Le langage des jeunes de cités.

Brownies Membre 4 405 messages
L'ignorant des ignorés‚ 30ans
Posté(e)
Mon dernier recrutement c'est passé dans un rad à Paname. Bière et rhum. Quand je négocie l'bout gras avec le taulier, il sait direct ce qu'il l'intéresse. Pas besoin de faire des phrases alambiquées. Total du résultat comme dit R, le bougre me refile 2 ¿ de plus que ce que je demandais. Je parle de tarif à l'heure, pas à l'année. Le phrasé, faut savoir le manier comme y faut quand y faut. S'adapter.

Après faut connaître son métier.

Tout dépend du job pour lequel tu te présentes et tout dépends également de ton langage de tous les jours :blush:

Dans mon domaine professionnel, je trouverais irrespectueux d'être reçu dans un bar et je ne poursuivrais pas l'entretien avec une personne me parlant le langage des faubourgs.

Tu peux te donner le style de langage que tu veux dans le privé, mais pour moi, la référence professionnelle est déjà de savoir s'exprimer correctement en Français.

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yop! Modérateur 20 365 messages
Gonade Absolutrice‚ 35ans
Posté(e)
Moi je trouve que les chti parlent un français horrible, on un accent à coucher dehors, et je capte jamais ce qu'ils racontent

Idem pour moi... J'ai parfois l'impression de parler à des attardés mentaux tellement cet accent me semble bizarre. :) (pardon aux chtis). Mais ce n'est qu'un jugement esthétique personnel.

ça ne m'empèche pas de les traiter avec regards et leur tenter de les comprendre, sans me sentir offusqué qu'ils parlent mal.

Idem aussi. Pareil pour les jeunes de banlieue qui parlent "racaille". Sauf s'ils font chier. :snif:

Mais chaque variation locale du français a son histoire, véhicule des choses.

L'accent/langage du Sud est teinté de sons latins, c'est l'accent chantant des marchés et de l'huile d'olive, de la bouillabaisse.

L'accent/langage du Nord est plus rude. C'est celui des corons et de l'alcool dur, du carnaval et de la fricadelle aussi.

Etc...

L'accent/langage de la cité, c'est... heu... bein c'est celui des racailles, le code des dealers et petites frappes, basé sur le mode "bande de rue", mélange gangster/bledard/loubard et compagnie. Il est sorti des cités avec les médias, le rap, la révolte des jeunes des zones urbaines HLM de France qui ont trouvé dans cette façon de parler un moyen d'être "rebelles".

Ce langage a quand même une sale image agressive, braillarde, prompte à l'insulte et au mépris. Il porte l'illégalité aussi, la délinquance malheureusement.

Il y a peu de gens qui amènent le parler banlieue dans des terres plus nobles. Quelques rappeurs, quelques activistes... c'est pas Booba qui fait du bien aux banlieues, en tout cas... :coeur:

Maintenant, je te propose de t'offusquer également contre les gens qui trouvent que les banlieusard parlent mal et qu'ils sont aggréssifs.

Y'a des nids de gens comme ça dans les banlieues, grandes ou petites. Les médias font monter la sauce, contribuent à grossir cette minorité.

"Ch'ais pas", "ch'uis", "m'enfin", "y a"...

Voilà une petite liste des fautes présidentielles.

Parles deux langages, c'est possible, il suffit de s'avoir s'adapter à son milieu.

Compare avec sa façon de parler au début de sa carrière politique, puis à l'Intérieur, puis aujourd'hui. J'avais entendu un documentaire édifiant à la radio sur son positionnement discursif.

Il essaye de parler "peuple", ses fautes sont étudiées... c'est une autre façon d'embobiner les gens.

Qu'on ne me fasse pas croire qu'un avocat puisse parler comme ça ! Surtout en meeting officiel et en public. :bo: Mais ça marche, apparemment.

quoiqu'il en soit c'est le français qui rassemble

et ça n'exclut en rien les particularités

Ouais ! Il faut garder la diversité du français tout en essayant de ne pas réduire la langue de base. Il faut donc la connaître.

Vous avez fini de critiquer les patois nonméooo :blush: :bo: ! Et côté parler de "banlieusards" il faut arrêter de généraliser... vous pouvez tres bien trouvé des personnes ne vivant pas en banlieue et qui parlent ainsi (bon généralement c'est des petits merdeux... pour se la péter :coeur: )..

