-
Compteur de contenus
3 712 -
Inscription
-
Dernière visite
Type de contenu
Profils
Forums
Blogs
Calendrier
Vidéos
Quiz
Movies
Tout ce qui a été posté par Crève
-
Dans le système éditorial français (romans s'entend), un primo-romancier envoie son manuscrit, par e-mail, aux éditeurs. Dans le système éditorial américain, il n'en est pas question. Il faut d'abord avoir un agent, même pour un primo-romancier, et envoyer ce qui s'appelle une query letter à cet agent. Cette query letter présente ton roman en quelques lignes. L'agent reçoit entre 300 et 700 query letter par semaines. Donc parfois, 100 par jours. Il a entre 30 et 60 secondes à consacrer à ta query letter, qui présente ton roman. Sur tout ce qu'il reçoit, vous imaginez, son but est de vendre aux "publishers", les maisons d'édition ; son but est d'être riche, et donc de miser sur ce qui a du potentiel, autrement dit "bankable". Donc 100 par jours, vous imaginez au bout d'un an ? Sur tout ça, il en sélectionne que quatre ou cinq (par an). Qui seront des heureux élus. Parce que oui, en cas de succès, l'agent littéraire américain, se sert au passage. En France, n'ont un agent littéraire, que les très grosses pointures (Houellebecq, Nothomb, Werber, etc...) Que vous inspire le système français, et le système américain ?
-
Qui est, selon vous, la plus belle plume Française ?
Crève a répondu à un(e) sujet de Corto.Maltese dans Littérature
Pas tout à fait : je n'ai pas d'appétence pour le roman policier ; je n'ai pas de facilités avec la philosophie, bien que j'admire ce champ d'études ; et je n'ai pas grande sensibilité pour la poésie (un peu quand même). Je n'ai pas de goût pour les essais. MAIS, je lis mes contemporains, les classiques, de tous les pays, la science-fiction, des dystopies, la fantasy, le fantastique, quelques mangas, quelques BD. Et je lis en anglais aussi. -
Qui est, selon vous, la plus belle plume Française ?
Crève a répondu à un(e) sujet de Corto.Maltese dans Littérature
Dites m’en plus ! -
La meilleure histoire de Stephen King so far : Les Langoliers
-
Qui est, selon vous, la plus belle plume Française ?
Crève a répondu à un(e) sujet de Corto.Maltese dans Littérature
Lautréamont . -
Voilà : je défends la thèse suivante. Je souligne ici que j'ai 42 ans , et que j'ai connu une époque sans smartphone. Je suis donc un témoin des temps. On m'a déjà souligné la thèse inverse : "tu sais, la photographie n'a pas tué la peinture. La télévision n'a pas tué la radio. etc." Oui. mais sauf que non. Le smartphone tue bel et bien la lecture. quand le smartphone ne concentrait pas toutes ces appli, en me couchant le soir, au fond de mon lit, j'avais un roman. Maintenant je bulle devant Facebook. c'est un fait. sociologique. indéniable. à noter : les séries Netflix sont conçues pour être vues pendant que tu scrolles ton smartphone . d'où la répétition de l'intrigue toutes les 30 min. qu'en pensez-vous ?
-
Hello ! Ci-dessous, le récit de mon expérience avec Amélie Nothomb : Cela faisait déjà quelques années que j'avais entrepris une correspondance avec celle qui m'avait séduit. En effet, enhardi par ma volonté de lui avouer toute mon admiration, j'avais saisi la plume pour lui écrire un mot. Je me souviens encore de ma première lettre : dans un de ses romans, elle faisait la réflexion que c'est faux de dire que la vie n'a pas de sens, elle en a un, c'est celui de tourner en rond, mais par contre la vie n'a pas toujours d'objet. A demi-mots , j'ai avoué que mon objet, l'objet de tous mes fantasmes, c'était son oeuvre, son personnage si énigmatique, si mystérieux, si gothique. C'en est suivi une correspondance ; puis un jour, je l'ai rencontré en personne à Chartres, elle venait pour une dédicace ; mais je l'avais prévenu que j'étais, physiquement, un chef-d'oeuvre de laideur. Dans son oeuvre, Amélie a une fascination pour la laideur, elle en est attirée. Je me décrivais comme suis : une peau grumeleuse, ravagée par une acné prise en charge tardivement, une orthodontie prise en charge tardivement, me laisse le sourire de Quasimodo. J'avais donc préparé le terrain. Avec les moyens du bord. Puis, je la rencontrais à Chartres, librairie de l'esperluète. Elle était là, ma dulcinée, toute en chaire et en os - et moi qui étais si insignifiant, un lecteur de plus parmi des milliers d''autres. Quand elle me vit, elle me dit "Ah c'est vous ! " je ne savais que lui dire, j'étais aphone. puis elle signa dans deux de ses romans "Quelle rencontre, quelle émotion !" je me suis remis de cette rencontre. Puis, un jour, j'envoyais un courrier pour l'inviter dans ma petite ville de Province où se tient un salon du livre. C'est alors que je reçus un appel téléphonique, de sa part. j'étais pris de court. Je n'avais pas les mots, Dieu s'adressait à moi, et m'appelait par voie téléphonique. Elle me disait que son agenda était pris longtemps à l'avnce et qu'elle ne pouvait venir dans notre ville. sur le coup, je n'ai pas pu faire durer la conversation, tellement cet appel m'avait coupé le sifflet. le temps passe, et je me rembobine la scène, encore et encore, et j'imagine tout un tas de choses que j'aurais pu dire , ce jour là au tel; je me rejoue la scène, et je me prends même à m'imaginer l'inviter prendre un verre de champagne dans Paris (elle boit du champagne ) . voilà où j''en suis..
