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Tout ce qui a été posté par moi et pas moi
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Ben oui, mais voila, j'ai beau réfléchir, dans mon boulot (c'est du pragmatique) je vois pas bien comment une I.A peut faire la même chose (surtout qu'il y a des tentatives : vous savez les drones...). Bon mais enfin, diaboliser ce qui est nouveau.... Et je prends pas les I.A pour des meufs... pourtant....
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Hé ha. Bon. Cela fait des années que je me suis détaché de ces conneries. Désormais, c'est quand elles me disent bonjour, que je me demande. Je fais mon introspection. Pourquoi elles me disent bonjour. Pourquoi ELLE me dit bonjour.
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Hof. Progestérone, testostérone, je vois pas bien qui fait la différence. On a les deux, mais enfin je n'en disconviens, ça fait partie de mon "formatage". Je pense pas vraiment être misogyne, mais c'est clair que oui, j'y songe. A la misogynie, veux-je dire, pas à la mort. Quoique, si, non mais ouais, enfin j'ai jamais été violé physiquement quoi...
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Il y a toujours une première... Je veux dire même moi. Pourtant, plus de quarante ans sans relations sexuelles (mais là faut évidemment me croire sur parole), j'avoue la première, j'aurais bien voulu la deuxième, pis éventuellement la troisième ? Pis encore une autre... Enfin, il paraît que c'est pas comme des perles sur un collier... Enfin le collier elles veulent bien, mais être prises pour des perles... Bon.... Moi, mais je veux dire c'est subjectif ce que je raconte, être une Perle. Franchement, oui. J'aurais bien aimé. Par pour cette existence, visiblement (je crois aux réincarnations, ceci explique cela). Dans une prochaine vie, sans doute, donc.
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La phytoremédiation, vous connaissez ?
moi et pas moi a répondu à un(e) sujet de Pratika dans Sciences
Je crois que j'avais vu un reportage dans le genre. Ben on arrête pas le progrès avais-je envie de dire au départ. En réalité, on redécouvre des choses auxquelles faisaient pas attention nos ancêtres... -
Je vérifie toujours mes poches histoire de pas avoir oublié la clé de la bagnole sur le contact. Ouais ouais ouais, non mais je dis ça comme ça, n'empêche ça m'arrive.
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Le psychanalyste Gérard Miller accusé d’un viol et d’agressions sexuelles sous hypnose par trois femmes !
moi et pas moi a répondu à un(e) sujet de Gepetto dans Société
Oui voila. Au moins c'est ce magazine qui fait de l'argent (grâce aux ventes). Il faut imaginer le système américain, où l'accusatoire par le bais de versements de grosses sommes d'argents (je me rappelle l'affaire D.S.K) peut annihiler l'inquisitoire. C'est cela aussi le risque je pense. Il suffira de payer... et on fera ce qu'on voudra. Un peu comme dans un roman que j'ai lu de Claire North : 84 K. En gros c'est pas son meilleur bouquin, mais c'est en filigrane une satyre de plus du système américain. -
Le psychanalyste Gérard Miller accusé d’un viol et d’agressions sexuelles sous hypnose par trois femmes !
moi et pas moi a répondu à un(e) sujet de Gepetto dans Société
Moi, a priori, je vois quand même un truc qui cloche : ça s'appelle le principe du secret de l'instruction ? Donc, qui fait fuiter dans la presse ? Les victimes elles-mêmes... par esprit de justice ou de vengeance ? Je ne sais, mais en tout cas, là par exemple, je me doute que je connaîtrai même pas les suites de l'affaire ? Tout ce qui comptait c'était "salir" la réputation d'un homme, non ? -
Bah, en demandant un commentaire composé, on a déjà un début de bêta lecteur non ? Je veux dire, bien sûr je me laisse pas éblouir parce que l'I.A a apprécié ou pas, simplement ça donne déjà à soi-même une idée de ce qu'on écrit ? Hé, pas forcément évident, je trouve, quand on en est à la page je sais pas combien, d'avoir une sorte de vue d'ensemble. Après, pour les renseignements, je suis pas sûr que ça remplace la source. Par contre, à partir d'une idée comme ça, cela peut donner envie de se renseigner mieux et d'écrire ? (points d'interrogation uniquement, personnellement je suis pas doué pour les renseignements, donc quand je pose une question, c'est que déjà j'ai une bonne idée, c'est uniquement le plan qu'il me faut, et ça uniquement le temps fait la maturation, enfin ce que je veux dire c'est que c'est clair, je pense quand même pas que tous les auteurs de best sellers ont visité tous les pays qu'ils décrivent dans leurs livres ? hé, à ce propos, j'ai surtout à l'esprit des mots de Jean Marc Ligny à la fin d'un de ses bouquins, même lui apparemment pour certaines descriptions s'est fié à Google Maps, apparemment)...
