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La nouvelle question sociale. Fin du capitalisme utopique


lactance77

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Membre, 67ans Posté(e)
lactance77 Membre 1 580 messages
Baby Forumeur‚ 67ans‚
Posté(e)

Pierre Rosanvallon ( professeur au collège de france ) démontre magistralement dans son oeuvre que le capitalisme est mort ( dans le sens où il n'engendre que du désordre )

La démocratie ne veut plus rien dire lorsque c'est une poignée de dominants qui gouvernent à travers ( par le biais) de la finance.

Il est urgent de repenser la société toute entière si nous voulons changer nos destins.

Pensez vous réellement que les gouvernements sont encore assez puissants pour contrer ces prédateurs ?

Montesquieu ( libéral ) dans son ouvrage ( l'esprit des lois ), disait à juste titre :-< le pouvoir est d'autant plus fort lorsque le pouvoir y arrête le pouvoir.

Il dénonce donc déjà l'esprit marchand qui tente de capter le pouvoir.

Comment organiser la résistance dans ce contexte de captation de la démocratie par la bourgeoisie et les dominants ?

J'attends autre chose que du troll , du mépris,des injures.

C'est noté sur 20 :smile2:

Ps : Le propos s'enrichira des travaux du chercheur Robert Castel dans son ouvrage, la métamorphose de la question sociale.

Addendum...Google vous aidera... :D

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Membre, Posté(e)
LouiseAragon Membre 14 351 messages
Baby Forumeur‚
Posté(e)

Par l'exploitation du marché mondial, la bourgeoisie donne un caractère cosmopolite

à la production et à la consommation de tous

les pays.

Au grand désespoir des réactionnaires, elle

a enlevé à l'industrie sa base nationale.

Les vieilles industries nationales ont été détruites et le sont encore chaque jour.

Elles sont supplantées par de nouvelles industries, dont l'adoption devient une

question de vie ou de mort pour toutes les nations civilisées, industries qui n'emploient plus des matières premières indigènes,

mais des matières premières venues des

régions les plus lointaines, et dont les produits se consomment non seulement dans

le pays même, mais dans toutes les parties

du globe.

1847 Karl Marx

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Membre, 67ans Posté(e)
lactance77 Membre 1 580 messages
Baby Forumeur‚ 67ans‚
Posté(e)

Bien entendu, dans ses travaux, Marx, Tocqueville, Aron etc, tiennent une bonne place

Mais....Ton avis ?

Le seul ayant donné une impulsion était Mitterrand avec l'introduction du RMI ( social du 3éme type comme le dit si bien Rosanvallon )

Actuellement détruit par le rsa.

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Membre, Posté(e)
LouiseAragon Membre 14 351 messages
Baby Forumeur‚
Posté(e)

Bien entendu, dans ses travaux, Marx, Tocqueville, Aron etc, tiennent une bonne place

Mais....Ton avis ?

Mon avis tu le connais !

Ceci dit cet extrait montre bien que

Marx est moderne. Il décrit bien notre monde !

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Membre, 67ans Posté(e)
lactance77 Membre 1 580 messages
Baby Forumeur‚ 67ans‚
Posté(e)

Mon avis tu le connais !

Ceci dit cet extrait montre bien que

Marx est moderne. Il décrit bien notre monde !

Oui, il parle même dans le manifeste de la pollution à venir qui détruira nos sociétés et la santé des gens

Ceci dit, ce qui m'étonne toujours, c'est que nombreux sont ceux qui veulent parler politique/économie/société et qui n'ont même pas de bases...

Ils parle du libéralisme sans connaître Smith, sa fameuse main invisible et autres couillons de base...Sans parler de Keynes, cet heureux affairiste en bourse..

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Membre, Zigbu, 77ans Posté(e)
Zigbu Membre 6 639 messages
77ans‚ Zigbu,
Posté(e)

Pierre Rosanvallon ( professeur au collège de france ) démontre magistralement dans son oeuvre que le capitalisme est mort ( dans le sens où il n'engendre que du désordre )

La démocratie ne veut plus rien dire lorsque c'est une poignée de dominants qui gouvernent à travers ( par le biais) de la finance.

