Qu'est-ce que le scientisme ?

Maroudiji Membre 2 444 messages
Forumeur alchimiste‚ 61ans
Posté(e)
Il y a 2 heures, elbaid a dit :

Ils étaient traités de fous parce qu'on ne savait pas nommés les choses , et l'homme ne savait pas nommé les choses parce qu'il était ignorant , la science a quelque peu remédié à cela .

Non, la science ne sait rien et le mal est en expansion dramatique. Mais je comprends que tu parles de l'autisme sans savoir ni ce qu'il est, ni pourquoi il augmente si rapidement tant tu es intoxiqué par les perspectives scientifiques.

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites
Annonces
Maintenant
elbaid Membre 4 992 messages
Forumeur alchimiste‚ 51ans
Posté(e)
Il y a 4 heures, Maroudiji a dit :

Non, la science ne sait rien et le mal est en expansion dramatique. Mais je comprends que tu parles de l'autisme sans savoir ni ce qu'il est, ni pourquoi il augmente si rapidement tant tu es intoxiqué par les perspectives scientifiques.

oui j'avoue je suis un toxico à l'évolution scientifique j'utilise une bagnole pour me déplacer et j'ai internet .... :smile2:  je suis shooté.:gurp: . Si tu ne supporte pas la science tu devrais t'installer avec les Amish , ils refusent le progrès .

un scientisme pur et dur devrait logiquement éliminé les êtres faible , autiste compris .

le mal ??  ça existe pas le mal , ni le bien .  Quant à l'augmentation des cas d'autismes j'en sais rien je ne suis pas dans la branche .

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites
elbaid Membre 4 992 messages
Forumeur alchimiste‚ 51ans
Posté(e)
Il y a 4 heures, Maroudiji a dit :

Non, la science ne sait rien et le mal est en expansion dramatique. Mais je comprends que tu parles de l'autisme sans savoir ni ce qu'il est, ni pourquoi il augmente si rapidement tant tu es intoxiqué par les perspectives scientifiques.

mais tu souhaiterais quoi au juste ?  que le monde revienne à des sources anciennes , les civilisations bibliques ..... ??? tu regrette ton passé glorieux des conquêtes musulmanes ???   et pourtant les Arabes ont ete des pionniers dans le domaine des sciences ....  je comprend pas très bien ce que tu veux  ????  c'était mieux avant ???

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites
tison2feu Membre 1 726 messages
Forumeur alchimiste‚
Posté(e)
il y a 2 minutes, elbaid a dit :

mais tu souhaiterais quoi au juste ?  que le monde revienne à des sources anciennes , les civilisations bibliques ..... ??? tu regrette ton passé glorieux des conquêtes musulmanes ???   et pourtant les Arabes ont ete des pionniers dans le domaine des sciences ....  je comprend pas très bien ce que tu veux  ????  c'était mieux avant ???

Tu n'es pas le seul !

(Ok, je sors !)

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites
elbaid Membre 4 992 messages
Forumeur alchimiste‚ 51ans
Posté(e)

il semble dire que le nombre de cas d'autiste est en augmentation du fait d'un mal qui nous ronge , en somme c'est l'œuvre de Satan , l'homme est responsable parce qu'il vie dans le péché perpétuel et donc en toute logique il devrait supprimer ce qui est mal , combattre le mal et ainsi parvenir à une sorte de perfection du monde.... en somme il a le même objectif que les sciences mais une autre méthode pour y parvenir ....

:mouai: moi perso j'ai rien contre , je m'en fout , je m'assois et je contemple le monde tourner sur lui même . :p

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites
tison2feu Membre 1 726 messages
Forumeur alchimiste‚
Posté(e)
Il y a 1 heure, elbaid a dit :

il semble dire que le nombre de cas d'autiste est en augmentation du fait d'un mal qui nous ronge , en somme c'est l'œuvre de Satan , l'homme est responsable parce qu'il vie dans le péché perpétuel et donc en toute logique il devrait supprimer ce qui est mal , combattre le mal et ainsi parvenir à une sorte de perfection du monde.... en somme il a le même objectif que les sciences mais une autre méthode pour y parvenir ....

:mouai: moi perso j'ai rien contre , je m'en fout , je m'assois et je contemple le monde tourner sur lui même . :p

Oui. En gros le monde des humains est mal fait, il faut le changer. Cette quête de perfection, cette idéalisme exacerbé des religieux ou des scientistes traduit une même volonté de s'immuniser par tous les moyens contre la certitude effrayante de mourir.

Faut reconnaître que, question inventivité et invention de systèmes immunitaires, les religieux offrent une palette de salut de l'âme et d'immortalité hors catégorie et hors concurrence par rapport aux systèmes immunitaires scientistes même les plus ambitieux. Cela pourrait expliquer la tentation du retour au religieux, dans la mesure où la folle du logis (l'imagination) y règne alors en maîtresse absolue dès lors qu'il s'agit d'explorer le champ de tous les possibles. En comparaison, le champ d'étude des scientistes et leurs bonheurs conjecturés sont plus limités et moins vendeurs que prévu. C'est du pipi de chat. En dépit de son utopisme indéniable, le scientisme semble offrir moins d'opportunités de rêver et de prendre nos désirs pour des réalités.

