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Ambre Agorn

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À propos de Ambre Agorn

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  1. "A ton avis, ma chérie, que faut-il aux plantes pour pousser?" "De l'eau, du soleil et de l'air" "Tu as oublié la terre, le sol. Sinon,où vont-elles mettre leurs pieds?" "Maman, moi je veux leur faire des câlins, alors je voudrai bien les avoir dans mon lit!" "Ca va être dur tu sais, je pense que ce serait plus simple que tu fasses ton lit dehors, non?" ...qu'est-ce que j'avais pas dit: j'ai dû mettre un oreiller sur l'herbe et veiller toute la nuit pour qu'elle n'ait pas froid! Et oui, il faut de l'eau: H²O pour une eau pure en chimie, mais avec des sels minéraux en réalité, du soleil pour la photosynthèse et de l'air pour respirer! Mais les plantes ne poussent pas en l'air. Pour comprendre, il faut revenir aux origines, parce que les origines aident à comprendre le présent mais ne définit pas le futur. La terre, il y a très longtemps (!) était recouverte d'une atmosphère épaisse et il n'y avait pas d'oxygène. Pourtant la vie est apparue (...on se sait toujours pas comment). C'était des bactéries dans les océans. Elles mangeaient des molécules qui flottaient autour d'elles. Certaines d'entre-elles prirent une couleur bleue (et encore là les raisons nous sont inconnues), ce sera les cyanobactéries ou algue bleue. Cette couleur bleue leur est venue quand elles ont inventé une nouvelle façon de produire de l'énergie: elles absorbaient les rayons du soleil pour transformer le dioxyde de carbone (CO²) de l'atmosphère et l'eau des océans pour les transformer en sucres. Suite à ça, elle rejetaient dans l'atmosphère du dioxygène (O²). ainsi fut créé la photosynthèse. Les cyanobactéries existent encore, la spiruline en est une. Je ne voudrai pas trop rentrer dans le scientifique, mais les cyanobactéries ne sont pas encore des plantes, parce qu'elles n'ont pas de noyau pour protéger leur ADN. Plus tard, d'autres bactéries conçurent un noyau pour protéger leur ADN, l'y enfermer. Ces bactéries (protiste) ne savaient pas faire de photosynthèse et étaient à la recherche d'énergie, de sucres. Elles chassèrent donc les cyanobactéries. Mais une fois avalées, les protistes trouvèrent utile de ne pas les tuer et passèrent un "pacte". "Toi, ma belle, tu me fourniras mon énergie et moi je te protégerai et je laisserai ton nom dans mon ADN". Ainsi commença le mariage pour le meilleur (le pire n'existe pas pour eux!). Ainsi est né la première plante! Ce mariage s'appela phytoplancton. Et le ciel devint bleu à force de recevoir le dioxygène que ces plantes créaient. [Pour plus d'info: plus l'océan est vert, plus il contient de cette algue, phytoplancton, et plus il est bleu moins il en contient. Comme je le disais plus haut, le phytoplancton se raréfie et cela à cause de l'acidification des océans, les changements climatiques...et de la disparition des baleines. C'est vrai que la baleine, le plus gros mammifère marin de nos jours, se nourrit exclusivement de...plancton qui est composé de phytoplancton (phyto=plante) et de zooplancton (zoo=animal). Mais les excréments qu'elle rejette, riche en azote et minéraux, est un engrais formidable et une ressource importante pour ce phytoplancton.] Mais voilà: toutes ces nouveautés et ce beau petit monde en pleine expansion rejetait évidemment trop d'oxygène et ça en devint un problème. Le problème étant la solution, certaines bactéries se réfugièrent au fond des océans sans lumière (donc photosynthèse impossible) et d'autres préférèrent recycler ces déchets problématiques et inventèrent la respiration. Car la respiration est le mécanisme inverse de la photosynthèse: consommation de sucres et de dioxyde pour rejeter du dioxyde de carbone. Ces nouvelles bactéries qui respirèrent s'allièrent en symbiose avec les algues. C'est ainsi que les plantes firent de la photosynthèse le jour et respirèrent tout le jour, mais surtout la nuit (pas de repos pour les braves) Tout ce beau monde formaient une bonne soupe de clones dans l'océan. Mais pour pouvoir s'adapter à des environnements différents, et conquérir toujours plus de place, l'ADN de certaines algues mutèrent et elles commencèrent à se mélanger à d'autres pour enrichir leur code génétique.