Il est urgent de repenser la société toute entière si nous voulons changer nos destins.

Pensez vous réellement que les gouvernements sont encore assez puissants pour contrer ces prédateurs ?

Montesquieu ( libéral ) dans son ouvrage ( l'esprit des lois ), disait à juste titre :-< le pouvoir est d'autant plus fort lorsque le pouvoir y arrête le pouvoir.

Il dénonce donc déjà l'esprit marchand qui tente de capter le pouvoir.

Comment organiser la résistance dans ce contexte de captation de la démocratie par la bourgeoisie et les dominants ?

J'attends autre chose que du troll , du mépris,des injures.

C'est noté sur 20 :smile2:

Ps : Le propos d'enrichira des travaux du chercheur Robert Castel dans son ouvrage, la métamorphose de la question sociale.

Addendum...Google vous aidera... :D

Pensez vous réellement que les gouvernements sont encore assez puissants pour contrer ces prédateurs ?

Je pense que tu connais déjà la réponse : Les gouvernements sont à la botte de la finance ! Comment, dans ce cas pourraient-ils pour les contrer ? Ils n'en ont nulle envie puisqu'elle leur permet de se remplir les poches. Gauche, droite, centre... ils en croquent tous. S'ils se font élire, ce n'est pas pour améliorer le sort de leurs ressortissants (ça se saurait), mais pour se faire un carnet d'adresses qu'ils utiliseront leur mandat terminé.

Sarko avait bien dit que s'il n'était pas réélu, il "ferait de l'argent". Il revient à l'attaque : Soit son carnet était incomplet, soit ça ne marche pas. Troisième hypothèse (celle que je pense être la bonne), il est tellement assoiffé de pouvoir qu'il remet le couvert malgré les millions qui doivent être sur son ses comptes en banques.

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Membre, 67ans Posté(e)
lactance77 Membre 1 580 messages
Baby Forumeur‚ 67ans‚
Posté(e)

Pensez vous réellement que les gouvernements sont encore assez puissants pour contrer ces prédateurs ?

Je pense que tu connais déjà la réponse : Les gouvernements sont à la botte de la finance ! Comment, dans ce cas pourraient-ils pour les contrer ? Ils n'en ont nulle envie puisqu'elle leur permet de se remplir les poches. Gauche, droite, centre... ils en croquent tous. S'ils se font élire, ce n'est pas pour améliorer le sort de leurs ressortissants (ça se saurait), mais pour se faire un carnet d'adresses qu'ils utiliseront leur mandat terminé.

Sarko avait bien dit que s'il n'était pas réélu, il "ferait de l'argent". Il revient à l'attaque : Soit son carnet était incomplet, soit ça ne marche pas. Troisième hypothèse (celle que je pense être la bonne), il est tellement assoiffé de pouvoir qu'il remet le couvert malgré les millions qui doivent être sur son ses comptes en banques.

Oui, en ce qui concerne les gouvernements, tu as raison. Rien à attendre d'eux .Zarko en effet ne vit que pour le pouvoir ( l'argent, le couple en à.)

Donc, il faudra organiser la résistance autrement. Pas facile mais il y va de nos vies ( enfin, celle de nos enfants )

Rosenvallon ouvre dans son livre la question ( il informe comme l'avait F. De Closet dans toujours plus ), maintenant, informons à nos tours

Pour ma part, je pense que nous ne ferons pas l'économie du RMU ( revenu minimum universel ) voir ce concept dans google

Enfin, il faut savoir que dans ce pays rien que la captation des revenus fonciers par les plus riches ( 60 pour cent ) donnerait 220 000 euros par personne et par an...vaste rigolade de la reculade des retraites entre autre... Ceci dit, en passant.

Merci de ta participation :plus:

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Membre, 80ans Posté(e)
bibifricotin Membre 12 828 messages
Mentor‚ 80ans‚
Posté(e)

Toutes les réponses qui ont été données sont des aveux d'impuissance.

Le dernier rempart est tombé, l'Etat s'est mis au service des puissants, donc plus rien à attendre de ce coté, au contraire il faut s'en méfier dorénavant.