Modifié par tison2feu
1 personne aime ça

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites
deja-utilise Membre 3 921 messages
If you don't want, you Kant... ‚
Posté(e)

Bonjour à toi,

 

Le 13/02/2017 à 11:19, zeugma a dit :

quand tu dit :"que c'est quelque chose qui s'inscrit dans un temps futur"c'est juste, mais je me permets d'ajouter, que la "finalité" est aussi une présence de quelque chose qui nous finalise, comme le vrai et le bien par exemple, et que sans cette présence de la fin déjà ici et maintenant, nous ne saurions pas même poser un choix cohérent...

Oui effectivement, je ne parlerai pas de finalité à proprement parler, puisque le mal ou le bien agir se situent déjà dans le fait d'arpenter la vie elle-même indépendamment du but fixé, mais comme nous en avons convenu au-dessus, l'objectif aussi doit avoir été soupesé avec ce type de considérations morales, nous devons avoir ces préoccupations à tous les niveaux de nos actes en puissance, potentiels ou effectifs, comme à venir.

 

Citation

 

tu ajoute  :"donc incertain ou indéterminé" c'est vrai aussi, mais là encore je me propose d'ajouter que l'incertitude et l'indétermination sont deux réalités dû à notre condition d'êtres en devenir, mais peuvent être acceptées justement comme ce qui nous donne notre liberté et notre désir de connaitre, c'est pourquoi c'est en ces deux capacités de notre intelligence et de notre volonté que je vois le point d'ancrage le plus stable à notre recherche de bonheur, plus qu'en nos réalisations matérielles...

aparté : c'est pourquoi aussi je parles souvent de la voie contemplative, puisqu'elle est en propre l'unité de l'intelligence et de la volonté...

Ce qu'il y a, c'est que le bonheur, ne dépend pas uniquement de notre intelligence, ni de notre volonté Zeugma, sinon je crois que les humains seraient en grande partie assez heureux !

C'est sans doute un préalable, que l'unité de l'intelligence et de la volonté soit réalisée, puisque toute dissonance est source de trouble, mais j'ai bien peur qu'il faille aussi rogner, tempérer/dompter/mater nos expectatives, nos prétentions, notre fierté, nos ego, notre vanité, notre orgueil, notre jalousie ou encore notre propension au mimétisme ! Et pour cela il faut mener une lutte intestine si je puis dire, ce n'est pas facile à expliquer, mais grossièrement opposer un sentiment/émotion/pulsion animale à un(e) autre, comme à l'inverse par exemple on n'oppose pas la raison et le " coeur " ou la volonté et ce que nous dicte notre corps biologique, ou encore l'intelligence à la justice/morale !

As-tu entendu parler de la vision économiste du bonheur ?

 

Citation

tu distingues explicitement, l'acquisition/appropriation du savoir et son usage, c'est-à-dire le vécu qui en résulte...

et tu as parfaitement raison, toutefois si nous recherchons les "moments" et les "lieux" par lesquels l'usage devient source de difficultés, nous retrouvons toujours un manque de vue d'ensemble de notre condition humaine, plus précisément un "oubli", (que je nomme ainsi mais qui sera analysé et défini plus tard en lui même), ou autrement dit, une dissonance entre plusieurs pôles de notre capacité à "inventer" notre quotidien...j'y reviendrais aussi plus tard...

Tout à fait, ce manque d'appréhension globale est lourdement handicapante !

Pour ma part, j'estime qu'il vaut mieux être moyennement compétent mais savoir croiser plusieurs domaines de connaissances, que d'être très doué ou performatif dans un secteur exclusif ou encore avoir une vision complètement diluée sur d'innombrables activités.

Choisir une position intermédiaire, et je pense optimisée, entre savoir beaucoup sur peu ( un expert ) et savoir peu sur beaucoup ( une personne cultivée ), i.e.: savoir moyennement sur quelques domaines pertinents et nouer des liens denses entre ces branches, un réseau maillé et résilient donc ( un polymathe ).

 

Citation

tu dis aussi le cheminement intellectif est l'essence même de ce qui nous distingue de machine sophistiquée biologique, c'est-à-dire avec en filigrane ces notions de Bien ou de Mal, dit autrement une éthique." oui, mais qu'est-ce que l'éthique pour l'humain et quels sont ses points de contacts avec son milieu de vie ? c'est à cette recherche que nous devons fixer notre attention car c'est en ne prenant pas en compte de l'importance de cette spécificité de l'humain dans le monde, que le sens de sa présence devient aussi aléatoire qu'un phénomène physique, c'est-à-dire rejoint la cause matérielle, et ne se distingue plus, comme vivant, des déterminations du non-vivant...

je sais que cette dernière phrase pourra paraître obscur et sans intelligence pour certains, mais si nous la lisons dans la perspective des dégradations du milieu de vie dont l'humanité est directement responsable, et du manque de vision cohérente en son avenir, cette phrase devient plus "parlante", il me semble...

 

 

Oui, en tant que simple être biologique, animal et social, nous ne devons pas perdre de vue, notre nature première, et ne pas sombrer corps et âme dans la virtualisation ou l'artificialité exacerbées, sans pour autant tomber dans une naïve perspective de retour aux sources ou à la nature, car il y a belle lurette que nous ne pouvons plus vivre dans la nature sans intermédiaire, nous avons perdu depuis longtemps déjà la recette. Il ne nous reste plus qu'à assumer ce que nous sommes devenus, ce que l'humanité a fait d'elle-même, un mixte nature-culture-artifice singulier, et ce sans extrémisation.