  2. @Annalevine Je sais, et quand je dis "je", ce n'est pas que mon mental. Je n'ai pas de mots pour le dire, parce que c'est une force qui me pousse. Je ne gère pas ce qui se passe, parce que c'est plus que moi qui parle, je ne suis qu'un instrument, mais je sais qu'il faut que je le fasse. Comme lorsque je vous dis que je vous entends appeler à l'aide, ce ne sont pas les bons mots, mais il n'y a pas de mots pour dire ce que j'ai capté. D'où tout le travail que j'entreprends...et j'avoue que je me sens aidée par votre compréhension au-delà des mots.
  3. @Annalevine Je me suis demandé ceci: est-il possible que je sois antisémite sans m'en rendre compte? Je n'en ai pas l'impression, mais alors comment se fait-il que vous ayez vu ça? Je me dis que si ça se trouve il y a un détail ou plusieurs qui vous ont sautés aux yeux et dont je n'ai pas conscience. Je ne veux en aucun cas laisser passer ça, et je vous serai reconnaissante de pointer du doigt ce que j'aurai pu dire allant dans le sens antisémite. Pourtant il me semblais que je comprenais petit à petit votre vision des choses, et que ce que j'avais compris de cette prise de parole du rabbin montrait justement que vous aviez raison quand vous disiez que...(je vais le copier pour être sûre de ne pas faire d'erreur) Et j'avais compris ceci de ce que vous disiez: les non juifs antisémites se font une idée du juif en général et c'est de cette idée-là dont ils ont horreur. Dans ce que disait ce rabbin, j'avais l'impression d'en comprendre la même chose: les non-juifs ne comprennent pas ce qu'est un juif, ce qu'il est avec son histoire, ses coutumes, sa philosophie, et que c'est l'idée qu'ils se font du peuple juif, basée sur certains individus, qui est faussée à la base. De toute façon les conflits sont toujours une réponse facile à l'incompréhension. Je ne veux pas me laisser aller à ce genre de raccourcis, encore faut-il que je sois consciente de tous les raccourcis. Bonne soirée Ambre "
  4. Ha! On est pas sorti de l'auberge! Freud, Lacan, Descartes et autre...j'avoue que je ne sais pas du tout de quoi ça parle! Je n'ai aucune culture de ce côté là et j'ai peur de donner des mots qui ne signifient pas la même chose pour vous que pour moi. Je sens les pièges et les coups arriver! Dans quoi je me suis fourrée? Je vais tenter de continuer en mettant sur le mot mental cette définition: le mental (est un mythe) est tout ce qui représente l'activité cérébrale du côté droit (cerveau gauche). Je ne parlerai pas de conscient ou d'inconscient, parce que je ne suis pas sûre d'avoir à les utiliser. Si c'est le cas...et ben j'aviserai et je répondrai aux questions! Je me permets une mise au point: si j'écris ici c'est pour me forcer à ordonner mes pensées en les soumettant à la lecture publique. Je me rends bien compte que j'ai un sacré "défaut" qui est celui de m'exprimer de façon ambiguë et qui porte à confusion. Il faut donc que je fasse le nécessaire pour tenter d'être plus précise et claire dans mes propos, et pour cela il n'y a que l'entraînement et la mise en situation de confrontation. Il faut que j'arrive à faire le lien entre ce que j'écris et ce que vous pourriez comprendre. Pour y parvenir, il faut que ma pensée soit le plus claire possible et ainsi je pourrai adapter les mots de mon répertoire pour être comprise. Je ne demande pas de bienveillance, car le conflit me met en zone d'inconfort et me force à utiliser toutes mes ressources.
  5. Le mental, vient du latin, mens: l'esprit. Besoin d'autre chose pour al compréhension du mot? C'est quoi les "autres instances éventuellement impliquées"?