Cependant il existe certaines réponses comme: encourager la création de sociétés coopératives et mutualistes, choisir une consommation de proximité, donner priorité à la recherche, trouver des formules de financements pour les initiatives régionales, parrainer efficacement les entreprises débutantes, créer des pôle de spécialités, etc...

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Membre, 52ans Posté(e)
Crabe_fantome Membre 47 126 messages
Maitre des forums‚ 52ans‚
Posté(e)

Je vais encore un peu jouer les provocateurs mais je ne lis que des propos qui fuient la responsabilité... comme si l'homme était par nature innocent de tout et que c'était un système qui arrivait à le corrompre, ce qui serait nier l'évolution et les révolutions. Oui le cadre social a une influence sur notre manière de vivre, mais oui aussi notre manière de vivre influence totalement la société: c'est parce que je vais bosser le matin et que je reviens chez moi le soit qu'il y a des bouchons sur les routes les matins et les soirs, c'est parce que j'achète du coca et du vin qu'il y a des gens qui exploitent d'autres gens afin de me fournir ce que je souhaite, c'est parce que des gens achètent des voitures que mes patrons m'exploitent parce que je bosse pour Peugeot, Renault ou Citroën (par exemple).

Le capitalisme est mort? Ok... par quoi est il remplacé? Le communisme? Impossible l'exploitation de l'homme est la même: que je fasse les 3 huit pour un patron ou pour une collectivité c'est exactement la même chose pour moi: je fais mes trois huit. Si le communisme (dont les symboles sont des outils de travail - dans l'industrie ou dans les champs-) me proposait à la limite de bosser 8h par semaine en échange de quoi manger, dormir, me cultiver, voyager etc.

Le capitalisme a l'avantage de m'exploiter en me faisant accéder aux privilèges de l'ancienne noblesse: la propriété, des véhicules, du temps libre bref le capitalisme enrichit une poignée d'élus mais il me fait aussi rentrer dans la classe moyenne. Et pas que moi parce que mes amis aussi, y compris ceux qui bossent dans l'industrie (la fonderie pour être exact) ont aussi accès à la propriété... Ainsi qu'aux lois de gauche comme les 35h, les congés payés, la retraite, le chomage et le RSA en cas de coup dur etc.

Par contre le capitalisme est effectivement en train de s’essouffler et de s'étouffer dans son propre système au point que les gens réfléchissent à un autre système. Il a fait son temps c'est sur mais seules une poignée de gentils illuminés pensent que la solution résident dans le passé. Pour moi les bases sont acceptable: si une personne fait fortune tant mieux pour elle à partir du moment où sa fortune participe à la progression des autres. Qu'est ce qui m'intéresse moi? Accéder à une vie plus confortable grâce à une personne ou avoir une vie moins confortable comme tout le monde?

Un monde moins "juste"? Moins juste par rapport à quoi? Le monde n'est pas juste à la base... la nature n'est pas juste. L'homme tente de l'être en prenant soin des plus faibles, des plus pauvres, des plus malades... Chose qu'on ne faisait pas dans les romans de Hugo ou Dickens. Le capitalisme est arrivé et a remplacé les têtes couronnées par d'autres têtes couronnées et assez de pouvoir au peuple pour faire voter des lois "de gauche". Preuve que le peuple sait encore s'exprimer et défendre ses intérêts. Dans une société purement capitaliste il n'y aurait pas d’impôt ni de solidarité, chacun pour sa gueule... Or ce n'est pas le cas en France il me semble...

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Invité Magus
Invités, Posté(e)
Invité Magus
Invité Magus Invités 0 message
Posté(e)

La fresque historique du naufrage de la sociale démocratie brossée par R. Castel s'achève malheureusement par de vagues voeux pieux, tout en restant dans les paradigmes qui ont causé les avaries. Un Etat stratège et protecteur, d'accord : mais dirigé par qui et pour quels enjeux ?

Même s'il est un peu victime de son âge (première parution en 1995 ce me semble), ce livre essentiel laisse sur sa faim par quelques manques comme l'absence du travail libre (apport de B. Friot). Il termine surtout, sans idées forces pour l'avènement d'un tel Etat ni de buts à atteindre...