 

J'invite tout lecteur désireux de visualiser ce que je viens de dire, de visionner l'excellent film " Captain fantastic " ( ce n'est absolument pas de la science fiction, contrairement aux apparences )

 

 

Citation

ainsi les deux notions de bien et de mal que nous accolons toujours comme une parité indissociable, et qui vient mesurer notre pensée morale et notre agir pratique, est un piège en lui même, puisqu'il met au même plan deux actualisations du jugement qui ne sont pas de même nature, en effet le mal n'est que la privation d'un bien, et n'existe que comme un manque, c'est pourquoi il n'est qu'un non-être pour l'être qui est le bien...

Là, je ne peux pas te suivre Zeugma, le mal n'est pas qu'un manque ou la privation d'un bien, il existe en tant que tel, la cruauté, la torture ou la violence sont des actions dévastatrices par elles-mêmes, comme la haine est aux antipodes de l'amour, ce n'est pas un simple manque d'amour, c'est aussi une recherche de destruction de l'autre, de son anéantissement.

Le manque d'un bien, conduit à l'indifférence, à la neutralité, à son désir ou à l'envie, c'est à dire à la non action ou au contraire d'y tendre, mais pas de s'y opposer dans toutes les perspectives ou dimensions possibles, comme ça peut être le cas d'un mal.

D'ailleurs, d'un point de vue médical, on sait aujourd'hui, que les hormones du plaisir et de la douleur ne sont pas les mêmes, et que l'absence d'hormone du plaisir n'est pas ce qui déclenche un mal-être, mais bien la présence d'hormones spécifiques, et pas nécessairement antagonistes, conduisant à cette sensation désagréable.  

 

 

Citation

 

cette petite distinction n'as l'air de rien, mais à qui veux la comprendre et la prendre comme lecture du réel, elle apporte ce nouveau regard indispensable pour sortir de l'opposition bien/mal...et même sur la difficulté dans le choix des "valeurs" qui reste une des causes de notre perdition actuelle...

 

Le corolaire de ce que je viens d'énoncer, c'est que l'on ne peut pas compenser des maux par des biens plus grands !

Celui qui est dans le deuil de la perte de son enfant chéri, ne sera peut-être jamais en mesure de surseoir sur son état dépressif/d'abattement par exemple.

Et je dirai même que c'est justement le mouvement qui est en cours actuellement, ce que je veux dire, c'est que la perte de repères actuels, de valeurs, poussent les gens à s'engouffrer sans réserve dans les biens de consommation, ou la prise de plaisir addictive ponctuelle ! " Pensant " justement inconsciemment pouvoir compenser ce qui ne peut l'être ce cette manière...

 

Citation

je soumets à toutes personnes de bonne volonté, une position plus indissociablement proche de ce que la vie porte en elle dans sa capacité d'adaptation d'une espèce déjà constituée ou de l'émergence de nouvelles espèces telles que la terre en a porté, cette position est la symbiose...retrouver celle qui nous est échue naturellement est la seule sortie de cet enfermement dans notre logique de destruction et d'autodestruction...

si je dis destruction, c'est pour insister sur le fait que chaque transformation produite par un des acteurs de la nature, est cause d'une destruction, mais que certaines de ces transformations sont hors de proportionnalité avec le milieu tout entier... et produisent donc un déséquilibre dans ce milieu, qu'il soit vivant ou matériel... cela est évident aujourd'hui et aurait dû être pensé au début de ces transformations...

pour conclure, je te dirais que toute destruction extérieure provient d'une destruction intérieur, c'est pourquoi il est indispensable, pour moi au moins de me positionner dans une recherche d'écologie de l'intelligence...

 

Sur ces derniers points, nous nous rejoignons parfaitement, si nous n'oublions pas au passage que nous ne sommes plus uniquement des enfants de la nature, ce qui évitera de faire le yo-yo indécis entre deux positions extrêmes... Comme on peut le faire pour d'autres problématiques, interdire et éduquer, sanctionner et informer, prohiber et autoriser...

 

:hi:

 

Modifié par deja-utilise

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites
zeugma Membre 669 messages
Forumeur forcené‚
Posté(e)
il y a 7 minutes, deja-utilise a dit :

Ce qu'il y a, c'est que le bonheur, ne dépend pas uniquement de notre intelligence, ni de notre volonté Zeugma, sinon je crois que les humains seraient en grande partie assez heureux !

je n'ai pas dis exactement cela, mais qu'elles soient le point d'ancrage de notre présence, serait plus juste...en fait il me semble que ce monde s'est construit dans un climat d'opposition, ce que je ne peux considérer comme une base saine pour une vie heureuse...

As-tu entendu parler de la vision économiste du bonheur ?

oui c'est un plan estimatif des données de bases pour qu'une personne puisse trouver dès son entrée dans le monde, les éléments indispensables à sa recherche personnelle de bonheur...

Tout à fait, ce manque d'appréhension globale est lourdement handicapante !

quand je parlais d'oubli, il se trouve être aussi dans le manque de perspective qui provient de l'impossibilité de faire coïncider toutes les visions du monde en même temps, de cette disparité nait parfois des conflits, mais surtout une impossibilité de coopération, ce qui est une limitation à la recherche de stabilisation propre à établir une société pensée pour le bonheur de ces membres...

