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L'éthique de la croyance


Invité Quasi-Modo

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Membre, 78ans Posté(e)
Blaquière Membre 19 162 messages
Maitre des forums‚ 78ans‚
Posté(e)

Je veux dire que la croyance (sans preuve par définition) est comme un formatage de l'esprit, une "sensation" acquise, la conséquence d'un "a priori" imprimé, fixé, acquis.

Comme un état de fait.

Et qu'il a donc à voir avec la mémoire.

La conscience qui se perd dans sa mémoire n'est plus conscience.

Elle n'est plus "conscience de" (d'avoir une mémoire qui vaut plus ou moins ce qu'elle vaut) mais seulement mémoire.

Croyance.

Ainsi, les croyances empruntent le plus souvent un "kit" tout ficelé. Stocké en mémoire.

Les croyants disent souvent qu'ils sentent Dieu en eux.

Ou que leur but est de se fondre en Lui.

Leur conscience (=personnelle) leur échappe.

Il veulent qu'elle leur échappe...

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Membre, 159ans Posté(e)
chapati Membre 6 957 messages
Baby Forumeur‚ 159ans‚
Posté(e)

Je veux dire que la croyance (sans preuve par définition) est comme un formatage de l'esprit, une "sensation" acquise, la conséquence d'un "a priori" imprimé, fixé, acquis.

Comme un état de fait.

Et qu'il a donc à voir avec la mémoire.

La conscience qui se perd dans sa mémoire n'est plus conscience.

Elle n'est plus "conscience de" (d'avoir une mémoire qui vaut plus ou moins ce qu'elle vaut) mais seulement mémoire.

Croyance.

Ainsi, les croyances empruntent le plus souvent un "kit" tout ficelé. Stocké en mémoire.

Les croyants disent souvent qu'ils sentent Dieu en eux.

Ou que leur but est de se fondre en Lui.

Leur conscience (=personnelle) leur échappe.

Il veulent qu'elle leur échappe...

Moi j'ai l'impression qu'il y a deux trucs un peu distincts dans ce que tu dis.

Le hiatus, c'est le "kit".

C'est quoi un kit tout ficelé sinon un truc qui ressemble à une philosophie ?

Alors oui sans doute (je comprends pas plus que toi la croyance religieuse ) qu'il y a une adhésion à quelque chose de cet ordre, sauf que le quelque chose repose sur la croyance, la foi, comme un noyau dur on dirait. C'est-à-dire qu'on ne fait uniquement qu'adhérer à une pensée, une vision du monde, ni même une transcendance... c'est, ce serait plus ou ailleurs que dans l'intellect.

Et donc a un moment il faut bien tenir compte de la façon dont toi et moi on croit à ce qu'on pense, on "investit" de la croyance si tant est qu'on agisse en quoi que ce soit là-dessus. On ne peut pas ne pas croire si tu veux, ne pas être "impliqués" dans notre façon de voir les choses.

Il y a donc bien une nécessité de croire.

Est-ce l'endroit que pointe la religion ? Possible. Sans doute. Je sais pas.

En tous cas l'endroit où s'arrête la conscience, ça semble pas mal formulé... sauf que ça définit d'une certaine façon la conscience, pour finalement dire qu'elle s'arrête au savoir, quoi d'autre ? A la croyance qu'on investit dans le savoir.

Du coup quelle différence entre croyance de type religieuse et savoir ?

(et là on retombe dans cette espèce "d'émotion" portée par la croyance religieuse, cette espèce de "profondeur" où est investi je-ne-sais quoi : "l'âme", le "désir", une "foi" mystique, une "soumission" ? )

PS : Sur la conscience Deleuze avec Bergson soumet un truc marrant : la conscience est-elle conscience de quelque chose (et donc d'objets d'entités extérieures à la conscience, tels que les phénoménologues l'envisagent : sujets + objets définissables ), ou bien la conscience est-elle quelque chose (où donc "l'objet" n'existerait pas en dehors de la conscience qu'on en a, ou plutôt en tous cas : n'aurait pas à être considéré comment "definissable", comme une entité finie

... alors on ne serait plus confrontés à une croyance "en" quelque chose, mais la croyance serait la façon de nous relier avec, nous impliquer dans les objets de nos pensées ).

(c'est ce que j'en comprends )

.

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Membre, 159ans Posté(e)
chapati Membre 6 957 messages
Baby Forumeur‚ 159ans‚
Posté(e)

Désolé, j'ai mal relu :

C'est-à-dire qu'on ne fait pas uniquement qu'adhérer à une pensée, une vision du monde, ni même une transcendance... c'est, ce serait plus ou ailleurs que dans l'intellect.

