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Depression - Moins de 10% des malades sont pris en charge, selon l'OMS


January

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Modérateur, ©, 105ans Posté(e)
January Modérateur 55 547 messages
105ans‚ ©,
Posté(e)

Pour lutter contre le manque de prise en charge et la discrimination touchant les dépressifs, l'Organisation mondiale de la santé recommande la sensibilisation.

moins-de-10-des-malades-sont-prise-en-charge-selon-loms.jpg?itok=hc6xNU6J

Plus de 350 millions de personnes (soit 5 % de la population mondiale) souffrent de la dépression qui demeure la première cause « d'incapacité » dans le monde, selon l'OMS (Organisation mondiale de la santé). On estime qu'en France, cette maladie mentale touche une personne sur cinq.

Et l'OMS d'observer également que dans de nombreux pays, les troubles mentaux s’accompagnent de mauvais traitements, de discrimination, de marginalisation ou encore d’obstacles pour accéder à l’éducation et à l’emploi.

Suite http://www.ouest-fra...on-loms-3760627

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Membre, Délinquant du forum, Posté(e)
Badboy_ Membre 3 007 messages
Délinquant du forum,
Posté(e)

Je vais paraitre sans coeur, comme d'habitude ^^ Mais ya pas 36 solutions à la dépression. Psychologie forte, secouer la personne, la rebooster en la provoquant, et en attaquant son égo.

La plupart des dépressions vient du fait qu'on se démotive, qu'on se décourage, ou encore d'une déception amoureuse. Il vient surtout du fait qu'on n'est pas assez endurci dans sa tête. On a tous sa sensibilité, donc ses faiblesses... Mais si on veut avancer dans la vie, faut savoir accepter ses faiblesses, et aller de l'avant !

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Modérateur, ©, 105ans Posté(e)
January Modérateur 55 547 messages
105ans‚ ©,
Posté(e)

Si tu veux je te présente la jeune fille que j'ai rencontré hier soir. Elle a juste été prostituée par ses parents pendant 15 ans. Tu veux lui dire qu'il faut qu'elle se bouge le cul maintenant ?

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Membre, Piment doux, 101ans Posté(e)
Out of Paprika Membre 20 081 messages
101ans‚ Piment doux,
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Elle doit être un peu capricieuse :mouai:

Je crois qu'il faut que la dépression tombe sur la personne qui juge pour comprendre. Ce serait génial de tout maîtriser, seulement voilà : le principe de cette maladie, car ç'en est une, c'est justement la perte de contrôle.

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Modérateur, ©, 105ans Posté(e)
January Modérateur 55 547 messages
105ans‚ ©,
Posté(e)

Le problème c'est que lorsqu'on parle de dépression nerveuse, la plupart des gens pensent qu'il s'agit de déprime et qu'on est triste. Alors que ce n'est pas ça. On est vide. Vide, et paralysé.

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  • 2 semaines après...
Membre+, **amimoureuse d'&va**, 39ans Posté(e)
eloba Membre+ 50 779 messages
39ans‚ **amimoureuse d'&va**,
Posté(e)

Je vais paraitre sans coeur, comme d'habitude ^^ Mais ya pas 36 solutions à la dépression. Psychologie forte, secouer la personne, la rebooster en la provoquant, et en attaquant son égo.

super moyen pour enfoncer encore plus la personne en lui faisant croire qu'elle est encore plus bonne à rien qu'elle ne le pense déjà

La plupart des dépressions vient du fait qu'on se démotive, qu'on se décourage, ou encore d'une déception amoureuse. Il vient surtout du fait qu'on n'est pas assez endurci dans sa tête. On a tous sa sensibilité, donc ses faiblesses... Mais si on veut avancer dans la vie, faut savoir accepter ses faiblesses, et aller de l'avant !

il y a des tas de raisons différentes de tomber dans ce mal être, des degrés différents, et donc autant de moyens de s'en sortir... mais savoir que les proches nous soutiennent, même si ils ne pourront jamais comprendre ce qui ne va pas, ça aide déjà beaucoup et cette façon de penser n'aide pas

Je suis actuellement dans une période de mal être, je me refuse à dire que je suis en dépression, et je fais tout ce que je peux pour remonter la pente, je suis soutenue et je me fais aider comme je le peux mais c'est pas évident tous les jours.