Il ne nous reste plus qu'à assumer ce que nous sommes devenus, ce que l'humanité a fait d'elle-même, un mixte nature-culture-artifice singulier, et ce sans extrémisation.

c'est en effet une acceptation qui est le premier mouvement d'unification entre ce que nous comprenons et ce que nous voulons, bien que nous nous satisfaisions souvent d'une moindre qualité de bonheur pour une quantité de petits plaisirs sans fin...

c'est aussi dans cette distinction entre plaisirs et bonheur que nous devons placer la visibilité de nos choix civilisationnels, car autant les uns sont causes d'une fuite dans la nouveauté comme seule fin, autant l'autre est une stabilité possible de la totalité de nos besoins/envies/projets/désirs, ce dernier étant le principale car il est le résumé des trois dans la réalité qu'il cherche à atteindre...(même si je sais que tu ne souscris pas entièrement à cette répartition de nos actes volitifs besoin, envie, projet, désir) lors même que nous aurions deux fois plus de moyens techniques pour "être heureux", si nous n'avons plus le désir de l'être cela ne servirait à rien...

c'est la critique première que je fais à notre modèle de civilisation, d'avoir renoncé collectivement et personnellement au bonheur...

le mal n'est pas qu'un manque ou la privation d'un bien, il existe en tant que tel, la cruauté, la torture ou la violence sont des actions dévastatrices par elles-mêmes, comme la haine est aux antipodes de l'amour, ce n'est pas un simple manque d'amour, c'est aussi une recherche de destruction de l'autre, de son anéantissement.

ce que tu dis est un constat, pourtant si nous regardons les causes propres de ces maux que tu décris, il y a toujours une mutilation d'une partie de la personne humaine qui en est l'origine...donc un manque...je le développerais si tu le veux...

Le manque d'un bien, conduit à l'indifférence, à la neutralité, à son désir ou à l'envie, c'est à dire à la non action ou au contraire d'y tendre, mais pas de s'y opposer dans toutes les perspectives ou dimensions possibles, comme ça peut être le cas d'un mal.

malgré cette particularité du manque d'un bien objectif, il y a un manque plus radicale pour la personne humaine qui est un manque de cohésion interne, ce qui produit effectivement une agressivité spécifique, envers soi même d'abord et envers les autres ensuite...

D'ailleurs, d'un point de vue médical, on sait aujourd'hui, que les hormones du plaisir et de la douleur ne sont pas les mêmes, et que l'absence d'hormone du plaisir n'est pas ce qui déclenche un mal-être, mais bien la présence d'hormones spécifiques, et pas nécessairement antagonistes, conduisant à cette sensation désagréable.  

si nous faisons de ces hormones la cause première de notre comportement psychique, alors c'est certainement vrai que telle hormone est une source de plaisir ou de déplaisir, mais la production d'hormones n'est pour moi qu'un des effets physiologiques de notre présence au monde, et doit être regardée comme une conséquence de cette présence, pas comme une cause...

Le corolaire de ce que je viens d'énoncer, c'est que l'on ne peut pas compenser des maux par des biens plus grands !

Celui qui est dans le deuil de la perte de son enfant chéri, ne sera peut-être jamais en mesure de surseoir sur son état dépressif/d'abattement par exemple.

là n'est pas mon propos, le sentiment est un vécu psychique qu'il soit heureux ou malheureux, ce que je cherche c'est à déterminer les fondements de notre présence personnelle et collective en ce monde, avec comme principal but, la recherche de bonheur...car le bonheur n'est seulement une conséquence, mais il est aussi un fondement personnel...

pour moi la "vie" psychique n'est pas première, pas plus que la "vie" hormonale...rechercher ce qui est premier est aussi se poser la question de la finalité, déjà présente...

" Pensant " justement inconsciemment pouvoir compenser ce qui ne peut l'être ce cette manière...

certes mais ce n'est pas la seule addiction qui survient lors de la perte du sens de notre présence, le travail qui ne vise que sa propre perpétuation aussi...sans parler du désir de réussite qui se trouve être une forme de motivation tout aussi réductrice de notre présence au monde...et la notion d'inconscient n'est pour moi que façon de reporter la question qui sommes nous dans une inconnaissance troublante...

si nous n'oublions pas au passage que nous ne sommes plus uniquement des enfants de la nature, ce qui évitera de faire le yo-yo indécis entre deux positions extrêmes...

j'en conviens, ce que je cherche c'est quel est l'ordre entre notre nature humaine et notre évolutivité artificielle...et surtout si d'avoir été loin dans une voie de développement, ne nous a pas enfermé dans une position de non-retour...mais j'en reparlerais...

 

bien à toi D.U

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites
elbaid Membre 4 992 messages
Forumeur alchimiste‚ 51ans
Posté(e)

"Il ne nous reste plus qu'à assumer ce que nous sommes devenus"

oui tt à fait , que l'humanité assume ce qu'elle fut , et ce qu'elle est ,  et qu'elle cesse de culpabiliser sur une supposer destruction environnementale . qu'elle puisse rompre une bonne fois pour toute le cordon ombilical qui la relie à la planète  .

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites
zeugma Membre 669 messages
Forumeur forcené‚
Posté(e)
il y a 36 minutes, elbaid a dit :

oui tt à fait , que l'humanité assume ce qu'elle fut , et ce qu'elle est ,  et qu'elle cesse de culpabiliser sur une supposer destruction environnementale . qu'elle puisse rompre une bonne fois pour toute le cordon ombilical qui la relie à la planète  .

je ne sais pas si vous êtes encore un humain ou un mixte étrange de machinisme fonctionnel et de matière recyclée elbaid, mais ce genre de propos est une des inepties les plus dense que j'ai pus lire ici ...