  6. Hou! Ben alors il faut que je revois mon langage ou relire ce que j'ai écrit en prenant en compte votre point de vue, si vous en avez compris ça! Ma haine des juifs? Mais pas du tout! Mais loin de tout ça. Alors soit je me suis vraiment mal exprimée, soit vous êtes bouché (et je penche pour le fait que vous n'ayez pas du tout compris). Comment vous pouvez croire ça? Ho! et puis c'est bien inutile avec vous, vous êtes persuadé de ce que vous avancez et je ne fais pas le poids pour vous prouvez l'inverse de ce que vous avancez. A moins que...vous pensez que je peux essayer quand même? Lol! Ne croyez pas que je suis fâchée quand même, il arrive à tout le monde de faire une mauvaise interprétation et si c'est mon cas, je vous prie de bien vouloir reconsidérer mes propos et si vous pensez que ça en vaut la peine, peut-être pourrions-nous tenter la compréhension mutuelle? C'est fou quand même que ceux qui sont timides ont l'impression qu'on les regarde en permanence, ceux qui mentent ont toujours l'impression que les autres mentent, ceux qui arnaquent pensent qu'on fait pareil avec eux, etc. Pourquoi voyez-vous de la haine dans ce que j'ai écris? (bon, en fait si c'est ambigu, je comprends que vous disiez ce ci, et ça me met mal à l'aise) J'ai tenté, comme vous, de chercher pourquoi les juifs étaient souvent les boucs émissaires. Ce que je trouve sur le sujet ne représente ni ce que je pense, ni ce que je vis, est-ce que vous demandiez ce que nous on en pensait du" pourquoi les juifs sont les boucs émissaires", ou tenter de trouver une réponse historique, une réponse spirituelle, je ne sais pas quoi d'autre?. Je ne connais que très peu de juifs, et sans doute pas les plus représentatifs, mais eux non plus n'ont pas la réponse. Que ce soit des non-juifs ou des juifs, il y a deux camps: les pour et les contre. Veuillez bien admettre que je ne suis ni pour ni contre, j'aime les humains, c'est tout, juif n'est qu'un qualificatif comme noir ou citadin. Mais je ne peux pas nier le qualificatif juif à celui qui veut le porter, ça n'a aucun sens, de quel droit?
  7. Le mental. En regardant l'entraînement intensif de certains adeptes des arts martiaux et en voyant les résultats obtenus, j'ai tout naturellement pensé qu'il fallait à tout prix maîtriser son corps. Je trouvais intéressant l'impact des arts martiaux sur l'individu qui s'en trouve changé physiquement et mentalement (suivant l'implication bien sûre). Une vérité, une fois qu'elle est perçue à tendance à s'auto-alimenter, et tout ce que nous percevons à la lumière de cette vérité nous conforte en elle. Pour tester une vérité il faut la vérifier, la maintenir tant qu'elle résiste à toute vérification et l'abandonner dès qu'elle trouve sa propre limite. J'ai alors tenté d'adapter le processus de maîtrise corporelle sur mes gestes au quotidien. Je ne dis pas que j'ai fait les bons mouvements, mais en tentant une telle chose, ma vérité s'est effritée. En effet, pour induire une maîtrise quelconque il faut intervenir sur le mental. Tout semble passer par le mental, mais c'est une erreur à ne pas faire, car ce serait limiter notre vie au seul mental. Le mental est notre force par rapport aux animaux, mais nous n'avons pas encore découvert l'utilité de l'outil "mental", et nous en avons fait une clé, celle qui nous ouvre les portes de la jouissance sans modération. Le mental est devenu notre maître au lieu de rester l'outil de notre évolution.
  8. Ce n'est qu'une vision partielle de notre existence. Qui avez-vous dû bouffer/tuer pour vivre? Le mental est ce qui nous fait croire que nous somme supérieurs aux animaux. Le mental est un gardien, c'est à dire qu'il a la capacité de nous maintenir en vie malgré le peu de défenses physique que nous possédons. Le mental est ce qui nous sépare de l'animal. En nous séparant de lui, nous aurions dû évoluer, mais le mental est devenu un maître, non plus le garant de notre intégrité physique qui devait nous permettre d'évoluer. Bloqués dans notre évolution, il est facile de penser que ça n'en vaut pas la peine, et c'est vrai, parce que, comme tu dis, posséder des atouts et agir comme des bêtes n'est pas acceptable. Pourquoi ne pas se poser la question suivant: de qui sommes-nous le spectacle?
