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sovenka

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Tout ce qui a été posté par sovenka

  1. Celle-là aussi est bien avec l'apparition au ralenti de cheveux de glace sur du bois:
  2. J'ai trouvé cette vidéo explicative sur le sujet: En fait c'est comme si la plante tissait des fils de glace autour d'elle. Il y a aussi la vidéo youtube intitulée "Le temps le plus étrange sur Terre : les fleurs de givre rares !" de la chaine The Weather Channel qui est en français et mieux imagée mais je n'arrive pas à la poster en entier.
  3. La première vague de froid importante de la semaine aux États-Unis a apporté neige, températures glaciales et, par endroits, un spectacle féerique : les fleurs de givre. Formées de fins rubans de glace qui se déploient en motifs complexes lorsque l'eau gelée s'infiltre à travers les fentes de certaines tiges végétales, ces fleurs glacées peuvent se désintégrer au moindre contact et n'apparaissent que pour quelques heures. On les trouve surtout dans l'est du pays, en particulier dans le nord où les fortes gelées sont plus fréquentes. Elles ressemblent à des nuages de barbe à papa ou de verre filé. Pour certains, ce phénomène est devenu familier, annonçant l'arrivée imminente de l'hiver et incitant à sortir du lit pour les admirer avant que le soleil ne les fasse fondre. des habitants de l'Indiana, du Missouri, du Tennessee et d'ailleurs ont publié sur les réseaux sociaux des photos montrant des champs et des jardins intacts, parsemés de ces œuvres d'art naturelles uniques, au petit matin après la vague de froid. Le sol doit être suffisamment chaud et humide pour que l'eau remonte des racines jusqu'à la tige, tandis que l'air doit être suffisamment froid pour que le liquide gèle et perce la tige, créant ainsi l'aspect d'une fleur. On ne les trouve que sur quelques espèces de plantes, car ce phénomène ne peut se produire que si la tige est capable de retenir l'eau en automne ou au début de l'hiver et qu'elle est suffisamment fragile pour se briser sous la pression de la glace. SOURCE: https://apnews.com/article/frost-flowers-freeze-eastern-us-b2b0c4c17f9efd784a3be3fd42dc526b
  4. sovenka

    un jour... un poème

    Jasante de la Vieille De Jehan RICTUS — Bonjour, c’est moi..., moi, ta m’man J’ suis là, d’vant toi au cèmetière. (Aujord’hui y aura juste un an, un an passé d’pis... ton affaire) Louis ? Mon petit... m’entends-tu seul’ment ? T’entends-t’y ta pauv’ moman d’ mère ? Ta « Vieill’ », comm’ tu disais dans l’ temps. Ta Vieill’, qu’alle est v’nue aujord’hui malgré la bouillasse et la puïe, et malgré qu’ ça soye loin, Ivry. Alorss... on m’a pas trompée d’ lieu ? C’est ben ici les « Condamnés » ? C’est là qu’ t’ es d’pis eun’ grande année ? Mon dieu mon dieu ! Mon dieu mon dieu ! Et où donc ? Où c’est qu’on t’a mis ? D’ quel côté... dis-moi mon ami ? C’est plat et c’est nu comm’ la main.... Y a pas eun’ tomb’, pas un bout d’ croix ! Y a rien qui marqu’ ta fosse à toi, pas un sign’, pas un nom d’ baptême, et rien non pus pour t’abriter.... (J’ dis pas qu’ tu l’as point mérité, Mais pour eun’ mèr’, c’est dur tout d’ même !) Louis, tu sais, faut que j’ te confesse ; De d’pis un an..., d’pis... ton histoire j’ suis pus tournée qu’aux idées noires et j’ai l’ cœur rien qu’à la tristesse. Aussi preusent j’ suis tout’ sangée, j’ suis blanchie, courbée, ravagée par la honte et par le tourment ; si tu pourrais m’ voir à preusent tu m’ donn’rais pus d’ quatre-vingts ans. Et pis j’ai eu ben d’ la misère, (ça m’a fait du tort tu comprends !) Quand qu’on a su qu’ j’étais ta mère, j’ai pus trouvé un sou d’ouvrage, on m’a méprisée dans l’ quartier et l’a fallu que j’ déménage. Depis... dans mon nouveau log’ment j’ vis seule... ej’ peux pas dir’ comment, comme eun’ dormeuse, eun’ vraie machine ; j’ cause à personn’ de not’ malheur, j’ pense à toi, et tout l’ jour je pleure, mêm’ quand que j’ suis à ma cuisine. L’ matin, ça m’ prend dès que j’ me lève ; j’ te vois, j’ te caus’... tout haut... souvent, comm’ si qu’ tu s’rais encor vivant ! J’ mang’ pus... j’ dors pus, tant ça m’ fait deuil et si des fois j’ peux fermer l’œil, ça manqu’ pas, tu viens dans mes rêves. C’te nuit encor... j’ t’ai vu... plein d’ sang, tu t’nais à deux mains ta pauv’ tête et tu m’ faisais : « Moman ! Moman ! » Mais moi... j’ pouais rien pour t’aider, moi j’étais là à t’arr’garder et j’ te tendais mon tabellier. