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Et si le monde devenait gentil........

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orangine

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Membre, 63ans Posté(e)
orangine Membre 821 messages
Mentor‚ 63ans‚
Posté(e)

Et si le monde devenait gentil et aimable…
Alors la voix parlerait un peu plus bas pour mieux écouter. Les gestes seraient plus lents, comme pour ne pas brusquer les cœurs fatigués. On laisserait passer, on pardonnerait plus vite, on demanderait comment tu vas vraiment. La différence ne ferait plus peur : elle deviendrait une curiosité joyeuse.

La gentillesse ne serait pas naïve, mais courageuse. Elle tiendrait tête à la violence sans lui ressembler. Elle choisirait la main tendue même quand le poing semble plus simple. Et peu à peu, sans bruit, le monde se transformerait : non pas parfait, mais habitable. Respirant. Humain.

Peut-être que ce monde commence chaque fois que quelqu’un décide, aujourd’hui, d’être un peu plus aimable que nécessaire.

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Membre, 70ans Posté(e)
Don Juan Membre 3 325 messages
Forumeur vétéran‚ 70ans‚
Posté(e)
il y a 5 minutes, orangine a dit :

Et si le monde devenait gentil et aimable…
Alors la voix parlerait un peu plus bas pour mieux écouter. Les gestes seraient plus lents, comme pour ne pas brusquer les cœurs fatigués. On laisserait passer, on pardonnerait plus vite, on demanderait comment tu vas vraiment. La différence ne ferait plus peur : elle deviendrait une curiosité joyeuse.

La gentillesse ne serait pas naïve, mais courageuse. Elle tiendrait tête à la violence sans lui ressembler. Elle choisirait la main tendue même quand le poing semble plus simple. Et peu à peu, sans bruit, le monde se transformerait : non pas parfait, mais habitable. Respirant. Humain.

Peut-être que ce monde commence chaque fois que quelqu’un décide, aujourd’hui, d’être un peu plus aimable que nécessaire.

La Citerne et le Ciel (partie 5)
 
Il y eut un temps où certains comprirent
que la paroi la plus difficile à franchir
n’était pas celle qui montait vers le ciel.
C’était celle qui se dressait en eux.
Elle était faite d’anciens réflexes.
De sursauts rapides.
De peurs héritées de loin.
De ce besoin de prendre avant d’être privé.
Ces réflexes avaient permis à l’espèce de durer.
Ils n’étaient pas des fautes.
Ils étaient des protections.
Mais ce qui protège peut aussi enfermer.
Alors, au lieu de chercher une échelle,
quelques-uns commencèrent à observer en eux
ce qui les poussait à lutter.
Ils remarquèrent la contraction du corps
quand quelqu’un réussissait mieux.
La tension dans la poitrine
lorsqu’un manque apparaissait.
Le désir d’être reconnu
avant même d’avoir respiré.
Ils ne se condamnèrent pas.
Ils regardèrent.
Et à force de regarder sans fuir,
la contraction se relâcha.
Ce ne fut pas spectaculaire.
Il n’y eut ni miracle ni lumière soudaine.
Seulement un espace un peu plus vaste
à l’intérieur.
Dans cet espace,
le besoin d’exister plus que l’autre
perdit de sa force.
Le souffle devint plus libre.
Le pas plus léger.
Le regard moins inquiet.
Les enfants sentaient cela.
Ils ne comprenaient pas les mots.
Mais ils percevaient l’absence de menace.
Ils percevaient qu’il était possible
de vivre sans être en guerre.
Et cela s’inscrivait plus profondément
que n’importe quelle leçon.
Car les générations ne reçoivent pas seulement des idées.
Elles reçoivent des états.
Si un adulte vit dans la peur,
la peur se transmet.
Si un adulte vit dans la comparaison,
la comparaison devient naturelle.
Mais si un adulte vit sans rivalité,
sans urgence d’être plus,
quelque chose de neuf apparaît
dans la trame même du vivant.
Ce n’est pas une rupture brutale.
C’est un glissement presque invisible.
Comme si la citerne,
au lieu d’être un lieu de survie,
commençait lentement
à devenir un lieu d’apprentissage.
Et peut-être qu’un jour,
sans que personne ne sache exactement quand,
les enfants nés là
ne sentiront plus la paroi comme une limite
mais comme une mémoire.
À suivre...
 