Le langage racaille est un exception : c'est la seule variation qui s'exporte aussi bien en Bretagne que dans le Sud, l'Est, le Nord...

A mon avis, c'est dû pour beaucoup aux médias (musique, info, divertissement, internet,...) qui abolissent les frontières locales.

Le problème est que ce langage n'a pas vraiment d'identité et surtout des valeurs nuisibles (s'exclure de la société, agresser pour ne pas être agressé, la frime, etc...). Il n'y a qu'à voir comment certains jeunes définissent le respect... :bo:

Mon dernier recrutement c'est passé dans un rad à Paname. Bière et rhum. Quand je négocie l'bout gras avec le taulier, il sait direct ce qu'il l'intéresse. Pas besoin de faire des phrases alambiquées.

Ouais, tu bosses au black avec des potes ?! :) Ta situation est une exception.

D'ailleurs, je suis sûr que tu as quand même fait un peu attention à ne pas dire n'importe quoi, n'importe comment.

Même un ouvrier à la chaîne doit savoir s'exprimer un minimum face à l'employeur et on est un pays où le secteur tertiaire (les services) est le plus gros employeur (en gros, les 3/4 de la population active). Et dans ce secteur, il faut savoir s'exprimer.

Les artisans et PME sont plus tolérants face aux jeunes qui ne s'expriment pas bien mais en leur apprenant le métier, il leur apprennent souvent les bases de l'expression. Ne serait-ce que pour traiter avec un client.

Les jeunes qui parlent mal sont souvent dans la spirale : on parle mal, on ne veut pas apprendre à s'exprimer mieux, on reste cantonné aux métiers manuels qu'on méprise (idéologie rap bling bling réussite cadillac et putes, entre autres), on refuse, on s'isole un peu plus, pour aller plus loin dans son métier il faut savoir s'exprimer quand même, incapacité ou non volonté, le deal c'est facile, les rapines ça marche, c'est cool les potes, la société nous rejette de toute façon, etc...

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mattaranka Membre 160 messages
Forumeur inspiré‚
Posté(e)

Moi je crois que dans les cités la vie est dure, alors il faut une carapace une facade solide , et la facon de s'exprimer est dure , c'est une sorte de protection.

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Invité x-zoumi-x
Invité x-zoumi-x Invités 0 message
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Noki-boy Membre 42 messages
Forumeur balbutiant‚
Posté(e)

Tout d'abord je suis persuadé que le langage des cités permet l'intégration à une population et non pas à un groupe, on remarque que si il existe plusieurs cités par grande ville le langage est assez similaires donc il ne s'agit pas de groupes mais de population. Pour moi, l'utilisation de ce langage ne provoque pas l'exclusion, il l'appelle dans la mesure où chaque personne qui l'utilise le fait sciemment. Elle sait que cela va la faire ressortir et malheureusement souvent cela se termine par une discrimination (au sens négatif); alors que certains dialectes régionaux peuvent être agréables et révèlent une forte identité, le langage des cités fait presque toujours appel à des mauvaises références. Le fait que ce langage soit teinté de violence peut refléter un malaise mais il ne doit pas pour autant être repris comme le ferait quelqu'un de fataliste pour une « malédiction », même si il reflète son origine ou sa préférence. De nos jours il faut savoir se vendre et montrer que l'on sait s'adapter, non attendre et reproduire l'exemple collectif. Le langage des cités est issu du français et une langue doit évoluer pour perdurer mais quand on parle d'évolution on est tenté d'attendre une « amélioration » mais ce que le langage des cités fait au français ne me semble pas lui profiter, bien au contraire ; la meilleure preuve en est son utilisation par nos comiques quand ils stigmatisent leurs personnages. Cette façon de s'exprimer pourrait être considérée comme une ré-interprétation mais quel est le résultat ? Perte du vocabulaire, baisse du niveau de langue, uniformisation des thèmes abordés¿ Une contre culture certains diront ou une sous culture ? Je ne le pense pas. Dans la mesure où une langue peut être représentative de la population qui l'utilise, je ne pense pas que le langage des cités soit une carte de visite « rentable » : qui voudrait mieux connaître une personne qui utilise un langage peu avenant, alors que cette personne peut se révéler extraordinaire. Il parait que l'habit ne fait pas le moine mais qui a envie de manger une glace sans la connaître si son emballage n'inspire pas confiance ?