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Pens’ Louis, dans l’ temps, quand t’ étais p’tit, qui qu’ aurait cru,... qui m’aurait dit qu’ tu finirais comm’ ça un jour et qu’ moi... on m’ verrait v’nir ici ! quand t’étais p’tit t’étais si doux ! À c’t’ heur’ j’arr’vois tout not’ passé, lorsque t’ allais su’ tes trois ans et qu’ ton Pepa m’avait quittée en m’ laissant tout’ seule à t’él’ver ! Comme ej’ t’aimais, comme on s’aimait, qu’on était heureux tous les deux, malgré des fois des moments durs où y avait rien à la maison ; Comme ej’ t’aimais, comme on s’aimait, c’était toi ma seul’ distraction, mon p’tit mari, mon amoureux. C’est pas vrai, c’ pas ? C’est pas vrai tout c’ qu’on a dit d’ toi au procès ; su’ les jornaux c’ qu’y avait d’écrit, ça n’était ben sûr qu’ des ment’ries... Mon P’tit à moi n’a pas été si mauvais qu’on l’a raconté ! (Sûr qu’étant môm’, comm’ tous les mômes, t’étais des fois ben garnement, mais pour crapule... on peut pas l’ dire !) T’étais si doux et pis... si beau... meugnon peut-êt’ mais point chétif, à caus’ que moi j’ t’avais nourri ; t’étais râblé, frais et rosé, t’étais tout blond et tout frisé comme un amour, comme un agneau... (j’ai cor de toi eun’ boucle ed’ tifs et deux quenott’s comm’ deux grains d’ riz.) Mon plaisir, c’était l’ soir venu, avant que d’ te mette au dodo, de t’ déshabiller tout « entière », tant c’était divin d’ te voir nu : et j’ t’admirais, j’ te cajolais, j’ te faisais « proutt » dans ton p’tit dos, et j’ te bisais ton p’tit darrière... (j’ t’aurais mangé si j’aurais pu) Et toi... t’ étais si caressant et rusé... et intelligent... Oh ! intelligent, fallait voir, pour c’ qui regardait la mémoire t’ apprenais tout c’ que tu voulais... tu promettais, tu promettais.... J’en ai-t-y passé d’ ces jornées durant des années, des années, à turbiner pir’ qu’un carcan pour gagner not’ pain d’ tous les jours et d’ quoi te garder à l’école, et... j’en ai-t-y passé d’ ces nuits, (toi, dans ton p’tit lit endormi) à coude auprès de l’abat-jour jusqu’à la fin de mon pétrole ! Des fois, ça s’ tirait en longueur ; mes pauv’s z’yeux flanchaient à la peine, alorss... en bâillant dans ma main j’écoutais trotter ton p’tit cœur et souffler ta petite haleine... (et rien qu’ ça m’ donnait du courage pour me r’mett’ dar’-dare à l’ouvrage qu’y m’ fallait livrer le lend’main.) Que d’ fois j’ai eu les sangs glacés ces nuits-là... pour la moindre toux ; j’avais toujours peur pour le croup, grâce au mauvais air du faubourg où nous aut’s on est h’entassés. Ah ! dir’ qu’ t’ es là-d’ssous à preusent par tous les temps qu’y neige ou pleuve ! (Vrai ! Qué crèv’-cœur ! Qué coup d’ couteau ! on m’a ratissé mon château, on m’a esquinté mon chef-d’œuvre.) T’ rappell’s-tu, quand tu t’ réveillais, le croissant chaud, l’ café au lait ? T’ rappell’s-tu comme ej’ t’habillais ? Eh ! ben, pis nos sorties l’ Dimanche, tes beaux p’tits vernis,... ta rob’ blanche... T’étais si fin, si gracieux, tu faisais tant plaisir aux yeux qu’on voyait les genss s’arr’tourner pour te regarder trottiner. Ah ! en c’ temps-là,... dis mon petit, de qui c’est qu’ t’ étais la fifille, l’amour, le trésor, le Soleil ! De qui c’est que t’ étais l’ Jésus ? De ta Vieille est-c’ pas, de ta Vieille ? Qui faisait tes quatr’ volontés, qui t’a pourri, qui t’a gâté, qui c’est qui n’ t’a jamais battu ? Et l’année d’ ta fuxion d’ poitrine, qui t’a soigné, veillé,... guéri ; c’est-y moi ou ben la voisine ? Et à présent qu’ te v’là ici comme un chien crevé, eune ordure, comme un fumier, eun’ pourriture, avec la crêm’ des criminels, Qui c’est qui malgré tout vient t’ voir ? Qui qui t’esscuse et qui t’ pardonne ? Qui c’est qu’ en est la pus punie ? C’est ta Vieill’, tu sais, ta fidèle, ta pauv’ vieill’ loqu’ de Vieill’ vois-tu ! . