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Ambre Agorn

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Tout ce qui a été posté par Ambre Agorn

  1. Ambre Agorn

    Ce que j'ai fait

    Et pourquoi le principe de la silice dans la pâte, comme pour la pâte égyptienne, n'est pas plus utilisée? A moins que ce soit mes oreilles trop sélectives, autant la fabrication de l'émail, et du biscuit, j'avais déjà entendu parler, autant une seule cuisson pour avoir le résultat émaillé, je n'avais jamais ouïe dire
  2. Ambre Agorn

    Ce que j'ai fait

    Ce sont des commandes, ou tu décores ton atelier? Les 2 statuettes, on dirait des bouchons d'emphore, c'est ça?
  3. @Engardin Ha ha ha! Je crois que tu aimes rire, et que tu es un tendre! Je me rends compte que c'est assez nébuleux et pas très clair, et pourtant tu y as trouvé de l'intérêt! J't'aime bien toi!
  4. Ambre Agorn

    Qui a planté...

    J'en ai chez moi qui ont maintenant plus de 10 ans ... mais je ne suis pas vers Marseille! Je suis dans le Massif central à 900m d'altitude, avec une moyenne de précipitation à l'année de 900mm! Pour la floraison, c'est vrai qu'elle est magnifique et mellifère. Pour ce qui est des fruits, mes arbres commencent à manquer de lumière et ne sont pas du tout entretenus, alors les baies ne sont plus trop accessibles pour mes bras. Ils font des fruits que j'ai goûté mais qui n'étaient pas très charnus, et cela fait plusieurs années que je n'en ai plus goûté: les baies sont mangées par les oiseaux bien avant que je puisse en prélever, c'est pour cela que je n'ai même pas essayé d'en ramasser avec un escabeau! Chez nous, ils supportent aisément le froid et le chaud, c'est à dire du -20°C, de la neige et du 30°C. Cependant je ne connais pas les chaleurs de Marseille
  5. Tu as rejoint ma solitude. Non pas. Tu as éveillé l’air autour de mon aura. Je chantais, « run aways, turn aways, run aways, turn aways, run aways » Une fente lumineuse dans le temps, un espace hors de la lourdeur de l’instant présent. Un pas de danse dans le monde immense et verdoyant de mon imagination aux limites brumeuses. Des notes lâchées dans un ciel bleu, des notes s’entrelaçant pour faire un tourbillon aux couleurs de l’arc en ciel, des notes s’enroulant autour des cordes du violon, bercées par l’archet caressant, sautant les rochers couverts de mousses étrangement lumineuses, s’enlaçant au vent changeant et revenant se marier à mes pieds aux ailes légères. Ton pas marqué s’immisça dans la légèreté du tableau, suspendant la note dans ma gorge, mettant en pause la foisonnante création de ce monde de promesses, éveillant la curiosité de mon corps somnolent paisiblement dans le rythme délassant de mes pas de danse. Doux moment emplit d’une réalité qui ne s’est pas encore cristallisée, qui ne s’est pas encore décidée. Comme le passage d’un seuil, seule réalité qui peut unir deux monde. Tu as trouvé le passage en m’accordant ton intérêt, intérêt que je voulais voir naître. Qui trouva l’autre ? Mais rien n’est acquis. Et la porte se refermera, le tressaillement s’apaisera, ton pas marqué se retirera un peu moins lourd, et une nouvelle pierre précieuse ornera mon imagination aux limites brumeuses…
  6. Ce n'est qu'un point de vue, parfois il faut juste considérer le point de vue inverse (assez simple à imaginer, étant donné notre grande capacité à percevoir les contrastes plutôt que les détails) pour ébranler le point de vue habituel (ou faire le poirier contre un tronc d'arbre). Je suis une personne tranquille, c'est un argument de moins pour la planification de votre disparition. Restez un peu, et peut-être retrouverez-vous un peu de tranquilité!
  7. Ambre Agorn

    Ce que j'ai fait

    Ca donne bien, non? J'ai un peu de mal avec le style (surtout le cerf), mais je suppose que c'est pour rester dans le thème
  8. Ambre Agorn