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HANJA78 Membre 86 messages
Forumeur en herbe‚ 40ans
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De nos jours, le facteur géographique est lié au facteur social. Tu ne va pas parler le même langage à St Denis ou à Levallois-Perret. C'est comme ca ma pov' Lucette.

Ca c'est franchement péjoratif; je suis de Mantes la Jolie et mes enfants sont scolarisés en ZEP pourtant tu ne verras jamais ni vulgarité ni langage de "cité" comme vous dites, dans mes posts;

Mon mari est né dans une cité et j'ai beaucoup d'ami(e)s qui viennent du val fourré (cité de Mantes la jolie) et qui ont un langage très correct; ce langage pour moi ce n'est pas celui de tous les habitants des cités mais celui de certains jeunes qui tiennent les murs à longueur de journée dans les cages d'escaliers des immeubles;

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Invité x-zoumi-x
Invité x-zoumi-x Invités 0 message
Posté(e)

Tout d'abord je suis persuadé que le langage des cités permet l'intégration à une population et non pas à un groupe, on remarque que si il existe plusieurs cités par grande ville le langage est assez similaires donc il ne s'agit pas de groupes mais de population. Pour moi, l'utilisation de ce langage ne provoque pas l'exclusion, il l'appelle dans la mesure où chaque personne qui l'utilise le fait sciemment. Elle sait que cela va la faire ressortir et malheureusement souvent cela se termine par une discrimination (au sens négatif); alors que certains dialectes régionaux peuvent être agréables et révèlent une forte identité, le langage des cités fait presque toujours appel à des mauvaises références. Le fait que ce langage soit teinté de violence peut refléter un malaise mais il ne doit pas pour autant être repris comme le ferait quelqu'un de fataliste pour une « malédiction », même si il reflète son origine ou sa préférence. De nos jours il faut savoir se vendre et montrer que l'on sait s'adapter, non attendre et reproduire l'exemple collectif. Le langage des cités est issu du français et une langue doit évoluer pour perdurer mais quand on parle d'évolution on est tenté d'attendre une « amélioration » mais ce que le langage des cités fait au français ne me semble pas lui profiter, bien au contraire ; la meilleure preuve en est son utilisation par nos comiques quand ils stigmatisent leurs personnages. Cette façon de s'exprimer pourrait être considérée comme une ré-interprétation mais quel est le résultat ? Perte du vocabulaire, baisse du niveau de langue, uniformisation des thèmes abordés¿ Une contre culture certains diront ou une sous culture ? Je ne le pense pas. Dans la mesure où une langue peut être représentative de la population qui l'utilise, je ne pense pas que le langage des cités soit une carte de visite « rentable » : qui voudrait mieux connaître une personne qui utilise un langage peu avenant, alors que cette personne peut se révéler extraordinaire. Il parait que l'habit ne fait pas le moine mais qui a envie de manger une glace sans la connaître si son emballage n'inspire pas confiance ?

:blush: :coeur::bo::coeur::snif::bo: :) :bo: :) :snif::snif::snif::o° :) :D :D :D :D :D :o°:hu: :) ;):o:| :D :D :D

comme tu dit :

l'habit ne fait pas le moine mais qui a envie de manger une glace sans la connaître si son emballage n'inspire pas confiance ?

un langage que vous dite "violent" ne veux pas dire que cette personne et VIOLENT :p

comme dis sefyu (rappeur Français)

"sais pas parce qu'on parle comme sa, qu'on est violent" :p

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Invité pocahontas59
Invité pocahontas59 Invités 0 message
Posté(e)
je te retourne la question, je faisais écho à ce que tu as affirmé:

:blush:

J'étaye : il me semble que ce langage est transversal à toutes les classes sociales et concerne par contre tous les jeunes.

J'ai entendu un jour une gamine de 12 ans parler avec une copine de son âge dans des termes orduriers à faire dresser les cheveux sur la tête. En l'occurence, elle parlait de sa mère. Cette gosse a des parents instruits, l'un des 2 est cadre et multilingue, elle vit dans une commune de province sans aucune population d'origine urbaine, et dans un contexte différent elle s'exprime tout à fait normalement et fait par ailleurs des études plutôt brillantes.

J'ai à contrario un exemple inverse d'un black de cité s'adressant à moi dans la rue dans un français tellement châtié que moi-même je ne le parle pas.