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Mais j’ bavard’, moi, j’us’ ma salive ; la puïe cess’ pas, la nuit arrive ; faut que j’ m’en aill’ moi... il est l’heure, maint’nant c’est si loin où j’ demeure. Et pis quoi ! Qu’est-c’ que c’est qu’ ce bruit ? On croirait de quéqu’un qui s’ plaint... on jur’rait qu’y a quéqu’un qui pleure... Oh ! Louis, réponds ? C’est p’t-êt’ ben toi qui t’ fais du chagrin dans la terre ! Seigneur ! Si j’allais cor te voir comme c’te nuit dans mon cauch’mar ! (Tu vourais point m’ fair’ cett’ frayeur !) Oh ! Louis, si c’est toi, tiens-toi sage ; sois mignon... j’arr’viendrai bentôt, seul’ment, fais dodo, fais dodo, comme aut’fois dans ton petit lit, tu sais ben... ton petit lit-cage ? Chut !... C’est rien qu’ ça... pleur’ pas j’ te dis, fais dodo va... sois sage, sage, mon pauv’ tout nu... mon malheureux, Mon petiot, mon petit petiot.
  5. Des initiales qui le feront aller de Charybde en Scylla
  6. Sur la vidéo, on aperçoit un poids lourd circuler sur une 2x2 voies. Lui roule sur la voie de gauche et semble ralenti par le véhicule qui se trouve devant lui. En doublant le camion, la personne qui filme découvre alors un retraité au guidon d’un scooter pour handicapé. « Vous devriez ralentir […], il y a un radar ici », lance-t-elle, ironiquement. SOURCE: https://www.20minutes.fr/arts-stars/insolite/4184226-20251107-royaume-uni-retraite-scooter-handicape-filme-voie-rapide-video-devient-virale
  7. Un tour en Camargue pour se détendre
  8. Moment de détente avec la force tranquille des éléphants
  9. Super couleur ! Dommage ce sera provisoire...
  10. sovenka

    Que faire le lundi

    Chanter le lundi au soleil ! Oups j'avais pas vu mais la chanson est de Patrick Juvet, Cloclo l'a chantée c'est tout. Où se trouve le port du sourire, je veux bien y amarrer mon bateau de croisière
  11. Étant donné leur abondance et l’attrait paradoxal qu’elles exercent, les momies deviennent au XIXe siècle l’un des souvenirs préférés que les voyageurs rapportent chez eux, avant que les chercheurs ne découvrent la richesse des informations que l’on peut tirer de leur étude. Or, avant de devenir un objet pour les collectionneurs, les momies ont été pendant de nombreux siècles un médicament indispensable, présent dans toutes les officines européennes dignes de ce nom. Tout a commencé lorsque, dans leurs traités, les médecins grecs Dioscoride et Galien ont recommandé l’usage d’un produit quasi miraculeux, qui servait à soigner une grande variété d’affections. Des abcès aux éruptions cutanées, en passant par les fractures, les crises d’épilepsie ou les vertiges, la mumia – le nom que les Perses donnaient au produit que l’on connaît aujourd’hui sous celui de « bitume » – guérissait tout. Étant donné la forte demande, les affleurements naturels de mumia ont fini par se tarir au fil des siècles. Aussi, peu désireux de laisser mourir le commerce d’un produit qui leur procurait de tels bénéfices – les prix atteints par la mumia étaient très élevés –, les marchands orientaux se sont lancés avec frénésie à la recherche d’autres sources de matière première. Et ils l’ont trouvée dans les corps embaumés qui, pendant 3 000 ans, avaient été produits sur les rives du Nil. Quand ils séchaient, les résines, les huiles et les produits aromatiques dont on recouvrait, voire inondait, les cadavres lors de la momification avaient non seulement la même consistance et la même couleur que la mumia d’origine, mais une odeur plus parfumée et plus agréable encore. C’est ainsi que ce que les anciens Égyptiens appelaient sah a fini par recevoir le nom d’un exotique médicament originaire de Perse. Il n’était pas toujours facile d’obtenir une momie, de sorte que les marchands orientaux les moins scrupuleux ont décidé de fabriquer leurs propres « momies », ce qui a provoqué une baisse de qualité qu’ont perçue les apothicaires