-
Dernières lectures : expérience de George Orwell comme critique littéraire et comme libraire et comme lecteur. Stefan Zweig : le voyage dans le passé la passion est dissoute après une période de 09 ans ; comme on dit, loin des yeux, loin du coeur. Clarissa, de Stefan Zweig : pour moi, un livre qui dénonce la guerre. et pis :
-
Dans les salles, un film sur la collaboration dans le milieu journalistique, qu'en pensez-vous ? (encore une fois, je me tourne vers @Gouderien parce que haute teneur historique, ça pourrait vous plaire. )
-
Pour moi, ça n’a pas du tout la même saveur que les Spielberg , malgré tous les efforts scenaristiques , ça représente un ultime épisode d’une série qu’il aurait fallu laisser depuis longtemps , avec un acteur à bout de souffle , retouché par images retravaillées à l’ordinateur , qui aurait dû prendre sa retraite depuis longtemps , c’est pas parce qu’on trouve une bonne idée piochée dans l’histoire, la machine d’anticithere que ça en fait un bon film . La mise en scène , le savoir faire , le suspense , tout ça n’est plus au rendez - vous . N’est pas Spielberg qui veut .
-
Le scénario et le message de ce long métrage n'est pas mauvais en soi, et mérite d'exister ; la métaphore du capitalisme est parlante. Toutefois, je préfère, dans ce thème , le film La Plateforme de Galder Gaztelu-Urrutia. l'image de la verticalité propre au capitalisme y est plus sidérante.
-
(PS : je sais pas si vous vous rendez compte . aujourd'hui, ce sont les algorithmes qui rythment la vie des humains. rapport aux oscars : 9 nominations, 0 sélection ; pour Marty. tout ça parce que Facebook a épinglé un propos de Timothée, sur le ballet et l'opéra . et repris par les journaux. en temps normal, ce propos serait resté anodin. mais suffit que les algo. relayent un propos et pouf, tu peux descendre une production à plusieurs millions de $. plus personne n'est à l'abri , on peut reprendre le moindre propos tenu, et te mettre en lumière, pour mieux te briser, ou au contraire t'écarter. j'ai envie de vomir . )
-
Dans les salles, l'histoire d'un pongiste, qui rêvait grand, Marty Mauser :
-
Dernière fournée : quentin Kral : les astronomes à la recherche de la vie extraterrestre . où en est l'exobiologie ? le Werber : la voix de l'arbre le vivant a plus d'un tour dans son sac.
-
Hasard du calendrier, pour le 08 mars j'ai fini deux livres : - histoire de ma vie de george Sand - cette édition couvre sa période au couvent, sa relation avec Balzac - très croustillante - et d'autres relations (avec Chopin), Delacroix, et d'autres. un roman d'une primo-romancière de ma région : Fille de pute, de Swann Dupont, récit autobiographique d'une ffemme partagée entre le destin de prostituée et mère. l'autrice rappelle que son livre a le droit d'être en médiathèque (un maire a voulu l'interdire) au même titre que Baise-moi de Despentes, et d'autres livres.
-
@Gouderienoui et ce que vous dites se retrouve dans ce film ; à ceci près que le film en fait un personnage redoutable, manipulateur, qui a bien caché son jeu, et qui se régale du procès. de pointer les erreurs de traduction, ou de jouer sur les mots Ce que je voulais savoir, c'est la présence du psychiatre : ya t-il eu un psychiatre qui l'a évalué ? Est-ce que c'est réel, ça ? il n'est pas question de son frère dans le film. je ne connais pas assez l'histoire pour vous dire si le film aurait dû dire un mot sur les Soviétiques dans le procès de Nuremberg, de Göring. mais oui, en général, l'histoire est écrite par les vainqueurs, et le cinéma est une écriture, peut-être une ré-écriture, de l'histoire. on a tous bien conscience que c'est un film américain, avec toutefois un mot dit par le personnage de Göring : "qu'est ce que vous croyez que c'est que la guerre ?! vous aussi avec vos bombes atomiques, les Américains, vous avez tué des civils, des innocents" ; ou un truc comme ça, qu'y dit.
