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Eventuellement

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Tout ce qui a été posté par Eventuellement

  1. Et oui, j'ai 20 ans. Mais comme Alain Souchon le disait, j'aurais voulu clamer avoir 10 ans, pour faire un pied de nez à tous ces bien pensants qui, avec panache, bombent le torse pour faire de leur âge un argument d'autorité. L'expérience est-elle une chose si chaque seconde est vainement dépensée ?

  2. Je viens de lire notre conversation sur l'autre fil et je dois t'avouer avoir pris beaucoup de plaisir à te lire et à te répondre. Attends-toi à une sollicitation de ma part assez tôt ;)

  3. Pourtant j'avais spécialement prévu un dîner sur le thème du pâté pour chat :( Et je comptais vous inviter, mon bon Monsieur Souris...

  4. Si tu veux une interface responsive, essaie avec le mode "mobile" disponible en bas de l'écran. C'est minimaliste, peu ergonomique, mais ça remplit ton écran.
  5. Il y a plusieurs points sur lesquels j'aimerais réagir à la lecture de ton message. C'est un enjeu désormais extrêmement difficile et subtil que de savoir conjuguer l'enseignement des maths en tant que science abstraite et la rendre en même temps consensuelle pour que chacun puisse y trouver son compte. Ne doit-on pas plutôt revenir à des classes de niveau qui présenteront chacune des ambitions d'apprentissage différentes ? Ne doit-on adapter chaque filière aux motivations premières des élèves ? Je pense que l'on doit réfléchir à une refonte du système éducatif qui adopte actuellement une visée démagogique, le but étant de fournir un enseignement vaste et généraliste à tout le monde, lisser la diversité des vocations en dépit des hétérogénéités en termes de niveaux et de goûts. Il ne faut pas nier que tout le monde n'est pas égal devant la rigueur mathématique, mais tout le monde n'est pas non plus égal devant la fibre littéraire, économique, artistique ou technique. Il est de notoriété publique que la filière scientifique aborde désormais bien plus de notions, mais elles ne demeurent traitées que superficiellement. On s'interroge dans le supérieur d'une baisse significative du niveau des élèves concernant le raisonnement et le calcul, et les industriels eux-mêmes s'en inquiètent. Et pour cause, les ex-lycéens sont désormais moins à l'aise devant des situations nouvelles, ayant pris l'habitude de gober des méthodes "fait-tout" et de les appliquer répétitivement sur des exemples bateaux. Je comprends pourquoi ils ne trouvent aucun intérêt aux mathématiques : Il n'y a juste plus aucun défi ! L'éducation à la française a oublié que pour favoriser l'apprentissage, il faut avant tout mobiliser l'élève. Et quel meilleur moyen pour cela que de l'encourager à venir par lui-même aux connaissances et aux challenges intellectuels ? Ce que je remarque, c'est que les connaissances viennent au contraire à l'élève, comme une oie qui subit un gavage forcé. On en perd le goût des choses qui, amenées d'une autre manière, auraient pu alimenter une vocation jusqu'alors inconnue, mettre en exergue certaines compétences jusqu'alors inexploitées. On se pose également la question de la pertinence de l'enseignement scientifique dans le secondaire. Les connaissances reçues sont-elles un socle utile à des études supérieures ? Car on constate que la grosse majorité des lauréats d'un bac S continuent dans le supérieur, mais on constate également ces dernières années une diminution globale du nombre d'étudiants en CPGE au profit d'autres formations à vocation moins "élitiste" (du moins dans l'opinion générale). Et plusieurs témoignages m'ont confirmé que le niveau au sein même de ces formations d'excellence diminuait sans cesse, au grand dam des professeurs. Non, les connaissances du lycée sont clairement insuffisantes face aux exigences du supérieur, et les formations doivent s'adapter à la tendance générale. Loin d'assurer la consolidation du minimum syndical, le secondaire ne peut même pas garantir que ses élèves seront de bons autodidactes qui pourront apprendre sur le tas pour se mettre à jour, voire seulement être suffisamment autonomes pour suivre les cours du supérieur. Au sujet de la difficulté naturelle liée à la compréhension d'un énoncé abstrait, il est clair que tout le monde doit y faire face. Certains éprouveront bien entendu plus de facilités, mais étant l'exemple qu'on peut faire tout aussi bien avec beaucoup de travail, j'ai le plaisir de te donner mon point de vue sur cette affaire. Tout comme le bon geste vient avec la pratique, notamment dans les activités sportives, l'intuition et le sens du raisonnement viennent aussi avec un travail acharné. La déduction est une méthode, au final, que l'on peut décliner