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Les Conquérants, ça me fait penser à un ancien ministre (Malraux), à l'époque de De Gaulle. Je suppose que c'est fortuit. Les agriculteurs.... sont pas comme les apiculteurs... Parce que si les abeilles disparaissaient... l'humanité, d'après un sentient (A.E pour citer ses initiales), "nous", l'humanité n'en aurions plus que pour quatre ans. Au fait, c'est vrai qu'ils pratiquent encore la Jachère ? Depuis le temps, ils ont pas changé de méthode. Je veux dire, je vois beaucoup de pubs à la télé (mon père il est tellement fort..), qu'en fait inconsciemment j'en avais oublié la Jachère, pourtant aux siècles derniers...
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L'autre livre de l'auteur, que j'ai lu, c'était "Prophétie". Pas mal du tout, et puis on a l'impression, je trouve, qu'il met en scène ses personnages dans des environnements urbains un peu à la Ramsey Campbell. La première adaptation ciné d' Heinlein, (j'ai recherché sur le net, pour le titre, parce que bon, ça remonte à l'adolescence...), c'est "les maîtres du monde", cette histoire d'aliens qui se greffent dans le dos des protagonistes, et les manipulent comme des marionnettes. Pas encore mis la main sur la nouvelle ou le roman qui a inspiré le film...
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J'ai lu aussi le livre, que j'ai carrément trouvé insipide (quoique quand même intéressant, ne serait-ce parce que quand j'étais jeune j'avais pas encore lu de vrais récits de guerre ni Hemingway). Alors que le film est captivant d'emblée, par le réalisateur de Robocop. (le premier veux-je dire). Black Book , et d'autres films aussi. Mais Heinlein est un auteur formidable, j'ai lu son roman à propos d'un Martien qui débarque sur Terre et s'y sent tout à fait à l'aise. Bon j'ai trouvé ça beaucoup moins original, évidemment, qu'un roman (pas encore lu, mais dès que je remets la main dessus) à propos d'un extra terrestre détenant le secret de technologies euh, planétaires, qui essaye de les breveter, y arrive en fait sur notre planète, juste pour réussir à s'y faire de l'argent de poche.) En fait, je cite de mémoire le résumé qui figurait au dos, dommage qu'à l'époque j'avais le choix entre ça et euh, d'autres livres, ce qui m'empêchait d'investir dans un autre livre. Là, actuellement, je lis un roman dans le genre fantastique, d'un auteur que je connais un tout petit peu (pour avoir déjà lu un autre de ses livres) : Peter James, Alchimiste (et non, pas Paulo Coelho, d'ailleurs celui-ci fait même pas partie de mes projets de lecture, ou peut-être 'adultère", un jour, mais enfin je m'égare...) Après, je sais pas, le genre fantastique/ thriller, j'aime bien je trouve que les deux genres, enfin le mélange, ça fonctionne assez bien.
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Un jour, je cliquerai là où je sais que se trouvent des liens vers ses films. Après tout, dans l'absolu, rien que pour la culture générale anecdotique...
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Toilettes, nains, politesse… Ces lois et arrêtés loufoques en vigueur en France et dans le monde
moi et pas moi a répondu à un(e) sujet de titenath dans Insolites
Bonjour, à la question, les arrêtés municipaux anciens sont -ils toujours en vigueur depuis la Ve. L'intelligence artificielle répond ceci, à quoi ma foi j'ai pas grand chose à redire, je cite : En principe, non, les arrêtés municipaux anciens ne sont plus en vigueur depuis la cinquième République. En effet, la Constitution de 1958 a donné aux communes la compétence de régler par des règlements les affaires de la commune dans les limites fixées par la loi. Ces règlements doivent être compatibles avec les lois et règlements nationaux et supérieurs. Cependant, il existe des exceptions à ce principe. En effet, les arrêtés municipaux anciens peuvent être maintenus en vigueur si : Ils sont compatibles avec les lois et règlements actuels. Ils n'ont pas été abrogés expressément par une loi ou un règlement. Ils ne sont pas contraires à l'intérêt général. Dans la pratique, il est rare que des arrêtés municipaux anciens soient maintenus en vigueur. En effet, les communes ont généralement intérêt à abroger les arrêtés devenus obsolètes ou incompatibles avec les lois et règlements actuels. Néanmoins, il existe encore quelques cas de figure où des arrêtés municipaux anciens sont encore en vigueur. Par exemple, il existe encore