  9. Alors, rentrons dans le concret! Je vais garder mon petit bout de terre pour continuer ce que j'ai commencé: un petit paradis de jungle, où couleuvres, crapauds, campagnols, musaraignes, martres, pies, et autres insectes ont élu domicile et dansent en se régalant de ce qui s'y trouve. Ce coin de culture se trouve dans une clairière, sur-élevé et en terrasses à cause du marécage l'hiver. Depuis l'année dernière j'ai commencé à le passer en verger. Le temps de transition me servira à multiplier quelques plantes perpétuelles tels les choux Daubenton, fraisier, oseille-épinard, blette, ail des ours, asperges, rhubarbe, pimprenelle, ciboule-ail, ciboule de Chine, Ciboulette d'Afrique, lupin, consoude, et profiter de celles qui se ressèment toutes seules: salades en pagaille, arroche rouge et blanche, chénopode, bourrache, soucis et calendula, tournesol et capucine, pavots et coquelicots, etc... J'y ai donc installé pleins d'arbres fruitiers qui poussent spontanément et quelques-uns que j'ai semé ou planté. J'y ai aussi installé des petits fruits et des "fournisseurs de mulch" (je les taille régulièrement pour qu'ils me fournissent une couverture pour le sol.) Les avancées que j'ai faites sur ce terrain sont les suivantes: Je me suis prouvé qu'agir contre la nature est contre productif, et qu'il faut aller dans son sens. J'ai maintenu un faune très intéressante et ai fait revenir crapauds et grenouille. J'ai une femelle couleuvre qui loge à l'année et fait des petits chaque année. Je me suis entraînée aux semis en tout genre, la rotation des cultures, les besoins de chaque plante en place et eau, leur périodes et leur temps de végétation et ai découvert que j'ai vraiment la main verte! J'ai appris l'importance des arbres au milieu d'un potager, et les bienfaits non négligeables des plantes perpétuelles. Liste non exhaustive... A partir de cet automne, j'aménage un nouveau bout de terrain, avec nos alpagas et nos chèvres en voisinage! Maintenant commence le design de ce que je vais y faire... Vous avez l'art de souffler le chaud et le froid! Cela dit je savais déjà que cette réponse-là soufflerait du froid, et quand vous soufflez le froid, c'est que je vous ai touché, ou plutôt que vous vous êtes laissé touché parce que vous réagissez de façon très rationnelle. Je ne sais pas jusqu'où je peux aller et ce que vous pouvez encaisser, mais si vous en avez assez n'hésitez pas à faire le "despote"(!), vous ne pouvez plus vraiment me malmener! Et si vous pensez pouvoir encaisser, j'ai quelque chose à dire qui pourrait peut-être ne pas vous plaire, ou tout le contraire!
  10. Tu as raison: malsain était mal choisi, je pensais plutôt à quelque chose qui s'approcherait plus du sadisme sans en être aussi radical, un petit côté piquant désagréable, mais pas trop. Tout le monde est convaincu de ce qu'il pense, seulement tout le monde n'a pas forcément les facultés à exprimer ce dont il est convaincu. On en revient toujours au même à un moment quand je parle avec toi: si, l'amour ne voit pas les défauts. Je ne dis pas qu'il ne voit pas ce qui bloque ou diminue l'autre, mais pour lui ce n'est pas "défaut/qualité", c'est juste une opportunité de s'améliorer, une vision offerte sur ce qui cloche en nous-même, et non pas un critère pour améliorer l'autre. Ce n'est pas tant sur le principe de ce que tu dis que je bloque mais bien sur le sens des termes employés et l'esprit qui s'y cache.
  11. On est dans le rayon "amour et séduction"! Je n'ai pas beaucoup rencontré de post parlant de l'amour sans qu'il soit question de séduction ou de choix d'une personne mieux que toutes les autres qui aura l'honneur de partager notre vie. Tous les hommes et femmes auront de quoi se rebeller à ce que dit @hell-spawn, parce que les femmes pourraient dire que l'homme n'est qu'une bête superficielle et l'homme reprocher aux femme d'être passive. Les reproches pourront être inversés suivant les cas. Il n'est question que de haine dans tous ces sujets traitant de qui vaut plus que l'autre, où est la personne qu'on pourrait montrer du doigt, quel est l'élu qui rendra tout les autres jaloux et malheureux, etc... Mais il est sans conteste un don qu'Hell nous montre en continue: celui de se maintenir en phare pour attirer toute l'attention justement en attisant les bassesses humaines. Je ne dis pas qu'il est ainsi, je dis juste que c'est le rôle qu'il tient ici. Et c'est génial dans le sens où il sait pertinemment poser le doigt sur la plaie purulente. Il faut un moment ou un autre parler de fange, car nous avons tous les pieds dedans quoiqu'on en dira. Si ses sujets sont révoltants c'est que nous avons de quoi réagir, et c'est parfait parce que sinon il serait étonnant que personne ne réagisse à ce genre de provocation. Seulement les réactions sont souvent mal placées, et la volonté générale est de vouloir humilier de façon plus ou moins cinglante l'auteur du topic. Mais à chaque fois on en fait que le conforter dans ce qu'il avance. Et, en plus, je suis persuadée que quelque part Hell fait ses sujets parce qu'il est désabusé et qu'il aimerait ne pas penser ce qu'il écrit, qu'on lui prouve qu'il se trompe. Mais j'avoue qu'il ne se trompe pas, c'est juste qu'il généralise et que c'est révoltant de se sentir autant humilié et sali.