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites
zeugma Membre 669 messages
Forumeur forcené‚
Posté(e)
Il y a 4 heures, deja-utilise a dit :

Sur ces derniers points, nous nous rejoignons parfaitement, si nous n'oublions pas au passage que nous ne sommes plus uniquement des enfants de la nature, ce qui évitera de faire le yo-yo indécis entre deux positions extrêmes... Comme on peut le faire pour d'autres problématiques, interdire et éduquer, sanctionner et informer, prohiber et autoriser...

 postscriptum...

comme il se doit, un oubli doit être comblé car je n'ai pas dis ce que je pensais de votre dernière phrase qui est on ne peut plus importante dans le contexte actuel...

les "paires" que vous choisissez sont très révélatrices et fort bien choisies et je les présenterais par trois points de réflexions qui pourraient nous servir de tremplin pour notre prochain échange, car elles se situes à la frontière de deux territoires : le personnel et le communautaire...

interdire et éduquer

le premier point est que l'éducation première est d'abord la notre et tout au cours de notre vie avant que d'être celle des autres, une sorte d'auto-éducation par les vertus...car l'éducation repose pour l'éducateur, sur une certitude d'être lui-même suffisamment éduqué pour communiquer à un autre une connaissance bonne et nécessaire, ce qui implique que cet éducateur soit lui même en connaissance expérimentale de ce bien et de ce vraie, sans quoi il ne fera que redire une opinion sans en connaitre le bien fondé, ni par son intelligence ni par sa volonté...

et que l'interdiction puisse n'être que la dissimulation d'un problème sous la forme négative de la privation, ne se fait que placer ce qui est interdit dans une zone possible de transgression, ce qui suscite comme vous le savez une envie de l'atteindre...

sanctionner et informer

le deuxième est que toute information est déjà aussi une sanction (prise dans un autre sens du mot, mais révélateur de la puissance de l'information qui donne un savoir mais qui transforme aussi celui qui l'acquière) puisqu'elle oriente l'intelligence vers plusieurs réalités sans en proposer une comme spécifiquement meilleure que l'autre, sauf si elle est proposée comme vraie ou plus vraie qu'une autre, mais adjoint donc à cette information/sanction un prédicat de valorisation, qui provient d'une connaissance acceptée comme vraie elle aussi et a priori pour celles et ceux qui n'auront accès qu'à l'information/sanction "brute", si je puis dire...ce ne sera donc qu'une connaissance acceptée par assentiment et pas par assertion, par confiance et pas par expérience personnelle...

autre chose, que la sanction(votre sens du mot sanction) est une mesure proportionnelle à ce qui fût transgressé, mais reste partiale et même aléatoire, ce qui ne prouve pas la notion de justice de cette sanction...au risque même que cette sanction soit une information sur le niveau de déviance de la transgression, et ne fasse que perpétuer cette dernière dans la mesure de son acceptabilité par rapport à la sanction...ex : si le meurtre est punis de tant d'années d'emprisonnement et que le viole d'un tiers, le violeur sera conforté dans la moins grande transgression du viol face au meurtre, ce qui lui donnera une mesure relativement faible de son acte, et pas sa gravité en t'en que telle...

prohiber et autoriser

troisième point : que si nous posons la prohibition comme une interdiction générale, nous posons aussi une règle d'emprisonnement des consciences dans cet interdit, ce qui n'est pas la disparition pure et simple de l'objet prohibé mais bien la suppression de l'acte personnel de prudence nécessaire à ne pas user de cet objet prohibé, ce qui forme une mutilation de la conscience personnelle "du fait de ne pas user de cette chose" au profit d'une vision communautaire d'un pouvoir :"de droit interdisant l'usage de cette chose", l'exemple du tabac est assez connu...

et avant que l'éducation normative ai opéré une intégration de cet interdit dans le jugement de la prudence personnelle, la tension entre "le fait et le droit" est cause de transgression, cela conduit ensuite souvent à une soumission type dressage...bien loin de l'éducation qui réclame la coopération...

pour l'autorisation un autre problème se pose celui de l'autorité reconnue comme nécessaire et comme bonne, ce qui ne va pas obligatoirement de paire puisque ce qui est nécessaire peut prendre des formes d'obligations et ce qui est bon peut être relativisé par l'appréhension d'une autre réalité bonne d'une autre manière...

ainsi la bonne autorité séparée de sa "justification", c'est-à-dire de ce qu'elle représente comme vérité commune, est toujours suspecte d'être l'émanation d'un pouvoir arbitraire, type consensus de valeurs ou mesure de rétorsion conjoncturelle, et donc même respectueuse de la liberté personnelle, cette autorité sera vue comme l'externalisation du choix personnel...voir sa privation...

enfin, l'acceptation de l'autorité est toujours une rétroaction préférentielle, car son acte propre étant de poser un ordre génétique à partir d'un ordre de perfection,  l'autorité disposant successivement et progressivement des biens particuliers en aillant déjà en elle une vision du bien général, ce qui la conduit à appuyer son acte de divulgation sur une réalité inconnue de celui qui doit accepter cette autorité, faisant de fait de l'assentiment et de l'assertion deux conditions sine qua non à l'acceptation de cette autorité, mais aussi le report d'une part de la propre autodétermination du sujet "obéissant" sur l'autorité...

c'est sans doute même là le point de contact irremplaçable entre l'autorité et celles et ceux qui doivent l'accepter...aparté : reporter ce point d'obéissance à toutes les situations d'abus de pouvoir d'une autorité reconnue comme telle et on comprend mieux les exactions qui peuvent naître (je pense au terrorisme)...

salutation D.U

 