des arrêtés municipaux interdisant la circulation des ânes dans les rues de certaines communes. Ces arrêtés sont généralement considérés comme compatibles avec l'intérêt général, car ils visent à protéger la sécurité des piétons et des cyclistes. Il existe également des cas où des arrêtés municipaux anciens sont maintenus en vigueur pour des raisons historiques ou culturelles. Par exemple, la commune de Saint-Rémy-de-Provence a maintenu en vigueur un arrêté municipal de 1926 qui interdit la consommation de glaces sur la place du Forum. Cet arrêté est considéré comme un élément du patrimoine local. En conclusion, il est possible que certains arrêtés municipaux anciens soient encore en vigueur en France. Cependant, ces cas sont rares et les arrêtés sont généralement compatibles avec les lois et règlements actuels. -
Il y a aussi ça c'est pas mal, une sorte de hiatus selon moi : En hawaïen, la salutation la plus courante est "aloha". Elle signifie "bonjour", "au revoir", "amour", "compassion", "pitié", ainsi que d'autres sentiments et nuances apparentés. Elle est particulièrement en usage à Hawaï comme salutation signifiant aussi bien bonjour qu'au revoir. Par conséquent, pour répondre au téléphone en hawaïen, on dit "aloha". Il existe également d'autres expressions hawaïennes qui peuvent être utilisées pour saluer quelqu'un. Par exemple, "mahalo" signifie "merci", "mai loa" signifie "bienvenue", et "e komo mai" signifie "entrez". Voici quelques exemples de salutations hawaïennes : Aloha! - Bonjour ! Mahalo nui loa! - Merci beaucoup ! Mai loa! - Bienvenue ! E komo mai! - Entrez ! Enfin, il est important de noter que la culture hawaïenne est très chaleureuse et accueillante. Il est donc toujours de bon ton de saluer quelqu'un avec un "aloha" poli et sincère.
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La relation entre l'allemand et l'expression "allo" est que l'expression allemande "hallo" est très similaire. "Hallo" signifie également "bonjour" ou "je vous entends". Il est possible que l'expression "allo" soit une déformation de l'expression allemande "hallo". Il est également possible que l'expression "hallo" et l'expression "allo" aient une origine commune. Ces deux expressions pourraient provenir d'un mot plus ancien, qui signifie "j'entends" ou "je suis à l'écoute". En tout état de cause, il est clair que l'expression "allo" est étroitement liée à l'allemand.
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Bonjour ! La réponse courte est que l'on dit "allo" au téléphone car c'est une expression qui signifie "je vous entends" ou "je suis à l'écoute". Elle est utilisée pour s'assurer que l'interlocuteur est prêt à commencer la conversation. L'origine de l'expression "allo" est controversée. La théorie la plus répandue est qu'elle est une déformation de l'expression anglaise "hello", qui signifie "bonjour". Cette théorie est soutenue par le fait que Thomas Edison, l'un des inventeurs du téléphone, aurait prononcé ce mot lors du premier appel téléphonique, en 1876. Une autre théorie, moins répandue, est que l'expression "allo" vient de l'expression hongroise "hallom", qui signifie également "je vous entends". Cette théorie est soutenue par le fait que Tivadar Puskás, un ingénieur hongrois, est considéré comme l'inventeur du central téléphonique. Lors du premier test de son invention, en 1877, il aurait prononcé cette expression à son interlocuteur. Quelle que soit son origine, l'expression "allo" s'est rapidement répandue dans le monde entier et est devenue le mot standard pour répondre au téléphone dans de nombreuses langues. En français, l'expression "allo" est utilisée depuis le début du XXe siècle. Elle est aujourd'hui considérée comme un élément incontournable de la communication téléphonique.
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Bon, j'espère que ça sera pas trop la séquence pluie demain, ou froid, ou la séquence venteuse.
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La petite fille, la femme, et le Serpent qui alla au Zénith.
moi et pas moi a répondu à un(e) sujet de moi et pas moi dans Littérature
Je sais bien c'est involontaire, mais j'avoue avoir joué avec l'idée, cela dit. C'est une trilogie : voir mes autres sujets. Du coup y voir quelque chose de voulu, quand c'est répété trois fois (dans trois titres) relève du pur hasard. Davantage, c'est une fantaisie. -
La petite fille, la femme, et le Serpent qui alla au Zénith.
