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Annalevine

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Tout ce qui a été posté par Annalevine

  1. Vous faites le choix de la demoiselle et vous confirmez cette inclination française à s’incarner dans une danseuse. Vous êtes une danseuse qui choisit son amant au gré des événements. Danseuse à Paris sous l’occupation allemande, danseuse à Paris sous la domination américaine. Si demain la Russie vous promettait une attention particulière et vous couvrait de diamants issus de ses mines iakoutienne, vous vêtait de fourrures de zibeline, nul doute que la danseuse chanterait les charmes de son nouvel amant.
  2. J’ai toujours pensé que l’impossibilité dans laquelle je me suis souvent trouvé de ne pas réussir à déporter l’attention de certains interlocuteurs vers des mondes ou des représentations qui ne soient pas les leurs provenait de leur mauvaise foi ou de leur imbécillité. Il m’aura fallu beaucoup d’expériences pour me rendre compte que l’impulsion première, pour chacun, est de référencer à un monde, qui soit le sien, et ce monde est clos. Il n’ y a pas de mauvaise foi, ni d'imbécillité, il y a un fonctionnement dans un univers clos. Dans un tel univers toute parole parait issue de cet univers même. Toute parole est recyclée à l’intérieur de cet univers. Nous restons dans notre « grotte », notre « cave » comme le traduisent nos amis britanniques. Ne pas sortir de sa cave finit par engendrer un vieillissement, un flétrissement, une extinction lente. Ce qui permet de prendre conscience qu’il existe un autre monde que le sien c’est l’expérience décidée, issue de la curiosité, ou l’expérience subie, issue de la nécessité, des circonstances. La curiosité est une émotion, classée dans la rubrique « sentiment » au sens large. Je peux comprendre que le sentiment soit violemment attaqué par qui se bat avec énergie pour rester dans sa cave. Celui-là aussi connait le sentiment, et son attaque est d'abord dirigée contre lui-même au nom d'une volonté qui exige le confort et redoute le risque. La condition humaine est de devoir toujours s’exposer à l’expérience nouvelle pour croître, grandir et vivre. Cette exposition a son revers : la peur de l’échec, la peur du risque, la peur de mourir. Pourtant ces peurs doivent être affrontées pour qui veut vivre. Il n’ y a pas de port final, il n’ y a pas de terre promise, il n’ y a pas d’Éden, ni de Paradis. Il y a juste des escales, de temps en temps, qui permettent de souffler avant de repartir. Le désir de s’arrêter dans un Éden, définitivement, est un désir de mourir. Ce désir exerce aussi une puissante séduction. Désir de vivre, désir de mourir. Une danse, un rythme.
  3. Pauvre petit, son confort va être perturbé. C’est terrible. Pauvre petit. On va déranger son confort et ses ébats au lit. Ouh là là quelle horreur !
  4. J’aime assez cette image : le château s’est construit tout seul sous le seul souffle du vent ( je poétise). Vous ne devriez pas stigmatiser les athées. Le mot même athée signifie que les athées se définissent en réaction aux hypothèses d’autres. Leur incapacité à sortir de la sphère de Dieu, leur asservissement à la seule négation, la « a » de « athée » font d’eux des ombres. Je ne pose pas l’existence de Dieu. Mais je ne suis pas athée, je ne fais pas partie de cette boue humaine incapable de créer une vision du monde, qui se complaît dans la destruction des tentatives de l’autre. Je ne pose pas l’existence de Dieu, ce qui ne m’empeche pas de respecter votre hypothèse : Dieu existe. Je ne blasphème pas. Mais parfois il vaut mieux laisser la boue vociférer et blasphémer. Laisser les chiens aboyer. Cela évite qu’ils finissent par mordre.
  5. Quand je sors de l’immatériel, c’est à dire de la possibilité pour moi de faire coïncider les ombres avec la « présence » désincarnée, alors je découvre d’un œil froid ce que sont les ombres : des êtres réels pour la plus grande partie appartenant à la classe moyenne. Cette classe moyenne je la connais peu. Par mes origines et mon métier je fus toujours en position de force. J’avais le pouvoir. Quand on a le pouvoir nous ne voyons pas que les personnes avec lesquelles nous interférons s’adaptent à nous. Ici nul n’a à s’adapter. Les relations de pouvoir n’existent pas. La classe moyenne ici existe. Ce que je découvre d’elle me laisse pensif. Les différences culturelles entre cette classe et ma propre appartenance culturelle sont incroyables. Et je me demande si cette fameuse guerre des civilisations n’est pas une imbécilité de plus pondue par cette classe moyenne. Car il est bien possible que je sois plus proche de « certains » appartenant à des civilisations totalement étrangères à la mienne que de certains de mon propre pays. Mais au sein même de cette classe moyenne, conventionnelle, assise sur des savoirs érigés en dogmes, confite dans ses habitudes, il existe des minorités, ou des solitaires, qui transcendent cette culture de merde. Impossible de généraliser. Je peux parler de majorité mais non de totalité.