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites
elbaid Membre 4 992 messages
Forumeur alchimiste‚ 51ans
Posté(e)

mdr

Il y a 1 heure, zeugma a dit :

je ne sais pas si vous êtes encore un humain ou un mixte étrange de machinisme fonctionnel et de matière recyclée elbaid, mais ce genre de propos est une des inepties les plus dense que j'ai pus lire ici ...

mdr....c'est normal je suis un spécialiste du genre . Mais en quoi mon propos est il inepte ???  de comparer la Terre à une mère nourricière est une ineptie ? et de rompre le cordon ombilical aussi ???  bah non ce sont juste des métaphores , c tout:)

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites
zeugma Membre 669 messages
Forumeur forcené‚
Posté(e)
il y a 10 minutes, elbaid a dit :

c'est normal je suis un spécialiste du genre . Mais en quoi mon propos est il inepte ???  de comparer la Terre à une mère nourricière est une ineptie ? et de rompre le cordon ombilical aussi ???  bah non ce sont juste des métaphores , c tout

si nous sommes un corps, et si nous sommes intelligent, c'est que l'intelligence doit être quelque chose de naturelle et d'indispensable pour vivre...

votre métaphore est aussi ambigu que certains textes scientifiques qui pose la vie comme une donnée de propriété négociable, mis non la vie n'est pas négociable, elle est irréductible à autre chose, et doit être prise en compte comme valeur première à défendre, donc la vie c'est un lien de dépendance que nous ne pouvons pas couper comme bon nous semble...ou alors dites tout net que le suicide est l'acte de vie par excellence comme J.P Sartre, par exemple...

la terre est plus que nourricière, elle est notre raison d'être en t'en qu'individu vivant...

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites
zenalpha Membre 8 073 messages
Agitateur Post Synaptique‚ 48ans
Posté(e)

Brian green dans la magie du cosmos explique en introduction que, pour lui,  si il lui paraissait incontournable que la question du sens de sa vie était la question fondamentale pour tous, y répondre comme Sartre par la question du suicide plutôt que par la recherche scientifique était une belle couillonade

Encore un brillant théoricien des cordes avec des cordes pour se pendre...

1 personne aime ça

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites
zeugma Membre 669 messages
Forumeur forcené‚
Posté(e)

heureusement que certains scientifiques ont garder ce sens de la vie dans leur cheminement personnel, cela ne compense pas ceux qu'il l'on oublié, mais redonne une ouverture positive à la recherche...

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites
Vintage Membre 2 269 messages
Forumeur alchimiste‚ 38ans
Posté(e)

Les générations futures, avec tous les problèmes que nous leur laissons (surpopulation, chômage, pollution), trouveront elles un sens à la vie ?

il y a 10 minutes, zeugma a dit :

heureusement que certains scientifiques ont garder ce sens de la vie dans leur cheminement personnel, cela ne compense pas ceux qu'il l'on oublié, mais redonne une ouverture positive à la recherche...

Les scientifiques n annoncent que des mauvaises nouvelles !

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites
Gattaca Membre 269 messages
Forumeur activiste‚ 57ans
Posté(e)
il y a 31 minutes, zenalpha a dit :

Encore un brillant théoricien des cordes avec des cordes pour se pendre...

....ou bien jouer du violon ! :smile2:

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites
elbaid Membre 4 992 messages
Forumeur alchimiste‚ 51ans
Posté(e)
Il y a 2 heures, zeugma a dit :

si nous sommes un corps, et si nous sommes intelligent, c'est que l'intelligence doit être quelque chose de naturelle et d'indispensable pour vivre...

votre métaphore est aussi ambigu que certains textes scientifiques qui pose la vie comme une donnée de propriété négociable, mis non la vie n'est pas négociable, elle est irréductible à autre chose, et doit être prise en compte comme valeur première à défendre, donc la vie c'est un lien de dépendance que nous ne pouvons pas couper comme bon nous semble...ou alors dites tout net que le suicide est l'acte de vie par excellence comme J.P Sartre, par exemple...

la terre est plus que nourricière, elle est notre raison d'être en t'en qu'individu vivant...

je peux me débarrasser de la planète Terre , je ne m'en porterais pas plus mal ..... :mouai:  justement parce que l'homme a cette capacité de s'extraire de la nature et de s'en émanciper , alors quand je dis "rompre le cordon ombilical" ça ne signifie pas mourir par suicide mais bien au contraire vivre et s'émanciper ....

que l'animal possède un lien de dépendance fort avec la nature et sa planète , ça peut se comprendre mais pas l'homme qui au contraire s'émancipe de la nature ....

je vais ptet paraître étrange mais je considère que l'animal ne nous sert plus à rien , l'animal qu'il soit sauvage ou d'élevage n'a plus aucune raison d'exister , son existence totalement dépendante de notre bon vouloir n'a plus de raison d'etre . IL devient une figure nostalgique d'un passé révolu auquel on s'attache je dirais par sentiment et dévotion .... c'est du sentimentalisme . Mais déja à notre époque et je pense dans un futur proche nous n'aurons plus besoin d'entretenir ce règne animal .... d'ailleurs un signe des temps prouve un peu mes dires dans les divers courant végétalistes ... voir insectivores ....

 

je ne vois aucun interet de garder des parcs de natures sauvages avec des animaux dit sauvages qui n'ont de sauvages que leur appellation mais certainement pas leur quotidien tant ils sont contrôlés par l'espèce humaine qui veille à leur sécurité , tout ceci est un romantisme à la vie sauvage . On entretient une vitrine ... rien de plus qu'une vitrine .