    Conscience matricielle

    Je suis d'accord par rapport à la raison. Cependant, à partir de la quatrième partie, tu fais un "pari" (j'appelle pari une hypothèse qui, si on l'applique vraiment, donne une direction à toute une vie), tu prends parti et pose une hypothèse. Alors, ok, tout se tient de bout en bout parce que c'est ordonné et rationnel, mais si on fait un autre pari, et qu'on part sur une autre hypothèse, potentiellement tout se tiendrait aussi. D'ailleurs j'ai compris ce que tu avais écrit parce que justement quelqu'un venait de me faire ce genre de raisonnement, mais en suivant une autre hypothèse. Tout se tenait aussi, mais ça prend une autre direction.
  9. Ambre Agorn

    Conscience matricielle

    Ho! Je crois que j'ai compris!!! Mais en fait, tu parles tellement, de mon point de vue, de façon scientifique (tu dois avoir une formation scientifique, non?), que je n'avais pas capté que tu parlais d'une intuition, d'une sorte de moteur intellectuel (j'espère que j'utilise les bons mots!) qui dépasse très largement les sciences et même ce qu'il y a en étude.
  10. Ambre Agorn

    Ce que j'ai fait

    Ho! Je le vois trop tard, non? Tu l'as cuit?
  11. Vu ton amour pour la langue, cela ne m'eut pas trop étonné (mais j'aurais été admirative) que tu eusses pu sortir quelques phrases dans la langue de Démocrite! J'ai une soeur qui est agrégée de grammaire et donc de latin et grec ancien... entre autre. Alors j'ai la naïveté de penser que c'est accessible!
  12. Ambre Agorn

    Nostalgie

    J'ai imaginé être une étoile, témoin d'une explosion que j'éclairais... Merci pour cette image et ta curiosité. Premier niveau de lecture (ce à quoi je pensais quand je l'ai écrite): ce qu'on apprend intellectuellement est une sorte de bruit de fond, sans forcément de forme, des choses que l'on répète sans trop se poser de question d'où ça nous vient, etc. Incarner une connaissance prend une dimension plus impliquée, une réalité plus dense. C'est un petit peu comme la différence entre la théorie et la pratique. Et puis, on pourrait enfoncer d'autres portes: Qu'est-ce qui naît avec nous? Et puis, n'avons-nous pas en quelque sorte plusieurs naissances? On pourrait aussi concevoir naître avec quelque chose qu'il nous faudrait découvrir, comme un pan de nous qui nous est voilé, ou quelque chose qu'il va nous falloir activer, faire sortir de sa dormance. Etc...
  13. Ambre Agorn

    Nostalgie

    "Foyer originel"? Tu parles de l'Anatolie comme berceau originel de la langue indo-européenne? ci c'est le cas, je n'ai pas bien compris le rapport? Une autre question à laquelle je n'ai pas donné de réponse définitive: peut-on ressentir (ou peut-on nommer cela de la nostalgie) de la nostalgie quand on remémore un passé qu'on n'a pas vécu, mais dont on garde forcément des traces dans nos cellules?
  14. Ambre Agorn

    Nostalgie

    Dans sa tête, la représentation de soi ne vieillit jamais. Ce constat de la continuité et de la constance d'une partie de soi me paraît être problématique de temps en temps quand le passé, différent du jour d'hui, s'impose et s'invite comme un anachronisme pour cette entité protectrice de la continuité de notre être. J'hésite: la nostalgie, c'est le pont qui met à jour, qui rétablit certains liens qui s'effacent ou qui devraient s'effacer? Ou alors la nostalgie est un chemin du passé qu'on avait mis de côté et qui remonte car quelque chose se présente comme possibilité à saisir? Intéressant! Tu veux en dire plus? Pourquoi la nostalgie est plus douloureuse quand le présent est difficile? Quel est ce piquant qui t'intéresse?
  15. Ambre Agorn

    Nostalgie

    C'est vrai, je me suis posée la même question: émotion, sentiment? Je pensais aussi à ce "pas de côté". Un espace-temps qui se déploie en parallèle, comme un pont reliant deux réalités. J'ai une hypothèse: selon mes observations, la mémoire n'est pas un stockage fixe de souvenirs. C'est comme un réservoir vivant d'épisodes qui, s'ils sont rappelés ou revisionnés, se modifient et modulent suivant les yeux qui les regardent, l'âge ou la maturation de celui qui regarde, que ce soit celui qui les a vécu ou celui qui en a été témoin, etc. Quelqu'un un jour m'avait dit: "Avec le temps presque tous les souvenirs deviennent bons". J'ai trouvé ça fascinant, parce que j'ai testé, j'essayais de me rappeler pleins d'épisodes qui avaient été "malheureux" sur le moment. Et plus j'en remontais plus je me sentais heureuse, amusée. C'est peut-être le fait de se remémorer ces tranches de vie qui fait cet effet. Et puis facilement la nostalgie apparaît: ne serait-ce pas constater la richesse d'un temps passé qui se présente dans un temps présent? Plus exactement, le présent semble dense, rempli de pleins de choses, alors que ce passé ne remonte que par épisode plus riches, ne remonte que les moments importants en tronquant tous les moments pauvres où la courbe d'intensité était bien moindre? Un petit clin d’œil de la vie!
  16. Ambre Agorn