La question de la souveraineté citoyenne préside aux conquêtes sociales. Indigente aujourd'hui, à moins d'un sursaut démocratique et civique, il me paraît peu probable que sa récupération puisse se réaliser sans violence.

Admettons que l'on parvienne à reprendre les rennes de notre Etat, cela passerait nécessairement par l’extension de la citoyenneté :

- assemblée constituante et l'inscription constitutionnelle du référendum d'initiative citoyenne

- responsabilité pénale des élus dans leurs décisions et gestions

- Rétablissement de la Banque de France dans ses prérogatives

- amendes aux abstentionnistes pour les élections à caractère national

- accès à une instruction civique tout au long de la vie sous condition de revenus

Entre autres idées déjà dans l'air...

Ensuite pourrait-on s'occuper du volet économique et social.

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Membre, Mr.Préfait, 44ans Posté(e)
Mak Marceau Membre 6 520 messages
44ans‚ Mr.Préfait,
Posté(e)

C'est le moteur du capitalisme qui est sur le point de sauter, c'est à dire les transport. Et par la suite le capitalisme perdra ces roues, c'est à dire l'essence et l’électricité. Et avec un nouveau moteur, c'est à dire le covoiturage mais pas de roues je ne crois pas que le capitalisme reviendra.

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Invité The Black Cat
Invités, Posté(e)
Invité The Black Cat
Invité The Black Cat Invités 0 message
Posté(e)

La fresque historique du naufrage de la sociale démocratie brossée par R. Castel s'achève malheureusement par de vagues voeux pieux, tout en restant dans les paradigmes qui ont causé les avaries. Un Etat stratège et protecteur, d'accord : mais dirigé par qui et pour quels enjeux ?

Même s'il est un peu victime de son âge (première parution en 1995 ce me semble), ce livre essentiel laisse sur sa faim par quelques manques comme l'absence du travail libre (apport de B. Friot). Il termine surtout, sans idées forces pour l'avènement d'un tel Etat ni de buts à atteindre...

La question de la souveraineté citoyenne préside aux conquêtes sociales. Indigente aujourd'hui, à moins d'un sursaut démocratique et civique, il me paraît peu probable que sa récupération puisse se réaliser sans violence.

Admettons que l'on parvienne à reprendre les rennes de notre Etat, cela passerait nécessairement par l’extension de la citoyenneté :

- assemblée constituante et l'inscription constitutionnelle du référendum d'initiative citoyenne

- responsabilité pénale des élus dans leurs décisions et gestions

- Rétablissement de la Banque de France dans ses prérogatives

- amendes aux abstentionnistes pour les élections à caractère national

- accès à une instruction civique tout au long de la vie sous condition de revenus

Entre autres idées déjà dans l'air...

Ensuite pourrait-on s'occuper du volet économique et social.

La liste m'intrigue. Pouvez-vous être plus précis pour certains points ? Ceux-là en particulier :

- responsabilité pénale des élus dans leurs décisions et gestions

- accès à une instruction civique tout au long de la vie sous condition de revenus

Ces deux points méritent quelques éclaircissements si possible.

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Membre, Explorateur de Nuages, 47ans Posté(e)
Pheldwyn Membre 25 241 messages
47ans‚ Explorateur de Nuages,
Posté(e)

La liste m'intrigue. Pouvez-vous être plus précis pour certains points ? Ceux-là en particulier :

Ces deux points méritent quelques éclaircissements si possible.

De même, ces deux points méritent d'être développés (c'est le sois condition de revenus qui m'interpelle...).

Et sinon je ne vois pas en quoi des amendes sur l'abstention renforcerait en quoi que ce soit la citoyenneté, au contraire même.

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Membre, 67ans Posté(e)
lactance77 Membre 1 580 messages
Baby Forumeur‚ 67ans‚
Posté(e)

La liste m'intrigue. Pouvez-vous être plus précis pour certains points ? Ceux-là en particulier :

Ces deux points méritent quelques éclaircissements si possible.