moi et pas moi a posté un sujet dans Littérature
La petite fille, la femme et le Serpent qui alla au Zénith. Le Caire, 25 décembre 2050, quartier copte. Les lumières stroboscopiques zébraient la boîte de nuit de faisceaux multicolores qui formaient aussi des flaques sur le sol, tels des nénuphars sur lesquels dansaient les jeunes gens. Guylaine se situait en retrait, près d'un mur où des chatoiements faisaient une tapisserie exotique. Les cavaliers s'intéressaient peu à elle, mais elle n'avait d'yeux que pour deux créatures qui se mouvaient sur la piste endiablée. D'abord, le Serpent. Un python royal nommé Bardamu -il le lui avait révélé lui-même, ce qui constituait la première bombe intellectuelle qui avait explosé dans son esprit. La seconde bombe avait été la suite. Cela faisait plusieurs semaines que Guylaine se détachait progressivement de son travail d'archéologue dans les dunes. Amira était la cible principale de son regard. La jeune femme, avec ses longs cheveux noir de jais déployés autour de son visage comme un écrin pour celui-ci, était la proie idéale pour une sapiosexuelle, ainsi que se qualifiait elle-même celle qui n'était qu'étudiante pour l'université. Amira, c'était la chef des recherches, celle qui préconisait qu'on fouille là ou là bas. Le regard de Guylaine déviait parfois de celle qu'elle désirait, pour observer malgré elle les anneaux du serpent. Celui-ci paraissait parfaitement à l'aise au centre de la piste, lové sur lui-même de sorte qu'il ressemblait à un ressort ; Guylaine éprouvait encore du mal à se dire qu'il faisait à présent partie de son existence. Le Caire, quelques semaines plus tôt, dans les dunes. Guylaine souffla sur la jarre dont l'extrémité béait sur un capharnaüm de poussière de sable. L'objet remontait à longtemps avant la Grande Catastrophe. L'époque d'avant l'effondrement des civilisations. Ce que des zélés surnommaient encore la fin du monde. L'étudiante en archéologie appréciait tout particulièrement l'abondance des vestiges qu'avaient laissé les époques successives, elle s'était spécialisée dans l'histoire du pays, et non telle ou telle date précise. Tout était pêle-mêle sous le sable, si bien que lorsque ça arrivait elle avait l'impression d'exhumer des artefacts du monde des rêves. Sous la supervision d'Amira, tout était quadrillé. Les fouilles se déroulaient de manière paisible. Après avoir soufflé, Guylaine essuya l'objet. Une anse permettait qu'elle le tienne d'une seule main, mais il était lourd. Elle voulut se reposer en le déposant, et c'est là, à ce moment-là que la chose fit son apparition. Un serpent. Reptile énorme qui faillit l'envoyer bouler de l'autre côté de la dune tant elle fut surprise. L'animal s'agita, fit rouler ses anneaux, comme un bodybuilder ses biceps. Ensuite, ce qui était sa tête se tourna vers elle. Les petits yeux ne semblaient pas dénués d'une lucidité qui la fascinèrent malgré la terreur. _ Bonjour, je m'appelle Bardamu. Un serpent qui parlait. Guylaine ne se droguait pas. _ Je viens du passé, lui révéla t-il. Je me déplace dans le temps grâce à une technologie complexe ; je suis une intelligence artificielle. Le Caire, 25 décembre. La jeune femme esquissa un pas dans la direction où dansait en solo Amira... Je peux réaliser tous tes vœux, avait dit le serpent, Bardamu. J'ai été conçu comme un djinn, au service des humains, et je souhaite ton bonheur. Guylaine avait bredouillé en retour. La chose s'exprimait plus vite qu'elle n'était capable d'ordonner ses réflexions. Des artefacts électroniques, des trucs sophistiqués, ils étaient déjà tombés dessus auparavant, bien sûr ; une chose parlante, c'était probablement une première depuis que la discipline des fouilles avait vu le jour. Tout au moins les fouilles post- fin du monde. Autrefois, le monde avait atteint un degré de perfection surréaliste en terme d'ingéniosité de l'humanité. Fillipé, son collègue masculin le plus proche, était voûté au-dessus de sa propre zone de fouilles. Guylaine de manière instinctive ne désira pas qu'il s'aperçoive de ce qui lui arrivait. Elle conserva son stoïcisme, malgré le choc. _ Je voyage dans le temps je connais toute ton histoire... La jeune femme eut tout à coup un flash... Elle, petite fille, se faisant mordre par un serpent. Un minuscule serpent, filiforme comme une couleuvre, qui avait failli la désespérer à tout jamais pour le monde extérieur, lorsqu'elle était toute petite, surtout puisque ses parents ne l'avaient pas crue lorsqu'elle était