    Nostalgie

    Ne serait-ce pas plutôt déjà de la mélancolie à ce stade? Je parle de l'appel qui s'impose à soi qui nous fait ressentir une petite pointe d'inconfort, un pincement, en même temps qu'une douceur chaude qui impose une sorte de repli de la surface où l'on a coutume de maintenir notre attention sur le quotidien, pour nous projeter dans un espace reconnu. Je parle de l'instant qui est à la croisée du passé et du présent, entre ressenti physique et psychique. L'instant où l'émotion naît et n'est pas encore joué sur la scène sociale, cet instant où il n'est question que d'une histoire entre soi et un espace plus grand que ce qu'on conçoit d'ordinaire comme étant soi.
  17. Ambre Agorn

    Nostalgie

    Douce amertume que la nostalgie. Cet appel lancinant d'un passé remonté de profondeurs cachées. Un doigt du présent posé sur une corde tendu au loin, suspendant un instant au-dessus de la malle à trésor de la mémoire, des mémoires. Un pan de vie ancienne, une bulle de mémoire organique qui vient crever à la surface de la conscience en répandant un parfum lancinant, attendrissant et plein de vie murmurée. La nostalgie, qu'est-ce? Quelle est-elle? Un trouble intellectuel, psychique, psychologique? Est-ce un appel de la mémoire? Est-ce un équilibrage entre le passé et le présent, une mise à jour qui s'impose? Une invitation à se rappeler? L'injonction d'un passé qui ne peut s'évanouir?
  18. Bonsoir Fraction Même si tu n'as pas la référence précise, je suis curieuse: tu peux en dire plus? (Sur le youtubeur ou l'expérience, autre...) Merci
  19. En fait, c'est le titre qui m'a interpelé plutôt que cette phrase. Je suis intéressée par les ondes sonores, lumineuses, mécaniques, cérébrales, etc. et leur influence sur le cerveau humain, et le monde du vivant en général. Il y a une donnée qui est presque inséparable de la fréquence, c'est le rythme. Hors le rythme ne peut exister que s'il y a cette relation au temps, ou à la mémoire. En serait-il de même pour le son, d'ailleurs? Qu'il soit intellectualisé avec une flèche allant du passé vers le futur ou du futur vers le présent, le temps n'es reste pas moins une perception qui n'est pas uniquement humaine parce que le rythme est perçu par différentes espèces animales, et végétales
  20. Quelque part dans le sujet, j'ai lu que la "nature" n'était pas du tout anarchique. Hors je conçois qu'elle soit régie par des lois très strictes (je n'avais pas en tête que les lois ou les règles étaient contradictoire avec l'anarchie), mais pour autant il n'y a pas de chef d'orchestre, mais il y a des "chefs" au sein des espèces organisées hiérarchiquement. J'ai lu aussi quelque part (malheureusement je ne sais plus où, ni les termes exacts) que la vision de la loi du plus fort appliquée à la nature était une vision typiquement issue d'une société où une telle constante règne. Dans les sociétés où la loi du plus fort n'est pas au goût du jour, alors la nature apparaît comme un lieu où règne l'entraide, ou la complémentarité. Ce que j'en comprends, c'est que nous avons tendance à retenir les aspects qui nous semblent familiers ou qui nous sautent aux yeux. Pour en revenir au sujet, je me suis demandée si, au lieu d'être une utopie (une idée vers laquelle tendre), l'anarchie ne serait pas une nostalgie (un regret pour quelque chose de perdu). Mais c'était une idée pas du tout travaillée, et qui n'a pas vraiment de pertinence au final! Je pensais que la démocratie était aussi une utopie, mince alors!
  21. Peut-être ne verrons-nous jamais l'anarchie régner en tant que fonctionnement d'une société ou d'un peuple entier. Mais peut-on admettre que des élans d'anarchie ou de révolution ou toujours été les précurseurs d'amélioration/remise en question sociale? L'identification d'un mal-être social quand il est partagé par un grand nombre aboutit en général à un remous plus ou moins violent ou radical, qu'il soit sous bannière anarchique, bannière libertaire ou égalitaire, bannière de conquête, etc. L'anarchie ne pourrait-on la comparer à l'ordre naturel, l'ordre duquel nous semblons vouloir nous éloigner depuis que l'humain est humain? Alors ne serait-ce pas parler de façon nostalgique lorsque nous rêvons d'anarchie?
  22. Peut-être que l'anarchie de n'importe qui n'est qu'une étape de maturation. Alors qu'elle soit de Ferré, de Brassens ou de Don Juan n'a d'importance que pour ce qu'elle revêt pour l'acteur lui-même et leurs témoins peut-être. L'anarchie est-elle un modèle de société en soi, ou plutôt une utopie sociétale? Est-ce un doux rêve qui sert d'émulation (sauf si le terme englobe le sens de concurrence)? Peut-être l'anarchie ne peut-elle exister qu'à l'échelle individuelle, et non pas comme un but, mais comme une étape de remise en question de ses propres maîtres, une introspection et une analyse utile pour mettre de l'ordre dans ses dossiers!
  23. Ambre Agorn

