Aller au contenu

Annalevine

Membre
  • Contenus

    2393
  • Inscription

  • Dernière visite

2 abonnés

À propos de Annalevine

  • Rang
    Forumeur alchimiste
  • Date de naissance 02/01/1947

Visiteurs récents du profil

8182 visualisations du profil
  1. La science abonde en réalités immatérielles, inobservables. La force, ainsi, est un concept qui ne renvoie pas à un matériel observable. Il suffit de lire les réactions des contemporains de Newton quand il introduisit ce concept. On l’accusa de sombrer dans une sorte de spiritisme. Pourtant ce concept s’est imposé. Le concept d’énergie est lui même immatériel. L’espace aussi, etc. Mais même des objets comme l’électron ne sont pas observables. Je cite ici une réflexion de Stephen Hawking, déjà citée dans un autre post : les physiciens croient dans l’existence de l’électron bien qu’ils ne l’ont jamais vu. Ils emploient le mot : croient. Ainsi pour Hawking les physiciens eux mêmes sont dans la croyance. Du coup se pose la question : qu’est ce que le réel ? Hawking apporte une réponse intéressante qui va au delà de la réalité dite matérielle, dite observable. Le problème, lorsque nous parlons de science et de religion, c’est que se lève aussitôt une armée de fantassins seulement occupés à détruire les religions. Pourquoi pas d’ailleurs. Mais pour ce faire ils invoquent la science dont pourtant ils ne connaissent rien. Ils sont pas même capables de mener un raisonnement basique, apte à résoudre un problème de maths ou de physique de terminales S ( terminales maths-physique aubourd’hui) mais ils connaissent tout de l’esprit scientifique. Leur utilisation de la science est une injure faite à la science.
  2. Ce contre quoi il est nécessaire de lutter c’est cette brisure intérieure imposée au sujet depuis des lustres. S’il y a brisure elle doit passer entre l’enfant et la famille, entre l’individu et la communauté, entre communautés et communautés, entre classes sociales et classes sociales, entre nations et nations, que sais-je encore mais pas à l‘intérieur de soi. Cette brisure intérieure est l’œuvre des maîtres qui ont tout intérêt à ce que la violence inhérente à l’homme, cette violence qui lui permet de conquérir sa liberté, soit intériorisée, soit recyclée dans la lutte de soi contre soi-même, plutôt que dans la lutte de soi contre les maîtres. Il n’est pas sûr que ce soit le monothéisme la source de l’établissement de cette brisure à l’intérieur de soi. Le bouddhisme, en luttant contre le désir en soi, installe lui aussi cette brisure à l’intérieur de soi. Bouddha, issu de la classe dominante, a trouvé la grande parade de sa caste contre le peuple en portant cet enseignement : faites de vous-mêmes le lieu de la guerre, lutter contre vos désirs plutôt que contre les maîtres, l’origine de votre souffrance, ce ne sont pas vos maîtres, ce sont vos désirs. Ce sont les maîtres qui s’évertuent à placer cette brisure à l’intérieur de l’individu. Quelles que soient les origines et les cultures considérées. Ce qui est commun à toutes les civilisations depuis que sont apparues les cités c’est la division de la société entre maîtres et esclaves. Mais les maîtres connaissent la violence potentielle de l’esclave. Une violence qu’ils craignent. L’esclave est un ancien guerrier qui a perdu une guerre. Comment tenir en laisse le fauve qui sommeille dans le cœur de l’esclave ? En éduquant le fauve à se déchirer lui-même. Le bouddhisme apprend au sujet à renoncer à ses désirs, le catholique apprend au sujet à refouler ses désirs, le cartésien apprend à opposer sa chair à son esprit (ce qui devient chez les innocents : opposer en soi animalité à humanité ), le freudien apprend à opposer l’inconscient au conscient...etc. etc. Tant que individu fait de lui-même l’objet de sa violence, l’ordre social reste immuable.
  3. Annalevine