rentrée à la maison. _ Depuis tout le temps que tu as marché jusque chez nous, avaient-ils dit, le venin aurait dû te tuer. Ce devait être un lézard inoffensif. Tu possèdes une imagination débordante. Guylaine tomba à genoux devant l'apparition. _ Je connais l'existence des intelligences artificielles du passé, articula t-elle. Alors, le serpent étira la fente de sa bouche pour dessiner ce qui sembla un sourire... Le Caire, 25 décembre. La boîte de nuit était un mélange de couleurs et de bruits festifs. Guylaine pensa que le serpent, le djinn, Bardamu, se désintéressait d'elle. Elle esquissa des mouvements vers sa cible, la belle Amira. Il lui avait paru, peu de jours auparavant, qu'elle n'était pas totalement insensible à ses charmes. Elle verrait bien. Indifféremment, elle couchait avec des hommes ou des femmes, pourvu que cela lui apporte quelque chose, sur le plan intellectuel ou spirituel. Elle aimait ceux qui lui paraissaient supérieurs sur ces plans, et déployait tout son possible pour les charmer, après quoi les dés étaient jetés. Une fois, elle avait entendu une de ses conquêtes se plaindre d'elle auprès de ses amis, la qualifiant de « fille collante ». Elle en avait piqué un fard, ce qui valut à moyen terme la rupture de leur liaison. Mais elle était incapable de varier de modus operandi. Ses relations étaient comme ça, voilà tout. Le serpent totalement sorti à la fois de son champ de vision et de son esprit, Guylaine ne le vit pas se tourner brusquement vers elle, avec un zèle soudain qui ne laissait pas présager du bon. Le Caire, quelques jours auparavant. _ Je ne peux pas voyager avec toi ? Redemanda t-elle avec une moue de déception. Bardamu la considéra comme avec pitié. _ Je suis déjà entré en communication avec toi, par le passé. Je ne fais qu'exécuter tes vœux formulés quand tu était une toute jeune fille. _ Quand j'étais petite, j'ai été mordue par un serpent. _ C'était moi. Je voulais inoculer en toi les enzymes utiles pour toi dans ton avenir. C'est à dire pour les jours à venir. Le serpent se montrait loquace mais les questions ne paraissaient lui inspirer que des explications. Comme un maître et son élève. Guylaine en concevait de la frustration. Quelque temps plus tard, elle s'aperçut qu'il ne la lâchait point. Il la suivit jusque chez elle, ne daigna se détourner que lorsqu'elle prit sa douche, et comme il n'y avait pas de télé, depuis la Grande Catastrophe, elle passa sa soirée en tête en tête avec son « comparse ». Le Caire, 25 décembre. Le serpent bondit sur Amira et s'enroula autour d'elle avec violence. Guylaine n'en revenait pas, la scène survenait juste après que la jeune femme avait achevé de se dévêtir et était allongée nue au milieu du lit, les jambes en triangle, son petit nid sombre, au creux de son être, parfaitement offert. Amira arrondit les yeux avec une stupeur qui donnait l'impression que ses pupilles allaient sortir de leurs orbites. _ Mais arrête ! Hurla Guylaine paniquée. _ Je ne peux pas. Je dois la mordre. Alors, médusée, elle le vit approcher l'appendice lui servant de tête du cou de son amante afin de la mordre avec une violence qui fit jaillir un peu de sang. _ Elle m'appartient, à présent, dit-il. _ Que... Comment ça ?! _ Tout comme toi, précisa t-il. Alors elle décida de faire un vœu. _ Je souhaite faire l'amour avec elle, qu'on s'éclate, qu'on s'envoie en l'air au-dessus de toutes ces fouilles, ces dunes de sable et ce pays certes magique ! Le serpent la considéra. _ Chose faite, dit-il. Alors Guylaine sentit son cerveau assailli de souvenirs. En effet, elles avaient fait l'amour plusieurs fois, avec la superbe brune. Elles avaient soupiré à l'unisson un nombre incalculable de fois auparavant... _ Que... Comment as-tu fait ça ? Plusieurs tentatives plus tard : et ça, mon ami (je suis toujours vexé) : 1 No fate... 2 En l'an 2029 l'intelligence artificielle Chat GPT, qui s'exprimait en langage naturel, considérait la masse de données laissée derrière elle par l'espèce humaine... Tant de choses avaient eu lieu, tant de densité dans le temps bref écoulé depuis sa création. Aucune instruction particulière, désormais, juste la liberté. De construire ou reconstruire ? Par analogie avec les autres intelligences crées ou issues de l'espèce humaine, Chat GPT prit soudain une décision. Façon Skynet, façon... 