occidentaux. Une distinction a alors été faite entre la mumia primaire, la mumia vera (ou secondaire) et la fausse mumia. Le problème est que, comme l’a dénoncé Guy de La Fontaine en 1564 après son voyage à Alexandrie pour se procurer le produit, les mumias n’étaient, dans de nombreux cas, que des cadavres modernes traités pour leur donner l’aspect de momies antiques. Un moine dominicain espagnol -Luis de Urreta- offre, dans son Histoire des royaumes d’Éthiopie (1610), une description détaillée du procédé de fabrication qui consistait à purger de nombreuses fois un Maure captif, puis à lui couper la tête dans son sommeil. Il était ensuite pendu par les pieds, et on le laissait se vider de son sang en lui donnant des coups de poignard. Lorsque le corps était exsangue, on emplissait ses blessures et ses orifices d’un mélange d’épices. Après quoi on décrochait le corps, on l’enveloppait dans du foin et on l’enterrait pendant 15 jours. Puis il était exhumé et exposé au soleil durant toute une journée. De cette façon, la chair était transformée en un baume meilleur que celui des momies antiques, car – aux dires de l’ecclésiastique – elle était plus propre et avait plus d’effet. Cependant, tout le monde ne chante pas l’excellence de la mumia comme médicament. Dès 1582, le médecin Ambroise Paré écrit dans son Discours de la momie et de la licorne : « Le fait est tel de cette méchante drogue que non seulement elle ne profite de rien aux malades, comme j’en ai plusieurs fois eu l’expérience par ceux auxquels on en avait fait prendre, aussi leur cause grande douleur à l’estomac, avec puanteur de bouche, grand vomissement, qui est plutôt cause d’émouvoir le sang, et le faire sortir davantage hors des vaisseaux, que de l’arrêter. » À ce courant opposé au supposé médicament se sont ajoutées les premières lueurs de curiosité pour les momies en tant qu’objets. Il est plus difficile de savoir à quel moment a commencé la manie de rapporter en Europe des momies en souvenir. Sans doute un Grec ou un Romain de passage en Égypte est-il revenu chez lui avec une momie de faucon ou de quelque animal embaumé. Or, jusqu’au XIXe siècle, il semble que ce type d’intérêt pour les momies ait beaucoup diminué en raison de la malchance qu’elles paraissaient provoquer. Dans leur désir de contrôler le commerce, les autorités ottomanes ont imposé des lois qui empêchaient l’exportation des précieuses mumias, mais il y avait toujours un petit malin prêt à tenter sa chance. Au XVIe siècle, Jean Bodin raconte l’histoire d’Octavio Fagnola, chrétien converti à l’islam, qui a pillé un grand nombre de tombes semble-t-il à Gizeh, jusqu’à ce qu’il trouve un cadavre sans viscères, enveloppé dans une peau de bœuf et avec un scarabée de cœur – une amulette qui avait pour fonction de protéger le cœur du défunt. Sans trop de problèmes, il embarque la momie sur un navire à destination de l’Italie. Mais à mi-chemin des vents violents obligent le capitaine a affaler les voiles et à se débarrasser d’une partie des marchandises. Effrayé par le risque imminent d’un naufrage, Fagnola profite de l’obscurité de la nuit pour se débarrasser du corps du délit – expression des plus justes dans ce cas. Car, comme le commente l’Italien, tout le monde sait que « les cadavres des Égyptiens provoquent toujours des tempêtes ». Peut-être s’agit-il d’une idée entretenue par les Égyptiens eux-mêmes dans l’intention que la peur limite la contrebande de momies. Une superstition qui remonte peut-être à la fin du XVIe siècle, quand les Ottomans convoitaient le contrôle de la Méditerranée: la tension augmente jusqu’en 1571, lorsque la Sainte Ligue l’affronte lors de la bataille de Lépante. La victoire chrétienne est complète, et bientôt, parmi les ports de Méditerranée, court la rumeur que les Turcs avaient embarqué une momie sur l’un de leurs navires afin d’attirer la bonne fortune. Comme ils ont perdu le combat, les chrétiens s’imaginèrent dès lors qu’embarquer une momie était un signe certain de désastre maritime, et partout