Juan.
Modifié par Don Juan
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Membre, 63ans Posté(e)
orangine Membre 821 messages
Mentor‚ 63ans‚
Posté(e)
il y a 3 minutes, Don Juan a dit :
La Citerne et le Ciel (partie 5)
 
Il y eut un temps où certains comprirent
que la paroi la plus difficile à franchir
n’était pas celle qui montait vers le ciel.
C’était celle qui se dressait en eux.
Elle était faite d’anciens réflexes.
De sursauts rapides.
De peurs héritées de loin.
De ce besoin de prendre avant d’être privé.
Ces réflexes avaient permis à l’espèce de durer.
Ils n’étaient pas des fautes.
Ils étaient des protections.
Mais ce qui protège peut aussi enfermer.
Alors, au lieu de chercher une échelle,
quelques-uns commencèrent à observer en eux
ce qui les poussait à lutter.
Ils remarquèrent la contraction du corps
quand quelqu’un réussissait mieux.
La tension dans la poitrine
lorsqu’un manque apparaissait.
Le désir d’être reconnu
avant même d’avoir respiré.
Ils ne se condamnèrent pas.
Ils regardèrent.
Et à force de regarder sans fuir,
la contraction se relâcha.
Ce ne fut pas spectaculaire.
Il n’y eut ni miracle ni lumière soudaine.
Seulement un espace un peu plus vaste
à l’intérieur.
Dans cet espace,
le besoin d’exister plus que l’autre
perdit de sa force.
Le souffle devint plus libre.
Le pas plus léger.
Le regard moins inquiet.
Les enfants sentaient cela.
Ils ne comprenaient pas les mots.
Mais ils percevaient l’absence de menace.
Ils percevaient qu’il était possible
de vivre sans être en guerre.
Et cela s’inscrivait plus profondément
que n’importe quelle leçon.
Car les générations ne reçoivent pas seulement des idées.
Elles reçoivent des états.
Si un adulte vit dans la peur,
la peur se transmet.
Si un adulte vit dans la comparaison,
la comparaison devient naturelle.
Mais si un adulte vit sans rivalité,
sans urgence d’être plus,
quelque chose de neuf apparaît
dans la trame même du vivant.
Ce n’est pas une rupture brutale.
C’est un glissement presque invisible.
Comme si la citerne,
au lieu d’être un lieu de survie,
commençait lentement
à devenir un lieu d’apprentissage.
Et peut-être qu’un jour,
sans que personne ne sache exactement quand,
les enfants nés là
ne sentiront plus la paroi comme une limite
mais comme une mémoire.
À suivre...
 
Juan.

Bonsoir Bel écrit j'aime beaucoup :coeur:

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Membre, Forumeur confit, Posté(e)
Enchantant Membre 18 192 messages
Forumeur confit,
Posté(e)
il y a 30 minutes, orangine a dit :

Et si le monde devenait gentil et aimable…

C’est beau l’idéalisme d’un monde parfait, mais s’imaginer un seul instant que la nature humaine puisse durablement changer, reste une illusion absolue.

Mais chacun peut émettre des souhaits ou nous deviendrions subitement gentil et aimable, cela dit, orangine a  parfaitement le droit d'espérer en l'avènement d'un monde parfait !

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Membre, 53ans Posté(e)
CAL26 Membre 8 112 messages
Maitre des forums‚ 53ans‚
Posté(e)
il y a une heure, Enchantant a dit :

C’est beau l’idéalisme d’un monde parfait, mais s’imaginer un seul instant que la nature humaine puisse durablement changer, reste une illusion absolue.