 

Quel rapport avec le scientisme ? aucun , cependant la science peut éventuellement aider à cette émancipation .

 

Et la Terre pour moi est rien de plus qu'un habitat , un lieu de passage .

 

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites
deja-utilise Membre 3 921 messages
If you don't want, you Kant... ‚
Posté(e)

Bonsoir,

Il y a 9 heures, zeugma a dit :

je n'ai pas dis exactement cela, mais qu'elles soient le point d'ancrage de notre présence, serait plus juste...en fait il me semble que ce monde s'est construit dans un climat d'opposition, ce que je ne peux considérer comme une base saine pour une vie heureuse...

Climat d'opposition, c'est à dire ?

 

Personnellement, ce que je vois c'est ce déploiement de violence au travers l'histoire, quels qu'en soient la motivation ou le déclencheur.

Malgré tout, si opposition il y a, je suis d'accord pour dire que ce ne peut pas être une base saine. 

 

Il y a 9 heures, zeugma a dit :

As-tu entendu parler de la vision économiste du bonheur ?

oui c'est un plan estimatif des données de bases pour qu'une personne puisse trouver dès son entrée dans le monde, les éléments indispensables à sa recherche personnelle de bonheur...

Ce n'est pas tout à faite cela, dans les grandes lignes, ce serait que le curseur de notre bonheur est fixé en fonction de ce que les autres ont, de plus/mieux que nous !

C'est à dire que nous serions sans cesse en train de nous comparer à autrui, pour jauger ou juger si notre situation est enviable, ce qui en retour déclenche la satisfaction ou le bonheur.

 

Il y a 9 heures, zeugma a dit :

 

 

Tout à fait, ce manque d'appréhension globale est lourdement handicapante !

quand je parlais d'oubli, il se trouve être aussi dans le manque de perspective qui provient de l'impossibilité de faire coïncider toutes les visions du monde en même temps, de cette disparité nait parfois des conflits, mais surtout une impossibilité de coopération, ce qui est une limitation à la recherche de stabilisation propre à établir une société pensée pour le bonheur de ces membres...

L'impossibilité de coopération n'est-elle pas inévitable, compte tenu de ses membres aussi hétéroclites ? Pour une grande association ne faudrait-il pas être tous semblables, des clones ?

Ce qui attire en même temps que cela repousse, est précisément la différence, non ?

Surtout lorsque le niveau de (dé)connexions s'arrête à nos ressentis animalesques !

 

Il y a 9 heures, zeugma a dit :

c'est en effet une acceptation qui est le premier mouvement d'unification entre ce que nous comprenons et ce que nous voulons, bien que nous nous satisfaisions souvent d'une moindre qualité de bonheur pour une quantité de petits plaisirs sans fin...

Comment distinguer une succession de petits plaisirs d'avec le bonheur ?

Le bonheur le plus modeste n'est-il pas une simple quiétude de l'esprit, une absence de souffrance, de perturbation ? Sinon, comment le discerner d'un plaisir qui s'étale, ou constamment renouvelé ?

 

Il y a 9 heures, zeugma a dit :

c'est aussi dans cette distinction entre plaisirs et bonheur que nous devons placer la visibilité de nos choix civilisationnels, car autant les uns sont causes d'une fuite dans la nouveauté comme seule fin, autant l'autre est une stabilité possible de la totalité de nos besoins/envies/projets/désirs, ce dernier étant le principale car il est le résumé des trois dans la réalité qu'il cherche à atteindre...(même si je sais que tu ne souscris pas entièrement à cette répartition de nos actes volitifs besoin, envie, projet, désir) lors même que nous aurions deux fois plus de moyens techniques pour "être heureux", si nous n'avons plus le désir de l'être cela ne servirait à rien...

J'avoue que je n'y vois pas très clair pour le moment, mais sans doute quand tu auras répondu aux questions au-dessus, le brouillard s'évanouira...

 

Il y a 9 heures, zeugma a dit :

c'est la critique première que je fais à notre modèle de civilisation, d'avoir renoncé collectivement et personnellement au bonheur...

Donc remplacer si je comprends bien par une cascade de plus ou moins petits plaisirs !

Si l'harmonie de notre condition d'être vivant a été rompue, nous ne faisons que courir après, sans vraiment savoir ce qui a été perdu exactement, confondant ou étant trompé sur la marchandise, à cause d'intérêts économiques qui s'auto-entretiennent !?

 

Il y a 9 heures, zeugma a dit :

 ce que tu dis est un constat, pourtant si nous regardons les causes propres de ces maux que tu décris, il y a toujours une mutilation d'une partie de la personne humaine qui en est l'origine...donc un manque...je le développerais si tu le veux...

Je crois entendre ce que tu dis, tout semble dépendre de qui l'on parle, si c'est l'exécutant/l'auteur, ou le receveur/la victime du mal. M'étant placé du coté de " l'opprimé " le mal existe et ne se justifie/s'excuse pas, bien qu'il puisse être compréhensible, en revanche du coté de " l'oppresseur ", il peut effectivement être sujet à un manque, à un déséquilibre qui explique son action/comportement.

 

Il y a 9 heures, zeugma a dit :

malgré cette particularité du manque d'un bien objectif, il y a un manque plus radicale pour la personne humaine qui est un manque de cohésion interne, ce qui produit effectivement une agressivité spécifique, envers soi même d'abord et envers les autres ensuite...