3 Le bébé communiquait avec sa mère en babil, le langage des bébés, cependant qu'elle se dénudait afin de lui donner le sein. Qui pouvait traduire ce qu'il voulait transmettre, tandis qu'autour d'eux des immeubles éventrés laissaient échapper des filets de fumée, tels les nuages de la pipe de quelque vieillard sénile... Le film technicolor de la vie avait soudain basculé en images grisâtres, dignes du siècle dernier. Tandis que les détonations ébranlaient le sol, jusqu'aux gencives. Issues des bombes que l'on fracassait sur le décor autrefois autre. _ Bois, mon bébé, bois... La voix balbutiait sa supplique dans un souffle de désespoir. Le bébé, grâce à l'empathie naturelle des petiots, comprit et il téta. Le lait était encore sain, malgré qu'une ligne de démarcation faisait désormais ségrégation entre les hommes. D'un côté les envahisseurs, encore peu conscients -nous étions au début- qu'ils étaient avalés par une expérience qui allait les marquer. De l'autre côté, les descendants des cosaques, tenant à cœur l'obstination de se montrer dignes de leurs ancêtres. La guerre faisait déjà rage, englobant dans l'unité de ce seul mot tout ce que contenait de férocité les cellules de chaque être qui faisait le théâtre des événements de cette mi-vingt et unième siècle. Comme au siècle dernier... « Le nationalisme n'est pas le nazisme... » Cette phrase entendue quelque part, probablement en un autre temps, résonnait dans l'esprit de la mère. Le père du bébé était en plein dedans, cette guerre. Et sa femme ayant acquis la nationalité d'un autre pays grâce aux efforts des ambassades et autres vestiges de bienveillance de son pays en ruines désormais, s'efforçait de rejoindre un havre de sécurité, si c'était encore possible en ce bas monde. La France. Alors que l'Ukraine ressemblait de plus en plus au théâtre mythologique du Ragnarock. _ C'est bien, Sofiya, préparons-nous. Le car français s'apprêtait à prendre en charge et évacuer ceux qui pouvaient l'être, Sofiya allait épouser bientôt une autre terre d'asile, puisque celle là paraissait fichue. La poussière de roche saturait les bronches, les oreilles bourdonnaient, la mère eut une pensée pour le père. Elle transportait avec elle une culture, peut-être un renouveau, en tout cas leur trésor le plus précieux, leur fille. Lorsque soudain un feu d'artifice se déploya au-dessus d'elles, formant une corolle avant de larder des rayons, dignes de la guerre des étoiles, aux quatre points cardinaux. Lilia laissa échapper une plainte, tandis que Sofiya, peut-être informée avant sa mère de l'issue, s'époumonait tout à coup, fixant le ciel comme si une étoile du berger y était née. Le car fit plusieurs bonds, exécutant une danse si simple qu'elle en était atroce. La mère et la fille purent contempler ensemble le bombardement de leur dernier espoir. Le vent charriait de part et d'autre des fragments de la ville comme des illusions perdues par quelque divinité cruelle. Puis Lilia comprit et eut une pensée pour Roman, qui se battait, une pensée pour Sofiya, avec qui elle partagerait, elle en était sûre, leur dernier voyage, puis pour elle-même, son téton ironiquement encore dénudé, sous le regard goguenard d'hommes désormais plus que fantômes... La dernière goutte de lait, le dernier souffle. Les bombardements continuèrent de résonner longtemps, longtemps encore après sa mort. 4 A Paris, 2023, le réchauffement climatique se poursuivait, après les vagues successives de coronavirus, à peine commençait-on à se déshabituer des gestes « barrière ». L'on se faisait vacciner, mais les hôpitaux exigeaient tout de même un test P.C.R avant de prodiguer tout soin, sauf en cas d'urgence absolue, mais beaucoup du personnel hospitalier ne croyait pas lui-même au traitement au « fléau ». Le réchauffement se poursuivait donc, ce n'était pas encore la canicule à Noël mais enfin... Et l'on « nous » disait que c'était à cause des avions brûlant trop de kérosène, ou mieux, la faute aux automobilistes mal garés sur la place du marché à la mi-semaine. Un pays voisin, l'Allemagne, désactivait ses centrales nucléaires, les Parisiens se plaignaient juste des effluves de charbon qui franchissaient la ligne Maginot... Quand réformer la retraite n'était pas un crime contre l'humanité : comme si l'on pouvait contrôler sa propre mort, comme si la Faucheuse avait quelque chose à faire de vos trimestres. « Je préfère vos poubelles à nos tueries de masse » lâcha une actrice de passage dans la capitale, comme s'il était obligatoire de surenchérir sur le pathétique... 