au gré de la plasticité du cerveau et de la réflexion. L'induction, elle, s'apprend ! Et d'une manière assez surprenante, ce sont les maths et presque exclusivement les maths et la logique qui contribuent à développer ce sens de la réflexion (raisonnement par récurrence, réduction du problème sans perte de généralité, études de cas, de symétries, ...), même si nous l'utilisons parfois - mais pas assez - dans la vie de tous les jours. C'est avant tout à l'aune des observations de cas à la fois différents et similaires que se développe en notre cerveau une intuition de la démarche à adopter. Mais sans entraînement, le cheminement élégant et immédiat ne vient pas trivialement à l'esprit, et l'homme non averti ne persévère pas car il n'aura pas été conditionné à oser et essayer sans cesse de nouvelles méthodes. C'est souvent ceci qui freine et qui bride la pratique des mathématiques. Alors à qui la faute ? Si on insiste beaucoup sur l'intérêt des mathématiques en tant qu'outils incontournables dans un monde en expansion rapide, on ne parle pas assez des maths en tant que jeux, nourriture pour le cerveau et précurseurs du sens critique. Tu fais bien de parler de philosophie comme d'une nécessité. Je pense que chacun ne "philosophe" pas par simple goût avant de pratiquer le questionnement d'une manière ludique ou académique. Se poser des questions, c'est vital et cela se passe à chaque instant comme une inspiration puis une expiration, comme un besoin épicurien qui a la nécessité d'être accompli pour que l'homme puisse s'épanouir. Pourtant, et tu l'évoques toi-même, il existe une différence (pas ténue du tout) entre réfléchir de soi-même sur les questions du quotidien et devoir plancher sur une copie le jour du Bac ! Dans le premier cas, on creuse souvent beaucoup plus la problématique, on la développe la synthèse des arguments vient d'une manière évidente, n'est-ce pas d'ailleurs l'expression du libre arbitre s'il existe ?
  6. Je te taquinais, mon bon ami :) Je savais que tu disais tout ceci sur le ton de la rigolade même si le fond, lui, reste extrêmement sérieux. Au sujet des mathématiques, je pense au contraire qu'elles ont un aspect bien trop utilitaire avant la fin du lycée. On les utilise exclusivement pour résoudre des problèmes de la vie quotidienne, tout aussi irréalistes que nécessite leur modélisation. Et ça, c'est complètement inintéressant. Je détestais les maths avant d'arriver en 1ère, je trouvais ça rébarbatif et lassant, stérile et aride de ce qu'on pourrait appeler "l'exaltation scientifique". Le vrai défi (et le seul aspect digne d'intérêt des mathématiques) surgit lorsqu'il s'agit de raisonner plutôt que de répéter bêtement une méthode, démontrer plutôt que d'appliquer des formules. La philosophie, c'est un peu ça aussi. L'esprit aime réfléchir et amener la réflexion vers des terrains élégants ou encore inexploités. L'œnologue ne s'ennuit-il pas lorsque son vin ne lui apporte aucune nouveauté, aucune touche surprenante au palais ? Bien entendu, il a dû découvrir l'art, et de nombreux breuvages lui ont semblé insipides ou similaires en bouche, mais en apprenant et surtout en cherchant, il a su apprivoiser la subtilité de son métier. C'est en cela que je te rejoins sur cet art philosophique :) Je te dois en aparté une petite confession : Je fais de la philosophie de comptoir, et rien que pour cela j'en rougis d'avance... J'aime réfléchir, mais je déteste lire les classiques.
  7. Qu'est-ce que tu as bu encore, Zenalpha ??
  8. Hélas, la philosophie est fade au palais, cher ami ! C'est d'ailleurs pour cela que la matière est autant séchée au lycée. De deux choses l'une, soit les professeurs sont des fossiles revenus à la vie, soit le contenu de cette matière est trop abstrait pour être digne de l'intérêt le plus commun. C'est comme les maths. Je me désole parfois de penser que cette horrible matière pour laquelle j'ai fini par développer une certaine affection est autant répugnée par beaucoup trop de jeunes morveux. Mais tu sais, rien ne m'étonne plus, car la jeunesse s'est toujours enivrée de choses légères et frivoles. M'enfin, si la philosophie semble insipide au premier contact, il s'agit bien sûr d'une matière aux goûts multiples et complexes, qu'il faut pratiquer pour comprendre et découvrir les saveurs. Tout vient à point à qui sait attendre. Oui, déjà-utilisé, j'offre une réponse peu étayée à ta question peu sérieuse ! Pour l'excuse, il faut dire aussi que je ne suis pas du matin et malgré un petit footing, ma tête a encore du mal à sortir de mon postérieur.
  9. On te veut, Tom_ami ! Viens apporter un peu d'épices à l'austère section philo !!
  10. Ton humour te perdra mon cher Zenalpha !
  11. Minou minou minou... où es-tu ?