Ce qui me conforte dans mon opinion, que je semble être la seule à avoir, que ce langage de cité est utilisé dans un but précis dans un contexte précis, et que c'est faire preuve de naïveté que de penser que ces jeunes ne parlent pas le même français que nouzautres les vrais français.

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vincebaba Membre 83 messages
Forumeur en herbe‚ 26ans
Posté(e)

Pour moi le seul et unique problème dans ce débat est l'insertion professionnelle. Le reste c'est du bla-bla. J'ai vu un reportage sur des jeunes parlant à la base le langage de banlieue et qui ont finalement changer de langage devant l'employeur car ont leur a expliquer par l'intermédiaire de "coach" , cela m'a marquer car il parlait un bon français tout en gardant un accent ce qui prouve que ce langage même si il est pas parler par ce jeune tous les jours et je comprends, peut être utilisé uniquement dans la sphère du travail à ses dépens.

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pascalin Membre 15 222 messages
le corps sur Terre, l'esprit ailleurs ‚ 47ans
Posté(e)
J'imagine que tu es un peu toi même raciste, vu que ce qui t'offusque n'est pas le fait que j'ai mentionné que les parents de Mohamed parlent mal français, mais plutot que les bourgeois du 16ème seraient blanc... :blush: ... je me demande bien qui de nous deux à sa carte au FN... :snif:

Il y'a pire comme clichés sur les blancs...

tu parles de clichés, surtout qu'il s'agit de deux exemple métant en valeur mes propos, et non pas d'une généralisation globale. Ce sont des illustration où les traits sont grossi, pour que la majorité des gens soient interpelés.

Tu préfère que je dise qu'en banlieue il est plus difficile de bien parler français que dans le reste de la france ? comme ça je ne suis pas dans le cliché ? :bo:

Pour ta gouverne, j'habite en banlieue parisienne, je pense être un peu plus apte que la majorité des gens pour parler des personnes habitant en cité.

Ah non ce n'est pas moi qui cite et montre du doigt Le prénom Mohamed ; c'est toi seul qui le fait .

Toi seul qui dit que les bourgeois du 16ème seraient blanc etc... ces propos sont bien de toi :coeur:

Toi seul qui fait plein de clichés :coeur:

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La_salade Membre 3 264 messages
Mythomane‚ 31ans
Posté(e)
Je m'étonne du chemin pris par ce sujet.

Vous apprendrez Messieurs, que l'Ile-de-France n'est pas le centre du monde. Et que hors de ce périmètre, il existe également des cités, pas nécessairement situées dans les banlieues des villes mais parfois en leur coeur.

Votre débat franciliano-francilien est aussi ridicule que réducteur.

Je m'etonne de cette conclusion assez hors de propos

Je voudrais répondre à tout ceux qui affirment que l'on n'a pas tous eu droits aux mêmes cours de français et autres qui dénoncent le handicap des enfants issus de l'immigration.

Il a été montré que si les enfants bilingues présentent des difficultés scolaires aux premières années de l'enfance, ce retard s'estompe très vite pour, au contraire, laisser place à des individus ayant, en moyenne, un QI supérieur au enfants/adolescents ne dominant qu'un seule langue.

En revanche, se servir de l'origine étrangère de ses parents pour légitimer un échec scolaire me semble facile et particulièrement insultant pour les géniteurs.

Je ne parviens pas à comprendre de telles opinions. Mes grands-parents vivent depuis 40 ans dans des blocs aux populations diverses, ma grand-mère ne sait pas écrire le français et n'est jamais allée à l'école, elle parle mal la langue, mais mes grands-parents ont su inculquer à leurs enfants des valeurs et leur volonté d'intégration et de réussite par le travail. Je ne dit pas que leurs enfants sont devenus cadres supérieurs, mais ils ont un emploi tout à fait respectables et parlent le plus correctement du monde. Il eut été totalement impensables pour eux de se limiter à fréquenter des gens de même origines qu'eux et se limiter à parler italien avec les jeunes du quartier quand le français était utilisé tout autour d'eux.

Etant enfant, j'avais dans ma classe en 6e une jeune vietnamienne, tout à fait brillante à l'école. Je ne vous cache pas mon étonnement lorsque je suis allée pour la première fois chez elle et ai constaté que ses parents ne parlaient pas un mot de français et qu'elle ne communiquait qu'en vietnamien avec eux.