    Hypnose

    En effet conscient et inconscient ne sont que des catégories. En fait il y a bien continuité dans le fonctionnement psychique. La création de deux mondes distincts, conscient et inconscient a deux sources. La première est le piège du langage qui nous conduit, là où il y a au début une simple figure de style, la personnification, à donner l’existence à de simples procédés de langage. La seconde source, me semble t il, tient en ceci : cette division est l’héritage culturel des religions monothéistes. Et surtout l’héritage culturel catholique, religion spécialisée dans le refoulement sexuel. C’est à partir de ce refoulement, propre à cette religion, que la psyché s’est trouvée fractionnée. Il y a aussi un intérêt politique dans ce fractionnement. Le conflit propre à toute société est ainsi déplacé vers l’intériorité. Chacun devient un champ de bataille intime : la guerre devient interne, ce qui apaise les conflits sociaux. Ce n’est pas la religion qui est en soi l’opium du peuple, ni la croyance en Dieu, c’est ce piège dans lequel les prêtres tendent à faire tomber leurs ouailles :fait la guerre à toi même plutôt que de la faire à l’ordre social établi, fait la guerre à toi même, ton mal contre ton bien, ton inconscient ( lieu du refoulement pour les héritiers catho) contre ton conscient. Toute personne qui établit cette ligne de fracture à l’intérieur d’elle même, passera sa vie à lutter contre soi. C’est du pain béni pour les femmes et les hommes de pouvoir, lesquels ne se posent aucune question sur eux-mêmes : ils, elles réalisent leur vie, dans toute son étendue, en exerçant le pouvoir sur des personnes qui s’épuisent dans des combats fictifs internes. Bonjour l’aliénation volontaire et merci pour ceux qui règnent.
  4. Tout à fait d’accord avec vous. Il y a interaction permanente entre activité inconsciente et consciente, la séparation est infondée. L’idée de l’existence du « je » vient de cette expérience : essayer de prendre conscience, seconde après seconde, de ce qui se passe mentalement quand je suis engagé dans une action, une discussion par exemple. J’ai conscience, entre autres, de l’activité, de la mise en mouvement d’une « réalité » dont je ne peux avoir conscience justement que grâce son activité ( celui qui parle, qui dit les mots notamment, dont il apparaît, si nous faisons un effort soutenu d’observation que c’est « lui » qui fournit les mots à notre conscience, ce n’est pas elle qui les engendre). Cette réalité je l’appelle « je » car dans le langage je dis : « je ». Cette réalité est invisible, elle ne se signale que par son action, ici parler. Bien sûr le langage est conscientisé puis éventuellement corrigé, mais l’initiation vient de « je ». Ce je est invisible de même par exemple que l’électron est une particule invisible. Mais le modèle qui pose l’existence du « je » comme celui qui pose l’existence de l’électron permet de mieux rendre compte des événements observés. [ A propos de l’électron, Stephen Hawking écrit : « les physiciens croient en l’électron même s’ils ne l’ont jamais vu » Nous pourrions en dire autant du « je »]
  5. Il semble qu’il soit possible pour l’esprit humain d’émettre des hypothèses dont il n’ a pas forcément conscience. « Je » peux faire des hypothèses dont « je » n’ai (n’a) pas conscience.Ce qui signifie que l’activité inconsciente a la faculté de forger des hypothèses de travail. « Je » peux faire des hypothèses dont « je » n’ai (n’a) pas conscience. Il est probable que nous sommes encore loin de connaître, en conscience, les secrets de l’esprit humain. L’image que, consciemment, nous nous en faisons lorsque nous le pensons immergé dans l’activé inconsciente, est qu’il s’agit d’une mécanique, une machine. C’est probablement faux. En définitive, l’image antique des Grecs, imaginant l’esprit humain comme un cocher qui dirige deux chevaux, le cheval « fou », l’inconscient et le cheval sage le conscient, est bien plus proche de la réalité que l’imagerie freudienne, qui désormais s’impose malheureusement à tous même à ceux qui rejettent Freud, qui identifie le cocher au conscient, au cheval « sage » des Grecs. Identifier le « je » au cheval sage c’est casser l’unité du psychisme, c’est organiser une dualité fictive entre le conscient et l’inconscient. Au delà du conscient et de l’inconscient il y a bien le cocher qui dirige ou qui guide, « je ». Ce cocher invisible, immatériel, inobservable.
  6. Le forum ne fait pas partie du monde réel, et le croire c’est tomber dans l’illusion. Il appartient au Royaume des Ombres, le Royaume de Hades. Mais, même prévenu, chacun est emporté par la certitude d’être dans le monde réel. C’est ainsi que chacun, quand il franchit la porte du forum, devient une ombre, et est incapable de s’en rendre compte.
  7. Je suis heureux de voir que j’inspire le petit homme.
  8. Ça me turlupine certain passage de votre message, que j’ai d’abord rejeté. « Certain-es viennent dans un autre élan : s’abîmer, souffrir » écrivez-vous . Est-il possible que je vienne ici m’exposer à l’abomination pour m’abîmer, pour souffrir...Votre supposition est plutôt dure à envisager, mais elle est quand même à envisager. Je l’envisage...Et non je ne pense pas que tel est le cas, me concernant. Mais vous avez eu raison d’envisager cette hypothèse.
  9. Annalevine