Et de lire ce genre de choses, en sachant que c'est une pensée qu'on retrouve très souvent, c'est aussi à cause de ça que beaucoup de personnes ne se font pas aider. On a honte, on culpabilise et on se renferme

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  • 2 semaines après...
Membre, 63ans Posté(e)
ethlyn Membre 9 messages
Baby Forumeur‚ 63ans‚
Posté(e)

Dépressive pendant une dizaine d'années, je m'en suis sortie il y a peu de temps avec l'aide d'une psychiatre que je refusais jusqu'alors, j'étais dans le déni le plus total.

L'acceptation du lâcher prise

Le lâcher prise consiste à accepter ce qui se présente, non pas au sens d’un cautionnement de l’évènement mais au sens de l’accueil d’une réalité. Son intérêt est de nous décrocher de la souffrance, toujours liée au refus des faits et de l’environnement, humain ou non. Ce refus de la réalité entraîne une résistance et un conflit en soi.

Il est toujours possible de changer en soi une habitude qui revient à notre insu ou un défaut dont on ne veut plus. C’est un travail qui donne ses fruits à moyen terme car, comme Mark Twain l’a écrit : « On ne se débarrasse pas d’une habitude en la flaquant par la fenêtre, il faut lui faire descendre l’escalier marche par marche ».

Or on ne peut changer que ce qu’on voit. Tentez de ramasser par terre un crayon que vous ignorez ou que vus ne voyez pas. Vous aurez beaucoup de mal. Rejeter la réalité ne permet pas le changement ni la résolution de problème. La première étape du changement commence donc par l’Acceptation de ce qui arrive ou de ce que nous ressentons.

Synonyme d’objectivité et d’adaptation, l’acceptation n’est pas à confondre avec soumission, résignation ou fatalisme, notions qui sous-entendent une impuissance ou une incapacité à changer le cours des choses.

Au contraire, l’acceptation s’applique sur un évènement ponctuel et n’empêche pas que l’on puisse avoir une action sur le cours des choses pour que cela aille mieux. C’est ainsi qu’il est préférable d’accepter la chaleur, la différence d’autrui, la douleur, voire la mort. Et ce n’est pas pour autant qu’il faille renoncer aux mesures de prévention ou de résolution de problème. Une personne acceptant sa longue maladie ne doit pas arrêter son traitement pour autant.

L’acceptation dont je parle n’est pas exclusivement intellectuelle mais bien plus profonde et complexe. Résultante du lâcher-prise, elle constitue souvent l’étape finale d’un processus, comme celui du deuil. Après un décès familial, la perte d’un emploi ou d’un objet cher, j’ai beau comprendre intellectuellement que je ne reverrai plus l’objet de ma tristesse, le processus demande néanmoins davantage de temps pour que je cesse de souffrir ; l’acceptation accélère considérablement ce processus.

De la même manière, prendre conscience que je ne suis pas exactement la même personne que celle que je rêverais d’être peut être difficile, pour certaines personnes idéalistes ou perfectionnistes qui ont du mal à s’accepter tels qu’elles sont à un moment donné.

Dans ce cas, l’acceptation ne doit pas être une résignation définitive, mais simplement une acceptation de la réalité telle que je la vis ou telle qu’elle se présente ici et maintenant. Je peux être déçu en découvrant de moi-même un aspect que je considère négatif, mais c’est en l’identifiant et en l’acceptant pleinement que je pourrai mettre en œuvre des actions destinées à changer cet aspect. Cette acceptation de la réalité n’est souvent pas immédiate.

Les ennemis de l’acceptation sont la prévalence des émotions (déni ou fuite, aversion, colère, doute ou peur) ou l’attachement aux préjugés, illusions, généralisations, jugements de valeur, maîtrise et contrôle de tout, et tout ce qui est engendré par ce que divers auteurs appellent l’orgueil, l’Ego ou le Mental.

Ils ont pour effet de plaquer une réalité déformée sur l’environnement et de nous faire vivre dans une dualité, un conflit intra personnel plus ou moins conscient entraînant tension et souffrance puis symptômes, expressions du « mal-à-dit ».

Libérée du Mental, l’acceptation est l’étape qui va considérablement réduire la difficulté ou la souffrance car elle entraîne immédiatement une modification de nos façons de voir, une appréhension de la réalité, un reconditionnement de notre production hormonale et une facilitation de notre adaptation à l’environnement.

Elle nous permet ainsi de mieux vivre notre vie.

..