Tout cela pour dire qu'être enfant d'immigré ne légitime en aucun cas un échec scolaire. Au contraire, la dureté de la vie des parents doit être un leitmotiv pour s'en sortir mieux et les aider à l'avenir.

Attends, les jeunes dont tu parles et que tu qualifies de bilingues, le sont-ils vraiment (bilingues)? Maitrisent-ils tres bien leur langue d'origine? Ou n'ont-ils qu'un usage imparfait du francais ET de leur langue d'origine? Permet moi donc de douter de leur "bilinguisme"

Quant a l'argument "mes grands parents sont aussi immigres pourtant ils ont bien reussi", il ne vaut pas un kopek a moins que tu ne precises de quelle origine tes grands parents sont (italien? ce qui confirmerait le non-fonde de l'argument)

Enfin, on ne cherche pas a legitimer l'echec scolaire, mais bien a en donner des facteurs, a analyser. Si tu ne vois pas la nuance...

Par ailleurs, on parle de la qualité des enseignants et de l'échec scolaire comme une excuse à l'absence de maîtrise du français correct. Je pense que l'échec scolaire est plutôt la conséquence d'un rejet de l'éducation. Bourdieu l'a très bien montré, la docilité de l'élève et sa capacité à comprendre et accepter ce que l'on attend de lui joue beaucoup dans la réussite scolaire. Si, donc, on se retrouve dans des classes pleines de gens refusant d'intégrer le français classique et que les enseignants, payés pour enseigner et non faire la police, ne parviennent pas à imposer leur autorité, il ne fait aucun doute que la probabilité de succès des élèves se trouve réduite.

Tout cela pour dire qu'il revient aux élèves de comprendre que l'école est faite pour favoriser la réussite de tous et non pour discriminer. Les parents sont là pour les y aider. Se réfugier dans un sous-language pour ne pas avoir à affronter la difficulté est une réaction des plus puériles et le signe d'un manque flagrant de discernement.

A moins que t'arrives a me dire qui est le premier entre la poule et l'oeuf, il me parait assez simpliste d'affirmer que l'echec scolaire provient uniquement du rejet de l'instruction de la Republique.

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AlphaBetaGaga Membre 1 139 messages
Forumeur alchimiste‚ 26ans
Posté(e)

Le racisme italien de nos jour est très fort... il parraitrait qu'il y ai un groupuscule anti-ritale qui traine en France et qui aurait violé Eros Ramazzoti en lui enfonçant des linguini à la bolognaise dans la rondelle...

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petitefille Membre 5 messages
Baby Forumeur‚ 27ans
Posté(e)

Il est certain que pour beaucoup d'entre nous, l'amour de la langue francaise, de ses mots etc... nous amène à être un peu frustré de voir certaines expressions classiques disparaitre et se faire remplacer par des expressions "de jeunes".

Les expressions "des jeunes des cités" font débat parce qu'elle ne sont pas encore acceptée dans la langue communautaire "standard".

Rappellez vous des débuts de l'expression "lol" qui aujourd'hui est totalement passée dans notre langue et donc ne choque plus grand monde.

Mais si on se rend bien compte que le langage est ARBITRAIRE (pourquoi appeller un chat "chat", pourquoi ne pas dire un "ezhibezifj" ?) on ne peut donc plus juger de la VALEUR d'un mot ou d'une expression. Donc pour ma part, dire "ma reum" à la place de "ma mère" ne peut pas être considéré comme une évolution négative du francais, mais une évolution tout court, et inéluctable. Un jour peut-être cette langue "des cités" entrera-t-elle dans le dico ?

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okman38 Membre 2 859 messages
Forumeur alchimiste‚ 67ans
Posté(e)

Que les jeunes des cités veuillent se créer une identité par leur langage , çà peut se comprendre et de tout temps , nous avons nos mots à nous pour nous singulariser dans notre période d'adolescence .

Le seul problème ,et il est énorme et irréversible , c'est que la plupart de ces jeunes des cités ne connaissent pas la langue française (ni une autre d'ailleurs ) et qu'il sont en train de se couper du monde et de se marginaliser à un point où il n'y aura plus de retour possible , vers le monde du travail notamment .

Ajouté au fait qu'ils sont souvent d'origine étrangère et que chez eux , mème les parents ,quand ils s'occupent de leurs enfants ,ne maitrisent pas bien le français ,çà devient catastrophique .