Moi aussi , cela m'intéresse au plus haut point

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Membre, 67ans Posté(e)
lactance77 Membre 1 580 messages
Baby Forumeur‚ 67ans‚
Posté(e)

La fresque historique du naufrage de la sociale démocratie brossée par R. Castel s'achève malheureusement par de vagues voeux pieux, tout en restant dans les paradigmes qui ont causé les avaries. Un Etat stratège et protecteur, d'accord : mais dirigé par qui et pour quels enjeux ?

Même s'il est un peu victime de son âge (première parution en 1995 ce me semble), ce livre essentiel laisse sur sa faim par quelques manques comme l'absence du travail libre (apport de B. Friot). Il termine surtout, sans idées forces pour l'avènement d'un tel Etat ni de buts à atteindre...

La question de la souveraineté citoyenne préside aux conquêtes sociales. Indigente aujourd'hui, à moins d'un sursaut démocratique et civique, il me paraît peu probable que sa récupération puisse se réaliser sans violence.

Admettons que l'on parvienne à reprendre les rennes de notre Etat, cela passerait nécessairement par l’extension de la citoyenneté :

- assemblée constituante et l'inscription constitutionnelle du référendum d'initiative citoyenne

- responsabilité pénale des élus dans leurs décisions et gestions

- Rétablissement de la Banque de France dans ses prérogatives

- amendes aux abstentionnistes pour les élections à caractère national

- accès à une instruction civique tout au long de la vie sous condition de revenus

Entre autres idées déjà dans l'air...

Ensuite pourrait-on s'occuper du volet économique et social.

Travaux Ronsavallon

L'âge de l'autogestion

Pierre Rosanvallon

1976

But global de l'essai : poser le problème d'une théorie politique originale du socialisme. « L'autogestion ».

L'autogestion serait :

-Réhabilitation de la problématique politique du socialisme

-Appropriation des moyens de pouvoir (et pas seulement de production) dans la société

-Stratégie pour cette appropriation

-Reconsidérer les rapports entre l'économie et les autres formes d'activité sociale

Le marxisme n'a jamais constitué une théorie politique digne de ce nom. Pour la bourgeoisie, le politique est séparé de l'économie et de la société : tout conflit social est ramené à un conflit d'opinion confiné dans la sphère politique. Le marxisme, lui, nie les conflits lorsqu'ils ne peuvent être amenés à un conflit de classe ; pour lui la question politique est réduite à la prise du pouvoir et à sa disparition.

« C'est parce que les marxistes n'ont jamais élaboré une théorie du pouvoir politique que le socialisme et le marxisme ont toujours oscillé entre la perspective utopique d'une fin du politique et les errements tactiques d'un pouvoir réaliste. »

« Là où la théorie est silencieuse, la pratique peut toujours être monstrueuse. C'est la pratique bolchévique et son volontarisme qui ont écrit les blancs de la théorie du marxisme. »

C'est un idéalisme politique : assimilation de tout conflit politique dans un conflit de classe, ou la dissolution de l'activité politique dans la sphère économique.

Entre Proudhon (conseillisme) et Lasalle (démocratie populaire), le socialisme n'a jamais exprimé de théorie politique nouvelle. Marx reproche à Proudhon de ne pas se préoccuper de l'Etat, et à Lasalle il reproche l'insuffisance de penser la transformation sociale à travers l'Etat.

La proposition autogestionnaire :

« La proposition autogestionnaire fondée sur la propriété sociale des moyens de production et la planification démocratique, consonne avec le projet libéral de limitation du pouvoir étatique et d'un pouvoir propre de la société civile. »

(Société civile = entreprises, associations, comités de quartier, groupes de consommateurs.ices, clubs.)

Permettre que se constitue une véritable société civile, qui reprend des tâches qui étaient effectuées par l'Etat ou les capitalistes jusqu'à présent.

Réduire la taille de l'Etat en réadaptant ses tâches. L'Etat aurait essentiellement un rôle de régulation sociale.

Autonomisation de la sphère politique comme lieu d'expression et de discussion des choix collectifs. Décentralisation des institutions politiques dans les collectivités locales. Décentralisation le pouvoir au plus bas niveau possible. Démocratie véritable.

Produire les concepts d'institutions politiques nouvelles. Permettre la mobilité institutionnelle de la société.