Par Eric Brabant

Gestalt Thérapeute et Formateur

Toulouse, France

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Modérateur, ©, 105ans Posté(e)
January Modérateur 55 547 messages
105ans‚ ©,
Posté(e)

Il est urgent de sensibiliser la population, mais également, les professionnels de santé. C'est triste à dire, mais combien ne sont pas à la hauteur et se planquent derrière la médication ? Combien de généralistes vont vous conseiller un professionnel spécialiste, pour vous aider vous, spécifiquement ?

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Membre, Piment doux, 101ans Posté(e)
Out of Paprika Membre 20 081 messages
101ans‚ Piment doux,
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La plupart des généralistes sont débordés et tous n'ont pas l'envie de rentrer dans le cœur du sujet ; donc très souvent un petit cacheton et l'adresse d'un spécialiste pour traiter le fond du problème.

ça ne me choque pas, à chacun sa spécialité.

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Modérateur, ©, 105ans Posté(e)
January Modérateur 55 547 messages
105ans‚ ©,
Posté(e)

Je me suis mal exprimée. Ce que je voulais dire, c'est que la plupart ne le font pas justement, ils ne te donnent l'adresse de personne, ils ne t'envoient pas vers quelqu'un qui pourrait t'aider.

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Membre+, **amimoureuse d'&va**, 39ans Posté(e)
eloba Membre+ 50 779 messages
39ans‚ **amimoureuse d'&va**,
Posté(e)

et même s'ils le font, ce qui est déjà très bien, je ne dis pas le contraire! c'est une démarche très difficile ensuite d'appeler un psy quel qu'il soit. Avoir un numéro c'est une chose mais prendre son téléphone, faire le numéro, demander un rendez-vous et s'y rendre c'est vraiment pas facile

Le mieux est de pouvoir en parler à un proche en qui on a vraiment confiance qui peut nous accompagner, sans juger ni poser de question, juste être présent dans ces étapes.

Perso mon médecin traitant a vu que je m'enfonçais petit à petit dans un "état dépressif" comme elle a dit, elle m'a parlé de mes symptômes psychologiques qui se traduisaient en symptômes physiques et c'est à ce moment là qu'elle m'a conseillé d'aller voir quelqu'un, elle m'a dit à qui m'adresser, de le faire rapidement, mais j'ai mis encore un moment avant de le faire. Je ne suis pas du genre à me confier donc j'en ai parlé à personne et j'ai cogité jusqu'au moment où j'ai vu qu'il fallait vraiment que j'en parle à quelqu'un si je ne voulais pas m'enfoncer. Ce jour là j'ai réussi à prendre mon téléphone et à avoir un rendez-vous très rapidement et c'est seulement après ça que j'ai réussi à en parler à ma meilleure amie. D'ailleurs il n'y a qu'elle qui est au courant, j'ai envie de le dire à personne d'autre pour le moment à part les médecins qui me suivent (généraliste, diététicien et médecin du travail)

c'est mon neurologue qui me suit depuis plusieurs mois pour des migraines qui, en voyant à la dernière consultation que mes migraines avaient augmentées en nombre de crises et en intensité, a décidé que j'étais dépressive et qui a voulu me mettre sous prozac sans me demander si j'avais un suivi psy, si je prenais un autre traitement ou quoi que ce soit. Ça m'a mise en colère et sur le coup j'ai refusé catégoriquement de prendre son antidépresseur, il m'a carrément engueulé parce qu'il ne comprenait pas pourquoi malgré mes explications. Finalement j'ai fini par le prendre un mois après voyant que mes crises empiraient encore... ça a en effet amélioré mon humeur mais mes crises de migraines sont toujours aussi fréquentes

Je pense que certains médicaments ne devraient pouvoir être délivrés, au moins pour la première fois, que par des spécialistes et pouvoir être renouvelés ensuite par les généralistes, c'est trop facile sinon.

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Modérateur, ©, 105ans Posté(e)
January Modérateur 55 547 messages
105ans‚ ©,
Posté(e)

C'est une démarche très difficile, et le proche qui soutient sans questions est un bonus incommensurable, tu as raison.

Je suis d'accord avec toi en ce qui concerne la médication. Elle devrait être délivrée par un spécialiste, qui peut entendre un éventuel refus, le gérer.