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petitefille Membre 5 messages
Baby Forumeur‚ 27ans
Posté(e)

Je ne pense pas que le fait que les parents de certains jeunes ne maîtrisent pas le francais soit un obstacle à l'apprentissage des jeunes eux-même ! L'école ne servirait donc à rien !

De plus je ne suis pas d'accord avec l'idée que les "jeunes des cités" (stigmatiser une certaine population ne peut que la pousser au repli...) ne savent pas s'adresser correctement à un employeur ou autre.

Sans maîtriser totalement la langue francaise soutenue (que tout le monde n'a pas la chance d'avoir acquise), il me semble qu'à peu près n'importe quelle personne est capable de faire la différence entre "ca va gros" et "bonjour monsieur". Non ?

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yop! Modérateur 20 365 messages
Gonade Absolutrice‚ 35ans
Posté(e)
Ce qui me conforte dans mon opinion, que je semble être la seule à avoir, que ce langage de cité est utilisé dans un but précis dans un contexte précis, et que c'est faire preuve de naïveté que de penser que ces jeunes ne parlent pas le même français que nouzautres les vrais français.

Et bien non. Ce langage va avec un contexte qui s'isole de plus en plus. Il ne serait pas un problème s'il n'était pas facteur d'isolement social graduel, si tout le monde se mélangeant de temps en temps et se confrontait.

Or, certains jeunes ont vraiment du mal à se départir de leurs tics de langage qui -hors de la cité et des copains- les dessert totalement.

Et d'autres ont du mal à quitter leur état d'esprit cité, tout simplement, oune veulent pas.

Ensuite, je pense que le parler de la cité peut être compatible avec la maîtrise d'un français standard, voire même de haut vol. Mais dans l'esprit, il n'incite pas vraiment à ça. Ce n'est pas cet argot en lui-même qui est le problème : ce sont ses conséquences.

Pour moi le seul et unique problème dans ce débat est l'insertion professionnelle. Le reste c'est du bla-bla. J'ai vu un reportage sur des jeunes parlant à la base le langage de banlieue et qui ont finalement changer de langage devant l'employeur car ont leur a expliquer par l'intermédiaire de "coach" , cela m'a marquer car il parlait un bon français tout en gardant un accent ce qui prouve que ce langage même si il est pas parler par ce jeune tous les jours et je comprends, peut être utilisé uniquement dans la sphère du travail à ses dépens.

Et tous les jeunes n'ont pas de coach... Contrairement à pocahontas59, je crois qu'il n'est pas si évident de jongler avec les deux langages... quand on ne se confronte qu'à un seul bain. La fracture avec le monde du travail est flagrante. Pour un poste de vendeur, d'hôte, de commercial ou démarcheur, le "parler racaille". Même le simple accent, les intonations.

Il s'agit d'un langage de rapports humains biaisés, agressifs, exubérant qui ne colle pas avec ce qu'on réclame comme approche d'un client ou d'un employeur.

Rappellez vous des débuts de l'expression "lol" qui aujourd'hui est totalement passée dans notre langue et donc ne choque plus grand monde.
*

L'appauvrissement de la langue et l'incompréhension de son propre langage me sidère bien plus que les néologismes.

Ce qui me dérange dans "lol" c'est que c'est devenu un mot alors que c'est un raccourci pour "laughing out loud" ('lot of laugh' étant erroné). Je préfère encore MDR qui force à chercher derrière ces initiales.

Donc de demander d'expliquer ce que veut dire lol et de voir l'incapacité à trouver un synonyme... ça me fait peur. La basicité, l'uniformité, la non-nuance, le systématisme moutonnier.

Influencer le langage = influencer la pensée. Don't forget that !

Mais si on se rend bien compte que le langage est ARBITRAIRE (pourquoi appeller un chat "chat", pourquoi ne pas dire un "ezhibezifj" ?) on ne peut donc plus juger de la VALEUR d'un mot ou d'une expression.

Une expression, un mot, n'a de valeur que s'il est partagé communément partout. D'ailleurs, pour "chat" on a toute une gamme : matou, minet, félin, miaou, félidé,...

Donc pour ma part, dire "ma reum" à la place de "ma mère" ne peut pas être considéré comme une évolution négative du francais, mais une évolution tout court, et inéluctable. Un jour peut-être cette langue "des cités" entrera-t-elle dans le dico ?