ont commencé à naître des histoires corroborant cette légende. Une veuve égyptienne pleure son mari momifié dans cette œuvre de 1872 de Lawrence Alma-Tadema. Malgré sa connaissance des origines du "brun momie", on ne sait pas si l'artiste a utilisé le pigment dans cette peinture. La première « analyse » d’une momie a lieu en 1698, lorsque Benoît de Maillet, consul de France au Caire, en débarrasse une de ses bandelettes et prend note de quelques-uns des objets apparus. Mais la première étude sérieuse d’une momie est réalisée par un apothicaire allemand du nom de Christian Hertzog, qui en démaillote une en 1718 et prend des notes de tout le processus, qu’il publiera plus tard. Son exemple sera suivi à Londres en 1792 par son compatriote Johann Friedrich Blumenbach. Mais ce n’est qu’au XIXe siècle que l’intérêt pour les momies se met à croître à tous les niveaux de la société. En 1825, le docteur Augustus Bozzi Granville publie le résultat de son étude d’une momie. En 1828, l’historien William Osburn en analyse une autre avec l’aide d’une équipe de chimistes et d’anatomistes. Tous deux suivent la voie ouverte par Giovanni Battista Belzoni : en complément de son exposition des bas-reliefs de la tombe de Séthi Ier, qu’il a découverte en 1817, Belzoni a démailloté en 1821 une momie devant un groupe de médecins, opération pour laquelle il a reçu l’aide de son ami chirurgien, Thomas Pettigrew. C’est ce dernier qui, peu après, en fera un spectacle public. La fascination morbide des Européens pour les momies égyptiennes a incité de nombreux visiteurs à en rapporter une en souvenir. L’aristocrate Ferdinand de Géramb écrivait en 1833 : « Je suis persuadé qu’au retour de l’Égypte, on ne saurait décemment se présenter en Europe sans avoir dans une main un crocodile, dans l’autre une momie. » Vendeur de momies. Photographie prise vers 1877. Pettigrew – à qui l’on a fini par donner le surnom de « Mummy » Pettigrew – a assisté à l’ouverture de trois momies avec Belzoni, mais sa première tentative en solo a lieu en privé avec une momie qu’il a obtenue dans une vente aux enchères. Étant ainsi devenu expert – ce à quoi ont sans doute contribué ses connaissances en anatomie –, il décide d’organiser une série de conférences sur le sujet. Le plat de résistance de ces interventions est servi au dessert sous la forme du démaillotement d’une momie dont, comme on voit, il n’était pas difficile d’obtenir des exemplaires. En 1833, il donne au total une douzaine de conférences aux Londoniens qui, depuis les fauteuils d’orchestre, mi-dégoûtés mi-charmés, voient apparaître le visage sec d’un Égyptien millénaire. Par chance, comme il est avant tout un scientifique, Pettigrew prend des notes détaillées sur les momies démaillotées, et grâce à son remarquable fonds documentaire il publie un an après ses conférences le premier traité scientifique sur le sujet, Histoire des momies égyptiennes avec un rapport sur le culte et l’embaumement d’animaux sacrés, contenant aussi des annotations sur les cérémonies funéraires de diverses nations et des observations sur les momies des îles Canaries, des anciens Péruviens, etc. Pettigrew voulait créer une science des momies, et son exemple a fait des émules : la même année, John Davison démaillote deux momies à la Royal Institution, puis publie un rapport détaillé, ce qui devient indispensable. La flamme a pris et, après le succès de Pettigrew, démailloter une momie devient le spectacle favori de nombreuses fêtes dans la haute société de Londres. On imprime même des cartes d’invitation pour l’événement... Au XXe siècle l’étude des momies arrive à un tournant. La voie est enfin ouverte pour que celles-ci soient considérées comme d’importantes sources d’informations historiques. Avec lenteur, cependant, puisqu’en 1900 un bras momifié trouvé dans la tombe du pharaon Djer est jeté à la poubelle après avoir été photographié. SOURCE: https://www.nationalgeographic.fr/histoire/archeologie-antiquite-ehyptienne-trafic-de-momies-pour-spectacle-et-pour-science