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Membre+, Un manuscrit dans une main, une boussole dans l'autre, 38ans Posté(e)
Noisettes Membre+ 10 101 messages
38ans‚ Un manuscrit dans une main, une boussole dans l'autre,
Posté(e)

Je vais paraitre sans coeur, comme d'habitude ^^ Mais ya pas 36 solutions à la dépression. Psychologie forte, secouer la personne, la rebooster en la provoquant, et en attaquant son égo.

La plupart des dépressions vient du fait qu'on se démotive, qu'on se décourage, ou encore d'une déception amoureuse. Il vient surtout du fait qu'on n'est pas assez endurci dans sa tête. On a tous sa sensibilité, donc ses faiblesses... Mais si on veut avancer dans la vie, faut savoir accepter ses faiblesses, et aller de l'avant !

Ce qui prouve que tu n'y connais absolument pas.

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Membre+, Un manuscrit dans une main, une boussole dans l'autre, 38ans Posté(e)
Noisettes Membre+ 10 101 messages
38ans‚ Un manuscrit dans une main, une boussole dans l'autre,
Posté(e)

Je me promène avec une dépression infantile qui a du démarrer quand je devais avoir entre 7 et 9 ans. Et le plus drôle dans l'histoire, c'est que les pédopsychiatres psychiatres qu'on m'a fait rencontrer à l'époque (sous l’impulsion du père de ma meilleure qui voyait bien qu'un truc n'allait pas), ont estimées que j'étais une affabulatrice dans ce que je leur racontais, que j'étais une enfant capricieuse qui ne supportait pas la frustration, où mieux que je n'étais pas connectée et que je jout ais les victimes face à mes parents (il est vrai que se faire accuser d'avoir voulu tuer son frère, par se parents, c'est super).

Il a fallut quelques années pour que le père d'une amie, psychologue, comprenne que la chose dont j'avais besoin pour vaincre ce mal-être (il n'était pas sûre pour ce qui est de la dépression, mais du mal-être chronique, cela ne faisait aucun doute dans son esprit). Et ce besoin était juste d'avoir une vie équilibrée. Cet équilibre, que je n'ai jamais trouvé dans ma vie de famille, je l'ai trouvé à l'école (même si mes relation avec l'institution scolaire était tendues), parmi mes amies et par la suite, dans mon travail.

Entre la perte d'un boulot, le fait de ne pas réussis à en trouver un autre, sans compter une rupture familiale assez violente, la perte des affaires que j'avais, sans compter la disparitions de quelques amis, j'ai effectivement les nerfs qui ont lâchés en beautés et bien que cette dépression, a été diagnostiqué, les psychiatres n'ont toujours pas compris que c'est un équilibre de vie dont j'ai besoin, et non une thérapie médicamenteuses. Et comme ils ne sont pas fichus de le comprendre, les services sociaux ont jugés utiles de me retirer la prunelle de mes yeux : mon petit garçon, estimant que mes antécédents psy, mais également familiales, ne me permettent pas de m'occuper alors que non seulement, c'est de la foutaise, mais en plus, je ne digère toujours pas que les propos que je puisse tenir sont mal interprétés par les "professionnels". Mon fils a redonné un sens à ma vie, malgré les difficultés que mon père et moi rencontrons au niveau financiers et médicales, et cela a été interprété comme étant un " bébé médicament "(de vais t'en foutre, moi, des " bébés médicaments ").

Déjà que je ne faisais pas beaucoup confiance aux institutions, mais là, c'est le pompom et personne ne veut m'entendre quand je dis que la solution de mon problème, c'est d'avoir un équilibre dans ma vie qu'on me refuse, au nom de-ne-je-sais quelle conception de la vie par les services sociaux. Alors que j'adore mon fils et je ne jamais fait preuve de violence avec lui, on me l'a enlevé parce que mon passif familial pourrait jouer dans ma relation avec lui. Mais en attendant, il y a des enfants qui subissent des maltraitances de la part de leurs géniteurs, mais là, rien n'est fait pour les sortir de cet enfer.

Il y a un truc qui m'échappe...

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Invité Tar Baby
Invités, Posté(e)
Invité Tar Baby
Invité Tar Baby Invités 0 message
Posté(e)

Je vais paraitre sans coeur, comme d'habitude ^^ Mais ya pas 36 solutions à la dépression. Psychologie forte, secouer la personne, la rebooster en la provoquant, et en attaquant son égo.