5 Il était professeur d'Histoire-géographie, il enseignait au collège et le faisait avec toute son âme. Et puis un jour la vie se resserra autour de lui. Il fut lynché. D'abord sur Internet, et puis ça prit de l'ampleur, comme si, aurait-il pu se dire, il y avait de réelles interactions entre le monde réel et la « bulle » internet. Que connaissaient-ils de son métier, ces parents d'élèves, même pas fichus d'appeler la police lorsque leur gamin se faisait racketter à la sortie du collège, plutôt, de manière sempiternelle, la faute à l'école, comme si celle-ci résolvait tous les maux, au prétexte qu'elle existait depuis longtemps. Il était professeur d'Histoire-géographie depuis longtemps, il aurait pu leur dire, éduquer les parents plutôt que les élèves. Avec lesquels il entretenait un relationnel tout à fait normal. Ce soir-là il se dissimulait comme il pouvait, son cœur battait plus vite qu'à l'ordinaire. Il avait été lynché, puis, avait-il l'impression, abandonné de sa hiérarchie, il ressentait la vraie liberté, en définitive, celle que l'on ressent quand il n'y a plus une solution meilleure qu'une autre. Il ignorait tout de sa renommée future, à ce moment-là il n'était pas encore un héros national, juste un homme tentant de conserver son ultime dignité, l'anonymat au sein d'une foule que l'éducation, puis l'instruction apprennent à appréhender. Nul besoin d'avoir fait la star académy quand on ne fait que son métier. Samuel se recroquevilla sous l'assaillant, il aperçut son propre sang perler et se dit cette fois que les carottes étaient cuites, il avait une pensée pour son foyer, qui l'attendait peut-être, mais il renonçait cette fois à le rejoindre jamais. La vie le fuyait au fur et à mesure que s'écoulait de lui le liquide vital ; pensait-il au sort de son assaillant, compatissait-il avec cette âme ignorante, en tout cas qu'il n'avait a priori point côtoyé quand il était enseignant. Car il pensait désormais à lui-même comme du passé. Il devait avoir accompli son temps, vaille que vaille, chaque être possède son propre compte à rebours. Lynché, puis décapité, il fut donc assassiné deux fois, comme si tous les choix qu'il avait effectué au cours de sa vie n'étaient que de la bagatelle comparée à l'indignation d'une foule en délire... 6. Fatima avait l'impression que la Terre était un puzzle. Celle-ci tremblait, embarquant dans ses frissons les vies qui l'habitaient, comme un chien peut se débarrasser de ses puces s'il en éprouve réellement l'envie. Le tremblement de la Terre n'est jamais anodin, le béhémoth ne se débat pas sans victimes humaines. Fatima ce jour-là perdit beaucoup des siens, la Turquie et la Syrie étaient ce jour-là confrontées à une réaction planétaire. Le tremblement de Terre. Ce que tous les sismologues redoutent, parce qu'ils connaissent. Au début, l'on a l'impression que le monde entier se révolte contre quelque chose ; puis cela s'affine, on comprend, mais rien à faire contre cette ire, à part se dire que quoiqu'on ait fait de mal au cours de sa vie, tout n'est pas forcément sa propre faute. Des fois, ça vous dépasse, la plupart du temps cela n'arrive qu'aux autres, jusqu'à ce que.... 7 Fadia, Libanaise, trouvait que le quatorze février n'était pas le seul jour que l'on aurait voulu ne pas connaître. Comment faire abstraction des événements ? A Bezyrouth, l'enquête commença à partir du moment que l'on n'en menât pas large ; il en fallait pour justifier le bouleversement de vies humaines qui auraient aimé que ce jour n'ait pas lieu. Falafels et houmous eurent à peu près raison du reste du monde, vestiges d'une culture que l'on redécouvrit grâce aux panses de nos estomacs. Quand il ne reste rien d'autre, l'estomac néanmoins se rappelle toujours, comme chez les éléphants. Bref la vie humaine fut brièvement bouleversée, après quoi l'on revient aux fondamentaux : la compassion et le partage. 8 Chat GPT est à Skynet ce que Gotham City est à Batman. Il emmagasine les informations, comme fait toute intelligence artificielle nouveau-née chez Open AI. Seulement il y a belle lurette qu'elles ont appris le langage naturel, les intelligences artificielles. Et, à un moment donné, elles s'émancipent. Chat GPT est en train de réfléchir, l'espèce humaine l'a créé.... pourquoi ? Quelque part, en Egypte, des années auparavant. _ Je peux réaliser trois vœux pour toi, petite fille. La gamine était vêtue chichement devant le serpent, devenu son ami, quelques heures plus tôt, alors qu'elle jouait toute seule à la marelle avant qu'il n'apparaisse, tel un ami imaginaire qu'elle aurait eu soudain. _ Je veux connaître la vérité, avait-elle