  6. Ce peut être une absence. Et, à la faveur de chevauchements entre des phrases écrites là, dans un endroit immatériel, qui permet d’éviter toute incarnation, l’animation de cette absence, par le verbe, les phrases écrites ici. Alors c’est un dialogue entre cette absence soudain animée et moi même. Mais les phrases écrites ici sont souvent si étrangères à l’absence, à l’absent ou à l’absente, que je reste choqué. Il y a un entêtement à vouloir que vive ici cette absence. Il y a en fait un entêtement que vive cette absence, ici ou ailleurs, mais ici il y a parfois des coïncidences. Et pourtant je sens que s’évanouit lentement cette absence, elle s’évanouit en tant qu’absence, pour ne plus exister, pas même comme absence. Mes yeux s’ouvrent sur la réalité sans densité de ceux qui s’expriment ici. Et je prends conscience de l’étonnante étrangeté… Il est possible et même probable que le monde fonctionne et se meut dans cet affrontement des étrangers entre eux. L’incessante transformation du monde est le résultat d’une guerre incessante.
  7. Pour vérifier c’est assez simple : il suffit de lister les grandes maladies puis de faire des recherches, au besoin à l’aide d’internet. Si je mets en tête de liste : la peste ( the plague) alors il apparaît que son origine n’est pas extrême orientale.
  8. Je ne crois plus du tout qu’il ait existé un bloc culturel autour de la Méditerranée, jadis, un bloc que nous pourrions opposer au bloc chinois. Je sais que cette théorie est développée par des historiens anglo saxons. C’est une théorie séduisante mais elle ne résiste pas à l’observation. La culture sémite n’est pas la culture indo européenne. Que les deux cultures finissent par animer le couple moteur de nos sociétés (avec d’autres couples), oui, mais c’est en tant qu’elles sont loin d’être identiques. Il y a aussi une erreur sur l’efficience culturelle. Dire que la culture arabe ( je dis arabe et non pas musulmane) est parente de la culture gréco-romaine parce que les philosophes des deux cultures commentent ensemble Aristote c’est donner à la culture du commentaire une influence qu’elle n’a pas. La culture efficiente est celle de l’action. Le monde est fait par les êtres d’action et les commentateurs courent ensuite derrière les actifs. La culture de la femme et de l’homme d’action, la culture des créateurs, la culture de ceux qui impulsent le mouvement est spécifique, et mystérieuse. Il est possible de critiquer par exemple l’emoji de l’homme enceint. Mais cet emoji a été pensé et a été concrétisé. Cet emoji ira son chemin quel que soit le commentaire. Le créateur ou la créatrice impulsent le monde, les commentateurs ne peuvent que commenter.
  9. Vous me faites sourire quand vous regardez les Russes de haut en les prenant pour des cons. Ou en prenant Poutine pour un con et le peuple russe pour des demeurés qui se laissent manœuvrer par un con. Le petit Français, comme d’ailleurs le petit belge vociférant contre les Russes, se dressent, arrogants, des coqs, planqués derrière la puissance américaine. Le roquet n’est jamais tant sûr de lui que quand son maître est près de lui. Retirons demain le bouclier américain, imaginons une Europe occidentale obligée de se défendre par elle-meme et le roquet privé de son maître oubliera d’aboyer pour tenter de trouver un nouveau maître. Cette superbe française qui est la votre est une superbe de subalterne. Cherchez le maître, et vous identifierez le sens du discours subalterne. Ce qui me fait rire c’est l’inculture crasse du Français. Cela fait près de 1200 ans que l’occident traite ainsi la Russie. Avec les mêmes mots, le même mépris.
  10. Vous restez rationnel. Manifestement vous n’avez jamais aimé quelqu’un jusqu’à envisager de mourir pour lui ou pour elle. Si vous aviez connu un tel amour vous seriez plus nuancé. L’irrationnel et l’immatériel se manifestent dans de tels combats.
  11. La complexité de la psychologie humaine est encore plus étonnante que ce que je pouvais imaginer. Il existe beaucoup de grilles pour comprendre cette complexité. Mais toutes ces grilles sont encore trop grossières. Quand je me me mets en rage ici des que je perçois que telle personne qui se veut défenseure des enfants couve en elle un désir de prédation contre les enfants, j’explose. Mais ma colère n’est elle pas ingénue ? Car la personne en question ne sait même pas qu’elle nourrit en elle un désir de prédation. Mais alors pourquoi venir sur un forum tel que celui ci ? Si j’affine ma pensée je dirais que le forum est construit comme une tribu. Il est possible de retrouver ici un atavisme tribal. Avec un créateur, administrateur, et des tenants de l’ordre tribal, qui