Impasses de la démocratie populaire : élitisme, avant-garde, savoir objectif qui vient du sommet, savoir subjectif et partiel qui vient de la base, démocratie de destination et pas des processus de décision.

Impasses de la démocratie directe : ne peut fonctionner qu'au niveau local, ne dure pas. « Entropie démocratique » : avec les différentes échelles de délégation qui s'additionnent, on perd beaucoup de pouvoir de décision.

Autogestion : une société d'expérimentation. Rompre avec la conception linéaire du temps, « vivre demain dans les luttes d'aujourd'hui », rompre la distinction entre avant et après la révolution.

L'Etat doit garantir et organiser le droit à l'expérimentation sociale, et non appliquer des schémas de société.

Produire la récupération au point d'en donner une indigestion au système. Le capitalisme récupérerait beaucoup de choses mais finirait par être submergé.

(Nico : la pointe des expérimentations laisse toujours un sillage, qui est récupéré, mais ce n'est pas forcément une défaite)

L'autogestion est un projet de société, pas un modèle de société.

Marx : « aucune société ne se dissout et ne peut être remplacée tant qu'elle n'a pas développé toutes les formes de vie qui sont contenues implicitement dans ses rapports. » (Nico : le point négatif de cette idée, c'est le côté Hégélien de Marx) Développons donc toutes ces formes de vie jusqu'à faire basculer le système.

Gramsci : la crise, c'est quand le vieux meurt et le neuf ne peut pas naître.

Stratégie proposée par Rosanvallon :

Développement de contre-institutions.

L'expérimentation crée des événements à résonance symbolique, qui donnent à voir et à penser autrement, ce qui déséquilibre le système. Depuis 68, on rompt avec le dualisme entre préparation de la révolution et action de la révolution.

Luttes dans l'entreprise (« ce sont le coeur de cette stratégie »). « Mais l'expérimentation hors de la production apparaît plus facile, peut-être parce qu'elle est plus facilement permise par le pouvoir : éducation, santé... »

Il faut dépasser la conception bourgeoise de la propriété

La solution n'est pas de trouver un nouveau propriétaire aux propriétés existantes, il faut déstructurer la propriété bourgeoise.

3 droits de la propriété bourgeoise :

-l'usus : le droit d'user de la chose

-le fructus : le droit d'en percevoir les revenus

-l'abusus : le droit d'en disposer et de l'aliéner (vendre, transformer, léguer, détruire...)

Dans l'autogestion, la propriété n'existe pas en tant que telle : elle est remplacée par le système des différents droits et devoirs. « Dépropriation », éclatement et redistribution des différents droits et devoirs (entreprise, région, Etat, collectivités diverses...).

Exemple : le pouvoir de décider de l'organisation du travail dans l'atelier n'est pas forcément exercé par le même groupe (travailleurs.euses) que le pouvoir de décider de reconvertir les activités de l'entreprise (fédération des consommateurs.ices, collectivités publiques,...). (Christophe: Sur certains points, on peut imaginer la codécision).

Il faudra réduire la division du travail (« lutter pour la démocratie, c'est démasquer le faux savoir spécialisé qui n'est qu'un mode de domination sociale »). Egaliser les niveaux d'information. (Nico : 20% ou 25% du temps de travail devrait être dévolu à la formation) Socialiser les moyens d'organisation et d'information.

« Le langage spécialisé, la rétention des informations utiles et la multiplication des informations secondaires, sont les trois moyens par lesquels le pouvoir consolide sa position dans l'entreprise et dans la société. »

Plan et marché

On a besoin d'un système mixte pour répondre aux insuffisances respectives du plan et du marché. Construire un modèle de planification démocratique centralisé et de marchés contrôlés. Le plan doit être le moyen de choisir un modèle de développement, il faut autogérer le plan, le politiser, subordonner la rationalité de ses méthodes à des choix de société. Les économies capitalistes sont hautement planifiées par des hauts fonctionnaires et des grandes groupes industriels : il s'agit de déprivatiser cette planification occulte pour la politiser.