-
Ah merci, je connais pas , en effet ça peut me plaire , je suis friand des uchronies c’est un exercice très subtil qui demande des connaissances historiques solides , et une part de projection qui est toujours des plus intéressantes. À mon avis .
-
Dernières lectures : Never flinch, de Stephen King. themes d'actualité : féminisme, transgenre, mais toujours dans la veine de Mr Mercedes. Onze Nouvelles de banlieue : onze auteur-rices, dont ma voisine ! toutes réussies. BD : Marcie sur l'invisibilité des femmes qui ont passé la cinquantaine. sur fond d'enquête.
-
Film historique : Nuremberg de James Vanderbilt : La seconde guerre mondiale est terminée, l'Allemagne en déroute, le plus haut responsable du Reich reste Göring, qui est arrêté ; un procès se prépare, le fameux procès de Nuremberg. pour analyser ce personnage, on fait venir un psychiatre. bras de fer entre le Nazi et le docteur, qui se joue de l'autre ? adapté de l'ouvrage >The Nazi and the Psychiatrist, de Jack El-Hai pour @Gouderien, spécialiste de l'histoire, qu'en avez-vous pensé ? quelques approximation historique ? du fantasme ?
-
Retour sur le film Chers parents : C'est une comédie avec nos acteurs et actrices français-es : elle fait du bien, les dialogues sont bien écrits, les personnages ont chacun-e leur personnalité bien trempée ; on se prend à rêver aussi en imaginant ce qu'on ferait avec une garantie financière si importante. et finalement, le rêve de beaucoup, gagner la loterie, se transforme en cauchemar. Ce film est issu d'une pièce de théâtre, et ça se sent. ce que j'ai préféré : et renvoie un miroir aux français : on se sent tous à côté de la plaque, pas à sa place, mollement balancé par la vie, en errance. c'est bien pensé.
-
Je ne sais pas si l'on peut vraiment comparer Dan Simmons & Stephen King ; - Dan Simmons et fasciné par le mal et le pouvoir, tandis que - Stephen King est fasciné par la peur et l'horreur. ils ne jouent pas vraiment sur les mêmes platebandes ; bien leurs lecteurs sont peut-être les mêmes. et les deux sont tout à fait à l'aise avec la forme courte, voir leur recueils de nouvelles respectifs.
-
Dernières lectures : recueil de nouvelles de l'auteur de The Body Snatchers (qui renouvelle totalement le genre invasion extraterrestre), certaines nouvelles sont du même niveau que celles de Guy de Maupassant ou Edgar Allan Poe. la biographie de l'autrice, femme étonnante , qui osait porter des pantalons, alors que pour les femmes, à cette époque, il fallait qu'elles demandent l'autorisation à la préfecture. dystopie pour ado, où l'humanité vit sur des vîles, villes flottantes, avec des vîles ultramodernes, pour l'hyperclasse, et des villes-détritus où prospèrent la misère et la pollution. l'idée de base peut rappeler Waterworld. mais l'autrice se perd dans ses idées, trop de concepts , qui plus est qu'on a déjà vu (implantation de mémoire (We remember it for you wholesale), mondes virtuels (ready player one), humain génétiquement fabriqué (le meilleur des mondes) ; tout ça est fouillis, les chapitres sont trop long pour un roman ado, ça manque de cliffhanger, l'écriture n'est pas fluide. je recommande que moyennement.
-
Dan Simmons est décédé d’un AVC ; l’auteur des Cantos d’Hyperion , de l’échiquier du mal. S’en est allé . pour ma part je l’ai beaucoup lu et j’ai adoré ses recueils de nouvelles : le Styx coule à l’envers , et L’´Amour la mort. ‘ils sont surpuissants et montrent tout le talent de l’auteur. c’était un auteur fasciné par le mal, le mal à l’état pur. Comme en témoigne sa créature du Gritch et l’arbre de douleur ; et aussi le pouvoir à l’œuvre dans l’échiquier .. avez-vous une pensée pour cet auteur ?
-
J'aime bien cette dystopie, mais finalement assez simple dans sa vision : Douglas Kennedy exacerbe les deux courants politiques de son pays, gauche et droite, les démocrates et les républicains, des progressistes et des conservateurs. Il n'est pas allé chercher très loin ses idées, mais c'est finalement assez efficace comme démonstration d'une Amérique fracturée, comme le souligne le drapeau. si tu aimes l'Amérique déchirée, dans la même veine, je te propose ce film : Civil war, de Alex Garland, prémisses d'une Amérique au bord du ravin .
-
Le dernier Catherine Dufour Les champs de la lune date de 2024, et la BD de Jeanne A Debats date de 2023. J’ai choisi des autrices contemporaines .