    Hypnose

    Prenez tout ce que je vous écris comme des hypothèses surtout. Je ne me représente pas le cerveau/esprit comme partagé entre deux continents, mais comme le siège d’une activité constante pilotée par une seule instance psychique ( que je pose comme existant réellement) le « je ». Le « je » coordonne ces activités que « je » appelle l’une consciente, l’autre, par défaut, inconsciente ( « je » ne peux la définir que par opposition). Je a donc sous sa régie toutes les informations possibles y comprises celles dites inconscientes ( non acheminées vers l’activité consciente). L’acheminement de ces informations vers le conscient est toujours bloqué par des mécanismes inconscients ( je tire cela des travaux de Dehaene). Pourquoi « je » les bloque ? La plupart du temps pour éviter la mise à mal du mécanisme même de l’activité consciente. Mais ce n’est pas parce que ces informations restent inconscientes que «je » n’en tient pas compte dans la gestion de mon esprit. Le fait de ne pas être conscient d’une information n’empêche pas celle ci d’être connu par « je ». Parfois ce qui nous trouble ce n’est pas une information restée inconsciente mais bien plutôt une information devenue consciente, acheminée par l’activité inconsciente, information que nous n’arrivons pas à exploiter, ni dans le cadre de l’activité inconsciente ni dans le cadre de l’activité consciente. Tout ce qui est de l’ordre du sentiment est une information consciente, acheminée par l’activité inconsciente, dans un premier temps difficilement exploitable. Nous sommes obligés de la travailler pour le rendre exploitable. Et c’est parfois super dur. Mais il y a peut être réellement une information inconsciente dont vous voudriez devenir consciente. En fait pour le moment vous ne savez pas d’où vient votre trouble. Je vous lis régulièrement, et j’ai noté ce point qui est récurrent chez vous : cette aversion pour l’animalité en soi. C’est remarquable parce que c’est récurrent. Vous pourriez peut être tenter de mettre des mots sur cette aversion. Il est possible que ce que vous appelez animalité, et qui engendre un rejet chez vous, fasse référence à des sentiments complexes que vous pourriez tenter de mettre en mots.
  10. Je ne dis pas que l’on vient sur ce forum pour exister, je dis, plus exactement, que le désir d’exister se réalise ici comme ailleurs, comme partout ailleurs. Dans tous les possibles ou ce désir trouve satisfaction. Mais je comprends votre question : pourquoi venir ici ? Et je comprends encore mieux votre question : pourquoi moi je viens ici ? Vu qu’il est évident que mes valeurs sont à l’opposé de celles défendues par une majorité de gens d’ici. Par exemple ceux d’ici font de l’enfant un pervers sexuel alors que je n’ai jamais regardé mes enfants comme étant des pervers sexuels. Et je ne le ferai jamais. Et je ne le ferai pas plus avec mes petits enfants. Alors pourquoi je viens parmi ces gens là ? Qui eux jugent que leurs enfants sont des pervers ? Pour moi de telles personnes sont une abomination, mais eux pensent que c’est moi l’abomination car de leur point de vue je ne fais pas de mes enfants des pervers. Donc pourquoi je suis là ? Bonne question. Je n’ai pas encore trouvé la réponse. Mais maintenant que vous me faites réfléchir à cette question c’est parce que j’ai trouvé ici l’abomination que j’ai décidé de venir m’y battre. Néanmoins je prends bien conscience que l’abomination est incarnée par quelques individus seulement, rien donc par rapport à 66 millions d’habitants. Que si peu de personnes soient abominables n’a donc aucune importance. Alors pourquoi être là ? Peut être pour porter la parole de ces enfants que tous ces gens là font passer pour des pervers après les avoir détruits.