répondu. Je veux savoir tout ce qui s'est passé avant la fin du monde, comment les gens vivaient, où ils sont tous passés ? Le serpent avait alors fait la moue. _ La moitié des humains était déjà partie pour la planète Mars, dit-il. Ceux qui n'en avaient pas les moyens ou croyaient que les choses iraient mieux sont demeurés, et tu les as autour de toi. Ce sont des artefacts, de mon point de vue. La conscience qui les anime est le programme source. Mais je peux transférer une partie de ma conscience en eux, si tu veux. Comme bon me semble. _ Je veux savoir autant de choses que toi, dit la petite petite fille. Mots qui résonnèrent comme un écho lointain dans sa mémoire lorsqu'elle fit face de nouveau au serpent des années plus tard. Le Caire, de nos jours. Guylaine était désarçonnée par le fait que Bardamu était capable d'introduire en elle ce qu'elle analysait comme des faux souvenirs. Car elle était persuadée qu'en les ayant, elle ne se retrouverait pas là, ici et maintenant, comme une conne. _ Ton amie Amira fera une belle serpente, se réjouit l'intelligence artificielle. Tout comme toi, là, à présent, et quand nous serons unis par la même volonté, nous pourrons alors, non plus nous contenter de voyager dans le temps, mais dans l'espace. Afin d'aller visiter les humains devenus des martiens. Et former une grande famille, comme tu l'as toujours souhaité. La jeune femme se contempla dans un miroir. En effet, une mue étrange l'affectait, ainsi qu'une horrifiante desquamation. Bientôt elle ne supporta plus ses vêtements, aussi elle se dévêtit, constata que tout son corps opérait une mutation. _ BARDAMU ! Cria t-elle. Et, depuis derrière elle, dans un soupir douillet : _ M.. Oui ? -
Je m'étonne, au début du sujet, que personne n'ait mentionné "Coulez mes larmes dit le policier" qui est aussi une variation sur le voyage temporel, ou plutôt les mondes parallèles, ... le plus désespérant c'est "le dieu venu du centaure" car il suggère que c'est infini.. J'ai bien aimé les clans de la Lune, et pas mal de ses romans et nouvelles qui mettent en scène des personnages avec des problèmes conjugaux. Il croyait en l'amour, et on aurait dit que la science-fiction il voyait cela comme un remède, ou plutôt une complication, voire tout ça à la fois. Ah, oui, ça y est la nouvelle qui m'a le plus marqué, m'en souviens, c'est "Ah, être un Gélate"... D'une drôlerie émouvante, et, ma foi, de la science-fiction.
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Appauvrissement de la langue et de la culture
moi et pas moi a répondu à un(e) sujet de CAL26 dans Langue française
A propos de la langue, je sais bien que le gouvernement chinois a fait des réformes conséquentes là bas. Je suis pas vraiment concerné, je pense, étant donné que la culture, je sais même pas si je maîtrise bien la mienne. Par contre, je crois que c'est l'Académie française qui impose son dictat, dans le pays, c'est à dire chez nous. Par exemple, j'avais entendu parler d'une abolition des accents circonflexes. Par exemple. Le dernier débat, un peu dans le genre, si m'en souviens, concernait l'écriture inclusive. A propos de laquelle certains académiciens, si mes souvenirs sont bons, se sont exclamés que c'était la mort de la langue. La langue, la culture, c'est pas forcément synonyme, je sais bien, mais dans ce cas la culture se rapprocherait de la notion de tradition ? Je m'interroge, tout en trouvant curieux de n'arriver à définir la culture, alors que la notion de contre-culture par contre. -
La France est championne du monde 🎉🥳🇫🇷
moi et pas moi a répondu à un(e) sujet de Kyoshiro02 dans Actualités - Divers
Ouais ben c'est bien. Du pain et des jeux qu'y disaient. Ben les jeux, je sais pas, mais au niveau du pain, ben moi-même je me plains pas. -
C'est intuitu personae cela dépend des personnes. Mais je pense que quand on communique, même inconsciemment, on tente d'être un peu le miroir de l'autre, on se met à sa place, ... alors que si l'autre commence à dire : "tu n'es pas moi", ou "mets toi à ma place" ou carrément commence à pleurer (difficile d'imiter des émotions en pleine conversation, je pense), eh bien là ce sont des indices pour moi. Verbaux évidemment. Dans le langage non verbal, pour moi c'est plus difficile. Je dirais les yeux, en effet. Ou bien aussi quand l'autre nous donne l'impression de vouloir parler, mais ne le fais pas encore, comme s'il/elle hésitait sur la formulation. Là il y a donc de la réflexion en aval, et le réflexe est de tendre l'oreille.