La plupart des dépressions vient du fait qu'on se démotive, qu'on se décourage, ou encore d'une déception amoureuse. Il vient surtout du fait qu'on n'est pas assez endurci dans sa tête. On a tous sa sensibilité, donc ses faiblesses... Mais si on veut avancer dans la vie, faut savoir accepter ses faiblesses, et aller de l'avant !

Rassures-toi, tu ne vas pas passer pour un sans cœur, mais pour un imbécile qui parle d'un sujet qu'il ne connait pas. Tu as perdu là l'occasion de te taire.

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Membre, 37ans Posté(e)
Aydora Membre 19 messages
Baby Forumeur‚ 37ans‚
Posté(e)

Le problème principal lié à la dépression n'est pas trop les moyens, médicaux ou non médicaux. Le problème principal dans notre société "bienpensante", c'est que la dépression est vu comme un échec, et non comme une maladie, malgré tout ce qu'on peut dire. Le dépressif en plus de sa fatigue, de son sentiment d'impuissance, de son sentiment de solitude, de rejet, d'être à bout, de toucher le fond, de se déprécier, de se maudire d'exister de ne pas y arriver... il ressent en plus cette sensation de honte : car aux yeux des autres, nous perdons attrait et position sociale.

En plus de vivre la dépression, nous vivons le rejet de cette société qui nous obliger à être combatif, hargneux. Nous subissons le regard des autres car ils ne comprennent pas à quel point cette maladie est complexe. On a peur de se confronter aux autres et au monde normal car on sait que si on révèle cette maladie, on se retrouve seul : par instinct de protection, les gens s'éloignent, par sensation d'impuissance aussi : quoi dire et quoi faire face à quelqu'un qui se détruit et qui touche le fond?

En premier lieu, il n'y a pas d'autres solutions que médicamenteuses. Réguler l'humeur, tenter de trouver une aide chimiques pour gérer les crises d'angoisse à répétition, les insomnies fréquentes, le manque d'appétit, le manque d'intérêt, les idées suicidaires.

Sans un traitement, les dépressions sont difficiles à surmonter. La considérer non pas comme une anomalie de l'être, mais une MALADIE à part entière.

En second lieu, lorsque la personne prend conscience de son état, prend conscience de la situation dans laquelle elle se trouve, c'est d'une aide thérapeutique dont elle a besoin : poser des mots sur les maux, les appréhender en douceur avant de pouvoir trouver des solutions bénéfiques mais DURABLES.

En trois, laisser à la personne le DROIT d'exprimer cette colère en lui, cette hargne contre le monde, contre soi même. Effet libérateur, mais aussi de prise de conscience qu'il y a encore quelque chose de sauvage et animal en nous : l'instinct de surVIE.

En quatre vient l'entourage : oui à mon avis, il y a besoin de ce soutien, de booster sans mettre en échec, de provoquer mais en VALORISANT la personnes : il est INUTILE de dire à la personne "bouge toi un peu" car NON NON et NON ON NE PEUT PAS BOUGER : on est BLOQUE, incapable même de respirer sans ressentir une douleur et une pression. Mais OUI on peut se STIMULER : "vient avec moi on va prendre l'air, et aucun non sera admis" est une phrase que j'aurais tellement eu envie d'entendre à l'époque au lieu de ce "bouge toi".... Les mots sont des armes terribles, plus encore quand on est fragilisé par la dépression.

En cinq : lorsque médicaments, thérapie, famille amis sont engagés : prendre conscience en regardant le ciel qu'on a aussi droit à cette petite parcelle d'oxygène, et qu'on a des choses à découvrir, à profiter...

Seul les gens qui sont tombés savent quel effort il faut fournir pour se relever. Il ne faut pas voir les dépressifs comme des perdants, mais comme des gens qui n'ont plus de ressources pour vivre.

Agressée, maltraitée, battue, torturée, failli me faire vendre... La dépression je l'ai vécu, à différentes reprises, et je me suis toujours sentie seule contre cette maladie. La raison a toujours été la même : tout le monde me dit de faire des efforts, alors que j'en faisais un qui était primordial et qui réclamait toute mon énergie : je restais en vie....

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Invité Tar Baby
Invités, Posté(e)
Invité Tar Baby
Invité Tar Baby Invités 0 message
Posté(e)

Le problème principal lié à la dépression n'est pas trop les moyens, médicaux ou non médicaux. Le problème principal dans notre société "bienpensante", c'est que la dépression est vu comme un échec, et non comme une maladie, malgré tout ce qu'on peut dire. Le dépressif en plus de sa fatigue, de son sentiment d'impuissance, de son sentiment de solitude, de rejet, d'être à bout, de toucher le fond, de se déprécier, de se maudire d'exister de ne pas y arriver... il ressent en plus cette sensation de honte : car aux yeux des autres, nous perdons attrait et position sociale.