  12. Eventuellement

    Magie des ciels crépusculaires

    Pour précision, il s'agit d'un texte qui fait écho à un petit poème qui n'existe plus. Mais la page sur laquelle ce paysage est inscrit n'est plus la même... :)
  13. Ce paysage, il est à toi, mon ami 1 août 1994, Ce soir, je fus à l'étage, chose qui n'était pas arrivée depuis un très long moment puisque j'ai passé ma vie au rez-de-chaussée ces derniers temps. Un petit tour dans la salle de bain me fit voir un monument quotidien de la Nature. De la fenêtre filtrait un rayon de lumière, doux et chaud, et alors je suivis son trajet pour observer le ciel à l'extérieur. En ouvrant la fenêtre, une brise fraîche me caressa le visage et je pus voir à l'horizon se profiler l'immensité de la voûte céleste. Un bleu profond dont je ne pouvais deviner la fin me dissimulait à peine l'Univers et ses étoiles, et lorsque mes yeux se baissèrent, le voile indigo laissa place à un paisible azur, surmontant la couche chaleureuse de l'astre solaire; Car le Soleil était fatigué et manifestement, il souhaitait très vite se coucher ! Pourtant il ne fut point cavalier et me laissa le temps de contempler son disque lumineux devenu rose saumon, tel un amant rougissant à la vue de l'être aimé. Et cet être aimé je ne le vis pas, car la prude et douce Lune tardait à paraître, ou alors par timidité et pudeur se cachait-elle encore sous son voile de nuages. J'aurais pu rester là et observer le ciel indéfiniment, mais les pensées défilaient dans ma tête et le Soleil avait disparu lorsque je repris mes esprits. En descendant les escaliers, je ne pus m'empêcher d'être triste et de penser que l'étoile de feu m'avait faussé compagnie. Je me consolais néanmoins en pensant que demain, je le verrai encore. En t'embrassant très fortement,
  14. Ca fait combien de chameaux un baril d'Ariel ?
  15. C'est bien joli aussi de confondre juifs et israëliens.
  16. Les rêves ne sont-ils pas un produit de l'imagination ? A vous d'écrire ce qui devrait être écrit ici...
  17. Que dois-je comprendre ? :)

  18. Are you the one and only Captain Obvious ?

  19. Je suis absolument pour ce genre d'opérations.
  20. Une deuxième rose en souvenir du temps perdu :)

  21. En espérant entendre à nouveau parler de toi... ;)

  22. Eventuellement

    Se pétasser un max.

    Elle ne lutte pas contre la ride, elle la dissimule. C'est "vaillament fuir" devant le péril
  23. Petite rectification par soucis du détail : La claque ne fait pas suite à un simple doublement, mais à une altercation et des insultes. Quoi qu'il en soit, il aurait évidemment été sage de ne pas en venir aux mains, quelle que soit la situation d'ailleurs.
  24. En masse s'écoulent vents et marées Le long de ton corps montagneux, Gaïa. Libre et majestueux, Ouranos a semé. Généreux, il a déposé la vie en toi. Le souffle divin est une caresse, Promesse d'un exil au royaume des cieux. Car sans connaissance ni âme pécheresse, L'Homme peut prétendre être un égal des dieux. Les flammes en rafales s'abattent bientôt; Le fils du très grand est un aussi grand idiot ! Ce dernier ne l'a que trop bien compris Et des nuées l'a pour toujours banni. De la cime du firmament, la chute est rude, La bourrasque, un bourreau pour la multitude. Catabatique, Dieu l'a ainsi désirée. Oui, c'est décidé ! L'Homme se mouvra cambré !
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