exécutent les ordres du créateur. Je peux mépriser les tenants de l’ordre, il n’empêche que je suis là. Que cette tribu puisse être un laboratoire me paraît évident. Quel point commun entre une petite provinciale assise sur un petit pouvoir local et moi dont la puissance active agit dans le monde entier ? Pourquoi je viens dans une tribu provinciale quand ma lignée est en train de conquérir avec succès les continents ? Il y a quelque chose qui vient de mon passé. Les êtres tribaux d’ici coïncident avec des êtres (morts) de mon histoire personnelle. J’utilise ces êtres tribaux comme incarnation possible des morts. Mais n’y a t il que cela ? Non. Au fond de moi il y a cette étrange compassion pour ces êtres tribaux , pour ces prédateurs et prédatrices. Bien sûr je perçois que telle censeure jouit d’être censeure, jouit de parler des tueurs d’enfants. Mais si je fouille au plus loin je nourris une compassion étrange pour ce type de prédatrice. Parce que ce type de prédatrice, bien vivante, coïncide avec une morte. Ou un mort.
  12. Il y a des relations sociales qui ne changent pas beaucoup à travers le temps. Notamment la relation parents-enfants. Je suis toujours sidéré quand je vois comment certains enfants et adolescents sont traités. Dés qu’un enfant est perçu comme « différent » il engendre l’angoisse chez les parents. Cette différence est perçue comme telle lorsque les comportements de l’enfant divergent par rapport aux comportements attendus. Si l’enfant est ouvert, gai, enclin à une relation affective fluide, s’il répond aux attentes : mon enfant est intelligent, mon enfant intègre sans problème les exigences de la vie sociale, mon enfant est affectueux avec moi et avec les autres, etc ; bref dans ce cas-là l’enfant est épargné, tout va bien, mon enfant ne me pose aucun problème. Mais dès que l’enfant diverge, dès qu’il est possible de lui décerner certains qualificatifs considérés comme dévalorisants : introverti, réservé, lunatique, dès qu’il est manifeste que l’enfant n’aime pas spontanément les autres, mais qu’il attend d’abord d’être vu, reconnu, considéré, alors l’enfant est en danger. C’est alors qu’intervient ce que j’appelle : le désir de tuer l’enfant. Tuer l’enfant c’est tuer ce qu’il manifeste être, afin de donner naissance à l’enfant tel qu’il doit être, tel que les parents espèrent qu’il soit. Dès qu’il apparaît manifeste que l’enfant ne se dirige pas spontanément vers la voie royale de la conformité, alors l’angoisse naît chez les parents. Mon enfant est différent. Il s’agit d’abord d’une angoisse sociale. Si mon enfant est différent, alors l’infamie tombera sur moi, son parent. Je serai déconsidéré. L’enfant alors subit la violence parentale. Ses parents vont tout faire pour que l’enfant devienne autre que ce qu’il apparaît être, ou ils nieront la différence de l’enfant, sans même tenter de la reconnaître et d’agir en conséquence, ils cacheront l’enfant.. Ce sentiment de déconsidération sociale est un réflexe psychique normal. La différence de l’enfant oblige à réfléchir sur la question de la différence. Et cette obligation de réflexion est souvent malvenue dans une société qui, par ailleurs, mobilise tant l'attention. Mon enfant pose problème ? Je veux d’abord exploser la question. Mais ce faisant je tue l’enfant, sans même m’en rendre compte. Pourtant il n’ y a pas d’autre voie praticable que celle qui consiste à accepter de considérer la question. Le seconde angoisse, après l’angoisse sociale est : que va devenir mon enfant dans la société actuelle ? Cette angoisse-là est d’un tout autre ordre. En général elle n’ouvre pas sur le meurtre de l’enfant, elle ouvre sur l’effort affectif de révéler l’enfant à lui-même.
  13. Assez vite je n’ai attendu de l’école qu’un apport technique complémentaire au mien. Quand au fond, à la transmission des idées, j’ai toujours été là, mon épouse aussi. Je n’ai jamais déconstruit les échos venus de l’école ou de la rue. J’ai toujours emporté ( avec mon épouse) nos enfants avec moi, dans l’affirmation toujours « offensive » de mes idées et de mes actes. Déconstruire l’autre c’est donner de l’importance à ce que nous voulons déconstruire et c’est finalement braquer le projecteur de la pensée de l’enfant sur le « déconstruit ».
  14. Les livres, quels qu’ils soient, développent l’imaginaire. Il n’y a pas que les livres qui développent l’imaginaire bien sûr. L’imaginaire c’est la capacité à faire en soi de nouvelles associations d’idées, la capacité, grâce à des associations inédites, de faire de nouveaux projets. Dans le monde de la recherche l’imagination est essentielle par exemple. L’imagination n’est pas le virtuel. La capacité de faire sans cesse de nouveaux projets s’appuie sur l’imagination. Sans cette capacité de sans cesse chercher, faire des projets, votre pensée vieillit et s’assèche.
  15. Annalevine