  12. Sûrement pas: c'est que du théâtre! Les mots ne sont fait que pour la séduction, le mensonge et la politique! Ta vision étriquée du monde et surtout des femmes rend ton jugement assez malsain et surtout révoltant! Mais c'est justement parce qu'il est révoltant que j'ai voulu y répondre de façon poétique: un peu de douceur pour mettre du baume sur les blessures que tu ouvres sur ton passage, et pour les tienne aussi. Tellement de personnes pensent comme toi et font perdurer ce qu'ils nous reprochent à nous les femmes, et maintiennent ainsi une certaine rivalité qui semble donner une valeur à certains et dévaloriser les autres. Les hommes ne sont jamais content quelque soit les efforts que l'on fournit. Il en va sans doute de même pour les femmes. En tout cas pour ceux qui ont des idées bien arrêtées sur ce que sont les autres. Ce ne sont pas les femmes que tu as aimé ou que tu aimes, c'est toi-même au travers d'elles. L'amour ne conçoit pas de défaut, car la vision d'un défaut est le premier niveau de la haine.
  13. Non, c'est génial! Je connais ce sentiment de n'appartenir à aucun endroit et je le cultive, parce que c'est l'amorce du détachement. Je me rend bien compte qu'il y a une partie de ce que je dis que vous ne comprenez pas. Peut-être que ça ne vous éclaircira pas, mais je vais tenter. Avant ma venue, il y avait des "gens du voyage", des nomades littéralement. Ils avaient un petit cirque ambulant. Un jour il sont passés devant chez nous et nous ont demandé un bout du parking pour stopper leur caravane pour la nuit. La nuit à duré plusieurs années. Ils ont même construit leur kiva avec l'aide de tous. Leurs enfants ont partagé chaque arbre et chaque fruit, les adultes ont partagé chaque tâche et chaque instant qu'ils rendaient possibles. Mais tout le monde savait qu'un jour ils partiraient, même si eux pensaient avoir trouvé l'endroit qui leur permettrait de se fixer. Mais ici rien n'est fait pour se fixer, les gens vont et viennent. Ils sont en effet reparti sur les routes, mais ils savent que quelque part, il y a une terre qui n'est pas à eux, des gens qui les acceptent tels qu'ils sont, un esprit qui survit aux personnes. Il ne tient qu'à eux de faire vivre cet esprit ou de l'abandonner sur le bord de leur vie. La terre reste où elle est, et nous ne sommes tous que de passage et le temps et l'endroit n'y changeront rien. Même s'il paraît que nous y habitons, nous sommes tous conscient que ce n'est qu'un rôle, qu'un passage sur une scène où le seul défit est de s'investir sans se ménager et sans retenue. L'endroit n'y est pour rien, la terre n'y est pour rien, l'esprit fait tout. Je suis arrivée ici et je sais que je dois cultiver ce bout de terre: c'est mon rôle, celui que j'ai choisi ici et maintenant. Mais si je devais tout abandonner je le ferai sans hésiter une seule seconde, car je sais que je peux être amené à ça, j'ai abandonné le dessins et toutes mes affaires de cette façon. Demain pourra tout aussi bien m'apporter un changement radicale que l'esprit ne changera pas: je ferai ce qu'il y a à faire, nous ferons ce qu'il y a à faire avec le même désir de perfection dans l'action, le même désir de servir le monde sans se ménager. Et même si j'étais seule, je ferai vivre cet esprit du mieux que je pourrai. Quelques personnes qui ont vécu ici un jour, un an, 5 ou 10 ans, ou plus, ou moins, sont parties et maintiennent ce lien malgré l'éloignement et leur mode de vie. Parfois on revoit quelques-un d'entre eux, et la rencontre est tout à fait extraordinaire. C'est pour moi un moment suspendu. Je "vois" les gens à nu sans qu'ils aient besoin de parler. D'ailleurs je suis