    La Réparation

    Qu'est-ce qui a fait "tilt" pour que tu veuilles aller le voir? Tu as vu la bande annonce? tu en as entendu parler par d'autres? C'est le pays, de Taïwan? Autre?
  24. Bonjour Loufiat Je suis ignorante de comment se développe le concept de vérité (même si je suis amplement capable de former des hypothèses), de comment il est initié dans le petit d'homme, comment il agit ou est agit, comment cela construit ou participe à la construction de sa psychologie, de son histoire, etc. Quand je vous lis, je ne peux qu'accepter ce que vous dites parce que je n'en sais rien, ou alors que cela ne me semble pas choquant ou dénué de sens. Mais je n'ai pas la capacité à y accorder crédit, parce que je n'ai pas les moyens de mesurer leur pertinence, alors cela me fait l'effet d'hypothèse. Sans doute est-ce ainsi que vous soyez vous aussi les choses, je me trompe? Je peux saisir la limitation de la vérité en la parole, parce que je suppose que cela s'appuie sur le fait que pour dire quelque chose de vrai il faut un gosier pour en faire sortir les mots, et que l'initiation à dire des mots ne se fait que par l'intervention d'un autre. Comme j'ai encore des doutes quant aux limites que vous mettez dans "la parole", je garde des réserves et éprouve encore le besoin de préciser les choses. Par exemple je suppose que la gestuelle du sourd ou muet rentre aussi dans ce que vous nommez parole, pour autant est-ce que la gestuelle, le langage corporel entre dedans? Qu'en est-il aussi de la relation de soi à soi (le discourt intérieur), de la relation entretenue avec l'environnement? On ne peut plus vraiment entrer ces relations en la parole. En fait, lorsque j'ai parlé de relation, c'est que son champ me paraissait bien plus ample que seulement celui de la parole qui ne peut englober que les relations d'humain à humain. Or, rien que la pensée me semble bien plus vaste que le champ de la parole, et que le critère de vérité, même s'il on accepte qu'il est initié par la parole vu que nous sommes humain et donc doué de parole, entre aussi dans ce vaste champ et dépasse donc celui de la parole. Et que dire du champ ouvert quant aux relations que nous entretenons avec notre environnement, nos bagages génétiques? Voyez-vous ce que je veux dire? En fait, je reste sur ma faim quand j'ai fini de vous lire. J'ai envie de dire: "Ok, mais ça mène où? Qu'est-ce que cela implique?". Votre interrogation était-elle de simplifier et concrétiser un concept qui vous semblait bien trop vaporeux, flou, complexe, de repartir de son "origine"? Un concept, s'il fonctionne bien dans son domaine, on peut être tenté de l'appliquer à d'autres domaines. Pourquoi en serait-il différemment pour ce concept de vérité? De son domaine concret de "dire vrai", pourquoi ne tenterait-on pas de l'exporter dans un domaine plus abstrait et voir ce qu'il en sort? Dire vrai et penser vrai, ce n'est tout de même pas la même chose, si?
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