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Membre, If you don't want, you Kant..., Posté(e)
deja-utilise Membre 6 043 messages
If you don't want, you Kant...,
Posté(e)

JE prends conscience de ce que je suis. Ce JE se détache donc de ce qu'il est en en devenant le juge,

puis survient un troisième larron qui va prendre conscience d'avoir pris conscience,

puis un quatrième, d'avoir pris conscience d'avoir pris conscience d'avoir pris conscience,

puis un cinquième... etc.

Mais ... JE est toujours un autre !

Je ne sais plus qui a dit, la conscience est avant tout consciente(conscience) d'elle-même ! Ce qui exclut les inclusions récursives ad vitam aeternam.

Et même inutile, comme dans cet évènement de la vie de tous les jours entre deux personnes: je sais, je sais que tu sais, je sais que tu sais que je sais, etc... avantageusement réduit à nous savons.

La conscience fait partie de nous-même, comme la vie habite tout notre corps, toutes les parties de notre ensemble sont connectées nous formons un tout, bien que cette distinction soit un peu arbitraire, car on peut objecter que puisque nous sommes tous connectés les uns aux autres d'une manière ou d'une autre, et la vie habitant chacun des êtres vivants, que la Vie forme aussi un Tout, ce qui revient à dire que la Vie serait une seule et même chose/entité, donc si ce raisonnement est poussé à son paroxysme, on en conclut aussi que Je n'est pas un autre, juste une partie, un membre; ou alors on s'arrête au niveau de l'individu, et le constat est identique, Je n'est qu'une partie indissociable d'un tout qu'est l'individu.

Comme ma main droite n'est pas un autre, juste une fraction/élément de l'ensemble, il est sans doute plus facile de se séparer d'un membre, mais dans ce cas il n'appartient plus au tout, il devient un élément étranger/déconnecté, que se de défaire de sa conscience ou de sa moelle épinière, ou encore, si un arbre perd ses feuilles c'est toujours un arbre, mais si on lui retire la lignite il perd son statut d'arbre, dans notre cas on ne peut pas se départir de notre conscience sans perdre en même temps notre identité, d'humain, on deviendrait un légume végétatif ou un autre animal:

Nous(je/tu) sommes(suis/es) un tout indivisible ! Il n'y a donc pas de sens propre à dire que Je est un autre, hormis faire de la rhétorique creuse.

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Membre, 78ans Posté(e)
Blaquière Membre 19 162 messages
Maitre des forums‚ 78ans‚
Posté(e)
Il n'y a donc pas de sens propre à dire que Je est un autre, hormis faire de la rhétorique creuse.

On est bien d'accord !

Tout cela ne dépend que du sens (des définitions) que l'on donne aux mots.

Il y aurait "l'instance" sujet, le je.

si l'on confond cette instance sujet avec l'inconscient, on dira que "je est un autre" par rapport au conscient.

Mais si l'on considère que le "je" n'est que l'instance sujet, on pourra le dire sujet et du conscient et de l'inconscient.

Il n'est plus un autre mais une certaine partie de nous "à distinguer" des autres.

Une sorte d'animal premier, un mécanisme de départ, un starter de l'individu.

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Membre, 78ans Posté(e)
Blaquière Membre 19 162 messages
Maitre des forums‚ 78ans‚
Posté(e)

On peut considérer le conscient et l'inconscient comme des ensembles, des masses inertes -distinctes- d'informations.

Mais ils n'existent jamais (je crois) comme ça, dans cet état inerte.

La conscience serait plutôt un mode d'expression du sujet. Et l'inconscience un autre mode.

Une mise en mouvement.

Les deux modes pouvant d'ailleurs se chevaucher, être simultanés.

La croyance ne serait-elle pas issue d'une influence plus ou moins grande du mode inconscient sur le mode conscient ?

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Membre, 159ans Posté(e)
chapati Membre 6 957 messages
Baby Forumeur‚ 159ans‚
Posté(e)

No way. Tu veux degommer la croyance parce que tu l'identifies au religieux et tu cherches l'argument definitif qui te donnera raison. Bonne chance...

Parce que tu crois que tu as raison.

Amen

PS : c'est pas comme ça que tu arriveras à comprendre les mécanismes de la croyance, bien entendu !

Dommage parce que l'idée est effectivement passionnante...

.

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