Mais chacun peut émettre des souhaits ou nous deviendrions subitement gentil et aimable, cela dit, orangine a  parfaitement le droit d'espérer en l'avènement d'un monde parfait !

Un droit qui devrait s'exercer dans "littérature". La philosophie essaye de se creuser les méninges pour permettre les conditions du mieux (à défaut du vrai) en se frottant au réel. Pas en faisant des coeurs avec les doigts et en disant "ce serait bien si c'était bien". 

Modifié par CAL26
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Membre, 63ans Posté(e)
orangine Membre 821 messages
Mentor‚ 63ans‚
Posté(e)
Il y a 3 heures, Enchantant a dit :

C’est beau l’idéalisme d’un monde parfait, mais s’imaginer un seul instant que la nature humaine puisse durablement changer, reste une illusion absolue.

Mais chacun peut émettre des souhaits ou nous deviendrions subitement gentil et aimable, cela dit, orangine a  parfaitement le droit d'espérer en l'avènement d'un monde parfait !

Un monde parfait est impossible Il y a déjà des gens gentils et aimables sur cette terre je sais j'en rencontre souvent

Qeulques peronnes aimables de plus ne pourraient pas faire de mal à cette terre

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Membre, 41ans Posté(e)
Fhink Membre 777 messages
Forumeur expérimenté‚ 41ans‚
Posté(e)
Il y a 4 heures, orangine a dit :

Et si le monde devenait gentil et aimable…
Alors la voix parlerait un peu plus bas pour mieux écouter. Les gestes seraient plus lents, comme pour ne pas brusquer les cœurs fatigués. On laisserait passer, on pardonnerait plus vite, on demanderait comment tu vas vraiment. La différence ne ferait plus peur : elle deviendrait une curiosité joyeuse.

La gentillesse ne serait pas naïve, mais courageuse. Elle tiendrait tête à la violence sans lui ressembler. Elle choisirait la main tendue même quand le poing semble plus simple. Et peu à peu, sans bruit, le monde se transformerait : non pas parfait, mais habitable. Respirant. Humain.

Peut-être que ce monde commence chaque fois que quelqu’un décide, aujourd’hui, d’être un peu plus aimable que nécessaire.

Il ne tient qu'aux méchants de devenir gentils car ou sinon ils le paient comme les gentils sont récompensés.

Si les méchants se donnent le droit d'être méchants alors ils donnent le droit aux autres méchants d'être méchants avec eux. Ainsi inversement les gentils ne se donnent aucun droit d'être méchant donc même les méchants hésitent à leur faire du mal et même s'ils osent ils ne font que donner le signal aux autres méchants d'être mauvais avec eux.

Au final tous les gentils seront réunis entre eux à être gentils entre eux.

Et les méchants réunis entre eux à être méchant entre eux.

Aussi j'oublie le gentil a un outil qui est la justice qui met hors d'état de nuire les méchants sans les torturer mais cette justice ne peut rien contre le mal qui se retourne contre les méchants, ils ont mal pour avoir été méchant.

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Membre, Posté(e)
Orian Membre 918 messages
Mentor‚
Posté(e)
Il y a 4 heures, CAL26 a dit :

 Pas en faisant des coeurs avec les doigts et en disant "ce serait bien si c'était bien". 

Pour une rare fois, nous sommes d'accord, je crois même que la littérature pourrait tout aussi bien se passer des coeurs avec les doigts.... au mieux on devrait allumer des cierges et des batônnets d'encens et se coller des pagnes oranges pour être "couleur locale"...

il y a 53 minutes, Mite_Railleuse a dit :

Charité bien ordonnée commence par soi-même...

dis cela au gentil toutou qui va finir en famille trop super et qui va courir dans le grand parc des gentils chiens heureux aux pays des gentils gens....

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