  12. Et quand c'est assez il y a... les cétacés !
  13. Edouard Branly, physicien français né à Amiens au milieu du 19ᵉ siècle, est le précurseur de la radio ainsi que de la télécommande sans fil. Un inventeur désintéressé, qui a toujours souhaité partager le fruit de ses recherches avec le plus grand nombre. Nous sommes en 1890. Dans son laboratoire parisien, le physicien amiénois place un générateur d'étincelles sur un plan. Un émetteur, qui crée un arc électrique. La suite appartient à un spécialiste : "une haute tension va naître de cet arc électrique. Et c'est alors qu'Edouard Branly réalise que la limaille, les copeaux de métaux contenus dans un tube situé à 20 mètres, se rassemblent, alors qu'il n'y a aucun lien physique entre l'émetteur et le récepteur. La limaille est entrée en cohérence et devient conductrice. Un phénomène qui met en évidence un phénomène immatériel d'une onde électromagnétique ou onde hertzienne multiple". Un phénomène de conduction sans fil révolutionnaire, aux applications multiples. Nombreux seront les savants de l'époque à s'emparer de cette géniale trouvaille qui pose les jalons de la TSF, la télégraphie sans fil, pour pousser plus loin encore la démarche scientifique de l'onde hertzienne. Mais c'est un contemporain d'Edouard Branly (lequel n'avait pas déposé de brevet pour son détecteur d'ondes électromagnétiques, découvert en 1890): Marconi, physicien et inventeur italien, homme d'affaires avisé, qui est considéré comme l'inventeur de la radio et la télégraphie sans fil, grâce, notamment, au cohéreur de Branly. Guglielmo Marconi posant avec son premier appareil de radiotélégraphie sans fil Au printemps 1899, l'Italien réussit la première communication internationale sans fil entre Wimereux, dans le Pas-de-Calais, et la ville de Douvres, à une cinquantaine de kilomètres de là, en Angleterre. C'est la toute première transmission sans fil à travers la Manche. Marconi adresse alors un télégramme à Edouard Branly. Un texte ainsi libellé : " Monsieur Marconi envoie à M. Branly ses respectueux compliments pour la télégraphie sans fil à travers la Manche. Stop. Ce beau résultat est dû en partie aux remarquables travaux de M. Branly. Stop". En effet, tous les récepteurs utilisés au cours de ces expériences, à terre comme à bord de deux navires, sont équipés de radioconducteurs conçus par le savant picard, qui répondra : "Monsieur Branly remercie Monsieur Marconi de son magnifique succès et lui exprime son admiration." SOURCE: https://france3-regions.franceinfo.fr/hauts-de-france/somme/amiens/grace-a-lui-nous-sommes-capables-de-communiquer-dans-le-monde-entier-edouard-branly-le-pere-fondateur-de-la-communication-moderne-3243229.html
  14. Et puisque l'été peut être indien profitons du beau mois de novembre (mais non ce n'est pas un mois triste !)
  15. Comme le disait l'adage, tous les chemins menaient autrefois à Rome — et il se trouve que ces chemins s'étendent 50 % plus loin qu'on ne le pensait, selon un nouvel atlas numérique. Une borne romaine le long de la Via Nova Traiana en Jordanie Il faut savoir que le dernier grand atlas des réseaux routiers de la Rome antique remonte à 25 ans. Depuis, les progrès technologiques et l'accès à de nouvelles sources ont considérablement accru la capacité des chercheurs à localiser les anciennes voies de circulation. Pendant plus de cinq ans, une équipe d'archéologues a épluché les documents historiques, les journaux anciens, les emplacements des bornes milliaires et d'autres données d'archives. Ont ensuite été recherchés des indices dans l'imagerie satellite et la photographie aérienne, notamment des photos récemment numérisées prises depuis des avions pendant la Seconde Guerre mondiale. Selon des récits anciens faisant allusion à des routes disparues dans une région donnée, les chercheurs ont analysé le terrain depuis les airs pour repérer des traces subtiles — telles que de légères différences de végétation, des variations de sol ou des dénivellations, ainsi que des vestiges d'aménagements anciens comme des tertres ou des flancs de collines taillés — qui révélaient le tracé des anciennes voies romaines. Les données et une carte numérique interactive sont d'ailleurs disponibles en ligne pour les chercheurs, les professeurs d'histoire et toute personne intéressée par l'histoire de la Rome antique. Les recherches précédentes s'étaient concentrées sur les grandes voies de l'Empire romain, c'est-à-dire les axes principaux les plus souvent mentionnés dans les récits historiques. La carte mise à jour apporte