plus à l'aise dans le silence et l'observation, même si je suis capable d'être tout à fait charmante! Nos liens ne sont plus ceux que l'on connaît habituellement: la terre, la patrie, les souvenirs, le travail, la famille, les amis, les connaissances, les ancêtres, les racines. Non, nos liens sont tissés dans l'inconnu et, même si l'on est loin de l'idée qu'on se fait du chemin, nous sommes tous dans la même direction. C'est cette volonté qui nous lie et rien d'autre. S'attacher les uns aux autres est une erreur qu'on a du mal à ne pas faire. Cet endroit est ouvert à tout ceux qui ont le désir de se remettre en question, mais il faut savoir qu'on en ressort changé de façon plus ou moins profonde suivant le degré d'implication personnelle. Encore une fois je sens que je joue avec le feu, mais parfois je tombe vraiment juste: je sais ce qui vous préoccupe, et pourquoi vous ne vous comprenez pas. C'est prétentieux? Pas tant que ça , vous avez tout dis et j'ai écouté. Mais est-ce vraiment le pourquoi de ce que vous êtes qui et important ou ce que ça va faire de vous? Revivre en détail les souvenirs pour les rendre à la mémoire collective est un exercice difficile au début, mais qui libère des schémas réactionnels qui se répètent dans notre vie.
  14. Sérieusement Hell-spawn, qu'est-ce que tu cherches? Le défaut de la femme en sexualité ou en amour, mais comment peux-tu généraliser un défaut à placer sur chaque femme? Ou alors tes expériences t'ont-elles à ce point blasé? Si tu veux du porno à la maison, paie et soit bon prince. Tu ne trouveras peut-être pas la meilleure du premier coup, mais si tu n'es pas radin, je suis sûre que tu peux faire naître une vocation qui te siérait. Si tu veux de l'amour, aime et soit bon prince. Tu ne trouveras peut-être pas la meilleure à ton goût, mais tu découvriras sans doute une nouvelle saveur. Si tu trouves les femmes passives c'est que tu n'utilises pas les bonnes méthodes pour les réveiller, ou que tu n'as pas les atouts pour éveiller la flamme. Si tu connaissais les fleurs tu serais étonné de savoir le nombre de ruses qu'elles utilisent pour palier au fait qu'elles ne peuvent pas se déplacer. Elles se servent des insectes à leur insu. Elles jouissent sans que le "mâle pollinisateur" ne se rende compte de rien. Elles sont passives ou alors elle sont trop subtiles? La femme inerte? Mais enfin, Hell, tu n'es pas sérieux quand même! Inerte? Inertes les lèvres fines qui n'en finissent pas d'être desséchées par cette respiration saccadée et qu'une langue vient humidifier le plus discrètement possible pour en pas paraître grossière? Inertes ces joues rosies par tant d'émotions de plus en plus dures à contrôler? Inertes ces tempes qui battent et se perlent d'une caresse de sueur? Et ces yeux, ces lacs de feu où l'homme se noie pour y être sauvé, inertes disais-tu? Inertes ces main nerveuses? As-tu vraiment trouvé inerte le galbe de ces mollets? Et que dire de la ligne tellement parfaite de ces hanches, la courbure tout en douceur et finesse de la succession de ces monts et ces vallées, ces formes tout en rondeur, inertes? Inertes ces odeurs si différentes d'une à l'autre? Inerte cet élan retenu tout juste et à grand peine? Hell-spawn, que faut-il te prouver de plus? Les yeux ne voient que ce qu'on veut bien voir, laisse les femmes vivre dans tes yeux et tu verras qu'elles se dégèlent, laisse-nous une chance de te surprendre en plaçant la barre à notre niveau, si tu es trop haut, courbe la tête fier Sicambre, si c'est trop bas change de point de vue. Si tu veux être aimé il faut d'abord que tu t'aimes. Si tu veux de la fougue, sois fougueux, mais pas brutal.
