contre toi . :)

 

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Membre, 38ans Posté(e)
sirielle Membre 9 824 messages
Maitre des forums‚ 38ans‚
Posté(e)
il y a 33 minutes, S.A.S a dit :

C'est une bonne chose d'être convaincus de défendre ( dans notre bon droit ) une cause ou une idée  ... en y mettant tout notre cœurs ... et parfois toute nos forces .

Mais il est essentiel aussi de rester ouvert aux idées des autres et d'accepter le dialogue ... même si ça va à l'encontre de nos idées .

Parfois il est aussi ( indispensable ) de savoir se retirer ou refuser de participer à des joutes verbales ne menant qu'a renforcer les convictions des deux partis ...

Vouloir gagner est humains ....

savoir éviter les conflits ( quand c'est possible ) ... c'est de la sagesse .

Je développe des idées personnelles sirielle .... ce n'est pas adressé contre toi . :)

 

Si on veut vraiment savoir et comprendre, on ne se limite pas à ce qu'on sait déjà soi-même. Chacun peut contribuer à la connaissance d'un point de vue unique. L'objectif n'est donc pas vraiment de gagner sur l'autre, c'est seulement un moyen parmi d'autres dans une conversation de développer positivement le savoir et la réflexion, de progresser individuellement et collectivement par la confrontation.

Effectivement il est des combats stériles qu'il vaut mieux s'épargner. Mais il vaut parfois mieux aussi savoir se défendre que de trop courber l'échine, avoir le courage de lutter, et pas forcément uniquement pour soi-même.

Selon moi faire preuve d'autorité peut être justifié et plus inoffensif qu'une certaine forme de passivité. C'est aussi ce qui peut parfois mettre un terme plus rapidement aux conflits que de les fuir. Ce qui ne revient pas à les provoquer mais plutôt à les gérer.

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Membre, 64ans Posté(e)
S.A.S Membre 3 368 messages
Baby Forumeur‚ 64ans‚
Posté(e)
il y a 15 minutes, sirielle a dit :

Si on veut vraiment savoir et comprendre, on ne se limite pas à ce qu'on sait déjà soi-même. Chacun peut contribuer à la connaissance d'un point de vue unique. L'objectif n'est donc pas vraiment de gagner sur l'autre, c'est seulement un moyen parmi d'autres dans une conversation de développer positivement le savoir et la réflexion, de progresser individuellement et collectivement par la confrontation.

Effectivement il est des combats stériles qu'il vaut mieux s'épargner. Mais il vaut parfois mieux aussi savoir se défendre que de trop courber l'échine, avoir le courage de lutter, et pas forcément uniquement pour soi-même.

Selon moi savoir faire preuve d'autorité peut être justifié et plus inoffensif qu'une certaine forme de passivité. C'est aussi ce qui peut parfois mettre un terme plus rapidement aux conflits que de les fuir.

Je doit avouer que tu soulève une problématique qui mériterait ( à lui seul ) un  ( grand ) topic .

Savoir se taire ... même quand on a raison    ? ... ou

combattre jusqu'à la mort ( c'est une image ) ... pour imposer son bon droit  , quelque soit le prix ( c'est aussi une image ) ? ... ou ..

savoir se défendre   , .... courber l'échine ... ?   le courage de lutter ?

...... faire preuve d'autorité pourrais être plus inoffensif ...  qu'une certaine forme de passivité ?

Tu soulèves vraiment des points intéressants sirielle  ...  pour ne pas dire passionnant .

ça c'est un sujet qui aurais plu à Kutta .   :D

L'idée est lancé .....

.......... qui veut initier un topic sur ce thème ( sulfureux ) ? ..... en espérant que cela puisse se faire dans la paix , l'harmonie , le partage et la compréhension de l'autre .

PS :  j'ai le droit de rêver non ?        :rolle:

 

 

 

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Membre, 38ans Posté(e)
sirielle Membre 9 824 messages
Maitre des forums‚ 38ans‚
Posté(e)

Merci S.A.S, pour ta gentillesse.

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Membre, 64ans Posté(e)
S.A.S Membre 3 368 messages
Baby Forumeur‚ 64ans‚
Posté(e)
il y a 1 minute, sirielle a dit :

Merci S.A.S, pour ta gentillesse.

... tu vas me faire rougir .  :blush:

... c'est fait .  :)

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Membre, Docteur Honoris Causa es "Patati & Patata ...", 62ans Posté(e)
BadKarma Membre 15 218 messages
62ans‚ Docteur Honoris Causa es "Patati & Patata ...",
Posté(e)

Les cimetières regorgent de ces mortels qui ont eu pour le coup leur dernier mot...

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