  11. Pour simplifier je vais mettre mes notations en gras lorsqu'il s'agit de vecteurs, et en écriture normale quand il s'agit de distances (l’écriture en gras était jadis utilisée par Mach dans son livre sur la mécanique pour signaler qu'il parlait de vecteurs). Nous partons donc de cette hypothèse BC = AC - AB BC² = (AC - AB) (AC - AB) = AC² - 2 AC.AB +AB² Mais BC² (vectoriel donc) = BC² (distance), et idem, AC² = AC², AB² = AB² D'où : BC² = AC² + AB² - 2AC.AB Mais AC.AB = AC x AB x cos (angle AC, AB) [une des définitions du produit scalaire: voir cours] Donc BC² = AC² + AB² - 2 AC x AB x cos (angle AC, AB) Soit : a² = b² + c² -2 bc cos  En définitive c'était assez simple, non ? Vous pouvez vous exercer pour les deux autres formules.
  12. J’utilise le forum comme un laboratoire. Aussi j’émets sur le papier ( sur l'écran) des idées qui sont des hypothèses, des résultats de recherche. C’est pourquoi je n’ai pas, là, de réponse à votre question. Qui est en effet inattendue. Je pense que je n’aurais jamais eu l’idée de me poser cette question. Je pense qu’il y a différentes façons de satisfaire le désir d’exister. Je crois avoir déjà cité Fukuyama ( la fin de l’histoire) qui parlait du désir de reconnaissance. Qui est pour moi une modalité du désir d’exister. Mais il y a d’autres façons de satisfaire son désir d’exister : l’imposer à l’autre en s’imposant à l’autre, parfois même avec violence. C’est même souvent ce qui se passe. Mais je ne suis pas sûr que cela réponde à votre question. Peut-être que votre question est celle-ci, posée autrement : est-ce qu’il faut toujours satisfaire ce désir, ou ne faut-il pas parfois y renoncer ? Je pense qu’il faut parfois y renoncer pour créer en soi une disponibilité qui permette à l’autre de se saisir de cette disponibilité pour venir exister à nos yeux.
  13. Le mot "pervers" ne fait pas partie du vocabulaire scientifique. Ce mot fait partie du vocabulaire du "ressenti"'. Vous êtes animé par cette pulsion primaire : le meurtre de l'enfant. Abraham, en son temps, fut tenté par ce meurtre. Le caïman en vous veut tuer l'enfant. Cela dit je doute que vous ayez des enfants, enfin j’espère que vous n'en avez pas surtout. Et surtout surtout j’espère que vous n'en désirez pas.
  14. Annalevine

    Hypnose

    Il ne contourne pas le conscient. Les défenses ne sont mises pas en place par l’activité consciente mais par l'activité inconsciente. Ces défenses nous protègent, la conscience de certains événements pouvant carrément provoquer un court circuit mental en raison de l'animation d’émotions possibles foudroyantes (c'est pourquoi l'hypnose doit être pratiquée par des gens d'expérience). Nous sommes au courant de ce que nous masquons au conscient. Être inconscient ne signifie pas ne pas être informé. Le "je"est informé par le biais de son activité inconsciente. Mais il peut arriver, au cours de notre évolution, que cette information ait besoin d’être corrigée. L'activité consciente fournit de nouvelles informations dont "je" a désormais besoin pour progresser. Il n' y a pas deux continents, le conscient et l'inconscient, il y a deux activités, dont l'une est consciente, et dont l'autre n'est pas acheminée vers l'activité consciente, ce qui fait que nous la nommons inconsciente par défaut. Les deux activités sont constamment en rapport, pilotées par une instance "je". Je pilote et ne cesse de coordonner les deux activités.
×