Socialisme

« Il est faux de considérer le socialisme comme un mode de production économique. Ca veut dire rester prisonnier de l'idéologie productiviste et de l'idéologie du travail. » « Le socialisme est une politique avant d'être une économie. Il faut remettre l'économie à sa place et pour cela ne pas réduire toute activité humaine au travail. Le socialisme est un mode d'organisation sociale. »

« L'idée même d'abondance est une dangereuse fiction. » Or le socialisme a été conçu beaucoup comme période de transition vers l'abondance.

« Il faut réduire la sphère économique, en développant un secteur non-marchand. »

« Une société multi-dimensionnelle et non homogène d'un point de vue des technologies, des formes d'échange et de production économique, et des sphères d'activité sociale. »

Toutes les réponses qui ont été données sont des aveux d'impuissance.

Le dernier rempart est tombé, l'Etat s'est mis au service des puissants, donc plus rien à attendre de ce coté, au contraire il faut s'en méfier dorénavant.

Cependant il existe certaines réponses comme: encourager la création de sociétés coopératives et mutualistes, choisir une consommation de proximité, donner priorité à la recherche, trouver des formules de financements pour les initiatives régionales, parrainer efficacement les entreprises débutantes, créer des pôle de spécialités, etc...

Tu es en plein dedans,cool ;)

je donne quelques infos de plus..L'âge de l'autogestion..

15 sur 20...( simple blague )

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Membre, 80ans Posté(e)
bibifricotin Membre 12 828 messages
Mentor‚ 80ans‚
Posté(e)

L'implication des citoyens est primordial à tout changement. On ne peut pas se contenter des élections pour donner son avis, qui de toute manière sont des simulacres de consultation, mais militer dans des associations qui forment des contrepouvoirs.

C'est la mobilisation collective qui permettra les changements et non l'isolement individualiste.

C'est sans doute l'étape la plus importante mais dont notre pays est le plus éloigné. Aussi je pense que les changements viendront d'ailleurs.

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Membre, 67ans Posté(e)
lactance77 Membre 1 580 messages
Baby Forumeur‚ 67ans‚
Posté(e)

oui, je suis d'accord avec toi:)

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Membre, 52ans Posté(e)
Crabe_fantome Membre 47 126 messages
Maitre des forums‚ 52ans‚
Posté(e)

L'histoire de l'Humanité est une succession de changements extérieurs, que ce soit des invasions guerrières ou des idéologies politiques. Toutes mènent à rien, au mieux elles sont une distraction pour les historiens. Si vous cherchez une nouvelle méthode provisoire, faites vous plaisir, mais quand bien même cette méthode arriverait à triompher comme le communisme en Chine ou le capitalisme aux USA, on en trouvera rapidement les limites... Où ça? Au coeur même du sujet: l'homme. Dans n'importe quel système l'homme va tacher de tirer un profit personnel tant qu'il en sentira le besoin, mais à partir du moment où on identifie ses besoins et qu'on les supprime, on peut envisager une nouvelle humanité... ça n'arrivera sans doute pas l'année prochaine et tachons d'être raisonnable: regardons où on en était il y a 2000 ans et regardons ce que équivaut 2000 ans à l'échelle de l'Univers...

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Membre, 47ans Posté(e)
renard79 Membre 3 212 messages
Baby Forumeur‚ 47ans‚
Posté(e)

De même, ces deux points méritent d'être développés (c'est le sois condition de revenus qui m'interpelle...).

Et sinon je ne vois pas en quoi des amendes sur l'abstention renforcerait en quoi que ce soit la citoyenneté, au contraire même.

J'ai eu la même réflexion que toi. Curieuse proposition ...

L'implication des citoyens est primordial à tout changement. On ne peut pas se contenter des élections pour donner son avis, qui de toute manière sont des simulacres de consultation, mais militer dans des associations qui forment des contrepouvoirs.

C'est la mobilisation collective qui permettra les changements et non l'isolement individualiste.

C'est sans doute l'étape la plus importante mais dont notre pays est le plus éloigné. Aussi je pense que les changements viendront d'ailleurs.

Changer le système ne peut que passer par des solutions collectives issues du peuple. Les politiciens sont d'ores et déjà hors jeu. C'est un peu le débat qu'on a eu la semaine dernière sur le topic sur le luxe...

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