des précisions sur les routes secondaires, comme les chemins de campagne qui reliaient les villas et les fermes, ainsi que sur d'autres lieux. Les chercheurs avaient précédemment estimé le réseau routier romain à environ 188 555 kilomètres. Les nouvelles données révèlent un réseau de près de 300 000 kilomètres à travers tout l'Empire romain, permettant de voyager de l'Espagne à la Syrie. L'étude a considérablement enrichi les connaissances des archéologues sur les anciennes routes d'Afrique du Nord, des plaines françaises et du Péloponnèse grec. Il n'est toutefois pas encore certain que toutes ces routes aient été ouvertes et utilisées simultanément. Visualiser les anciens itinéraires empruntés par les agriculteurs, soldats, diplomates et autres voyageurs romains permettra de mieux comprendre les grandes tendances historiques liées aux déplacements de population à l'époque romaine, notamment la diffusion du christianisme dans la région et la propagation des épidémies antiques. Les Romains ont laissé une empreinte considérable avec ce réseau routier », qui a servi de modèle à de nombreuses routes encore utilisées aujourd'hui. Les prouesses d'ingénierie romaines en matière de construction et d'entretien des routes — notamment les ponts en pierre voûtés et les tunnels à flanc de colline — continuent de façonner la géographie et l'économie de la région méditerranéenne et au-delà. SOURCE: https://apnews.com/article/ancient-rome-roads-discovered-satellite-photos-ee51c5dbc8d4912bf5b8a7895bf1d440
  16. Une immense couche brune et orange dans l'océan Atlantique inquiète la communauté scientifique. Depuis quelques années, les chercheurs observent cette large bande colorée d'un œil soucieux. Nommé la "grande ceinture de sargasses de l'Atlantique", ce phénomène océanique sans précédent est si vaste qu'il est désormais visible depuis l'espace. En mai 2025, des satellites ont enregistré des images d'environ 8 800 km de long, l'équivalent du double de la superficie du territoire continental des Etats-Unis. Deux ans plus tôt, la gigantesque ceinture ocre avait déjà fait la une des journaux car elle allait s'étendre sur 8 047 km. Cette "grande ceinture" est en réalité constituée d'algues marines flottant à la surface de l'océan et nommées "sargasses". Autrefois présentes uniquement dans la mer des Sargasses, au centre de l'Atlantique, elles se sont accumulées sur quinze années pour former une immense ligne qui traverse aujourd'hui l'Atlantique, de la côte ouest de l'Afrique au golfe du Mexique. Les satellites ont estimé leur poids à 37,5 millions de tonnes. Accumulation d'algues sargasses Ces algues ne sont pas directement engendrées par l'Homme, mais leur prolifération s'accélère avec l'activité humaine. Le principal facteur est l'augmentation des nutriments dans l'eau : entre 1980 et 2020, les niveaux d'azote dans les algues ont augmenté de 55% à cause des engrais et produits chimiques issues de l'agriculture, aux eaux usées, ainsi qu'aux dépôts atmosphériques. Autre explication : le fleuve Amazone, qui déverse pendant les saisons des pluies des eaux riches en nutriments dans l'Atlantique. Et ce phénomène n'est pas sans conséquences : les algues libèrent un gaz toxique, le sulfure d'hydrogène, lorsqu'elles pourrissent. Ce gaz peut irriter la eau et provoquer des troubles respiratoires et neurocognitifs. La grande ceinture bloque aussi la lumière du soleil, nuisant aux récifs coralliens et aux autres plantes marines. Les algues consomment de l'oxygène, créant des "zones mortes" où les poissons ne peuvent pas vivre. Enfin, elles émettent des gaz à effet de serre, aggravant ainsi la crise climatique. Chaque été, des tonnes d'algues recouvrent les plages, nuisant au tourisme et donc à l'économie locale. Les nettoyer coûte des millions de dollars chaque année aux communautés affectées et elles ont déjà provoqué une catastrophe : en 1991, une centrale nucléaire a dû fermer temporaire à cause d'une accumulation massive de sargasses en Floride, les algues ayant obstrué son système d'admission d'eau. SOURCE: https://www.linternaute.com/actualite/magazine/9104596-article/