Je n'ai pas l'impression que le manque de cohérence interne soit un obstacle à la zénitude, ni envers soi-même, ni envers les autres nécessairement, je connais beaucoup de personnes que je pourrais qualifier d'inconsistantes ou d'incohérentes, et qui ne semblent nullement en souffrir ou s'en plaindre, ce qui semble en revanche les déranger, les triturer, c'est un trouble vis à vis de leur ego et de leurs aspirations/attentes. Mais peut-être notre incompréhension n'est qu'un problème de vocabulaire ?

 

Il y a 9 heures, zeugma a dit :

 si nous faisons de ces hormones la cause première de notre comportement psychique, alors c'est certainement vrai que telle hormone est une source de plaisir ou de déplaisir, mais la production d'hormones n'est pour moi qu'un des effets physiologiques de notre présence au monde, et doit être regardée comme une conséquence de cette présence, pas comme une cause...

Je n'ai pas cherché à donner une causalité/chronologie sur la production d'hormones, juste de montrer qu'il existait des hormones distinctes selon la perception agréable ou désagréable, qui n'étaient pas forcément antagonistes, laissant entendre, que le mal existe indépendamment du bien et réciproquement, puisque leur support biologique le sont eux aussi. Ceci pour justifier ce que je disais que le mal n'est pas que le manque d'un bien, mais faut-il encore s'entendre sur ce que l'on entend chacun sur l'emploi du bien et du mal chez l'humain.

 

Il y a 9 heures, zeugma a dit :

là n'est pas mon propos, le sentiment est un vécu psychique qu'il soit heureux ou malheureux, ce que je cherche c'est à déterminer les fondements de notre présence personnelle et collective en ce monde, avec comme principal but, la recherche de bonheur...car le bonheur n'est seulement une conséquence, mais il est aussi un fondement personnel...

 

pour moi la "vie" psychique n'est pas première, pas plus que la "vie" hormonale...rechercher ce qui est premier est aussi se poser la question de la finalité, déjà présente...

Les fondements de notre présence, voilà qui est plutôt obscure pour ma part ? Il me semble bien que nous la subissons cette présence au monde, et puisque nous y sommes indépendamment d'un choix de notre part préalable, nous sommes amenés à tendre vers ce que notre nature animale nous dicte, instinctivement, et le bonheur en fait partie, tout du moins dans le sens d'une ataraxie.

Je ne comprends pas plus mon cher Zeugma cette approche de la primalité, est-ce ton coté métaphysique qui s'exprime ainsi ? Ou alors il me manque des éléments pour saisir convenablement ce que tu écris.

 

Il y a 9 heures, zeugma a dit :

 

" Pensant " justement inconsciemment pouvoir compenser ce qui ne peut l'être ce cette manière...

certes mais ce n'est pas la seule addiction qui survient lors de la perte du sens de notre présence, le travail qui ne vise que sa propre perpétuation aussi...sans parler du désir de réussite qui se trouve être une forme de motivation tout aussi réductrice de notre présence au monde...et la notion d'inconscient n'est pour moi que façon de reporter la question qui sommes nous dans une inconnaissance troublante...

Ceux qui veulent s'accomplir dans le travail, je l'entends bien, mais pour les autres, il me semble bien que c'est avant tout une nécessité sociétale, puisqu'au moins sur notre territoire, chaque parcelle de terre appartient soit au privé soit à la collectivité, ce qui fait qu'il y a des droits et des devoirs dans les deux cas, nous n'avons pas/plus le choix de vivre comme nous le voudrions éventuellement, mais que nous sommes entrainés contraints et forcés par la société qui nous abrite ! Le contrat social est à sens unique ou fortement unilatéral !

 

Refuses-tu le concept d'inconscient ou juges-tu que ce n'est pas une excuse recevable ?

 

 

Il y a 9 heures, zeugma a dit :

si nous n'oublions pas au passage que nous ne sommes plus uniquement des enfants de la nature, ce qui évitera de faire le yo-yo indécis entre deux positions extrêmes...

j'en conviens, ce que je cherche c'est quel est l'ordre entre notre nature humaine et notre évolutivité artificielle...et surtout si d'avoir été loin dans une voie de développement, ne nous a pas enfermé dans une position de non-retour...mais j'en reparlerais...

 

L'ordre ? Est-ce à dire qui a été le premier encore une fois ?

Une position de non-retour, je crois que c'est déjà le cas comme je l'avais suggéré, ce que l'on peut faire au moins, c'est de ne pas aggraver la situation, en tendant toujours davantage vers cette artificialité tout en reniant notre nature biologique.

C'est un cas particulier, mais qui fait écho à ce que Elbaïd a dit, nous savons que les voyages dans l'espace générèrent de nombreux désordres biologiques pour les cosmonautes, et qu'ils doivent limiter les durées sous peines de graves problèmes de santé, nous sommes comme tu le disais, à un moment, en symbiose avec notre Terre, nous l'avons juste oublié ou dénié pour nombre d'entre nous, mais la " nature " nous le rappellera ( comme à Icare ) d'une façon ou d'une autre, et jusqu'à ce que l'on accepte ou prenne la pleine mesure ou conscience de cela !

 

Bonne soirée,

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites
Annonces
Maintenant

Créer un compte ou se connecter pour commenter

Vous devez être membre afin de pouvoir déposer un commentaire

Créer un compte

Créez un compte sur notre communauté. C’est facile !


Créer un nouveau compte

Se connecter

Vous avez déjà un compte ? Connectez-vous ici.


Connectez-vous maintenant