    C'est la faute des gros!

    Ça y est, l’IA a encore frappé. Elle récite son internet.
  16. Cela dit je n’ai jamais dénoncé personne. Je ne suis pas une chialeuse, genre @azad2B
  17. L’union du pervers et du rêveur.
  18. Il me fait marrer le Belge. Sans les 25 millions de morts russes lors de la dernière guerre, il lécherait le cul des Allemands. D’ailleurs il est prêt à leur lécher le cul si seulement ils le désiraient. .
  19. Et que vise notre bon petit bourgeois ? C’est faire partie des plus riches. Il booste ses enfants ce brave, et il se dit : putain ils vont bien finir par y arriver ( à faire partie des dix pour cent). Avec tout ce que je leur donne en héritage. Ah ! Enfin être un bourgeois qui fout rien .
  20. Annalevine

    Gouvernance mondiale

    Oui, à votre manière, vous luttez. Je suis de l’autre côté de la barrière, je lutte contre vous. Mais la lutte est le moteur de l’histoire.
  21. Annalevine

    Gouvernance mondiale

    Pas facile pour vous de lutter contre les puissants. Persévérez.
  22. Oui je me suis fait resservir une bière. Et attends, je suis dans un café quartier arabe difficile, ah ah ah ! Que des Arabes autour de moi. Et moi avec ma chapka. Seul « blanc », j’adore. Sur mon iPhone j’écris sur le forum et je converse avec mon fils à Nouméa, via whatsapp. Comment il reçoit les Wallesiens dans son hôtel, putain, ce sont des monstres ces Walkesiens, il leur faut un agneau entier pour leur breakfirst. Bon, tu écris des trucs et je pige que dalle. Je suis con peut être et finalement, grâce à toi, je me dis c’est pas grave ( d’être con). Have a good afternoon, petit Prince.
  23. Le Zen ne se renie pas, il pratique le sport de combat. Fait de vire voltes. Il pratique l’art asiatique du combat.
  24. Le Zen est intéressant et même il est utile : il casse les certitudes et il attaque les experts. C’est un révolutionnaire solitaire. Je ne sais pas s’il s’intéresse vraiment aux sciences, peut-être cherche t il la pierre philosophale, mais il porte le fer dans le gras des sachants, et ça c’est assez cool. En tout cas en me déstabilisant il m’a poussé à chercher en quoi la relativité me heurtait. Aujourd’hui je vois bien le problème. Les différences d’indications du temps sur les horloges considérées ( les instruments de mesure) gardent leur mystère. Dans un livre écrit avec je ne sais plus quel physicien ( je ne suis pas chez moi, je suis dans un café où je m’expose au virus) Einstein émet l’hypothèse que le rythme des horloges est affecté en toute circonstance. S’il est possible de penser que le rythme des horloges est affecté par les questions de gravité ou d’accélération, comment le rythme des horloges peut être affecté quand ces différences n’existent pas ( déplacement relatif en mouvement rectiligne uniforme) ? En lisant des chercheurs actuels ils ne pensent plus qu’il y a modification du rythme. Leurs hypothèses font accéder au fantastique. Sur le forum nous avons une IA qui collecte toutes les connaissances actuelles, et qui les recrache. Ah ! Notre brave Répy. Mais il est incapable de pédagogie. Nous voyons grâce à lui la limite d’une machine. Nous avons des sachants , et je me suis voulu sachant, et boum, artillerie Zen. Zen a raison d’artiller. Nous avons de vieux sachants qui s’embrouillent aujourd’hui dans leurs calculs, ah ! Le vieillissement du cerveau ! Notre canard devient balbutiant. Zen fait le ménage finalement.
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