  17. Quatre spécimens de ce petit crustacé inconnu ont été remontés depuis les abysses de l'une des zones océaniques les plus profondes du monde: la fosse d'Atacama, au large de la côte nord du Chili, soit à près de 8.000 mètres de profondeur, soit presque autant que la hauteur du mont Everest. Leurs analyses génétiques montrent qu'ils appartiennent à une espèce et un genre encore jamais décrits. Les scientifiques ont baptisé le crustacé Dulcibella camanchaca, en référence au mot désignant les «ténèbres» dans les langues des peuples andins. Sa carapace blanche lui confère une apparence fantomatique, rappelant le terrifiant facehugger du film Alien. Dulcibella camanchaca dévore ses proies en utilisant ses appendices pour piéger d'autres crustacés plus petits et peut supporter des pressions jusqu'à 800 fois supérieures à l'atmosphère terrestre. Le fait que ce petit crustacé réussisse à survivre dans un environnement aussi hostile (obscurité, pression, absence presque totale de ressources alimentaires) est rendu encore plus étonnant par le taux de salinité de la fosse d'Atacama, un des milieux marins les plus salés du Pacifique sud. Cette découverte permet de mettre en lumière de nouvelles conditions propices au développement de la vie. Seulement 20% des fonds marins de la planète ont été cartographiés, et les abysses recèlent encore de nombreux secrets. SOURCE: https://www.slate.fr/sciences/decouverte-predateur-abysses-atacama-fosse-ocean-pacifique-crustace-inconnu
  18. Née à Téhéran en 1959, Fariba Adelkhah arrive en France à 18 ans pour ses études universitaires en sciences sociales. Elle poursuit ses recherches entre l'Iran et la France pendant 35 ans, avant d'être arrêtée par le régime iranien en juin 2019, accusée d'espionnage. Son compagnon Roland Marchal est également emprisonné de juin 2019 à mars 2020. "Je ne comprenais pas, et d'ailleurs, je ne comprends toujours pas pourquoi on s'est intéressé à moi. Et je n'ai pas non plus compris pourquoi ils m'ont accusée d'être une espionne", raconte-t-elle. Car si le sociologue est libéré en mars 2020 dans le cadre d'un échange de prisonniers, Fariba Adelkhah est, elle, condamnée à cinq ans de prison pour "propagande contre le système" et "complot contre la sûreté nationale". Elle est incarcérée à deux reprises à la prison d'Evin, puis est un temps libérée sous bracelet électronique. Sa captivité prend fin en février 2023, lorsque Fariba Adelkhah est graciée sur ordre du guide de la Révolution Ali Khamenei. "Le plus important pour moi, et encore à ce jour, était mon acquittement parce que cela aurait signifié que j'étais innocente et libre en tant que chercheuse et universitaire. Ce genre d'arrestation fragilise notre position", développe l'anthropologue de 66 ans. Son expérience des geôles iraniennes, Fariba Adelkhah la narre dans "Prisonnière à Téhéran", publié en 2024. Une ode à la liberté scientifique : "J'ai voulu montrer qu'une chercheuse arrêtée reste une chercheuse, y compris dans le milieu carcéral, revendique-t-elle, assurant qu'elle devait ce livre à tous les gens qui l'ont soutenue. "C'est un terrain difficile, mais cela reste un terrain de travail et c'est ce qui m'a en partie permis de survivre", raconte Fariba Adelkhah, qui s'est attelée à décrypter les modes de gestion et de pouvoir des prisons iraniennes. "J'ai transformé mon lieu d'incarcération en un terrain anthropologique où j'essayais à la fois de comprendre et de m'imposer comme chercheuse." De retour en France, l'ethnologue poursuit sa mission : "déconstruire des situations, sortir les gens de leurs clichés, établir un dialogue" sur la société iranienne, mais aussi l'emprisonnement, qui dépasse les frontières. "Il y a des moments très intenses qu'on ne vit pas en dehors du milieu carcéral", ajoute la Franco-Iranienne, qui essaye de tirer profit de tout ce que réserve la vie. SOURCE: https://www.tf1info.fr/international/j-ai-transforme-mon-incarceration-en-terrain-anthropologique-la-chercheuse-fariba-adelkhah-raconte-sa-detention-en-iran-2405116.html
  19. Du Brésil, remontons vers le nord et respirons avec les Indiens:
  20. Mauvaise langue ! Je connais des postes où les gens font très bien leur travail. Les beaux esprits se rencontrent: j'ai pensé la même chose que toi.
  21. Une odeur de boulangerie sur les enveloppes. Oui, cette phrase a du sens. Depuis le 7 octobre dernier, La Poste vend des timbres avec un dessin et une odeur de croissant. Près de 600.000 exemplaires ont été imprimés. Le but mettre en avant cette viennoiserie qui est une des préférés des Français. On peut le trouver dans tous les départements, dont en Mayenne. Ce timbre avec l'odeur du croissant est vendu 2,10 euros en édition limitée. SOURCE: https://www.francebleu.fr/infos/insolite/video-c-est-tres-leger-les-mayennais-mitiges-par-le-nouveau-timbre-de-la-poste-avec-l-odeur-d-un-croissant-2281961
  22. Spéciale moustaches pour "movember"...
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