  15. Il y a un rôle pour chacun d'entre nous. Mes actions sont un chemin pour un ailleurs, un autre temps qui n'est pas encore venu. Mais pour qu'il y ait une certaine cohérence, je ne pouvais pas laisser des liens ici et maintenant. Paradoxalement, c'est en rapprochant et en revenant aux racines que je peux me libérer de celles-ci. Il faut faire le chemin inverse pour pouvoir retrouver les chaînes et les délier. C'est pour ceci que mes souvenirs remontent, que mes connaissance se gravent pour que je puisse les oublier et partir les mains vides vers l'inconnu. Il faut que je me libère de la maternité de mes actes, de mes souvenir et que je rende à la mémoire du monde ce que j'ai pu récolter. C'est la seule façon pour se libérer des attaches qui nous maintiennent dans l'immobilité grouillante et étourdissante de notre vie animale. Mais il y a tellement de façon de voir le monde. Il n'y a pas de bonne ou mauvaise manière, il n'y a que niveaux de conscience, des niveaux de prise de conscience. Perdre ses désirs personnels et l'emprise de sa propre importance pour servir le monde est la seule façon pour tenter le voyage de l'autre côté du miroir. Il n'y a pas de bonnes ou mauvaises façon d'y arriver, il n'y a que le sens de l'intention qui peut faire la différence. Moi je suis issue d'une culture sédentaire, mais là où j'ai atterri, ils ont une culture nomade, tout comme vous. Chez eux on rencontre des Koubilaï, Koaï, Djebe, Tate et Wakan (culture Lakota), Tapale, Témundjin (culture Mongole) et autre. On vit dans des maisons kiva (culture Hopi). Mais rien ne nous retient, car rien ne nous appartient dans nos têtes, mais nous sommes responsables de tout et de tous. Je côtoie votre sosie qui a 25ans! J'ai mon sosie qui en a 50. Il y a celui, ceux, celle, qui a toujours raison et qui veut toujours aller de l'avant et agir. Il devient parfois irascible et bougon quand il se rend compte de l'écart qu'il a avec les autres. Il peut paraître froid et distant, mais un cœur d'or se cache sous cette carapace de glace. Il est chiant et casse pied, mais c'est celui qui peut-être extrêmement précieux pour les prises de décision. Il donne souvent la direction. Une bise glaciale, une lame tranchante et sûre. Il y a celui, ceux, celle, qui est érudit et apprend tout, collectionne tout les savoirs...et les objets, a une mémoire compulsive extraordinaire, mais qui est assez effacé et toujours en retrait. Il est un peu rigide mentalement, mais c'est un hors paire pour jongler avec les mots, les concepts et les formules mathématiques. C'est lui qu'on va voir pour apprendre quelque chose, ou besoin d'un bon outil! C'est une bibliothèque ambulante, un gardien du savoir. Un vent fort et soutenu, qui absorbe, qui vous désarme. Il y a celui, ceux, qui est chaleureux, qui vient toujours le premier vers les nouveaux-venus. Il accapare facilement l'attention et est un organisateur des plus doué. Il sais gérer les questions d'organisation comme personne d'autre. Mais quel bavard, quelle mise en scène quand il parle, raconte les histoires. Il ne les raconte pas, il les fait vivre, et, même si elles étaient tout à fait banales, elles prennent dans sa bouche un tour et une saveur inattendue. Un tourbillon de vent chaud et moelleux qui vous emplit les oreilles Il y a celui, ceux, celle, qui est insaisissable, incompréhensible. Il peut faire peur pour celui qui est accroché à sa raison! Il a une façon de parler qui déstabilise continuellement, il sape la raison de toute personne essayant de parler avec lui. Il ressemble à un puits sans fond d'où monte des plaintes qui donnent la chair de poule. On pourrait facilement dire qu'il est fou. Il est déconnecté et seul l'intéresse le brouillard! C'est un vent qui hurle dans la nuit. Et puis il y a celui, ceux, celle, qui est, tour à tour, chacun des autres. Je pourrai décrire chacun d'eux sur des pages et des pages, ils sont tous extraordinaires, non pas dans la forme qu'ils ont, mais dans la direction que nous avons tous choisi: la voie du guerrier (référence à la culture toltèque). Ici nous cultivons l'homme futur, celui qui n'est plus seulement un animal, avec chacun sa méthode, sa capacité et son talent. Peut-être vais-je regretter d'avoir écrit ça, mais j'ai rêvé vous y voir au milieu de nous.
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