En plus de vivre la dépression, nous vivons le rejet de cette société qui nous obliger à être combatif, hargneux. Nous subissons le regard des autres car ils ne comprennent pas à quel point cette maladie est complexe. On a peur de se confronter aux autres et au monde normal car on sait que si on révèle cette maladie, on se retrouve seul : par instinct de protection, les gens s'éloignent, par sensation d'impuissance aussi : quoi dire et quoi faire face à quelqu'un qui se détruit et qui touche le fond?

En premier lieu, il n'y a pas d'autres solutions que médicamenteuses. Réguler l'humeur, tenter de trouver une aide chimiques pour gérer les crises d'angoisse à répétition, les insomnies fréquentes, le manque d'appétit, le manque d'intérêt, les idées suicidaires.

Sans un traitement, les dépressions sont difficiles à surmonter. La considérer non pas comme une anomalie de l'être, mais une MALADIE à part entière.

En second lieu, lorsque la personne prend conscience de son état, prend conscience de la situation dans laquelle elle se trouve, c'est d'une aide thérapeutique dont elle a besoin : poser des mots sur les maux, les appréhender en douceur avant de pouvoir trouver des solutions bénéfiques mais DURABLES.

En trois, laisser à la personne le DROIT d'exprimer cette colère en lui, cette hargne contre le monde, contre soi même. Effet libérateur, mais aussi de prise de conscience qu'il y a encore quelque chose de sauvage et animal en nous : l'instinct de surVIE.

En quatre vient l'entourage : oui à mon avis, il y a besoin de ce soutien, de booster sans mettre en échec, de provoquer mais en VALORISANT la personnes : il est INUTILE de dire à la personne "bouge toi un peu" car NON NON et NON ON NE PEUT PAS BOUGER : on est BLOQUE, incapable même de respirer sans ressentir une douleur et une pression. Mais OUI on peut se STIMULER : "vient avec moi on va prendre l'air, et aucun non sera admis" est une phrase que j'aurais tellement eu envie d'entendre à l'époque au lieu de ce "bouge toi".... Les mots sont des armes terribles, plus encore quand on est fragilisé par la dépression.

En cinq : lorsque médicaments, thérapie, famille amis sont engagés : prendre conscience en regardant le ciel qu'on a aussi droit à cette petite parcelle d'oxygène, et qu'on a des choses à découvrir, à profiter...

Seul les gens qui sont tombés savent quel effort il faut fournir pour se relever. Il ne faut pas voir les dépressifs comme des perdants, mais comme des gens qui n'ont plus de ressources pour vivre.

Agressée, maltraitée, battue, torturée, failli me faire vendre... La dépression je l'ai vécu, à différentes reprises, et je me suis toujours sentie seule contre cette maladie. La raison a toujours été la même : tout le monde me dit de faire des efforts, alors que j'en faisais un qui était primordial et qui réclamait toute mon énergie : je restais en vie....

:plus:

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Membre, Posté(e)
Azor Ahai Membre 202 messages
Baby Forumeur‚
Posté(e)

Petite question : Si l'on est tout le temps fatigué (toute la journée), si l'on se sent vide, si l'on n'a pas envie de se lever le matin, si l'on ne mange presque pas, si l'on trouve toute nos activités inintéressantes, si l'on a l'impression de se trouver hors du monde, si l'on se dit que la seule raison qui nous empêche de nous tirer une balle réside dans le seul fait que l'on ferait de la peine à sa famille, c'est être dépressif ?

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Modérateur, ©, 105ans Posté(e)
January Modérateur 55 547 messages
105ans‚ ©,
Posté(e)

C'est possible, mais seul un médecin peut poser un diagnostic.

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Membre, Greuh, 41ans Posté(e)
The_Dalek Membre 21 012 messages
41ans‚ Greuh,
Posté(e)

Que pensez vous ? La dépression c'est la maladie miracle pour l'industrie pharmaceutique, traitée, elle rapporte du pognon sur du long terme a coups de traitements lourds, non traitées, le patient finit entre quatre planches, ça lui apprendra a ne pas engraisser les riches

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