Tu rêves ! :blush:

On n'enrichit une langue qu'en la connaissant. Ce sont donc ceux qui connaissent bien le français (les académiciens) qui iront piocher les termes populaires (ou nouvelles définitions) qui leur sembleront enrichissants.

Mais si c'est pour se retrouver avec des "t'as vu", "ouais gros" "wallah, t'inquiètes !", "c'est clair"et autres parasites langagiers vides de sens...

Sérieusement, je trouve le langage des cités pauvre, faible, mal maîtrisé et inadapté pour aborder -par exemple- la métaphysique, l'introspection ou même le calembour. :coeur:

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okman38 Membre 2 859 messages
Forumeur alchimiste‚ 67ans
Posté(e)

Totalement d'accord avec ton analyse ,yop . Tu as développé ce que j'ai essayé de dire en quelques lignes .

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patrice69 Membre 424 messages
Forumeur survitaminé‚
Posté(e)

le langage " djeunes " est un argot de banlieue, qui permet à ses locuteurs de se fabriquer une identité, et d'appartenir à un clan. C'est une sorte de code, comme la mode vestimentaire. Il permet de se faire accepter par le groupe. C'est la culture locale des banlieues. Il enferme les gens entre eux et favorise le repli sur soi. Il restera à la marge des courants culturels majoritaires.

C'est un langage violent, sexuel, et ethnique.

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Invité GMHS
Invité GMHS Invités 0 message
Posté(e)

Beaucoup de glose mais aussi beaucoup de délires !!! Du langague des cités, on en arrive à critiquer le "Chti" qui serait en fait la même chose en plus folklorique. Je parle couramment le patois de la région de St Omer (62) ainsi que tous les habitants de cette région, eh bien, quand nous nous déplaçons dans l'hexagone, tout le monde nous comprend, pourquoi ? Tout simplement parce que nous parlons un vrai français, celui qui est universel dans le monde de la francophonie. Certes, avec notre accent, chacun s'aperçoit que l'on ne vient pas de Marseille mais au moins, nous pouvons échanger nos idées avec les autres. Quand un Chti est interviewé à la télé ou la radio, on comprend ce qu'il dit, quand c'est un jeune des cités, personnellement il me faut un interprète pour saisir une partie de son propos.

Que l'on ne vienne pas me dire que ce langage fait de bric et de broc est une évolution du français, c'est de la provocation. Ce langage n'a rien à voir avec le français, c'est un furoncle linguistique dans notre culture.

Que l'on ne vienne pas dire non plus que dans les "zones sensibles de banlieue" les jeunes sont laissés pour compte et s'enferrent dans l'ignorance à cause de parents qui eux mêmes n'ont aucune instruction. Hier soir, sur la 2 je crois, il y a avait un petit reportage sur les élèves asiatiques en France .... ils ont de meilleurs résultats que les Français en général .... ont-ils donc tous des parents universitaires ? Tous nos immigrés asiatiques sont-ils des génies ? Question subsidiaire : en voyez-vous beaucoup de ces jeunes asiatiques des banlieues qui parlent le langage des dites banlieues ?

Tout cela prouve bien, qu'immigré ou pas, quand on veut, on peut, alors, tous ces petits rigolos qui se croient intéressants avec leur dialecte à la noix, feraient bien mieux d'apprendre vraiment le français plutôt que de crier au racisme quand ils se présentent pour un boulot et qu'ils se font jeter.

D'autres aussi ont glosé sur l'anglais ... il n'y a aucune comparaison, l'anglais est une langue internationale pratiquée en première langue dans de nombreux pays ... à chacun des pays, son anglais. On ne parle pas le même anglais aux USA qu'en Australie ou qu'en Nouvelle Zélande ; on ne parle pas du tout le même anglais en Angleterre ou en Ecosse, mais tout le monde finit par se comprendre pourquoi ? Parce que les racines de la langue demeurent les mêmes et que, sortis des mots spécifiques de chacune des versions d'anglais, le fond, la syntaxe et la grammaire sont identiques (sauf quelques exceptions).

En est-il de même avec le langage des cités ? Certainement pas, puisqu'il n'y a pas de base commune entre le français et ce charabia.

En fait, tenter d'expliquer le bien fondé de cette aberration revient à dire que le langage des cités est une nouvelle culture ... ce qui pensent cela devraient aller consulter un psychiatre !!! :yahoo:

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